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Résumé

Jeune mariée, Flavie quitte la France pour Hong-Kong, afin d’y rejoindre son mari, cadre dans une grande boîte informatique. Elle compte bien y mener la vie oisive des femmes d’expatriés, entre shopping et salons de thé. Mais dès le début, la situation dérape. Flavie surprend son mari au lit avec leur petite bonne, puis découvre la face cachée de celui-ci : joueur invétéré, il a tout perdu au jeu. Pour régler ses dettes auprès d’un riche homme d’affaires, il lui prête Flavie pour une semaine. Elle va alors vivre la vie d’une concubine moderne, faite de luxe et de plaisirs sexuels raffinés, auprès de son nouveau maître chinois.

 

Établi depuis une dizaine d’années à Hongkong, Moera Coon est spécialiste des milieux d’affaires chinois et participe à de nombreuses fêtes officielles ou clandestines. Sexe, dollars et concubines, Moera Coon vit au rythme de cette nouvelle Chine capitaliste.

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CHAPITRE I

L’Airbus se présenta sur la piste de l’aéroport -aménagé sur un remblai artificiel, dans les eaux de l’île de Lantau, au large de Hongkong. Le nez collé au hublot de la cabine des first class, Flavie s’accrochait à sa ceinture de sécurité. L’impression que l’avion allait s’écraser dans la mer était saisissante. Blasés, les autres passagers, des hommes d’affaires chinois en costume anglais, aux doigts chargés d’énormes bagues en or, feuilletaient des journaux. Au moment où les roues de l’Airbus touchaient la piste, Flavie ferma les yeux avec l’impression de n’être qu’une petite provinciale paniquée. C’était son premier vol international longue distance. Douze heures sans escale pour rejoindre son mari à Hongkong.

Mariée depuis six mois à Pierre-François, directeur régional d’une multinationale américaine ayant son siège à Hongkong, Flavie venait le rejoindre après trois mois de séparation. Tout était allé si vite depuis leur rencontre qu’elle n’avait pas eu le temps de réaliser ce véritable conte de fées moderne : coup de foudre à un salon professionnel dans un palace de Monaco où elle était hôtesse d’accueil, puis -mariage express, avant qu’elle ne devienne une expatriée comme tant d’épouses de cadres internationaux. Preuve de confiance, Pierre-François lui avait laissé le soin, avant son départ de Paris, de s’occuper de la vente de son trois-pièces de Boulogne. Muté pour trois ans à Hongkong, il comptait poursuivre sa carrière en Asie à la fin de sa première affectation.

Passionnée de culture asiatique, Flavie souhaitait profiter de cette opportunité pour reprendre des études. Elle ne voulait pas passer ses journées à attendre sagement le retour de son mari à la maison. Dynamique, curieuse, elle appréhendait les retrouvailles. Malgré ses e-mails et leurs longues conversations au téléphone, il lui semblait qu’il était encore un étranger pour elle. La voix nasillarde du commandant de bord chassa ses doutes.

— Permettez-moi au nom de l’équipage de vous souhaiter un bon séjour à Hongkong !

Il donna la température locale, mais Flavie n’avait d’yeux que pour les cargos qui avançaient en file indienne vers le port Victoria, et pour les hautes tours de verre, sur lesquelles miroitait le soleil matinal.

Après les formalités de douane, le passage à l’émigration, Flavie récupéra son bagage, une simple valise à roulettes, ses affaires ayant été expédiées de Paris par fret aérien. Dans le hall des arrivées, une foule attendait les passagers, certains avec des pancartes portant des noms chinois ou anglais. Surprise de ne pas voir son mari, elle jeta un coup d’œil aux pancartes dans l’espoir de lire son nom. Sans doute, Pierre-François n’avait pas pu se dégager de ses obligations professionnelles, avait envoyé son chauffeur à la place. Elle faillit l’appeler sur son portable, puis se ravisa. Il fallait qu’elle apprenne à se débrouiller. Malgré la fatigue du décalage horaire, elle traîna sa valise vers la station de taxis. En franchissant le sas, frontière entre l’aéroport climatisé et l’extérieur, elle sentit une chape de plomb s’abattre sur elle.

Elle transpirait, suffoquant dans les vapeurs de kérosène qui flottaient au-dessus de l’aéroport ; sa valise, malgré les roulettes, pesait une tonne. Son premier réflexe fut d’ôter la veste de son tailleur, puis de s’éponger le front. Une chaleur poisseuse l’enveloppait de la tête aux pieds. L’envie de retourner vers la fraîcheur de la salle d’attente lui traversa l’esprit, avant qu’elle ne se décide à poursuivre son chemin. Elle monta dans le taxi conduit par un Chinois portant des gants blancs. Il verrouilla les portes arrière grâce à un bouton près du volant, puis lut la carte de visite de son mari indiquant l’adresse de la tour où il occupait un appartement de fonction. Il démarra lentement, se mêla au trafic infernal de Hongkong. Trente minutes plus tard, il s’arrêtait au pied d’une résidence perchée sur une colline verdoyante, qui dominait la baie de Causeway.

Un planton à l’entrée indiqua l’ascenseur, au fond du vaste hall en marbre blanc, avec une cascade, des rochers couverts de mousse, des fleurs de lotus flottant dans le bassin. Le luxe, les hautes colonnes, l’accueil de la réception où officiaient des Chinoises rappelaient l’ambiance d’un palace. Des agents de sécurité en uniforme filtraient les visiteurs ; il y avait même quelques boutiques. L’ascenseur, une bulle de verre qui emmena Flavie au trentième étage, offrait une vision panoramique de la baie de Hongkong et des montagnes environnantes. La gêne -occasionnée par le tailleur fripé, la transpiration, la fatigue -s’effaçait devant la vision enchanteresse. Munie de la carte magnétique qui servait de clef, Flavie, une fois sur le palier, courut vers l’appartement. Elle passa la carte dans le boîtier de lecture ; la porte s’ouvrit sans bruit.

Elle lâcha sa valise dans le couloir, se dirigea vers le salon agrémenté d’une immense baie vitrée donnant sur une large terrasse protégée du vent par des bambous. Elle eut la surprise de voir que le ménage n’était pas fait, des bouteilles de whisky jonchaient le parquet, du linge sale traînait sur un fauteuil en osier. Une odeur de cigare empestait le salon, en l’absence de climatisation. Son premier geste fut d’aérer en se demandant la raison d’un tel désordre. Dans la cuisine, c’était pire : des boîtes vides de pizza s’empilaient sur la table, des cannettes de bière encombraient l’évier. Flavie allait changer de pièce quand une femme nue apparut dans le couloir : des cheveux noir corbeau jusqu’aux reins, des petits seins pointus, un pubis à longs poils…

Gênée par sa nudité, Flavie ne sut quoi lui dire. La femme se frotta les yeux cernés de sommeil. Puis elle se gratta la tête en la fixant.

— Vous m’avez réveillée ! Vous n’auriez pas une clope ?

Elle parlait un anglais scolaire, avec un fort accent. Son teint bronzé ne semblait pas chinois. Passée la surprise, Flavie se présenta :

— Je suis l’épouse de monsieur Monceau. Il ne vous a pas prévenue de mon arrivée ?

La femme ouvrait grand les yeux, soudain -réveillée. Elle se couvrit les seins d’une main, masqua sa chatte de l’autre. Flavie eut le temps de remarquer une trace de morsure sous le téton droit.

— Sorry ! Je suis Anita, votre maid, de Manille !

Elle disparut en reculant. Flavie n’eut pas le temps de la questionner davantage, le téléphone du salon sonnait. Elle décrocha, soulagée d’entendre enfin la voix de son mari. Il s’excusa pour son retard, à cause d’un rendez-vous de dernière minute. Quand elle lui parla de la présence de la bonne philippine, il y eut un blanc sur la ligne.

— Ne t’inquiète pas, elle s’occupe de tout ! C’est la boîte qui paye.

Il raccrocha, alors que les questions se bousculaient dans la tête de Flavie. En particulier, sur l’origine de la marque de morsure sur le sein de la bonne. C’était un des jeux de Pierre-François avec elle : lui mordre les mamelons, y laisser l’empreinte de ses dents. « Te bouffer les nichons », comme il disait. Avait-il goûté à ceux d’Anita ?

 

 

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