JAMILLA DOMINAX

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DESPAIR Léon

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Broché / 124 pages


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Résumé

Jacques n’a peur de rien. C’est un jeune professeur idéaliste, certain du bien-fondé de la mission qui l’attend dans cette banlieue difficile. Il est prêt à se dévouer pour redonner à tout ce bataillon de filles en échec scolaire le goût de l’étude, le sens de la dignité et de nouvelles chances dans la vie. Il ne redoute même pas Jamilla, malgré sa réputation de rockeuse et les outrages traumatisants qu’elle a fait subir à la jeune enseignante qu’il vient remplacer… Mais à peine croit-il lui imposer son autorité que c’est lui qui se trouve écrasé sous sa botte ! En un sens, Jacques aide Jamilla : c’est en l’asservissant qu’elle devient une dominatrice accomplie, et en le prostituant à ses copines puis à des clientes perverses qu’elle s’enrichit ! Elle sera fière de la docilité de son esclave, de son endurance à souffrir ou à donner du plaisir. Et après l’avoir dressé, puis transformé en une étrange créature, elle va devenir célèbre !

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I – LA CLASSE 5

— Vraiment, je ne vous comprends pas ! C’est la zone ici ! Avec vos références, vous auriez pu aisément briguer un poste plus prestigieux…

Madame Farelli, directrice du L.E.P. de Mesnil-sur-Seine, détaillait le dossier de son nouveau professeur. Elle n’en revenait pas ! L’homme qu’elle accueillait dans son bureau n’avait rien d’un professeur au rabais ou d’un jeune intérimaire sans expérience, balancé par l’Education nationale dans un lycée où personne ne souhaitait enseigner. Issu de Normale Sup’, Jacques Sigurd avait eu un parcours brillant et rapide. A vingt-sept ans, il avait collectionné les réussites scolaires et universitaires, et venait juste de soutenir avec brio un doctorat d’éducation sur l’enseignement dans les zones défavorisées de la banlieue parisienne.

— Je suppose qu’on vous a placé ici d’office à cause du sujet de votre doctorat, poursuivit Mme Farelli. Vous pouvez encore refuser ce poste pour rejoindre une école plus digne de votre niveau d’enseignement, vous savez…

— Non, Madame, répondit Jacques, c’est moi qui ai délibérément choisi votre établissement. Le taux d’échec scolaire y est très élevé et je souhaite, dans la mesure de mes faibles moyens, le redresser. Je n’ai pas choisi l’enseignement pour vivre dans la sécurité. Si nous avons la chance d’avoir suivi des hautes études, nous nous devons d’aider les jeunes en difficulté afin que certains puissent accéder au savoir. Je suis convaincu de notre mission éducative.

— Mon cher, votre discours est noble… Hélas, je crains qu’il ne se heurte vite à la dure réalité de la cité !… Enfin, je ne veux pas vous décourager, mais ici, tout le personnel enseignant a renoncé depuis belle lurette à son devoir pédagogique.

Jacques n’en avait cure. Ce discours défaitiste, il l’avait maintes fois entendu. Il voulait changer la société. Peut-être parce qu’il venait, lui aussi, d’un milieu modeste. La terrible réputation de ce Lycée d’Enseignement Professionnel, voie de garage pour les élèves brisés par le système, l’avait incité à venir ici. Son premier poste ! Il remplaçait une enseignante qui n’avait pu supporter plus d’une semaine, le harcèlement quotidien et la violence qu’imposaient les élèves. Fort d’un idéal inébranlable, Jacques pensait réussir là où tous échouaient.

— Quoi qu’il en soit, conclut Mme Farelli, vous avez mon soutien. N’hésitez pas à faire appel à moi en cas de problèmes avec les élèves. Ceux de la classe 5 sont extrêmement difficiles.

La classe 5, c’était justement avec elle qu’il avait son premier cours.

Jacques Sigurd prit congé de la directrice, lui affirmant une nouvelle fois sa confiance absolue. Mme Farelli, sceptique, songea que, dans peu de temps, il ferait comme les autres, fermerait les yeux sur la violence, contournerait les difficultés et chercherait à se protéger. Elle donnait peu de chances au jeune professeur et le regarda traverser d’un pas alerte les couloirs taggués qui le menaient à son champ de bataille. Quarante filles déchaînées qui mettaient le souk dans la classe.

L’arrivée de Jacques mit un terme au chahut. L’heure de cours se déroula sans difficulté notable. Jacques avait le charisme de ceux qui se sentent investis d’une mission juste. Évangéliste laïque, il prodigua son cours de français avec une ferveur presque communicative.

Une semaine après son arrivée, il avait imposé une discipline qui forçait l’admiration de tous ses collègues. Mme Farelli s’inclina devant cette réussite. Mais la fameuse classe 5 ne supporta pas longtemps cette ambiance de travail.

L’élément le plus perturbateur, Jamilla, apporta la discorde. Cette belle brune au teint mat rejetait en bloc le système scolaire et conchiait l’autorité. La loi de la jungle était sa règle. Rebelle, c’était elle qui avait poussé à bout le professeur précédent. L’insulte et la violence verbale avaient été le pain quotidien de cette fonctionnaire, que Jamilla traitait de « connasse », « grosse pute », « boîte à foutre » et autres qualificatifs qu’il vaut mieux oublier. Cherchant la provocation, elle était parvenue au résultat qu’elle souhaitait : mettre hors d’elle cette femme réservée et la battre. Un matin plus tendu que les autres, la « boîte à foutre », exaspérée, avait voulu sortir Jamilla de force de la classe. Écumante, l’élève s’était retournée contre son enseignante pour lui décrocher un direct du droit. La pauvre s’était fracassé le crâne contre le tableau. Son adversaire, profitant qu’elle fût à terre, à moitié sonnée, l’immobilisa et lui boxa le visage sans discontinuer tandis que les autres élèves, entraînées par l’ivresse de leur camarade, foutaient le bordel, couvrant les cris du professeur ensanglanté. Jamilla lui arracha ses vêtements. Plusieurs filles maintinrent le corps pantelant sur une table pour que Jamilla écrive quelques insanités. Avec un verre cassé, elle taillada les fesses pour y graver le mot « pute ». Elle la fit parader ensuite dans les couloirs, à quatre pattes, en la chevauchant, accompagnée de ses copines. Les portes des autres salles de cour restèrent closes, frappées de surdité. La classe 5 sortit sous le préau. L’enseignante ne supportait plus le poids de son élève et s’écroula, le corps constellé de bleus. Jamilla asséna le coup de grâce en vidant dans le cul de sa victime une boîte entière de pétards. Elle passa lentement une flamme de briquet devant les yeux du professeur et lui mit le feu… au cul. La récréation sonnait au même moment, libérant une marée d’élèves. Le corps pétaradant de la femme fut découvert par la directrice et ses collègues.

Mme Farelli préféra étouffer le scandale. Son établissement n’avait pas besoin d’une publicité aussi peu flatteuse. La classe 5 n’eut qu’un blâme. Quant à l’enseignante agressée, on murmure qu’elle serait toujours dans une maison de santé, autant ébranlée, sinon plus, par ce bizutage poussé que par la lâcheté des collègues qui n’étaient pas intervenus au moment de sa procession dans les couloirs.

Jacques ne connaissait pas les détails de l’histoire. Lorsque Jamilla commença à le provoquer, il n’hésita pas une seconde et lui mit une heure de colle. Elle se cabra et l’insulta. Deux heures de colles ! Elle le menaça du poing. Aussi sec, Jacques lui retourna les bras derrière le dos et la conduisit au bureau de la directrice. L’insubordination de Jamilla était flagrante et la directrice l’envoya aussitôt méditer en colle pour le reste de la journée.

Jamilla fulminait contre ce jeune blanc-bec qui avait osé la traîner chez la chef d’établissement. Elle, Jamilla, la terreur de Mesnil-sur-Seine !

— J’t’aurai, connard ! J’te f’rai bouffer les couilles, hurla-t-elle du fond du couloir, entraînée pair un surveillant.

Insensible à l’intimidation, Jacques ne se retourna même pas, pressé de regagner sa classe et de continuer son cours dans le calme.

 

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