J’adore les langues vivantes

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MAUD

Confessions érotiquesMedia 1000


MILFpremière foisvieux et jeune


128 pages


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Résumé

Maud, jeune étudiante américaine issue d’un milieu puritain fait des pieds et des mains (et du reste) pour réaliser son rêve : devenir assistante d’anglais en France. Cela dans le but de découvrir une vie différente et surtout moins « coincée ». Elle va vite s’apercevoir que la réalité dépasse ses plus folles espérances. En effet, dans le lycée où elle finit par atterrir, derrière une façade respectable, tout le monde semble obsédé par le sexe, mais par un sexe « bizarre », insolite mélange de culpabilité et de perversité.

Entraînée par Pauline, la fille d’une prof d’anglais chez qui elle loge, Maud va vivre des expériences de plus en plus poussées. Quand elle voudra échapper à cette influence maléfique, ce sera pour tomber dans les griffes d’un couple encore plus tordu : le proviseur en personne, et sa névrosée d’épouse…

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1

Je m’appelle Maud, je suis une Américaine de Boston et, mis à part quelques brefs voyages en touriste avec mes parents, je n’avais jamais quitté les Etats-Unis quand, à vingt-trois ans, j’ai terminé un premier cycle universitaire. Après, je comptais me spécialiser dans le droit des affaires, et pour cela aller à Harvard. Je n’avais pas choisi la plus prestigieuse des universités, mais mes bonnes notes me permettaient de réaliser mes ambitions. Cependant, avant de continuer ma carrière universitaire, je voulais faire un séjour en France, un rêve que je caressais depuis longtemps pour découvrir une vie tout à fait différente de celle que je connaissais dans ma ville natale, berceau du puritanisme. D’autant qu’à l’époque, commençait déjà la mode du retour aux valeurs morales traditionnelles.

Le plus simple était de demander un poste d’assistante en langues, mais les places étaient rares et réservées en priorité aux étudiants pour qui c’était obligatoire dans leur parcours, les futurs profs de français, par exemple.

À la fin de l’année, à quelques jours de la remise du diplôme, j’ai eu à la fois la satisfaction d’être major de ma promotion, ce que je n’avais jamais osé espérer, et d’apprendre que ma demande de poste d’assistante était acceptée. Une des filles prioritaires s’était désistée au dernier moment suite à des problèmes familiaux. Il est toujours possible de croire aux miracles.

Je suis arrivée en France un lundi, vers le milieu du mois de septembre avec trois énormes sacs de voyage bourrés d’affaires. C’était la première fois que je venais sur le continent européen.

Après le trajet en avion, j’ai dû voyager des heures dans un train bondé. De Roissy, j’avais téléphoné à l’établissement où j’étais attendue pour savoir si quelqu’un m’accueillerait à mon arrivée, mais je n’avais pu avoir personne. Mon séjour ne commençait pas très bien.

Sur le quai de la gare de À., j’ai eu un moment de cafard. Pourtant, je ne pouvais pas me plaindre. C’était bien moi qui l’avais voulu, ce séjour d’une année en France en tant qu’assistante, personne ne m’y avait contrainte, j’avais même bataillé pour ça.

Une passante m’a indiqué le chemin. J’ai dû la faire répéter trois fois avant de comprendre. En me présentant à la conciergerie du lycée R., je me suis sentie totalement perdue en contemplant les bâtiments qui s’étendaient aussi loin que le regard pouvait porter. Je devais l’apprendre par la suite : c’était le lycée technique le plus vaste et le plus réputé de la région. Il y avait des milliers d’élèves, des dizaines de profs et d’immenses ateliers.

La concierge était une grosse femme, avec quelque chose de stupide et de très méchant dans le regard, qui m’a regardée comme si j’étais une moins que rien. Elle a simplement répondu aux questions que je lui posais dans un français maladroit :

— La salle des profs est par là !

J’ai pénétré dans un des bâtiments et je me suis retrouvée dans une grande pièce où quelques personnes m’ont jeté un regard surpris. Ne sachant trop que faire, je me suis installée sur un siège, mes bagages à côté de moi, et j’ai attendu.

Quelques instants plus tard, la cloche a sonné. Il y a eu un afflux d’enseignants. L’une d’entre elles, une femme d’une cinquantaine d’années, aussi large que haute, avec des verres épais, m’a demandé si j’attendais quelqu’un.

— Madame O… Je suis la lectrice d’anglais…

— Montez au premier, en salle douze. Elle a fini ses cours, mais elle reste souvent avec ses élèves pour leur donner des explications s’ils n’ont pas compris.

Elle souriait d’un air bizarre. Je n’ai pas compris pourquoi.

La salle se trouvait au bout du couloir. La porte était entrouverte quand un élève est sorti. C’était presque un adulte, haut et large comme une armoire. Il y avait quelque chose de flou dans son regard. Il ne m’a même pas vue.

Mme O. était assise sur le rebord d’une table. Avant qu’elle rabatte sa robe, j’ai aperçu, mais ça a été si bref que je me suis demandé si je n’avais pas rêvé, des cuisses bien pleines, des jambes fines, ainsi qu’un bas-ventre nu orné d’une toison brune maculée de traces blanches. Juste après, elle s’est rendu compte de ma présence. La fureur que j’ai lue dans ses yeux m’a fait comprendre que ce devait être une femme capable du pire. À quelques secondes près, je la surprenais en train de se faire baiser par l’élève que je venais de croiser. À présent, je comprenais pourquoi la prof qui m’avait indiqué la salle souriait.

C’était bien ma veine, mais faisant semblant de rien, j’ai dit en anglais :

— Je suis l’assistante que vous attendez.

— On se demandait si vous alliez enfin arriver. Normalement, vous étiez prévue pour il y a deux semaines.

Cette manière de m’attaquer était sans doute la meilleure façon de détourner mon attention. Néanmoins, j’ai aperçu la boule de tissu froissé qu’elle tenait à la main, sans aucun doute une culotte ou un string. Elle a remarqué la direction de mon regard et, avec une maîtrise que j’ai admirée malgré moi, elle s’est essuyé le nez en disant :

— Je suis enrhumée.

Et elle a fait disparaître le morceau d’étoffe dans son sac à main.

— Tu vas m’accompagner en salle des profs. Je vais te présenter les collègues, et ensuite tu pourras aller manger à la cantine. Je trouverai quelqu’un pour te faire visiter le lycée. Moi, je n’aurai pas le temps, j’ai des cours tout l’après-midi.

J’ai compris à son ton que, même si l’établissement m’attendait avec impatience, j’étais finalement un poids plutôt qu’un avantage. On avait vu mieux comme accueil.

Pendant qu’elle emballait ses affaires, j’ai pris le temps de la regarder. Elle devait avoir la quarantaine, mais elle était plutôt séduisante. Avec son corps aux formes pleines, elle avait quelques kilos en trop, mais ça ne lui nuisait pas. Au contraire, ça ajoutait du pulpeux à sa silhouette. Nul doute qu’elle devait produire pas mal d’effet sur les hommes. Elle portait une robe blanche qui s’arrêtait au-dessus du genou, et qui avait tendance à devenir transparente à contre-jour. Elle n’avait pas besoin de ça pour mettre sa poitrine en valeur. Les mamelons, et même les aréoles, se devinaient sous le tissu quelle que soit sa position.

Alors qu’elle était penchée sur son sac, le garnissant de tout ce qui lui avait servi à faire cours, le soleil jouait justement avec sa silhouette, laissant voir ses cuisses pleines et la rondeur galbée de ses fesses, avec le sillon serré qui fendait son cul. Elle était d’autant plus cambrée qu’elle portait des bottines lacées, avec des talons d’au moins dix centimètres.

Ce qui m’a le plus frappée, cependant, ce sont ses yeux. Elle les a posés sur moi, quand elle a eu tout emballé, et m’a demandé :

— On y va ?

Son regard était gris-vert comme j’en avais rarement vu, et sans doute, le plus dur et le plus étrange qu’il m’ait jamais été donné de croiser. Il y avait quelque chose de sensuel en elle, mais aussi, et surtout, de profondément malsain.

Je me suis retrouvée de nouveau en salle des profs. Elle m’a présentée à plusieurs personnes qui, apparemment, se moquaient bien de moi et a terminé par l’un des douze enseignants d’anglais, Claire P., une petite blonde qui avait de ravissants yeux bleus, mais quelques kilos en trop, elle aussi. Cette dernière m’a fait un grand sourire. Elle semblait franche et sincère ; tout l’opposé de son aînée. Restait une question à régler.

— Et pour la chambre ?

Mme O. m’a regardée d’un air peu engageant .J’ai compris qu’elle s’énervait et que je devrais faire attention à ne jamais dépasser une limite qui serait variable selon son humeur.

— Tu en parleras au proviseur. Tu n’as qu’à aller te présenter.

Sur ce elle m’a plantée sans rien ajouter. Mon séjour en France commençait bien.

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