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Résumé

Etre fétichiste, c’’est avoir une obsession pour un élément que d’’autres ne remarqueraient même pas, et être dévoré par une passion maladive pour ce bout de chair ou de tissu…… C’’est ce qui arrive au narrateur qui, dans son enfance, éprouve une fascination maladive lorsqu’’il voit l’’employée de maison de ses parents se déshabiller en toute innocence. Ce qui le trouble le plus pourtant, ce n’’est pas qu’’elle se mette nue devant lui, mais plutôt qu’’elle fasse glisser les fermetures-éclair qui parsèment généreusement ses vêtements. Sa fascination est décuplée lorsqu’’elle lui propose, quelques années plus tard, pour des jeux tout sauf innocents, de descendre ces mêmes fermetures-éclair. Dès lors sa vie est une quête éperdue de ce plaisir que personne ne peut vraiment comprendre : descendre une fermeture-éclair ou la remonter, pour dévoiler la chair d’’une femme, plaisir volatile par essence, et que seulement de rares partenaires peuvent accepter et comprendre……

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Tout a commencé quand j’étais encore très jeune. Mes parents, des industriels, étaient très pris par leurs affaires et se trouvaient rarement à la maison dans la journée. Ma mère avait engagé une jeune femme pour me garder pendant ses absences. Elle s’appelait Gabrielle. Elle était rousse avec un visage d’une grande beauté et surtout un corps avec des seins, des hanches, des fesses rebondis.

C’était quelqu’un de très « nature », comme on dit, et quand elle arrivait, elle ne se gênait pas pour enlever devant moi ses vêtements de ville, avant de passer sa blouse de travail, ne gardant dessous que sa culotte, son soutien-gorge, ses bas ou ses collants. Elle ne se privait pas non plus de prendre des douches, quand il faisait chaud ou qu’elle s’était salie, sans vraiment fermer la porte de la salle de bains. Au début, tout cela me laissait totalement indifférent. Tout comme le fait que, par les journées de grande chaleur, elle éprouvait parfois le besoin de tomber sa blouse, et même ses sous-vêtements, pour faire le ménage à poil. Mais un jour, la puberté est arrivée et Gabrielle a cessé d’être neutre pour moi, pour devenir un objet de désir.

Irrésistiblement attirée par les vêtements des années quarante et cinquante, elle chinait de vieux magazines de mode pour reproduire elle-même des tailleurs, des jupes, des robes de l’époque. Elle mariait ancien et moderne, portant par exemple un jean avec un corset, ou un tailleur style années cinquante avec dessous des sous-vêtements tout à fait modernes. Quand j’ai su l’apprécier, j’ai adoré non seulement ce style très personnel, mais aussi la manière dont cela la mettait en valeur. Les vêtements des années cinquante et soixante collaient à son corps, dessinant ses hanches, ses seins, ses fesses à en faire éclater le tissu. Son sexe, quand elle portait des pantalons, était tellement moulé par le tissu que ça en devenait obscène.

Mon fétichisme est venu de la regarder se déshabiller pour ôter ses vêtements de ville. Comme c’était toujours du très serré, elle avait du mal et elle me demandait de l’aider. Or dans tout ce qu’elle portait, il y avait de longues fermetures Eclair, sur le côté ou derrière les jupes, ou à partir de la nuque quand elle mettait des robes.

Elle avait aussi une autre particularité : été comme hiver, je l’ai rarement vue autrement qu’avec des bottes. Elle en avait une collection particulièrement bien fournie. Elle m’avait dit d’ailleurs qu’elle les adorait. Pour elle, c’était le symbole absolu de la féminité, plus que les escarpins, qu’elle n’appréciait pas spécialement. Elles étaient de toutes les matières, de toutes les teintes, courtes ou hautes, mais plus magnifiques les unes que les autres. Sur pas mal d’entre elles, il y avait aussi des fermetures Eclair.

Gabrielle avait pris l’habitude, quand elle arrivait, d’aller dans le cabinet de toilette où elle accrochait ses blouses, et de me demander de lui enlever ses bottes et ensuite de baisser la fermeture Eclair dans son dos. C’était évidemment plus facile pour moi que pour elle qui devait se contorsionner pour y arriver. Ensuite, elle descendait la jupe, remontait la robe ou laissait tomber à ses chevilles ses pantalons qui, souvent, s’ouvrait par derrière eux aussi. Je garde de toutes ces années le souvenir de mon regard rivé à des fermetures Eclair. Pourtant, quoi de plus banal ? Un objet, comme bien d’autres, auquel on ne prête pas attention. Moi, il me fascinait et j’ai vite constaté qu’il y en avait finalement autant de modèles qu’il pouvait y avoir de vêtements.

Un jour, Gabrielle est arrivée avec une robe qu’elle avait, à son habitude, confectionnée elle-même, dans un tissu onctueux vert pistache, assortie à de magnifiques bottes vernies de la même teinte. Elle s’est assise sur un tabouret, mouvement répété des centaines de fois depuis des années, et elle a tendu une de ses jambes. La botte l’enserrait quasiment jusqu’au genou, laissant ensuite place à un collant transparent. La robe était courte, et dans cette position je voyais très précisément l’entrejambe de Gabrielle moulé dans un slip rose.

Je l’ai déchaussée, comme je l’avais fait si souvent, mais quand elle s’est redressée et retournée pour que je l’aide à défaire son vêtement, j’ai senti mon sexe durcir. Ça m’était déjà arrivé, j’avais entamé ma puberté, mais jamais avec elle. J’ai attrapé la tirette et j’ai descendu la fermeture Eclair, dévoilant son dos et son soutien-gorge assorti au slip. Je me suis écarté, pendant qu’elle faisait passer sa robe par-dessus ses épaules, et me parlait du film qu’elle avait été voir au cinéma la veille. Elle s’est retrouvée devant moi uniquement vêtue du soutien-gorge, du slip et du collant.

Elle a enfilé sa blouse et quand elle s’est retournée vers moi, elle a dit :

— Tu es tout pâle. Tu n’as pas mangé à midi ?

J’étais demi-pensionnaire mais le mercredi, pour gagner du temps, je quittais le collège dès la fin des cours, sans passer par le réfectoire. Elle le savait et je le lui ai confirmé, histoire de cacher la vraie cause de ma pâleur.

— Je vais te faire un gâteau, et tu en mangeras un bout !

En fait, la raison de mon trouble était double. Pour la première fois, je voyais le corps superbe de Gabrielle avec les yeux d’un homme et non d’un petit garçon. En même temps, je faisais le lien avec ses fermetures Eclair : celle de ses bottes comme celle de sa robe. C’est à cette minute que s’est révélé ce fétichisme qui devait orienter ma vie. A ma grande honte, et sans que j’aie besoin de me toucher comme quand j’étais dans mon lit, j’ai inondé mon slip de sperme.

En fait, ce n’était qu’un début. Je l’ai compris dans les semaines qui ont suivi.

 

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