J’étais le jouet des médecins de service

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Confessions érotiquesMedia 1000


à plusieursau travailexhibition et voyeurismelesbienpremière fois


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Résumé

Catherine de N. est actuellement médecin. Je l’ai rencontrée dans… un club de rencontres. Nous avons tout de suite sympathisé… après avoir « joué » ensemble de la façon que vous devinez.
Apprenant que je m’occupais d’une collection de Confessions, elle m’a proposé de raconter comment elle était devenue ce qu’elle était. Selon ses propres termes : « une coquine intégrale qui ne vit que pour le sexe ». Vous allez donc lire le récit de son initiation au vice par ses collègues médecins, et par certaines infirmières, leurs complices, au temps pas trop lointain où elle finissait ses études…

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1 – A l’hôpital

Je m’appelle Catherine de N., je suis médecin. Et obsédée sexuelle. Voici comment tout a commencé à l’hôpital dans lequel je faisais mes études. J’avais vingt ans, j’étais en troisième année de médecine à Necker-Enfants malades, à Paris. C’était une année importante, car j’allais avoir une part active au sein de l’hôpital. Les deux premières années de médecine sont consacrées aux études théoriques, alors qu’en troisième année, on aborde les matières purement médicales, pneumologie, cardiologie, obstétrique, etc. Et en même temps, on passe à la pratique en effectuant des stages à l’hôpital.

Au début de chaque période de stage a lieu la cérémonie du choix. Celui-ci se fait selon l’ordre alphabétique. Mais celui qui choisit le premier choisira le dernier la fois suivante.

Pour mon premier stage en hôpital, je n’ai pas eu de chance, j’étais parmi les dernières à choisir. Il ne me restait plus que les mauvais services et ceux réputés difficiles, c’est-à-dire les services de chirurgie, à cause du bloc opératoire et des gardes de nuit.

Je me suis donc retrouvée dans un service de chirurgie générale à l’hôpital Boucicaut, rue de la Convention, dans le xve arrondissement. C’est un petit hôpital assez vétuste qui occupe tout un pâté de maison. Les bâtiments ont deux étages et sont disposés en carré. Au centre, se trouvent deux longues bâtisses parallèles.

La journée d’un étudiant en médecine est divisée en deux. Le matin, il va à l’hôpital, l’après-midi, il suit les cours à la fac. Les étudiants sont appelés externes. Ils sont responsables d’un certain nombre de lits et bien sûr, des malades qui s’y trouvent. Ce sont eux qui les examinent en premier, qui ouvrent leur dossier. Le travail de l’externe est supervisé par l’interne, un étudiant de 7e ou 8e année.

Le premier jour de stage, je me suis présentée en compagnie d’une quinzaine d’autres externes. J’avais le trac, je me demandais si j’allais être à la hauteur. Je n’avais pas beaucoup d’expérience avec les malades mais surtout, j’appréhendais le bloc opératoire.

La surveillante générale du service nous a accueillis et nous a conduits à la buanderie, au sous-sol, pour nous faire prêter une blouse de l’Assistance Publique. Ensuite, nous avons eu droit à un discours de bienvenue de la part du patron, le professeur G., un homme d’une cinquantaine d’années, plutôt petit, mince, avec des. mains très fines. Il ne paraissait pas très sympathique. Il avait une réputation d’intransigeance. C’était le type même du mandarin, le genre de grand patron qui pense avoir le droit de vie ou de mort sur tous ceux qui travaillent dans leur service.

Après son laïus, il nous a laissés entre les mains de Serge, l’un des trois internes. Un blond à l’air gentil, avec des lunettes et une voix douce. Il nous a répartis entre les différents secteurs du service consultation, salle et bloc opératoire. La consultation est plus intéressante et plus formatrice, on y voit les patients avant leur entrée dans le service, alors qu’il s’agit de porter un diagnostic. La salle, c’est plus tranquille, le travail consiste à jeter un coup d’œil aux malades qui viennent de se faire opérer, à ranger les radios et les résultats des examens de sang. Le bloc est le secteur le plus pénible, car les opérations y durent plusieurs heures.

Comme on choisissait en fonction de l’ancienneté, les étudiants les plus vieux ont pris les postes les plus intéressants. Avec deux autres étudiants de mon année, je me suis retrouvée en salle d’opérations.

Pour notre première matinée, nous nous sommes contentés d’observer les chirurgiens à travers une grande vitre. Une des panseuses (on appelle ainsi les infirmières qui travaillent au bloc), nous a expliqué en quoi consistait notre travail et nous a donné des conseils. Elle nous a aussi parlé des manies de chacun. L’un n’utilisait jamais telle ou telle pince, l’autre ne se servait que d’un seul type d’écarteur…

— Mais le plus emmerdant, c’est le professeur G., nous a-t-elle confié en faisant une grimace peu encourageante.

— Et les internes, ils sont sympas ? a demandé Aline, une petite blonde qui avait été dans le même groupe que moi en travaux pratiques de biologie.

La panseuse a haussé les épaules.

— La fille n’est pas causante, mais elle est très compétente. Quant à celui-là (elle a montré l’une des silhouettes enveloppées d’une blouse bleue de chirurgien), c’est le fils du patron du service de gynéco-obstétrique… Il n’est pas très brillant, mais c’est un fils de patron…

Sa mimique en disait long. Elle nous a entraînés dans la salle de soins du bloc pour nous montrer comment enfiler des gants stériles. Un peu plus tard, j’étais en train d’en mettre une paire lorsque les chirurgiens sont sortis du bloc en se débarrassant de leur blouse.

— Tiens, voilà la viande fraîche !, s’est exclamé l’un d’eux en nous regardant.

Il m’a fixée en enlevant le bonnet jetable qui couvrait ses cheveux bruns. C’était un garçon au visage anguleux, ses épaules étaient larges, ses bras musclés. Il s’appelait Raoul, c’était lui dont nous avait parlé la panseuse. En passant à côté de moi, il a murmuré :

— Il y a des petits lots intéressants…

Ils ont quitté la pièce en lançant des plaisanteries de mauvais goût.

— Tu lui as tapé dans l’œil, m’a dit Aline.

Comme les opérations étaient terminées, la panseuse nous a fait pénétrer dans les blocs pour nous montrer le matériel opératoire. Là, nous avons fait connaissance avec la troisième interne qui surveillait son malade sur la table de réveil. Elle se prénommait Estelle, c’était une grande brune aux cheveux coupés court, au visage mince. Comme nous l’avait dit l’infirmière, elle n’était pas loquace. Elle a fait appeler un brancardier et elle a quitté le bloc à la suite de son malade.

La panseuse nous a montré les instruments de chirurgie, les désignant par leur nom. Il y avait la pince Machinchose, l’écarteur Bidule…

— Il faudra que vous connaissiez ces instruments par cœur pour les donner au chirurgien quand il vous les demandera…

Ça promettait… Nous avons terminé la visite et nous avons quitté le service. Je suis allée manger au restau universitaire de l’hôpital Necker, rue de Vaugirard, puis je me suis rendue à mon cours de pneumologie. Ensuite je suis rentrée chez moi. J’habitais encore chez mes parents, dans le XVIIe. Ma mère, qui ne travaille pas, m’attendait. Elle savait que j’étais anxieuse à cause de ce premier stage.

— Ça s’est bien passé ?

Je lui ai raconté ma matinée en détail, en omettant toutefois de lui rapporter les propos de Raoul.

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