GYMNASTIQUE COCHONNE

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O'NAVARAC Pierre

InterditsMedia 1000


à plusieursadultèreau travail


128 pages


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Résumé

Ce qui se passe dans les clubs de mise en forme, tout le monde connaît ça. On pédale sur des machines, on soulève des poids, on fait des flexions, des abdominaux, on sautille, on transpire, on se fatigue, bref, ce n’’est pas la joie, mais il faut souffrir pour garder la ligne. Seulement, voilà, au sein du club, il y a un autre club, plus secret, qui réunit, après la fermeture, certaines clientes délurées et quelques moniteurs bien montés. Et alors, tout change, vous n’’avez pas idée…… Sautiller toute nue entre deux étalons, ça c’’est vraiment de la mise… en train.

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CHAPITRE PREMIER

— Un quatre étoiles. Ne l’oubliez jamais ! Nous devons être le quatre étoiles du fitness !

C’est ce que ne cessait de répéter Boris, le chef de salle, au nouveau moniteur.

Un tour de salle était nécessaire pour préciser les différentes tâches. Trois mille mètres carrés d’installations sur deux étages, cela représentait du boulot ! Présence en salle de musculation avec élaboration de programmes personnalisés, cours d’abdominaux et de fessiers en salle de danse, interventions dans les vestiaires avec un passe lorsqu’un adhérent ne trouvait plus la clé de son box, inspection des zones d’eau (douches, saunas, bains glacés, salle d’eucalyptus, hammam, bains à remous), histoire de garantir à la clientèle les meilleures conditions d’utilisation.

Boris résuma ses directives à Francis :

— Bon, vous êtes surtout affecté à la musculation ; c’est ce que vous vouliez, n’est-ce pas ?

— Exact.

— Vous ferez les programmes avec Gilbert et Farid, et je veux du sérieux ! Une ou deux fois par jour, selon la demande, séance d’abdominaux en petite salle, une demi-heure maxi. Vous travaillez de dix heures du matin à neuf heures du soir avec deux heures de coupure pour le déjeuner. Vous prendrez vos repas dans la salle de la piscine au tarif moniteur, ou si vous voulez sortir du club, prenez des tickets à la réception. Attention, soyez à l’heure ! Je préfère vous avertir tout de suite, le bar de la piscine est fait pour les clients, pas pour le personnel ! Même si un adhérent veut vous payer un pot, attendez la coupure… Et pour la drague, n’y comptez pas trop ; occupez-vous plutôt des vieilles, ce sont elles qui amènent le plus de fric ! J’ai aussi averti les deux autres zigotos !

La veille, Francis avait aperçu ses futurs collègues, Gilbert, un grand moustachu aux cheveux prématurément argentés, et Farid, un Algérien aux biceps saillants. Les deux compères n’avaient pas l’air tristes. Ça promettait de belles rigolades !

— Suivez-moi, je vais vous donner vos tenues de travail… Du « cinq » pour vous, hein ?

Francis suivit le chef, comme jadis pour son service militaire, lorsqu’un sergent l’avait amené à l’habillage pour percevoir son treillis… mais la différence, c’est que cette fois, il y avait des nanas partout !

Elles se croisaient à pas légers dans ce cadre feutré, entre acajou, glaces teintées et moquette gris perle à lisérés jaunes ou bleus.

«Le loup est entré dans la bergerie» se dit le jeune homme avec un sourire carnassier à la Tex Avery…

De l’extérieur, le « Vita » ne payait pas de mine : une enseigne sans prétention sur une porte verte à deux battants. Mais dès les premiers mètres, on était dans un autre monde.

Le bruit de la circulation disparaissait, et dans le silence ouaté, s’égrenait en stéréo une discrète mélodie. Le club avait signé un contrat d’exclusivité avec la station de radio FIP.

Les semelles s’enfonçaient dans la moquette. Les tubes au néon dissimulés dans un faux plafond blanc et vert sombre diffusaient une lumière apaisante.

Derrière un comptoir moderne de verre et de bois laqué gris, deux hôtesses distinguées, encadrées de bouquets de fleurs et de plantes, récupéraient les cartes des membres en échange d’une clé de vestiaire.

Ensuite, on empruntait un large couloir jonché de fauteuils en cuir bleu marine et de plantes exotiques, qui donnait accès aux vestiaires.

Les bureaux se fondaient dans l’ensemble ; celui du directeur, derrière des parois de verre à reflets sombres, était occupé par un homme encore jeune et efficace.

Plus loin, les attachées de presse passaient leur temps au téléphone. Les conseillères réceptionnaient les visiteurs, donnaient toutes les explications utiles et constituaient les dossiers d’inscription.

Le chef de salle, enfin, dirigeait les moniteurs, élaborait leur planning, dressait les listes de commandes de matériel et alertait le service d’entretien en cas de défectuosité.

Un coiffeur et un salon d’esthétique complétaient la gamme chic, et un cabinet de kinésithérapie occupait le fond du couloir.

Le club se partageait en deux étages.

En bas, les petites salles de gym ainsi que la piscine et les bains à remous qu’entourait la vaste terrasse du bar-restaurant.

En haut, la grande salle où avaient lieu les cours vedettes avec plus de cent pratiquants.

Au fond, dans un dernier compartiment, la salle de musculation équipée des meilleurs appareils électroniques et hydrauliques, et qui devait être le domaine de Francis.

Le nouveau moniteur n’était pas mécontent de sa tenue de travail : un ensemble noir, très ample et resserré à la taille, style kimono, où était inscrit en lettres vertes « Moniteur Vita Center ».

Farid et Gilbert avaient à peu près l’âge de Francis… Ils avaient l’air de bien s’entendre et d’être déjà complices comme larrons en foire !

Dès que Francis prit son service, vers dix-neuf heures, Farid lui fit un grand sourire de bienvenue et lui tendit un stylo bleu.

Gilbert, qui arrivait à son tour avec une mine goguenarde, s’esclaffa aussitôt.

Les compères entamèrent un dialogue dont Francis ne pouvait saisir le sens :

— Bon, s’il joue avec nous, il faut remettre les compteurs à zéro ?

— Espèce d’enfoiré, ça t’arrange, hein ?

— Tu paries, pour deux coups d’avance !

— Si, chaque fois qu’un nouveau débarque, on recommence tout, évidemment, on sera toujours à égalité ! Ces Français, ça me fait rigoler !

Gilbert sortit une fiche cartonnée pour expliquer le jeu à Francis :

— Voilà, vieux, c’est simple. Quand tu fais un programme à une nana, si c’est un canon, tu mets un rond, comme ça, à côté de son nom. O.K. ?

— Ça veut dire « objectif repéré », précisa Farid.

— Et si tu la baises, continua Gilbert, tu fais une croix dans le rond.

— Ça veut dire « objectif coulé » !

— Compris, ricana Francis.

— Alors, Farid, c’est le stylo noir, pour un beur, c’est normal… moi, c’est le vert, et toi, le bleu.

— Tu tombes bien, relança Farid, à deux, c’était un peu inégal ; d’ailleurs, t’as qu’à regarder les croix noires dans les ronds verts !

— Je te signale tout de suite que Farid, c’est de la gueule, tout de la gueule, rien que de la gueule !

— Quand est-ce qu’on proclame les résultats ?

— Pour le jour de l’an, O.K. ? Le perdant paye une pute aux autres, proposa Gilbert… Tu répètes pas, mais Farid préfère les travelos !

Oui, ça commençait bien ; d’emblée, Francis se sentait très à l’aise dans son nouveau club.

Il pensait que la partie ne serait pas gagnée d’avance. Ses deux collègues, bien que mariés, tenaient à passer pour des célibataires dans le club.

— Et toi, demanda Gilbert, tu as quelqu’un ?

— Oui, je vis à la colle avec un géranium.

En plus, c’était vrai. Un malheureux géranium, qui ne se décidait pas à mourir, et que Francis arrosait… quand il y pensait.

 

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