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Résumé

Un soir, Marie, 18 ans, expérimente dans son lit un loisir qu’elle vient de découvrir : la masturbation (il n’est jamais trop tard…). Et elle entend Bénédicte, sa colocataire, faire de même de son côté. A deux, c’est sans doute mieux, lui souffl e la voix de la sagesse. Et voilà nos étudiantes parties à s’amuser ensemble, et bientôt à recruter tous azimuts, en s’exhibant partout où elles le peuvent dans Paris. On le sait bien : quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites… Sous le pseudonyme féminin de Marie Salama, se cache un ermite qui vit dans la campagne de Manosque chère à Giono. Au cours de ce récit très épicé, notre auteur se souvient des amours de jeunesse de sa meilleure amie…

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CHAPITRE I – L’éveil

Mon éveil sexuel a été tardif : j’avais juste dix-huit ans. A cette époque, les études m’absorbaient. J’étais en maths sup dans un grand lycée parisien. J’avais eu quelques expériences, mais rien d’intéressant. Aucun garçon n’avait su s’y prendre avec moi, et mon éducation chez les bonnes sœurs m’avait empêchée de me tourner vers l’homosexualité. J’étais vierge, refoulée, et j’avais relégué mes rares pulsions sous la pile de mes problèmes de maths.

Je n’étais pas mal physiquement, mais les nonnes m’avaient appris à décourager d’un simple regard les ardeurs des garçons.

La vie se déroulait, calme, régulière. L’avantage, dans ce genre d’études, c’est que l’on n’a pas le temps de se poser des questions : huit heures de cours par jour, plus une à deux heures de « colles » (interrogations orales). Les soirées sont occupées à faire les devoirs ; on se couche à minuit passé, complètement abrutie, et la première pensée du matin est pour notre merveilleux lycée. Les week-ends et les vacances servent à résorber le retard qu’on a pris.

Je n’avais qu’une seule hantise : la visite médicale annuelle. Vrai cauchemar, non pas parce que je redoutais de me trouver à moitié nue devant mes condisciples, ou de me faire tripoter par un médecin, mais parce que je n’arrivais pas à faire pipi dans le verre en plastique. J’avais beau me contorsionner dans tous les sens, penser à des rivières, faire couler le robinet ; rien à faire, je restais désespérément tarie. Jusqu’en terminale, j’avais dû affronter la honte de devoir avouer publiquement cette tare.

Cette année-là, je me suis entraînée quelques jours avant, avec mon verre à dents, debout face à la grande glace murale de la chambre que j’occupais dans la résidence pour jeunes filles de la rue du Docteur-Blanche. Je m’étais assurée au préalable que ma colocataire ne risquait pas de revenir inopinément.

J’ai donc mis des sous-vêtements blancs, tels que ceux que je porterais le jour de la visite, et j’ai baissé ma culotte de coton à mi-jambes. Prévoyant qu’il n’y aurait pas de papier pour m’essuyer, je me suis exercée à tenir le verre d’une main, et de l’autre, à ouvrir grand mes lèvres. Le spectacle que me renvoyait la glace était digne d’un film X, mais je ne m’en rendais pas compte. Mon jet est parti tout seul ; je l’ai arrêté dès que l’urine – d’un beau jaune paille avec des bulles – a atteint le haut du verre.

J’avais procédé avec adresse : je ne m’en étais mis nulle part. J’ai renouvelé l’expérience plusieurs fois, en me contrôlant à la perfection. C’est alors que la curiosité m’a poussée à me regarder dans la glace. L’image me renvoyait un visage plaisant, encadré de cheveux blonds, que je ramenais souvent en natte, une paire d’yeux verts en amande, une bouche mince avec des dents blanches. Mes seins étaient bien proportionnés, mon ventre tout plat ; un reste de bronzage se remarquait à l’emplacement du maillot. Mon sexe était peu fourni.

J’ai écarté les jambes, me suis cambrée pour mieux me voir. Mes petites lèvres roses étaient fines comme de la dentelle. Je les entrouvris. J’observai attentivement mon méat. Il était réduit à un point, avant de s’ouvrir pour laisser passer le jet, qu’aussitôt j’interrompais. Je trouvais très mignonne la petite goutte qui restait accrochée quand il se refermait. A un moment, je l’ai cueillie avec mon index, que j’ai porté ensuite à mon nez pour en sentir l’odeur : pas désagréable du tout. Je fus presque tentée de lécher, mais je me repris en pensant aux bonnes sœurs : elles auraient été horrifiées.

Le jour de la visite médicale, pour conjurer le sort, je riais comme les autres filles, au moment du déshabillage collectif à l’infirmerie du lycée. Curieuse, je les observais en petite tenue. Certaines avaient des dessous élaborés ; je découvrais avec surprise que la mode était aux culottes presque transparentes. Je n’imaginais même pas que cela puisse exister. Heureusement, une proportion non négligeable de mes condisciples portait des sous-vêtements raisonnables, comme moi.

Je remarquai qu’Aurélie, la seule de ma classe avec laquelle je parlais d’autre chose que de nos devoirs, avait des formes plus développées que ne le laissait deviner son éternel uniforme jean-col roulé. Je la suivis du regard quand elle partit dans un des deux W.-C. pour remplir son verre. De dos, elle était aussi charmante que de face, me dis-je, jalouse. Quand elle revint quelques minutes après, elle déposa son verre sur l’étagère prévue à cet effet, puis me dit :

— C’est à toi, tu es la dernière.

Les autres étaient déjà passées à côté, dans la pièce qui servait de salle d’attente pour le médecin. Et là, ce fut l’enfer : je m’escrimais sans parvenir à un résultat. Ce n’était pas catastrophique, mais j’avais horreur, à l’époque, de me faire remarquer. Une fois de plus, il me faudrait aller voir l’infirmière, et lui dire, devant tout le monde, que je n’y arrivais pas. Sûr qu’on allait se moquer de moi, que j’allais piquer un fard monumental.

Je ruminais ces sombres pensées, quand j’entendis à travers la porte :

— Ça va ?

C’était la voix d’Aurélie. J’ouvris, sans même remonter ma culotte, tant j’étais perturbée ; dans l’entrebâillement, je fis part à ma copine de mes malheurs.

— Attends, je vais t’aider.

Sans attendre mon assentiment, elle entra, ferma le verrou. Se retournant, elle rougit devant mon sexe dénudé. Elle essayait, plutôt maladroitement, de se montrer naturelle. J’aurais dû être dans le même état, mais je ne pensais qu’à ce fichu verre, et toutes mes autres inhibitions étaient annihilées.

Après des années de recul, je n’arrive pas encore à savoir si le geste d’Aurélie était guidé par la seule camaraderie, ou par la plus aboutie des perversités.

–— Je vais mouiller ma main et te la mettre sur le ventre… tu verras, ça marche à tous coups.

Après s’être passé les mains sous l’eau froide, elle s’accroupit devant moi, mit le verre en position. Je me suis cambrée, j’ai écarté mes lèvres. Son visage était à moins de quinze centimètres de ma fente. Aurélie mit sa main juste au-dessus de la touffe de poils. Normalement, cette situation incongrue bloque définitivement toute possibilité d’émission, mais ce fut le contraire qui se produisit : le contact de sa peau froide sur la mienne me libéra. Un jet puissant sortit de mon méat, tomba dans le verre.

— C’est bon, arrête ! fit-elle.

Ses paroles me surprirent ; mes doigts glissèrent, déviant le jet que je réussis à arrêter. De l’urine avait coulé le long de mes cuisses ; mon sexe dégoulinait.

— T’inquiète pas, on va arranger ça.

Aurélie posa le verre, prit du papier-toilette au distributeur – contrairement à mes prévisions, il y en avait –, m’essuya les jambes.

— Tu vois, c’était pas difficile, dit-elle quand elle eut fini.

Elle déposa un petit baiser candide sur ma fente. Une bouffée de chaleur incroyable m’embrasa, me mettant le feu aux joues et dans le bas-ventre. Aurélie ne parut rien remarquer. Elle se releva, ouvrit la porte.

J’ai remonté ma culotte. Je suis sortie derrière elle, aussi shootée que si j’avais fumé un douze-feuilles. Je suis restée dans un état second pendant toute la visite, répondant à peine au médecin qui voulait savoir comment se passaient mes règles – pas de problème – si j’avais mal quelque part – non-non – si je dormais bien – oui-oui.

J’ai repris mes esprits pendant le cours de chimie ; j’ai essayé de comprendre ce qui m’était arrivé. Le monde venait de s’arrêter de tourner, pourtant tout semblait normal. Aurélie prenait sagement des notes.

J’avais encore le bas du ventre en feu ; discrètement, j’ai passé la main entre les pans de mon kilt, me suis tâté l’entrejambe. Le fond de ma culotte était tout humide. Personne ne voyait ce que je faisais ; le prof poursuivait ses explications sur l’équation de Schrödinger. Ecartant l’élastique, j’ai glissé un doigt dans ma culotte, effleuré mes lèvres ; elles étaient mouillées. La chaleur de mon bas-ventre s’accentuait au fur et à mesure de ma progression ; je fus obligée d’arrêter. Je tremblais comme si j’avais froid, alors que tout bouillait en moi.

J’ai retiré mon index, l’ai mis dans ma bouche. Aurélie m’avait embrassée là ; donc, elle devait avoir le même goût sur ses lèvres. Au lieu du tableau, je la voyais elle, le verre à la main, en train de regarder mon sexe béant… et ce baiser… J’ai passé le reste des cours à enfoncer mon doigt de plus en plus profond. A la récré de quatre heures, je suis allée aux toilettes. Comme il y avait du monde à côté, j’ai fait un pipi tout sage, mais je ne me suis pas essuyée.

A la reprise des cours, j’ai laissé à nouveau vagabonder mes pensées… et ma main gauche. Au fil des heures, l’odeur et le goût devenaient plus forts, ce qui augmentait encore la chaleur de mon ventre.

De retour à la résidence, j’ai foncé dans ma chambre, m’y suis enfermée, puis je me suis jetée sur mon lit. J’ai ôté ma culotte dont l’empiècement était marqué d’un rond jaune ; je l’ai humée. La chaleur que je ressentais dans mon ventre me faisait du bien, et en même temps, me faisait souffrir. Il fallait que je me libère. Je me suis tournée face à la glace, et écartant les jambes, j’ai massé doucement mon méat en contemplant mon image. Quand, au bout de quelques secondes, le plaisir m’a submergée, je n’ai pas pu m’empêcher de crier.

J’avais fini par trouver la clé qui permettait d’accéder à la jouissance, sans l’avoir cherchée.

 

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