JE SUIS DEVENUE LE JOUET SEXUEL DE MA BONNE

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M Lucienne

Confessions érotiquesMedia 1000


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128 pages


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Résumé

Il y a des bonnes qui sont de véritables perles. Il y en a d’’autres qui sont de sacrés souillons. Mais pour la jeune Lucienne, ce n’’est pas tant ce qui compte. Il y a les bonnes avec qui l’’on s’ennuie, et celles avec qui… on ne s’’ennuie pas. Et pourtant, il peut arriver qu’’elles soient très méchantes et n’’hésitent pas à vous donner la fessée. La fessée à cul nu ? Mais oui, parfaitement. Quelle honte…… Quels délices ! On se débat, on est furieuse…… Mais on en redemande. Cette bonne est certes une créature immorale ! Mais quand il est question de plaisir… la morale… ma foi… devinez où Lucienne se la met ?

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Si mes parents s’étaient entendus, jamais, sans doute, les bonnes n’auraient eu une si grande influence sur ma vie. Et l’une d’elles, Rosa, n’aurait pas pu faire de moi sa bête à plaisir, sa petite gouine, ou, comme elle disait avec son rire moqueur et cruel, sa « petite boniche du cul ».

Mais voilà, mes parents ne s’entendaient pas. Mon père, toujours par monts et par vaux, ne dormait à la maison que le week-end. Et ma mère avait des amants. C’était une jolie femme égoïste, très sensuelle, qui ne voulait pas vieillir.

Par coquetterie, elle me confinait dans l’enfance. Je me souviens qu’à l’adolescence, on me déguisait toujours en « guide de France ». La jupe à plis bleu marine s’arrêtant au-dessus des genoux, les chaussettes blanches bien tirées, des chemises scoutes trop grandes de deux tailles pour cacher mes seins, un béret, deux ridicules petites couettes, constituaient mon uniforme.

Dans la rue, les garçons ne me regardaient jamais. Quant à mes copines de classe, elles me méprisaient et me traitaient un peu comme une demeurée…

Fille unique, je n’avais pas d’amies. Sauf les bonnes… D’aussi loin que je me souvienne, ce sont toujours les bonnes qui se sont occupées de moi. Je ne me plaisais qu’en leur compagnie, j’étais leur confidente, je ne vivais que de leur vie…

Pour une fille comme Rosa, je m’en rends compte maintenant, je devais être la proie rêvée. Il n’a dû lui falloir qu’un regard pour me jauger…

Toute ma vie, je me souviendrai de ses gros seins blancs, et de la touffe de poils, bestiale, au bas de son ventre. En écrivant ces mots, je retrouve sous ma langue le goût un peu salé de son sexe, j’entends sa respiration haletante, ce grognement rageur que lui arrachait le plaisir, je sens ses ongles griffer mes joues… Jamais, malgré tous mes efforts, je n’ai pu la chasser de mon esprit.

Et pourtant, si je compte juste, elle ne sera restée qu’une dizaine de jours chez nous. C’est le récit de ces dix jours que je vais vous faire.

 

Jusqu’à son arrivée, je l’ai dit, j’avais eu une enfance et une adolescence très solitaires. Mon père, représentant régional d’un gros laboratoire pharmaceutique, sillonnait les départements voisins. Le samedi et le dimanche, il se levait tard. On m’interdisait de faire du bruit. Je n’avais le droit d’écouter mes disques que lorsque s’ouvraient les volets du grenier.

C’est là-haut, en effet, qu’il vivait, lorsqu’il était à la maison, s’y enfermant dès son déjeuner avalé. Il l’avait entièrement aménagé en bibliothèque pour y entreposer ses collections de livres anciens… Si ma mère ne pensait qu’à ses amants, mon père, lui, ne vivait que pour ses livres. Lorsqu’il n’était pas sur les routes, à visiter les médecins de campagne, il écumait les bouquinistes et les brocanteurs des patelins voisins, ou se bouclait dans son antre pour annoter ses fiches et ronger du papier.

Afin qu’on puisse le joindre quand il était là-haut, il avait bricolé lui-même un interphone. C’est par ce moyen que nous communiquions avec lui. La bonne l’appelait de la cuisine pour l’avertir que le repas était prêt. Nous entendions grincer les marches de l’escalier, il paraissait, les yeux rougis par la lecture, l’air hagard. Il avait toujours un livre ou un catalogue de vente par correspondance à la main.

Ma mère ne l’attendait pas pour commencer à manger. Elle mettait un point d’honneur à se comporter comme s’il n’existait pas. A table, mon père cochait son catalogue. Ma mère lisait un roman-photo ou un magazine de modes. Je ne lui ai jamais vu un vrai livre entre les mains. Les livres, elle les détestait ; ils lui rappelaient trop mon père.

Pendant ces repas silencieux, seule la bonne prononçait quelques rares paroles. Intimidée par l’atmosphère lugubre qui régnait chez nous, elle parlait à la cantonade, comme quelqu’un qui pense à haute voix et n’attend pas de réponse. Personne, d’ailleurs, ne lui en faisait. Ma mère, parce qu’elle se serait crue déshonorée de faire la conversation à une domestique. Mon père, parce qu’il ne l’entendait même pas. Et moi, parce que je n’étais pas autorisée à ouvrir la bouche.

Je détestais les jours où mon père dînait à la maison. En semaine, quand il était en déplacement, ma mère en profitait pour aller retrouver ses amants, ou alors, elle se faisait servir au lit, sur un plateau, et moi, je mangeais à la cuisine avec la bonne.

Nous écoutions Europe n°1 en tartinant des rillettes. Nous nous chamaillions. Nous dévorions les horoscopes d’Ouest Matin. Elle me racontait ses peines de cœur. Je corrigeais les fautes d’orthographe des lettres qu’elle écrivait à son « promis », dans une lointaine ville de garnison.

Pour moi, c’était la vraie vie. Toute petite, quand on me demandait ce que je voudrais faire quand je serais grande, je répondais : « Bonne ». Cela faisait rire les grandes personnes – mais pas ma mère.

Je ne me souviens de ma mère que pendue au téléphone, en train de rire avec coquetterie, d’une voix artificielle, ou, au contraire, de récriminer avec aigreur, en ravalant ses larmes, couvrant de reproches son correspondant.

De la cuisine, la bonne et moi, nous écoutions cette éternelle supplication de la femelle en mal d’amour, cet interminable monologue entrecoupé de soupirs, de menaces, de gémissements. Notre tranquillité dépendait de la réponse que ferait l’homme à qui ma mère mendiait un rendez-vous.

Lorsqu’elle ne trouvait personne pour la « sortir », cela la mettait dans une humeur infernale. Elle allait et venait dans sa chambre, comme une bête en cage. Puis elle sonnait la bonne.

C’est sur la bonne qu’elle passait ses nerfs. Aussi, nous en changions sans cesse. Rares étaient celles qui pouvaient supporter plus d’une ou deux semaines les persécutions mesquines et les criailleries de cette femme insatisfaite.

 

Puis Rosa est arrivée. Et avec elle, ma vie a changé.

 

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