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Résumé

Dans ce nouveau « roman pornographique », Esparbec nous emmène au sein d’’une étrange institution, une école privée entourée de murs infranchissables, où des filles perverses sont soumises à une éducation singulière : sous la férule d’’une sévère directrice, livrées aux « dresseurs d’’épouses » et aux « essayeurs nocturnes », elles vont devoir se livrer aux expériences les plus déroutantes pour explorer les mystères de leur libido. Inutile de vous en dire davantage, si ce n’’est qu’’une fois de plus, vous allez vous vautrer dans les eaux troubles de la plus basse pornographie. Vous voici prévenus. (Lecture fortement déconseillée aux mères la pudeur et à leurs consorts de toutes eaux.)

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L’institution

 

J’aime autant vous avertir d’emblée : l’institution Sainte-Estèphe où vont se dérouler les scènes que vous allez lire n’est pas une institution comme les autres. La première fois qu’on franchissait les hautes murailles d’enceinte et qu’on s’y aventurait, on ne pouvait se défendre d’une étrange impression, ou plus exactement, d’une impression d’étrangeté. C’était, à la sortie de Villeneuve, en pleine campagne, cerné par la garenne, un ancien couvent d’ursulines, avec un parc centenaire, de vastes pelouses, une roseraie, un terrain de sport et des courts de tennis que Mme Grimaldi, la directrice, avait fait aménager à la place du potager où autrefois les sœurs maraîchères cultivaient des poireaux et des carottes. Maintenant, au lieu des bonnes sœurs, on voyait de jolis petits culs bien joufflus cavaler derrière la baballe, sous leur jupette blanche qui voletait au vent, et des nénés plus ou moins généreux s’agiter impétueusement sous les polos Lacoste.

Quant au parc proprement dit, son territoire s’étendait sur une vingtaine d’hectares. C’était une vraie petite forêt enclavée dans la garenne, avec plein de sentiers tortueux qui débouchaient sur des clairières fort discrètes où l’on pouvait aisément jouer à cache-cache, ce dont ne se privaient pas les pensionnaires les plus délurées et les « dresseurs d’épouses » chargés de leur protection. C’était là un lieu clos, à l’abri des regards, une sorte de prison à l’air libre en dehors du temps, en dehors du monde… et n’importe quoi pouvait s’y passer sans qu’on en sache rien de l’autre côté des murs.

« Dresseur d’épouses », dans l’argot de l’institution, c’était le très explicite surnom que les élèves avaient donné aux deux gardes en uniforme, au professeur d’éducation physiologique et à l’appariteur de l’institution, les quatre mâles qui veillaient sur la vertu des pensionnaires. Entre parenthèses, vous pensez si ces dresseurs d’épouses (qu’il ne faudrait surtout pas prendre pour des eunuques) s’en donnaient à cœur joie, parmi toutes ces jolies recluses que travaillaient d’affolants désirs ! Toutes, en effet, en arrivant ici, avaient déjà goûté aux plaisirs de la chair ; et les voici du jour au lendemain bouclées pour de longs mois, entre filles, avec interdiction absolue de sortir. C’était une règle de fer de l’institution : les élèves qui y entraient n’en sortaient que pour convoler.

Mais, me direz-vous, ces demoiselles, que fabriquaient-elles dans votre « institution » ? Ce qu’elles fabriquaient ? Mais elles se faisaient « éduquer », pardi. La directrice et les « éducatrices » s’y entendaient comme pas une pour ce qui était d’éduquer les filles. La plupart des donzelles, il faut vous dire, appartenaient à la riche bourgeoisie et s’étaient un peu trop laissées vivre, question études. Elles avaient préféré s’amuser avec les garçons et plus d’une s’était mise, comme on dit pudiquement, dans un mauvais pas. Alors, sur un coup de panique, les familles, avant que les héritières tournent carrément mal, avaient décidé de les retirer de la circulation et de les fourrer ici, à l’abri des tentations, pour qu’elles se rachètent une vertu, se fassent un peu oublier et, au bout de deux ou trois ans, après s’être refait une virginité, puissent reparaître dans le monde où on leur dénicherait un mari.

À ce sujet, précisons que Mme Grimaldi, la directrice, dirigeait également une agence matrimoniale très sélect ; en somme, son « collège de maintien » lui servait de vivier, dans lequel il n’y avait qu’à puiser, c’était une réserve de jolies filles bien dressées, tourmentées par les démons de la chair, avides de trouver un époux. Cependant, leur sort n’était pas aussi horrible qu’on pourrait le croire, car, en attendant de trouver l’homme à qui elles conviendraient, Mme Grimaldi et ses assistants des deux sexes s’évertuaient à former et, par la même occasion, à distraire à leur façon les malheureuses recluses.

Instruire en amusant, ce pourrait être la règle de cet enseignement si particulier. Tout cela, évidemment, à l’insu de la foule, bien à l’abri derrière les murs impénétrables de cet établissement au‑dessus de tout soupçon.

En effet, ce qui se passait derrière ces murs ne comptait pas, c’était la première chose qu’on enseignait aux nouvelles élèves. Cela ne comptait pas, parce que personne ne pourrait jamais le savoir ! Voilà ce qu’on leur laissait entendre à demi-mot, et ça ne tombait pas dans des oreilles de sourdes. Car, c’était un fait établi, jamais aucune des turpitudes qui s’étaient déroulées dans l’enceinte de l’ancien couvent (et Dieu sait s’il y en avait eu !) n’avait transpiré au‑dehors.

Chose à première vue surprenante, mais assez compréhensible, quand on y réfléchissait ; une fois casées, n’était‑il pas dans l’intérêt des anciennes élèves de garder bouche cousue sur leurs anciennes folies ? De sorte que jamais le moindre petit scandale n’éclaboussa la réputation de sévérité dont jouissait l’honorable institution. Réputation particulièrement élogieuse, en ces temps de laxisme…

Aussi, le dimanche matin, quand on voyait défiler en ville, se rendant à la messe sous la conduite d’une surveillante, quelques-unes de ces grandes jeunes filles, dans leur austère uniforme de collégienne, elles qui avaient toutes largement dépassé l’âge des chaussettes blanches et des jupes plissées, on ne pouvait s’empêcher de les plaindre. Pauvres petiotes, pensait-on, on dirait des orphelines ; ah, elles ne doivent pas se marrer tous les jours !

Seules, les anciennes élèves de l’institution qui s’étaient mariées s’autorisaient un discret sourire en voyant pénétrer en rang d’oignons dans l’église, les yeux modestement baissés, les sages jouvencelles. Une lueur de nostalgie brillait dans les yeux de ces femmes rangées, et, ravalant un soupir, elles se souvenaient de l’insolite éducation qu’elles‑mêmes, jadis, avaient reçue à Sainte-Estèphe. Au bras de leur époux, elles baissaient prudemment les yeux, et l’émotion leur faisait mouiller délicatement leur belle culotte de soie de riches bourgeoises…

Si d’aventure, une de ces anciennes élèves se trouvait en compagnie de sa fille, déjà adolescente, et qui lui donnait bien du tracas par son inconduite, celle‑ci ne manquait pas de s’effarer en voyant passer le morne troupeau de grandes jeunes filles déguisées en orphelines du siècle passé.

« Oh, maman, s’indignait‑elle, regarde ces pauvres filles, comme elles ont l’air godiches, avec leurs affreux sarraus et leurs tabliers noirs ! Elles ont toutes au moins vingt ans, c’est incroyable, comment peuvent‑elles accepter d’être déguisées ainsi ? Hein ? Peux‑tu me le dire, maman ? »

« La vieille méthode a du bon, répliquait la maman, d’un ton hypocrite. N’oublie pas que c’est là que j’ai suivi mes cours de maintien ! »

« Oh, maman, promets‑moi de ne jamais me mettre à Sainte-Estèphe ! »

« Cela dépend de toi, ma chérie. Si tu continues à faire l’idiote comme en ce moment, et à ne penser qu’aux surboums, ça te pend au nez ! Dès que tu seras majeure, il faudra bien que tu te décides, soit à te marier, soit à travailler. Or, pour trouver un bon mari, rien ne vaut Sainte-Estèphe. La preuve, n’est‑ce pas ainsi que j’ai pu épouser ton père ? »

« À propos, maman ? Dis, c’est vrai ce que papa a raconté l’autre jour à mon oncle ? Qu’on vous fouettait avec un martinet, quand vous vous conduisiez mal ? Qu’on vous fessait derrière nu, devant toute la classe ? Même des jeunes filles de vingt ans ayant déjà eu des amants ? Oh, quelle honte ! »

Une légère rougeur montait aux joues de l’ancienne pensionnaire de Sainte-Estèphe.

« Voyons, ce sont des sottises ! Tu connais ton père, il disait ça pour plaisanter… »

Mais comment aurait‑elle pu oublier de quelle façon la directrice de l’époque avait su la dresser ? Les fessées cul nu en public n’étaient qu’une bagatelle comparées au reste… Une sorte d’apéritif, en somme, de prélude à des jeux autrement inconvenants, entre filles, ou en compagnie des gardiens ! Pour ne rien dire de certains clients privilégiés de l’agence matrimoniale qui venaient nuitamment (et discrètement) « essayer » sur place certaines futures épouses particulièrement délurées, avec la bénédiction de la directrice !

Allons, c’était le passé, tout ça, soupirait l’encore jeune maman de l’adolescente ; il ne fallait plus y songer…

 

Ce qui faisait le renom de l’établissement, c’est que toutes les élèves qui en sortaient après un stage de formation plus ou moins long (cela pouvait durer trois ou quatre ans, pour certains cas rebelles), toutes, donc, trouvaient chaussure à leur pied. Un mari excellent, fortuné, qui leur faisait de beaux enfants. Ce qui était assez étonnant, c’est que tous ces maris avaient quelque peu le même profil : nettement plus âgés que leur jeune femme, avec quelque chose de sévère, de martial. Des hommes habitués à commander, cela se sentait, habitués à ce qu’on file doux devant eux ! Chefs d’entreprise, pour la plupart, ou professions libérales ; souvent déçus par un premier mariage, divorcés, ils s’étaient adressés à l’agence matrimoniale de Mme Grimaldi afin de trouver une petite épouse bien soumise, sachant se tenir à sa place en société… et dans le lit conjugal.

Après cet exposé, vous devez commencer à vous faire une idée de ce que vous allez lire, non ? Il est temps pour vous d’entrer avec moi dans le récit ; allons-y…

 

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