Je suis une Toulousaine vicieuse

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PAULA

Confessions érotiquesMedia 1000


BDSMexhibitionexhibition et voyeurismepunition


128 pages


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Résumé

Paula est une femme vicieuse. Une grande dépravée. Sans arrêt, elle pense au sexe. Elle s’occupe du sexe. Du sien. Et de celui des autres… Elle n’y peut rien, c’est comme ça. ll n’y en a pas une comme elle pour se mettre dans les situations les plus embarrassantes, où sa pudeur sera mise à mal. « C’est plus fort que moi, nous dit-elle, j’ai toujours aimé m’exhiber. Toujours aimé qu’on me force à faire des vilaines choses. Plus elles sont vilaines et plus j’aime ça. C’est quand la honte me brûle les joues (et pas seulement les joues), que la vie me paraît enfin digne d’être vécue ! Sinon, je m’ennuie. » C’est à Toulouse que Paula se livre à ses turpitudes… Heureux Toulousains !

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1

Les évènements que je vais relater – qui pour une bonne partie constituent l’essentiel de ma vie – remontent à une vingtaine d’années. Je venais d’avoir dix-sept ans, je voyageais seule pour la première fois et j’ai encore aux lèvres le goût de ce matin de février, dans les yeux les lumières de la gare du Nord, le béret rouge de Jacqueline C. chez qui j’allais travailler comme apprentie-coiffeuse et qui m’attendait au bout du quai.

Je retrouve aussi l’émotion joyeuse qui m’a saisie en poussant la porte de la brasserie où elle m’a entraînée pour prendre un petit déjeuner.

Malgré la pluie, tout me paraissait excitant, le va-et-vient des garçons et des consommateurs, les banquettes à galeries, les glaces dans lesquelles je me voyais, jolie brune aux yeux mauves, une expression de contentement dans le regard.

Nous avons pris un taxi dans la cour de la gare.

Le salon de coiffure se trouvait à Maisons-Alfort. Tandis que nous traversions Paris, Jacqueline m’a questionnée sur ma vie à Calais, mes tantes, Emma et Marcelle, mes tutrices légales depuis la mort de mes parents quinze ans plus tôt dans un accident de voiture.

— Vous n’avez pas trop souffert de l’absence de vos parents, Paula ?

Il n’était pas question de dire du mal de tantes qui m’avaient recueillie, mais comment faire comprendre à une femme qui restait coquette en dépit de la cinquantaine, ce qu’avait été ma vie chez deux grenouilles de bénitier ?

Je n’avais pas été malheureuse à proprement parler. Pas heureuse non plus. C’était drôle, dans le glissement des vitrines et des voitures, d’évoquer la rue de Croy – une des plus anciennes de Calais – la maison froide, écrasée par l’ombre de la cathédrale.

Marcelle avait cinquante-trois ans, Emma quarante-huit. Vêtues de noir en hiver, de bleu marine en été, elles étaient si semblables qu’on aurait pu les prendre pour des jumelles.

Il existe des tas de femmes célibataires que personne n’aurait l’idée de traiter de vieilles filles. Pour mes tantes, c’était ce mot qui venait immédiatement.

A cause de la sécheresse de leurs physionomies ? Du fait qu’elles fréquentaient assidûment l’ouvroir et la cathédrale ?

A la mort de mes parents elles n’avaient pas plus de trente-huit et trente-trois ans, mais elles étaient déjà éteintes, avec autour d’elles cette morosité que je voulais fuir à tout prix.

Est-ce par réaction que très tôt j’ai laissé libre cours à ma sensualité ? Je ne sais, mais je me souviens avec angoisse d’un évènement qui s’est produit dans ma quinzième année.

C’était au début de juin. Depuis quelques temps j’avais pris l’habitude de m’observer, toute nue, devant la glace de l’armoire de ma chambre. J’ai été formée très tôt. A quatorze ans j’avais le corps d’une fille de dix-huit. Si mes tantes étaient choquées de devoir m’acheter des soutiens-gorge 90 C, moi j’étais ravie de posséder des seins en poires à la peau élastique, aux aréoles petites, aux bouts longs.

Au bas du ventre, le triangle noir du pubis tranchait sur ma peau claire. Je pressais mes seins l’un contre l’autre, ressentant un plaisir subtil à les sentir lourds, souples pourtant. Une chaleur se répandait dans ma gorge. Jambes écartées, je détaillais ma vulve, étonnée par le rose presque artificiel de l’entrée du vagin, du contraste entre les grandes lèvres, dodues, les petites, fragiles, que je défroissais du doigt. Fascinée, je regardais mon clitoris que l’excitation dressait. Déjà gros au repos, il prenait à ce moment un tel volume que je me demandais si j’étais faite comme les autres femmes, car bridée par mes tantes je n’avais pas d’amie intime, aucune possibilité de comparer ou de poser des questions.

Je le touchais d’un doigt timide d’abord, puis le plaisir montant, je ne résistais pas à me branler, sans aller jusqu’à l’orgasme pour faire durer mon plaisir.

Je me tournais alors pour admirer mes fesses qui s’arrondissaient joliment, ma taille flexible, mon dos droit. J’avais conscience d’être jolie, et pour jouer, je prenais des poses de filles de magazines – ceux que je feuilletais en douce au kiosque à journaux.

L’aînée de mes tantes travaillait au Centre des impôts, l’autre à la Sécurité sociale, autrement dit, les après-midi où mes cours finissaient de bonne heure, j’étais seule jusqu’à six heures trente. Non contente de m’observer dans la glace, j’en profitais pour circuler toute nue dans la maison.

Ce jour-là, à cause de l’absence d’un professeur, je me suis trouvée libre dès trois heures. Une fois dans ma chambre, je me suis déshabillée lentement, attentive à la montée d’un trouble plus fort qu’à l’ordinaire. Le soleil qui caressait mes bouts de seins les faisait paraître plus roses, un poids inattendu alourdissait mon ventre, je respirais difficilement. J’ai glissé mes doigts dans ma chatte, surprise d’être si mouillée. Les pointes de mes seins s’étaient durcies. Je les ai pincées fort, sans bien savoir ce que je cherchais. D’instinct, mes reins bougeaient comme pour aller au devant d’une pénétration.

J’ai glissé un doigt dans mon vagin, un autre. Tout en les faisant aller et venir craintivement, j’observais mon visage. Les joues écarlates, les yeux luisants, j’avais un air à la fois sournois, coupable, mais résolu.

J’ai enfoncé tous mes doigts, étonnée de n’éprouver qu’une vague douleur, rien de comparable avec les sensations agréables que j’obtenais en masturbant mon clitoris. Le désir ne refluait pourtant pas. Une envie que je n’avais encore jamais éprouvée me venait, celle d’une queue, et des yeux, j’ai cherché un objet pouvant servir de substitut. Me souvenant d’un flacon de crème pour les brûlures que mes tantes rangeaient dans la pharmacie de la salle de bains, je suis descendue au rez-de-chaussée.

La salle de bains donnait sur une arrière-cour au-delà de laquelle il y avait une maison à un étage. Elle était habitée depuis peu, mais j’avais une telle habitude d’en voir les volets tirés que je n’ai pas pris la précaution de fermer la fenêtre. Au contraire, en m’allongeant dans la baignoire, j’éprouvais une volupté supplémentaire à m’offrir aux rayons brûlants.

J’ai saisi le flacon, et avec un mélange d’excitation et de peur, j’ai fait aller et venir l’extrémité à l’entrée de mon vagin. Ma mouille l’humidifiait, ça restait froid pourtant, plus agaçant qu’agréable. D’une main, je caressais mes seins. En poussant le flacon dans ma chatte, j’évoquais l’entrejambe des garçons dema classe dont le jean accusait un fort renflement.

Malgré la douleur, je continuais à pousser quand un rideau a bougé dans la maison d’en face. Dans l’encadrement d’une fenêtre, il y avait un homme qui ne se cachait pas pour m’observer.

Il était grand, large d’épaules, vêtu d’une chemisette à carreaux découvrant une poitrine et des avant-bras velus. Il devait avoir quarante ans, ce qui me paraissait vieux. Est-ce pour ça que je n’ai pas fait mine de fermer la fenêtre ? Elle avait des vitres dépolies, et de ma place, il m’aurait été facile de la pousser. Si j’avais eu affaire à un garçon de mon âge, je n’aurais pas hésité, mais le regard de l’homme était si lourd, si différent de ceux des garçons de ma classe, que je n’ai pas bougé. Sous ses yeux mes seins devenaient plus durs, ma chatte se dilatait – le flacon m’a pénétrée enfin.

J’ai crié. De surprise et de peur. Mon cœur tapait si fort que j’en avais l’écho dans les oreilles, j’ai soupiré en m’écartant davantage et en bougeant les reins.

L’homme était toujours là. Un moment ses mains ont disparu. J’ai compris qu’il ouvrait sa braguette. Attentive, j’ai guetté l’instant où il allait montrer son sexe.

Je n’avais jamais vu de sexe d’homme en vrai. En découvrant une verge brune et bandée, le gland rouge, j’ai eu une commotion si forte que mon vagin a rejeté le flacon. La main de l’homme a bougé sur sa queue. C’était la première fois que je voyais un homme se branler. Ca me faisait un tel effet que j’avais le visage en feu, l’impression de ne plus avoir de salive, et dans le ventre, une boule de plaisir brûlant.

Brusquement, la porte de la rue a claqué.

Des pas résonnaient dans le couloir. Avant que j’aie pu faire un geste la porte de la salle de bains s’est ouverte. Brandissant une main ensanglantée, ma tante Emma se précipitait sur le lavabo.

— Je me suis blessée avec la boîte à lettres. Il va vraiment falloir…

Une rougeur a envahi son visage. En voyant le flacon barbouillé de sang et de mouille entre mes cuisses, elle a ouvert la bouche sur un cri inarticulé.

Par chance, l’homme avait disparu.

Toute raide, je suis sortie de la baignoire. Sans protester, j’ai reçu deux gifles maladroites. Bégayant d’émotion, ma tante me traitait de perverse, de putain, parlait d’orphelinat et de maison de correction. Elle s’est finalement laissée tomber sur l’unique chaise en pleurant.

— Mon Dieu Paula… comment est-ce possible ? Te déflorer ainsi ! Tu as donc le diable dans le corps ?

Que répondre ?

— Nous n’en parlerons pas à Marcelle. Elle en ferait une maladie et qui sait de quoi elle serait capable ! Mais tu dois me promettre solennellement d’aller te confesser et de ne jamais, jamais, recommencer.

J’ai promis. Ce qui ne m’empêchait pas, dans mon lit, de me masturber en pensant au voisin. Il me suffisait d’évoquer la bite apparaissant et disparaissant entre les doigts épais, le gland cramoisi, les couilles que je n’avais fait qu’entrevoir pour ressentir un frisson voluptueux.

Il y avait aussi le regard de l’homme. Ce regard qui m’avait caressée aussi précisément que des mains.

Je comprenais qu’il y avait là quelque chose de sale, de pas très sain en tout cas. J’en éprouvais un malaise. Curieusement, au lieu de me retenir, ce sentiment trouble m’excitait.

Peut-être ma tante avait-elle raison en me traitant de perverse ?

Je me promettais de ne plus me toucher, mais au bout de trois jours je recommençais, évoquant toujours les mêmes images. A force de me masturber je maîtrisais parfaitement mon plaisir, mais l’orgasme ne venait qu’en évoquant le voisin, jamais des garçons que je connaissais.

En revanche, quand je rencontrais monsieur R. – ça arrivait quelquefois – je répondais brièvement à son salut, je détournais la tête, apeurée par son désir.

L’année suivante, bénéficiant de plus de liberté, j’ai pu, comme mes copines aller au cinéma, au bowling et à la piscine. C’est là que j’ai connu Emmanuel, un garçon de vingt ans que j’ai suivi tout de suite dans la chambre de bonne qui dépendait de l’appartement de ses parents.

C’était un beau mec. Brun à peau mate, plus expérimenté que ne le sont en général les garçons de cet âge. C’est lui qui m’a initiée à la fellation et au cunnilingus et dépucelée car je ne considérais pas l’épisode de la baignoire comme une défloration véritable.

Naturellement, mes tantes ignoraient cette aventure. Ce qui ne les empêchaient pas de me flairer comme si elles cherchaient sur moi l’odeur du mâle.

Je n’étais pas une élève brillante, mais l’année de mes seize ans a été particulièrement catastrophique. Je séchais les cours pour passer le plus de temps possible dans la chambre d’Emmanuel, si bien qu’à la fin de l’année scolaire j’ai dû avouer à mes tantes que je n’étais pas admise en première.

De leur point de vue, c’était un drame. Elles se saignaient pour me payer des études, j’étais une ingrate, je n’arriverai à rien ! Ce discours n’était pas nouveau et j’en avais plus qu’assez. J’ai dit que je voulais apprendre la coiffure, non par vocation, mais pour m’émanciper.

Mon idée, c’était Paris. Mais ça ne s’est pas fait du jour au lendemain ! Mes tantes soulevaient difficulté sur difficulté. Pourquoi ne pas apprendre la coiffure à Calais ? Paris était dangereux pour une jeune fille. Il faudrait louer une chambre, etc.

J’ai tenu bon, réussi à décrocher un contrat d’apprentissage en même temps que mon inscription à l’école de coiffure. Après des semaines de discussion j’étais enfin arrivée à Paris bien décidée à prendre du bon temps.

— Eh bien ?

J’ai sursauté au contact de la main de Jacqueline.

— Vous ne m’avez pas répondu. Vos parents ne vous ont pas trop manqué ?

J’ai secoué la tête. A quoi bon raconter un passé auquel je tournais le dos ?

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