INFIRMIERES DE NUIT

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GRIMM Alain

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adultèreau travaillesbienpremière fois


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Résumé

Jeune épouse d’un médecin qui travaille en clinique, délaissée par son mari, Carole a pris de mauvaises « habitudes ». Elle est devenue une onaniste invétérée. Dès qu’elle est seule, elle en profite pour imaginer les pires turpitudes en se caressant. Pour essayer de se distraire de son vice, elle décide de travailler comme infirmière de nuit. Une ancienne, Anita, est chargée de la former. Ces séances vont vite dégénérer. Et Carole devenir le jouet favori et docile des pervers qui viennent se refaire une santé dans cette clinique très particulière.

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Chapitre premier

J’étais mariée avec Christophe depuis cinq ans lorsque j’ai décidé de me remettre à travailler. Rien ne m’y obligeait, et surtout pas des problèmes d’argent. Vue de l’extérieur, ma vie pouvait même ressembler à un conte de fées ou à l’un de ces romans sentimentaux qu’on vend dans les kiosques des gares : j’étais la petite infirmière qui avait épousé le jeune médecin plein d’avenir, issu de surcroît d’une famille très bourgeoise. Nous habitions un superbe appartement dans le 17e arrondissement, non loin de la place Pereire, et Christophe avait racheté des parts dans une clinique huppée de la région parisienne, La Roseraie. Sans être riches, du moins pas encore (Christophe en était encore à rembourser les sommes énormes qu’il avait empruntées pour devenir actionnaire de la clinique), nous vivions dans un confort qu’une fille de modestes employés comme moi pouvait aisément prendre pour du luxe. Sous la pression de sa famille, Christophe m’avait naturellement convaincue d’abandonner mon poste d’infirmière à l’hôpital de Neuilly, où nous nous étions connus. Question de standing, bien sûr ! Sans le vouloir, je m’étais retrouvée dans la peau d’une jeune bourgeoise oisive dont le mari travaille quinze heures par jour, avec toutes les frustrations que cela sous-entend… y compris au lit.

J’étais encore à cette époque une jeune femme très « convenable » mais je n’en avais pas moins des pulsions sexuelles que la fréquence de nos rapports (guère plus d’une fois par semaine) ne satisfaisait plus vraiment. Assez ironiquement, la réputation de La Roseraie était en partie fondée sur une méthode mise au point par Christophe et ses deux associés pour faire « décompresser » les hommes d’affaires surmenés et autres victimes du stress de la vie moderne. C’était précisément ce genre d’homme que je voyais rentrer épuisé le soir à la maison, avaler un ou deux verres, avant de prendre le somnifère… et de sombrer dans un sommeil si profond que rien n’aurait pu le troubler. Rien à voir avec les débuts de notre histoire, lorsque nous passions nos nuits à faire l’amour, y compris en cachette, pendant nos gardes à l’hôpital. Depuis, notre couple s’était enlisé dans une tendre routine, et du coup, c’est moi qui attrapais des insomnies à le regarder dormir, les soirs où j’avais envie… Autant l’avouer tout de suite, il m’arrivait de me masturber. Cela m’arrivait même de plus en plus souvent.

Au début, je faisais ça une fois de temps en temps, toujours lorsqu’il était absent. Cela ne m’inquiétait pas vraiment : je me suis toujours masturbée, sauf peut-être pendant les premiers mois de mon mariage. J’ai toujours aimé ça. Adolescente, je passais des heures enfermée dans ma chambre, à explorer cette mystérieuse faille de chair chaude tout en bas de mon ventre, jusqu’à ce que mes doigts soient tout poisseux de ce que les garçons, au lycée, appelaient la « mouille ». Je trouvais alors le mot dégoûtant… mais très évocateur, et surtout très excitant comme tous les mots obscènes.

Si je vous raconte cela, c’est parce qu’après cinq années de vie commune avec Christophe, j’avais l’impression d’être redevenue une petite « mouilleuse » de quinze ans. Je me branlais quotidiennement et même, pour être tout à fait honnête, souvent plusieurs fois par jour. Déjà, je n’étais plus la jeune femme bien dans sa peau qui s’offre, de temps à autre, un petit plaisir solitaire parce qu’elle aime son corps, et surtout se faire jouir longtemps, presque paresseusement, comme les hommes ne savent pas. Non, ça devenait du « vice ». J’étais si désœuvrée que, comme Christophe avec ses somnifères, j’augmentais les doses sans m’en rendre compte…

Je ne pensais plus qu’à ça… il m’arrivait de passer des journées entières à tourner en rond dans l’appartement, toute nue sous mon peignoir de soie. Parfois, j’allais même jusqu’à enfiler cette guêpière tout en dentelles que j’avais commandée par correspondance dans l’espoir qu’elle donnerait des idées à mon mari mais Christophe l’avait simplement trouvée vulgaire. Son idéal féminin se rapprochait de ces jeunes bourgeoises BCBG que nous croisions, le dimanche, au parc Monceau et je m’efforçais tant bien que mal de ressembler à ce modèle. N’empêche, je la trouvais drôlement excitante, moi, cette guêpière. D’autant que quand je la portais, j’oubliais presque toujours de mettre une petite culotte. Ça me faisait de l’effet de vaquer à mes occupations domestiques dans cette tenue : les fesses nues, avec mes bas noirs et mes talons hauts. Cela devenait alors un vrai plaisir de passer l’aspirateur dans le living, tout en m’épiant furtivement dans le grand miroir posé sur le parquet, à un angle de la pièce. J’aimais le contraste entre la dentelle noire et la pâleur naturelle de ma peau de blonde, la façon dont elle soulignait les rondeurs de mon corps, le galbe de mes gros seins en poire. Elle était si transparente qu’on voyait la tache sombre des aréoles, très larges, et leurs pointes épaisses, toutes raides… Au bout d’un moment, je commençais à sentir une chaleur humide s’insinuer sournoisement dans mon bas-ventre.

J’attendais encore un peu, le temps d’être vaincue par cette mollesse familière qui s’empare de mon corps quand j’ai envie… et puis je laissais ma main glisser entre mes cuisses, tout en me faisant mon petit cinéma.

Les yeux fermés, j’imaginais que Christophe rentrait à l’improviste de la clinique. Qu’il me surprenait là, en train de passer l’aspirateur dans cette tenue indécente… ce n’était pas vraiment le même Christophe, car dans mon fantasme, ça l’excitait terriblement de découvrir que sa femme faisait le ménage ainsi, moulée dans sa guêpière et cul nu… Après quelques reproches, incapable de résister, il se collait à moi, extirpait sa bite raide et se mettait à la frotter contre mes fesses, en me murmurant des tas de trucs incohérents… « Oh, ma chérie… pardonne-moi… je ne savais pas que tu étais comme ça… que tu étais une vraie salope ! »

Jamais Christophe n’aurait seulement pensé proférer de telles obscénités, mais c’était sans importance. Juste une façon comme une autre de m’exciter. Déjà, j’ouvrais mon sexe à deux doigts, en étirant les lèvres, débusquais mon clitoris. Dans mes pensées, le film continuait…

Presque aussitôt, il me prenait. Pas tendrement comme à son habitude, après m’avoir (maladroitement) branlée… non, c’était en levrette qu’il m’enfilait, au beau milieu du salon, ou bien encore dans la cuisine, debout contre l’évier.

D’une seule poussée, il enfonçait sa grosse queue dans mon vagin, bien au fond. Il se mettait à me limer à grands coups, en me pinçant le bout des seins, à travers ma guêpière… mais toujours par-derrière ! Moi qui, dans la réalité, avais toujours trouvé cette position vaguement dégradante, trop bestiale à mon goût, j’éprouvais soudain un plaisir malsain à la pensée que mon mari m’obligeait à le faire de cette façon… pour me punir d’avoir mis ma guêpière et mes bas pour passer l’aspirateur.

Devant le miroir, je prenais des poses de jeune femme comme il faut surprise en train de faire des « choses sales ». La bouche en O et le regard étonné, faussement innocent, faisaient partie du scénario : en même temps, je creusais les reins, coulant ma main entre mes fesses un peu grasses. Sans cesser de masser mon clitoris, par-devant, je touchais les poils bordant ma fente béante, tirais sur les grandes lèvres molles, en respirant plus fort. Et puis, je me mettais les doigts… enfin ! Dedans, c’était chaud et large… délicieusement gluant. La bave coulait abondamment, trempant l’intérieur de mes cuisses. Des gémissements ravis commençaient à filtrer de mes lèvres crispées… et je fermais les yeux. Ça venait très vite toute cette chair gluante autour de mes doigts raides et serrés, ces bruits mouillés quand je les enfonçais, très fort, floc, floc, comme il aurait pu le faire, lui, avec sa queue… s’il n’avait pas simplement oublié que j’existais.

Plus tard, dans la journée, ça me reprenait, comme une envie malsaine… sur le canapé du salon en regardant les photos du mariage, de nos premières vacances en Grèce. Il me suffisait de repenser à ces moments très chauds qu’il n’avait pas photographiés : nos corps bronzés, luisants de sueur, dans la pénombre de la chambre aux stores tirés. D’autres fois, je m’installais hypocritement dans un fauteuil d’osier en face du miroir… sous prétexte de me vernir les ongles des pieds. Ce qui m’obligeait, bien sûr, à replier une jambe : dans cette posture, je pouvais voir la large fente rosâtre se déplisser dans le fouillis de poils blond pâle (j’ai un pubis très fourni pour une vraie blonde). J’étais alors si ouverte qu’aucun détail de cet obscène grouillement de chair ne pouvait échapper à mon regard fiévreux : la crête durcie de mon clito, pointant hors de sa gousse, et plus bas, sous les lèvres fripées, le trou baveux de mon vagin.

Comme si de rien n’était, je commençais à lisser le vernis rouge sur l’ongle de mon orteil. Mais j’avais beau m’appliquer, en tirant la langue comme une écolière, je débordais sans cesse. Mes yeux revenaient vers cette large fente pourpre entre mes cuisses écarquillées. Toute ma vulve béait dehors, et de grosses larmes claires, roulant de mon vagin, coulaient sur les grandes lèvres poilues, se perdaient dans le sillon de mes fesses. J’étais alors si excitée qu’il m’était impossible de résister à l’envie de me toucher… Tôt ou tard, il fallait que je le fasse. C’était plus fort que moi…

 

Au fil du temps, j’ai été obligée d’élaborer des fantasmes de plus en plus compliqués pour m’exciter. Imaginer des choses un peu tordues… un peu vicieuses : par exemple qu’un type s’introduisait sous un prétexte quelconque dans l’appartement et m’obligeait à lui faire des trucs dégoûtants… parce que j’étais une salope de bourgeoise et que ce salaud aimait ça, humilier les filles des beaux quartiers. Il ne me violait pas, non (je ne suis pas du genre à fantasmer sur le viol), mais il me forçait juste un peu. Sans trop savoir comment, un peu comme dans un rêve, je devenais l’otage de ce sale type. Selon les jours, ce pouvait être un jeune délinquant avec un perfecto noir, un chômeur désespéré ou un faux démarcheur en costume fripé. Il me surprenait lui aussi, allongée sur le canapé, le peignoir ouvert, en train de pincer le bout de mes seins, ou de faire glisser nonchalamment mon index dans ma fente. Il menaçait de tout raconter à mon mari. Puis il commençait à m’insulter. « Sale petite pute de bourgeoise… Je vais te mettre ma grosse queue… dans tous les trous. »

J’avais beau protester, lui expliquer que je n’étais pas une vraie bourgeoise, que je faisais juste semblant pour faire plaisir à mon mari et à sa famille, il restait inflexible ; il détestait les petites parvenues comme moi, encore plus que les autres, « toutes de sales branleuses… qui aiment se fourrer les doigts dans la chatte ! » J’ignore pourquoi je devais murmurer ces obscénités à voix basse pour que mon film ait l’air vrai. A l’époque j’écoutais souvent les garçons parler en ricanant de telle ou telle salope qui avait la plus grosse chatte et les plus gros nichons qu’on avait jamais vus. Le soir, dans ma chambre, je les répétais, tout en me faisant jouir, encore et encore. Oui, moi aussi, j’étais une fille vicieuse qui branlait son gros clito, mettait les doigts dans son trou baveux, s’amusait à étaler sa mouille sur le bout des nichons… mais tout ceci était passé avec l’âge, dès que j’avais découvert qu’il était tout à fait normal de se masturber.

C’était sans doute moins normal de devoir utiliser de tels mots pour me branler, à vingt-sept ans, mais dans ces moments-là, je ne me posais pas de questions… il fallait que j’aille jusqu’au bout.

Le sale type de mon fantasme exigeait alors de moi une soumission totale. Et je n’avais d’autre choix que de lui obéir. Il me forçait par exemple à marcher de long en large dans le salon, complètement nue, à l’exception de mon porte-jarretelles et de mes bas… parce qu’il aimait voir ballotter mes gros nichons blancs. D’autres fois, il me voulait en vraie bourgeoise, avec le tailleur et le collier de perles. Quel que soit le scénario, cela finissait toujours de la même façon. L’homme me forçait à me masturber devant lui, en prenant des poses très obscènes.

J’ai fini par avoir honte des histoires que j’imaginais. Je n’en soufflais mot à personne, et surtout pas à Christophe qui me trouvait toujours sagement vêtue lorsqu’il rentrait le soir : petit chemisier bleu ciel, jupe étroite bleu marine, à peine maquillée, je redevenais la jeune bourgeoise modèle… et amoureuse. Deux whiskies et un somnifère plus tard, mes derniers espoirs avaient fondu comme les glaçons au fond de son verre vide. Mais pas cette envie terrible d’être baisée qui me faisait mouiller ma culotte.

Un soir où il était parti se coucher le premier, je n’ai pas pu résister. Tout en feignant hypocritement de m’intéresser au téléfilm idiot de la Cinq, j’ai glissé deux doigts sous l’élastique de mon slip. A demi allongée sur le canapé, dans la pénombre, j’ai commencé à palper la chair molle et chaude. Mon vagin était si dilaté que j’aurais pu y enfoncer tous les doigts. Je ne m’étais jamais touchée quand Christophe était à la maison. Le savoir là, tout à côté, m’excitait terriblement. Cette fois, il pouvait vraiment me surprendre. Lentement, mes doigts ont longé la faille de chair baveuse, en remontant vers mon clito. Je l’ai senti gonfler sous mes doigts. De délicieux frissons de peur parcouraient mes reins moites. La jouissance est venue presque tout de suite, très brève. J’ai étouffé un gémissement et mon corps s’est crispé sous le spasme de plaisir ; j’avais découvert un nouveau moyen de me faire jouir… sans éprouver cette désagréable impression de tromper mon mari par la pensée.

Dès lors, j’ai pris l’habitude de me masturber à l’insu de Christophe. Souvent, je le faisais le matin sous la douche, pendant qu’il se rasait, nu devant le lavabo. Je n’étais séparée de lui que par cette mince paroi en verre que la chaleur de l’eau embuait. Je me branlais furtivement, avec le gant de toilette, ou en faisant semblant de savonner mon pubis. Je le surveillais du coin de l’œil, figée, jambes tremblantes, chaque fois qu’il bougeait. Plus j’avais peur d’être surprise, plus je jouissais vite et fort. Le jet de la douche noyait mon gémissement. Mais ce que je préférais, c’était me tripoter pendant qu’il dormait… dans le lit. Ma main bougeait doucement sous le drap, entre mes cuisses trempées. Je pouvais prendre tout mon temps, à condition de ne pas faire de bruit, pincer longuement le bout durci de mes seins ou m’enfoncer un doigt dans l’anus, comme j’aimais, au moment où ça venait. Je jouissais en silence, la bouche ouverte… presque aussitôt, la peur reprenait le dessus. Et s’il m’avait vue ?

Mais ça n’arrivait jamais. Ses somnifères le plongeaient dans un sommeil si profond que j’aurais pu me faire enfiler par un autre type dans le lit conjugal sans qu’il se réveille. La peur d’être surprise n’était qu’un alibi pour me donner l’impression de faire quelque chose de pervers…

Cela faisait six mois environ que ce petit jeu durait, quand j’ai découvert par hasard un « truc » encore plus vicieux. Ce soir-là, j’avais vraiment une grosse envie. Toute la journée, je m’étais défendue de me masturber, et Christophe ne m’avait pas touchée depuis trois semaines : j’étais dans tous mes états. Moite de sueur, les joues en feu, la fente trempée, j’avais sorti le grand jeu : toasts au saumon, cocktail champagne et déshabillé satiné si moulant qu’il épousait le renflement de mon pubis. En vain : Christophe n’avait réagi que par de petits gestes affectueux qui agaçaient encore plus mon désir, puis, il avait allumé la télévision… J’étais terriblement vexée, mais encore plus excitée. Sous ma chemise de nuit, mon sexe bavait tellement que j’avais l’impression de me faire pipi dessus. J’avais envie de sa bite, je voulais la sentir au fond de mon trou, pourquoi ne s’en apercevait-il pas ? Je ne cessais de me tortiller sur le canapé… comme une de ces sales filles qui ne pensent qu’à ça.

Je l’ai rejoint plus tard dans la chambre. La boîte de somnifères était posée sur la table de nuit. Il dormait. J’ai fait passer ma chemise de nuit par-dessus mes épaules et je me suis pelotonnée contre lui, toute frémissante. J’espérais qu’il n’était pas tout à fait endormi. Mais il n’a pas bronché. Alors, j’ai commencé à me frotter contre sa cuisse. Les poils d’abord, collés par la mouille, puis au fur et à mesure que ma fente s’ouvrait, toute ma vulve, en repliant une jambe. Toute ma chair béait, s’écrasait sur sa cuisse, en laissant sur les poils des traînées de bave comme une grosse limace obscène. Il me semblait que mon vagin n’était plus qu’une énorme ventouse cherchant quelque chose à aspirer. « Réveille-toi mon chéri… réveille-toi je t’en supplie… Ce soir, j’ai trop envie… » Mais Christophe n’a pas bougé, et son membre flasque pendait entre ses jambes, inutile… J’en aurais pleuré de rage. Le large gland violacé était là, à portée de main. Malgré moi, j’ai commencé à toucher le gros bout de chair recroquevillé. Je ne savais plus ce que je faisais. J’étais trempée de sueur, au bord de l’explosion à force de frotter ma chatte contre sa cuisse. Mes doigts se sont refermés sur leur proie de chair molle, ont entamé un lent va-et-vient. Christophe a grogné dans son sommeil. Loin de m’effrayer, sa réaction m’a encouragée. J’ai empoigné sa queue plus fermement. Quand elle a commencé à prendre du volume dans ma paume, je me suis mordu le bras à pleines dents pour ne pas crier.

Il bandait en dormant ! Cette découverte m’emplissait d’un ravissement bestial. Sa bite était si dure maintenant que je jouais avec l’idée de profiter sournoisement de son érection pour enjamber son corps et m’emmancher dessus. Presque aussitôt, j’ai joui. Sans même chercher cette fois à retenir un cri rauque. J’ai continué à le masturber, tout en essayant de reprendre mon souffle. J’étais possédée par une curiosité malsaine : je voulais savoir s’il pouvait éjaculer en dormant… comme un adolescent qui mouille ses draps. L’idée m’excitait si fort que je m’étais remise à triturer mon clito. J’avais l’impression de suffoquer, toute ma fente était enflammée et une chaleur lourde envahissait peu à peu mon corps. Soudain, j’ai vu la grosse tige se raidir un peu plus. Le sperme a fusé de son gland ; quatre ou cinq jets épais ont souillé le drap et mon ventre…

J’en avais jusque sur les poils… et c’était si troublant de l’avoir branlé, comme ça, sans qu’il le sache, que ça m’a fait jouir une seconde fois…

A partir de ce soir-là, j’ai commencé à branler mon mari toutes les nuits pendant son sommeil. J’avais l’impression de faire quelque chose de très pervers. Ça ne m’empêchait pas de me masturber pendant la journée… c’en était devenu maladif. J’avais envie tout le temps de me toucher. N’importe où, même dans l’ascenseur de notre immeuble, ou au cinéma.

Je me suis mise au jogging et à l’aérobic, avec ma meilleure amie Brigitte, une grande fille brune et sportive que j’avais connue à l’université. Je pensais que l’exercice me fatiguerait suffisamment pour évacuer de mon corps ce flot incessant d’envies malsaines. Mais cela ne m’occupait guère que quelques heures par semaine. Bien souvent, lorsque Brigitte me déposait devant chez moi, après une demi-heure de jogging au bois de Boulogne, je m’empressais de regagner mon appartement… pour me soulager, debout contre la porte. Tout m’excitait, jusqu’à ce short et ce débardeur trempés de sueur, cette odeur acide, animale que mon corps exhalait. Cela me rappelait le lycée, quand je me masturbais dans les vestiaires, après le cours de gymnastique. Dix ans plus tard, j’en étais revenue au même point. Impatiemment, je glissais ma main sous mon short et…

 

— Toi, tu es mûre pour prendre un amant… me dit un jour Brigitte en riant.

Ce matin-là, nous marchons le long du lac en cherchant notre souffle. J’ai les poumons en feu et mon débardeur est assombri par une large tache de sueur. Ça coule à grosses gouttes entre mes seins et dans le sillon de mes fesses. Ni Brigitte ni moi ne sommes très en forme aujourd’hui.

— La faute d’Antoine ! avoue-t-elle en se laissant tomber sur la pelouse jaunie. On est rentrés à quatre heures du matin de chez des amis… et il a voulu absolument le faire !

Elle secoue ses cheveux bruns, avec une lueur malicieuse au fond des yeux… pour me faire comprendre que c’était drôlement bon. Je ne peux m’empêcher de soupirer.

— Tu as bien de la chance…

Ce n’est pas la première fois que nous en venons à parler de nos maris, sans rien nous cacher, comme la plupart des filles. Et Brigitte est parfaitement au courant de la situation… sauf que je n’ose pas lui avouer que je me masturbe à longueur de journée.

— Un amant ? Certainement pas !

Je m’assois dans l’herbe à mon tour. Un amant ! L’idée même de tromper Christophe me révolte. Depuis mon mariage, quelques hommes ont bien tenté leur chance… y compris Emmanuel, le propre associé de mon mari, un grand brun au physique de joueur de football américain qui a une réputation de dragueur invétéré : un bel hypocrite celui-là.

— Je suis une femme fidèle… même si c’est dur quelquefois.

Brigitte éclate de rire, en cambrant les reins. Ses seins pointent agressivement sous son tee-shirt rose.

— Evidemment… tu n’as pas ce genre de problème toi… Antoine est…

— … Un véritable obsédé. Et moi, je ne dis jamais non !

Je la trouve magnifique à cet instant-là. Epanouie… Après avoir péniblement achevé notre parcours, elle m’invite à un « brunch » chez elle. Brigitte est avocate, mais aujourd’hui, elle ne plaide pas. Elle habite un appartement très clair, dans le quartier de la Bastille en pleine rénovation. De ses fenêtres, on aperçoit un bout de l’Opéra. Après la douche, comme on ne se gêne pas, on remet seulement nos petites culottes pour mieux profiter du soleil qui coule à flots dans la cuisine.

— Tu devrais peut-être lui proposer de la nouveauté… des trucs cochons !

Debout contre le plan de travail, Brigitte est en train de faire frire des oeufs au plat. Je regarde ses fesses rondes, musclées par des années d’aérobic, sous sa culotte blanche, et je l’envie un peu. Les miennes ont tendance à mollir, je les trouve un peu trop grosses. Je laisse échapper un soupir.

— Tu en as de bonnes… qu’est-ce que tu veux que j’invente ?

Elle se retourne, surprend mon regard rivé à ses fesses, me fixe d’un air narquois.

— On peut toujours inventer en matière de sexe, ma chérie…

Avec sa langue, elle esquisse une grimace obscène qui parvient à m’arracher un sourire. Se détournant du derrière de Brigitte, mon regard s’enfuit vers la fenêtre. De l’autre côté de la rue, on a dressé un grand échafaudage contre la façade décrépie d’un vieil immeuble. Des hommes avec des casques jaunes s’affairent comme des fourmis. Soudain, j’en repère un, immobile près d’un pilier métallique. Mon cœur se met à battre plus fort dans ma poitrine. Son regard est braqué sur la fenêtre de Brigitte.

— Hé, fais attention… il y a un ouvrier qui te reluque en face…

Instinctivement, j’ai eu un geste de recul. Mais Brigitte se contente de hausser les épaules, sans bouger d’un pouce.

— Je sais. Il se rince l’œil tous les jours… depuis des semaines.

— Et… et ça ne te gêne pas qu’il te voie… comme ça ?

— Ma foi… il fait un sale boulot, pas vrai ? Il faut bien qu’il trouve quelques compensations : une jolie fille à poil dans son appartement par exemple… une fille qui fait comme si elle ne s’apercevait pas qu’il la regarde…

En disant ces mots, elle se tourne légèrement vers la fenêtre pour servir le café, offrant ainsi à l’ouvrier la vision de ses beaux seins ronds et fermes, aux pointes raides.

— Mais… c’est un voyeur !

— Et alors ?

A nouveau, j’épie discrètement le type. Son visage basané disparaît presque entièrement dans l’ombre de son casque de chantier. De temps en temps, il touche sa braguette… ce salaud est excité, c’est sûr. Il doit imaginer qu’il fait des tas de trucs vicieux à cette fille à poil presque sous son nez. Et ça le fait bander… Les toasts jaillissent si brusquement du grille-pain que cela me fait sursauter. Brigitte, elle, reste très calme. Imperturbablement, elle passe et repasse devant la fenêtre. On croirait qu’elle se montre…

— Parfois, ils sont deux ou trois… c’est comme un jeu, plutôt innocent en fait… mais j’avoue que ça me fait parfois de l’effet.

Je pourrais en profiter pour lui demander si elle se masturbe, après, et pourquoi pas lui confier mon odieux secret. Mais je n’ose pas. Je regarde la tasse de café qu’elle m’a servie sur la table. Le type ne peut pas me voir, mais pour atteindre la tasse, il me faut passer devant la fenêtre. Brigitte, tout en trempant un toast dans son café, me lance un regard amusé.

— Tu ne bois pas ?

Je suis un peu gênée, mais je ne veux pas faire ma pudique. Je me suis avancée dans le rayon de soleil, non sans épier furtivement l’ouvrier. Je le vois nettement sursauter, puis rejeter son casque sur l’arrière du crâne, en hochant la tête, comme s’il n’en croyait pas ses yeux.

— Hé, il a de la veine aujourd’hui, « casque jaune » ! Deux filles mignonnes en petite culotte… pour lui tout seul !

Je baisse les yeux, rougissant légèrement. Je sens le regard du type sur mon corps pâle. Un regard vicieux qui se confond avec la chaleur du soleil. Au bout de mes seins, les grosses pointes granuleuses sont toutes raides. Le trouble que j’éprouve alors est loin d’être désagréable. Je me rends compte que je m’attarde inutilement devant la fenêtre, avec ce grouillement familier qui grandit dans mon bas-ventre. Brigitte m’observe à la dérobée : est-ce cela qu’elle appelle « faire de l’effet » ? Est-ce qu’elle mouille elle aussi lorsqu’elle se montre à demi nue devant un inconnu ?

Nous prenons notre petit déjeuner comme si de rien n’était. Mais nous ne parlons que de l’homme au casque. Il fait semblant de travailler pour ne pas s’attirer les reproches du contremaître, mais ses yeux restent vissés à la fenêtre. Moins de quinze mètres nous séparent… et je suis de plus en plus excitée : pour un peu, j’irais me masturber dans les toilettes.

— Parfois, je me mets à poil, m’explique Brigitte en reprenant du café. Je peux te dire qu’il est vraiment dans tous ses états quand je lui montre mon minou…

— Tu crois qu’il se…

— Qu’il se branle ? Oh, probablement… mais tant qu’il ne vient pas sonner à ma porte, je m’en fiche. Je trouve même ça plutôt excitant…

— Et s’il le faisait ?

Brigitte se met à rire.

— Quelle horreur !

A plusieurs reprises, dans les semaines qui suivent, je retourne chez Brigitte, après le jogging. Et chaque fois, le même scénario se reproduit. Qu’il pleuve ou qu’il vente, l’homme au casque jaune est au rendez-vous. Planté sur son échafaudage, parfois avec un collègue, il nous regarde prendre notre café en petite tenue. A mon grand étonnement, je prends de plus en plus de plaisir à me montrer. Sans toutefois aller aussi loin que mon amie que ce jeu amuse au point qu’elle oublie de mettre une culotte, après sa douche. Elle offre ainsi à l’ouvrier (et plus encore à moi) la vision de son pubis brun, assez peu poilu. Quand elle s’assoit sur le bord de la table pour avaler son café, il m’est bien difficile de ne pas regarder l’entaille pourpre béante dans la touffe de poils noirs. L’épaisse bave blanchâtre qui en coule trahit son excitation… et me donne d’étranges frissons. Parfois, je secoue la tête en soupirant. Si Christophe nous voyait en train de nous exhiber…

S’il pouvait seulement se douter de la façon dont son épouse occupe ses journées. Car je continue bien sûr à traîner chez moi à demi nue, jusqu’au milieu de l’après-midi. Sauf que je ne prends même plus la peine de baisser les stores vénitiens ; or, côté cour, nos fenêtres donnent directement sur un appartement d’un couple de paisibles retraités, les Mougeotte. Je croise souvent le vieux Mougeotte dans le hall. Parfois, nous échangeons deux ou trois mots sur le temps. C’est un vieillard élégant et distingué, pas du tout le genre d’homme à épier sa jeune voisine. D’ailleurs, je ne le vois jamais à sa fenêtre, excepté le matin lorsqu’il ouvre ses volets et le soir lorsqu’il les referme.

L’autre matin, j’ai attendu le moment où il ouvrait ses volets, neuf heures trente précises. Dès qu’il est apparu à sa fenêtre, j’ai commencé à aller et venir dans ma chambre, le téléphone sans fil collé à l’oreille, feignant d’être en pleine conversation avec quelqu’un. J’étais en soutien-gorge et en culotte, comme si ce pseudo-coup de téléphone m’avait dérangée au moment où j’allais m’habiller. Ce que je murmurais dans le combiné n’avait rien à voir avec la conversation d’une jeune bourgeoise comme il faut. « Regarde-moi Mougeotte… je suis sûre que tu es un vieux vicieux, au fond… regarde dans quelle tenue ta jolie voisine se montre à toi. »

Cela n’a pas raté : machinalement, le vieux a dû jeter un coup d’œil dans ma chambre. Et ce qu’il a vu l’a incité à s’attarder à sa fenêtre. Le téléphone coincé dans le creux de l’épaule, j’étais en train d’enfiler mon porte-jarretelles, tout en l’observant à la dérobée. Il n’en finissait plus de replier son volet. Je me suis assise sur le bord du lit et, sans cesser de parler à mon interlocuteur imaginaire, j’ai commencé à enfiler mes bas lentement, en les lissant soigneusement sur ma jambe tendue. « Tu aimes ça, hein, vieux dégueulasse ?… Si tu savais comme je mouille, mon salaud… je suis toute gluante entre les jambes… tu aimerais bien que je t’en montre plus ? Une autre fois peut-être… »

J’ai fait semblant de raccrocher. Puis, sans me soucier de vérifier s’il me reluquait encore, je suis sortie de la chambre et j’ai couru m’enfermer dans la salle de bains pour me masturber devant le miroir. Tout de suite après, j’ai été submergée par une vague de honte. « Tu deviens complètement malade ! T’exhiber devant le voisin… » Je me suis regardée dans le miroir. J’ai vu une fille blonde, en porte-jarretelles, la culotte baissée à mi-cuisses. Il fallait que je réagisse.

Le lendemain, je suis allée chez Brigitte après le cours d’aérobic. Comme elle, je suis restée à poil après la douche. Mais en pénétrant dans sa cuisine, j’ai eu comme un pincement au cœur : on avait démonté l’échafaudage et l’homme au casque jaune avait disparu. Je suis restée un moment, la bouche stupidement ouverte, à contempler la façade ravalée de l’immeuble. J’étais à la fois déçue et soulagée. La silhouette obsédante de l’homme me poursuivait jusque chez moi, quand je m’inventais mes petits films pour m’exciter. Ni Brigitte ni moi n’avons parlé de lui, ce jour-là. Nous avons enfilé un tee-shirt et pris notre petit déjeuner en bavardant de choses et d’autres. A un moment, il y a eu un silence. Après une hésitation, je me suis tournée vers elle.

— Tu sais, Brigitte… Je crois que je vais retravailler…

 

Le soir même, j’ai annoncé ma décision à Christophe. Au début, il n’a guère montré d’enthousiasme à l’idée de me voir de nouveau enfiler ma blouse blanche. Pour lui, il était inconcevable que la femme d’un patron de clinique puisse travailler… sauf naturellement si elle occupait un poste à haute responsabilité. Ce n’est que lorsqu’il m’a vue en train de rédiger des CV pour toutes les cliniques de la région parisienne qu’il s’est décidé enfin à me parler de cette place d’infirmière à La Roseraie.

J’ignorais à cet instant que cette décision, prise pour sauver notre couple, allait bouleverser mon existence… et plus encore mes conceptions en matière de sexe.

Après cinq ans de vie commune, mon mari avait réussi, sans le savoir à faire de moi une « vraie branleuse ». Mais à La Roseraie, j’allais rencontrer une fille qui allait m’obliger à admettre que j’étais avant tout une salope… une vraie vicieuse qui rêvait hypocritement, depuis toujours, de se vautrer dans la débauche.

 

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