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Résumé

Que  faire d’une nouvelle vie, sinon découvrir des plaisirs qui semblaient jusque-là interdits ? Leila n’a plus envie de subir la domination de son mari, et de victime elle devient prédatrice. Elle chasse dans le Paris nocturne et découvre des plaisirs nouveaux, comme pervertir d’innocents jeunes gens et jeunes filles…

Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Elle a une revanche à prendre… Son ex-mari et sa maîtresse le découvriront à leurs dépens !

Dans ce texte, Sylvain Parker s’est inspiré de la vie d’une jeune femme qu’il connaît bien, qu’il a aidée à assumer le libre choix de ses désirs.

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CHAPITRE I

La ligne du crayon noir épouse la courbe au-dessus du renflement de la paupière. Du déroulé monotone de ses journées, se maquiller le matin est le moment que Leila préfère.

Le trait du fard est un peu gras mais très fin. Elle aime renforcer ainsi l’évocation orientale de son visage. C’est sa mère qui lui a appris comment surligner ses yeux avec le khôl. Suivant l’usage que l’on en fait, ce mascara peut suggérer une princesse raffinée ou bien une pute des maisons d’abattage de Marrakech… Comme pour l’aquarelle, on ne peut s’y reprendre à deux fois. Le dessin doit être continu, pas trop appuyé, en un seul mouvement. La caresse d’une aile de papillon…

Sa mère lui a enseigné tout le reste. Se tenir sur la réserve, tout en pudeur et discrétion, seuls les yeux ont le droit de laisser deviner la braise cachée. Mais deviner seulement. Tout le reste est voué à appartenir au mari, jusqu’à la soumission elle-même, c’est lui qui en sera propriétaire. Arrivera-t-elle jamais à s’affranchir de cet héritage ?

Aujourd’hui, c’est le tailleur rose qu’elle a choisi, elle aime le contraste entre la coupe austère et la couleur joyeuse de praline claire. Les hanches larges et la poitrine volumineuse. « Tu pourrais être danseuse », lui disait sa mère. Mais c’est de ses cheveux qu’elle est la plus fière, cascade brune, presque noire, pailletée pourtant d’éclats cuivrés. La dernière touche à laquelle elle prend un plaisir sensuel, brosser longuement son épaisse chevelure.

Il fait encore sombre, la veille on est passé à l’heure d’été. Par la fenêtre qu’elle a ouverte se faufilent les senteurs fraîches du gazon. De tout le lotissement, c’est sûrement elle la première à être prête à partir au travail.

Franck ronfle doucement, encore dans les vapeurs tièdes du sommeil. Lui démarre sa journée toujours deux heures plus tard, ils bossent pourtant dans la même boîte, mais il s’est toujours bien arrangé. On aime son humour de boute-en-train, y compris leur patronne qui tolère ses arrangements avec les horaires. On pardonne aux commerciaux, pourvu qu’ils fassent du chiffre. L’improbable Franck. En y réfléchissant bien, c’est la blondeur flamande de ses cheveux qui l’a d’abord séduite. Il a pris son temps pour briser une à une toutes les défenses dont elle se protégeait. Leur mariage a été le prétexte de la rupture avec ses parents, elle était déjà promise à un jeune commerçant aisé de l’Atlas. Ils auraient dû comprendre, elle qui était quand même de la troisième génération…

La lumière du jour naissant éclaire le torse pâle de son mari, cette peau presque transparente qui l’a tellement troublée au début. Elle se voyait comme une Berbère du désert séduite par un page délicat issu des brumes du nord.

Les premiers mois de leur mariage, délicat, il le fut. Brutal et exigeant, ensuite. Maintenant, c’est pire : elle attend qu’il s’intéresse à elle. Elle attend. C’est le travail qui la sauve, elle s’y réfugie, y anesthésie un corps en manque. Son personnage de secrétaire digne et affairée, elle le joue à la perfection. Ses copines se foutent d’elle, elles n’y croient pas, à la vertueuse assistante. Quant aux mecs, c’est la femme de Franck, donc on n’approche pas.

La glace murale lui renvoie l’image qu’elle prend tant de peine à composer. Une assistante à l’élégance parfaite, au chic glacé. Elle peut s’autoriser à passer un rouge profond sur ses lèvres…

— C’est comme ça que je te préfère ! Habillée de cette façon, personne ne peut croire que ça t’arrive d’être à poil !

Elle n’a pu s’empêcher de sursauter. Franck est appuyé contre le chambranle de la porte, l’air relax, complètement nu. Elle n’a rien entendu. Depuis combien de temps l’observe-t-il ainsi ? Elle essaye d’avoir l’air flegmatique.

— Dis donc, c’est pas ton heure… Tu as fait un cauchemar ?

— Plutôt un rêve, du genre qui laisse des traces…

Au ton égrillard de sa voix, elle a compris. Son mari s’exhibe, son membre est dressé presque à la verticale. Son cœur bat la chamade. Surtout ne pas lui montrer que…

— Je vois, tu devais avoir de la compagnie. Moi, je vais finir par être en retard !

Mais son corps ne suit pas l’allant matinal qu’elle voudrait simuler. L’image de Franck dans la glace la magnétise. Obscène et sans gêne, sa main enserre le tube de chair gonflée de sa queue. Il se branle avec lenteur. Elle ne peut détacher son regard du gros bourgeon du gland, humide et écarlate. Elle devrait s’indigner, lui dire qu’il n’a aucun respect, se mettre en colère… Elle reste immobile et la honte l’envahit. Elle attend. Depuis longtemps, elle pressent que Franck joue de sa frustration. Mais quel plaisir pervers y trouve-t-il ? Tout ce qui relève du sexe est depuis toujours pour elle marqué du sceau de la honte.

Coi, les deux mains sur les hanches, la queue plaquée à la verticale contre son ventre, il cherche son regard dans le reflet de la glace. C’est au-dessus de ses forces pour elle, il faut qu’elle évite la vision du membre qui attire son regard. Il se plaque contre elle, lui embrasse le cou, lui mord le lobe de l’oreille.

— Tu en as envie, hein ?

Elle bafouille.

— Arrête, faut vraiment que j’y aille, Lambert démarre la réunion dans une heure…

— Eh bien, il attendra, ce petit con. Il aura qu’à se branler dans les chiottes, c’est bien son style, à ce boutonneux. Et puis tu vas regretter toute la journée de ne pas en avoir profité…

Elle sent la chair dure de sa queue contre ses fesses, le membre appuie comme s’il voulait s’incruster dans la raie à travers le tissu. Quelque chose se débonde en elle. Une sensation qu’elle connaît si bien: la soumission. Il la retourne, l’embrasse à pleine bouche. Son rouge à lèvres lui barbouille les commissures, elle ne proteste même pas. Elle a faim et soif de lui. Doucement, il la pousse pour l’obliger à s’asseoir sur le siège des toilettes.

— Relève ta jupe et écarte les cuisses !

Elle obéit. Elle retrousse le jersey rose sur ses hanches, agrandit l’ouverture de ses jambes. Pourquoi a-t-elle choisi aujourd’hui de mettre des bas de soie fumée, une culotte à la riche dentelle noire ? Franck ricane.

— Eh ben, ma salope, c’est attifée comme ça que tu vas au bureau ? T’as pensé que j’aurais un petit moment pour te rendre visite ?

L’humiliation la statufie. Elle éprouve le regard de Franck sur son intimité comme une caresse poisseuse. Elle sait ce qu’il désire. La queue de son mari roule contre sa joue.

— Allez, au boulot !

Elle fait fi de l’intonation ironique, le désir la submerge. Elle lèche d’abord le gland boursouflé, agace la muqueuse de la pointe de la langue. D’où lui vient ce savoir ancestral ? Elle embrasse la colonne de chair sur toute sa longueur puis écrase dessus l’humidité de ses lèvres. La bite tressaute par à-coups, elle voit le visage de Franck qui grimace. C’est elle qui mène la danse – pour un court moment, mais c’est elle. Elle avale la queue d’un coup, aussi loin que sa gorge accepte de l’accueillir. Elle le pompe, avec lenteur, avec application. Chaque fois que la bite sort de sa bouche, elle y laisse des traînées de salive, brillantes et marbrées de rouge. Mais son mari a envie de faire durer le plaisir. Il la repousse doucement.

— N’oublie pas les couilles…

Soumise, sa main s’empare des petits sacs de peau fripée, les effleure, les palpe. Le triangle de sa langue picore ensuite, descend jusqu’au périnée, s’y attarde. Le visage de son mari a pris un air extatique, il prolonge le rêve de sa nuit. Son regard se durcit d’un coup, elle reconnaît la lueur sale qui lui met le cœur à l’envers.

— Pisse en même temps !

Elle lève les yeux vers lui, incrédule. Il se fait technique.

— Ne fais pas l’empotée… Tu écartes ta culotte, bien largement, tu pisses et tu suces en même temps. Dépêche-toi, tu vas finir par te faire engueuler au boulot.

Comme chaque fois, elle est devenue une chiffe, une poupée sans volonté. Elle accentue l’écartement de ses jambes ; Franck s’est reculé pour profiter du spectacle. Avec deux doigts, elle écarte la dentelle noire sur le côté, autant que possible. Elle ne peut s’empêcher de baisser la tête pour regarder. Les grandes lèvres se sont ouvertes. Mais elle sait ce qu’il veut, elle n’a pas besoin de son ordre. Avec le pouce et l’index, elle écarte l’ouverture de la blessure intime, dégage l’urètre. Elle a du mal à se relâcher, pourtant il faut qu’elle y arrive. Elle fait le vide en elle. Un jet dru vient chanter contre l’émail de la cuvette. Au même moment, son mari glisse à nouveau sa queue dans sa bouche. Elle obéit : elle le suce et pisse en même temps.

Sauvage, elle sait que dans ces moments, c’est un délire d’animalité qui l’habite. Elle s’y soumet, mangée par une angoisse et un désir sans bornes. Franck fléchit sur ses jambes, l’oblige à courber le dos, s’enfonce au plus profond de sa gorge et en même temps plaque sa main sur son entrejambe. Elle pisse de plus belle ; c’est ce qu’il veut, sentir sur sa paume la douce tiédeur de l’urine. Franck sait y faire. Il pince le haut des grandes lèvres et s’amuse à régler le débit du chaud liquide. Elle ne connaît rien de plus humiliant, c’est lui qui l’autorise ou pas à poursuivre sa miction. Leila sent une larme couler sur sa joue. Le plus insupportable, c’est que cela provoque chez elle une montée de la jouissance. Il la connaît, il sait jouer d’elle, comme une jument qu’il flatte. Quand la source est tarie, il l’oblige à se relever, la plaque face contre le grand miroir mural. Elle voit le reflet du visage de son mari qui grimace, un éclat dur dans le regard. Elle se reconnaît à peine. Décoiffée, des mèches lui recouvrent les yeux, sa bouche est barbouillée de rouge. Comment ne pas deviner ce qu’il va faire ? Ça se termine toujours de la même façon. Il lui a déjà expliqué : la femme a plusieurs bouches, il faut qu’elle se serve de toutes. Sur la petite tablette de verre, le bâton de rouge à lèvres est resté, sans qu’elle ait eu le temps de le refermer. Il s’en empare. Du plat de la paume, il l’oblige à se cambrer, lui écarte les fesses, introduit le bâton de rouge dans l’anus. Elle est déjà entrouverte, son cul bâille un peu, elle sent l’onctuosité du fard lui graisser l’anus. Une fois, il l’a retournée, le derrière face à la glace, et l’a obligée à tourner la tête pour contempler l’image de son cul fardé de rouge. C’était comme une cible suppliant qu’on s’en serve. Elle sent le groin de sa bite qui se loge dans sa raie ; une barre de métal, il n’aura aucun mal à forcer l’entrée. Elle crie. Il a forcé l’entrée d’un coup, le mandrin de chair s’est lové entièrement dans son rectum. Dans sa tête se mêlent des images confuses. Elle est violée, humiliée. Mais non, ça faisait des semaines qu’elle attendait ça ! S’il aime la prendre comme ça, c’est mieux que rien. Et puis elle aime, maintenant. D’ailleurs, il n’oublie pas de lui ouvrir la chatte avec la main, de décalotter le bourgeon du clitoris, de le pincer. Haleter comme un animal ne lui fait plus honte. Il n’y a plus de digues, plus d’amarres. Un cri continu, un sanglot ravi. Il lui fouille les entrailles au plus profond, accentue la violence des coups de sa queue. Elle sent la pression du sperme, la queue qui se débonde, la crème chaude qui se mêle aux matières fécales. Comme elle tombe à genoux, elle comprend que Franck s’est dégagé depuis un moment…

— T’as le temps de prendre un café ? Remarque, t’as intérêt à y aller tout de suite, prends-en un plutôt à la machine là-bas !

La voix de Franck vient de la cuisine, ce sens pratique du quotidien, on dirait qu’il ne s’est rien passé. À l’état sauvage… Il a toujours été comme ça : la pulsion soulagée, tout repart au quart de tour. Elle s’ajuste en tremblant sur ses jambes. Elle se remaquillera en conduisant. Une fois, il l’avait empêchée de se laver après. Ce serait excitant, lui avait-il expliqué, de l’imaginer toute la journée au bureau avec son sperme lui poissant le cul.

 

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