J’ORGANISAIS DE CHAUDES NOCES

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R Agathe

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Résumé

Surfant sur la mode américaine des mariages somptueux, organisés par des agences spécialisées en la matière, Agathe, jeune femme ambitieuse et délurée, tente de développer ce concept à Paris. Loin du glamour des contes de fées, elle croise des futurs couples improbables, pour qui la fidélité conjugale n’est pas la première préoccupation… Par exemple, des fiancés prudents qui, avant de convoler, veulent faire tester leur promise par d’autres mâles, afin d’éviter toute mauvaise surprise lors de la nuit de noces. Mignonne et prête à rendre service, Agathe profite de chaque fête qu’elle prépare pour multiplier les rencontres sexuelles et savourer le charme des relations coquines, pour le meilleur et pour… le vice !

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C’est à l’occasion d’un séjour à Miami, en Floride, que j’ai eu l’idée d’importer le concept de wedding
planner
en France, c’est-à-dire de devenir organisatrice de mariages à l’américaine.

Tout a démarré quand, à court d’argent, après un mois de vacances aux Etats-Unis, j’ai eu l’occasion de gagner de quoi poursuivre l’aventure en répondant à une petite annonce du Miami Herald, un journal local. On recherchait des hôtesses parlant français pour accueillir des familles parisiennes en villégiature en Floride et qui devaient participer à un grand mariage. A vingt-deux ans, des études de littérature anglaise en guise de bagages, j’ai réussi l’entretien avec Carole, la big boss de l’agence. Grande blonde pulpeuse, avec une bouche à la Angelina Jolie, des seins de rêve dans un décolleté à la limite de l’indécence, elle affichait une trentaine sportive, le teint hâlé, à vivre toute l’année sous le soleil de Floride. Directe, à la manière des Américains quand ils parlent affaires, elle m’a d’emblée mise à l’aise, m’avertissant que ses clients français étaient des nouveaux riches arrogants, qui estimaient que tout leur était dû.

— You see, Agathe, les Frenchies sont parfois agaçants ! Votre job sera de les accompagner pendant les préparatifs de la cérémonie et de les chaperonner pour leurs sorties.

Le salaire n’était pas mirobolant, mais cela suffisait pour que je poursuive mon séjour jusqu’à la rentrée universitaire. Une fois l’accord scellé, elle m’a confié à une de ses assistantes, une latina d’origine cubaine, cheveux frisés et silhouette de danseuse de salsa. Délurée, la peau cuivrée, petite bombe courte sur pattes, mais montée sur ressorts, Gloria m’a initiée à la mécanique du mariage à l’américaine. Choix du thème, déroulement de la fête, coordination des différents prestataires de service, fleuristes et traiteurs, elle m’a montré les différents aspects du travail et expliqué en quoi consistait le wedding planning. Pour faire connaître leur agence, Carole avait lancé un site internet, avec un forum dédié aux anciens clients témoignant leur satisfaction, et qui affichait des photos de différents mariages. Moi, qui n’avais en tête que les rares mariages de mes copines, entre église et banquet dans une salle des fêtes, je découvrais un autre monde, plus festif, à des années-lumière de ce qui se faisait chez nous.

Chaque mariage organisé par Carole se devait d’être une fête mémorable, au budget souvent princier, avec une imagination sans limite, bien dans l’esprit hollywoodien. Par exemple, celui auquel devaient participer les Français qui s’annonçaient, était inspiré de l’Afrique des safaris ; pour l’occasion, le zoo de Miami avait accepté de prêter quelques animaux. Le jardin de la vaste propriété qui donnait sur la mer, avec ponton privé et aire d’atterrissage pour hélicoptère, a été transformé en réserve naturelle, avec deux éléphants qui déambulaient derrière une clôture et des tigres dans une cage immense, près de l’auvent où les futurs mariés devaient échanger leurs vœux.

Très vite, j’ai compris ce que Carole avait voulu dire en évoquant le caractère pénible des Français. Après avoir récupéré les trois couples de Parisiens à l’aéroport et les avoir installés à leur hôtel, il a fallu que je me les coltine durant les deux jours précédant le mariage. En un mois, j’avais acquis mes petites habitudes à Miami, ce qui m’a permis de leur montrer les coins sympas et les restos à la mode. Bien vite, des tensions sont apparues dans les couples, les femmes préférant le shopping dans les boutiques chics, leurs époux ayant une préférence pour les bars branchés, avec une clientèle de jeunes femmes aux épaules tatouées, nombril à l’air, nichons en obus.

Pour préserver la paix des ménages, j’ai accepté, sous la pression des femmes, d’accompagner ces messieurs dans un de ces bars, histoire de garder un œil sur eux. Avec le feu vert de Gloria, car j’avais l’impression que cela sortait de mes attributions.

— S’ils sont bourrés, tu les ramènes en taxi ! Faudrait pas qu’il en manque un le jour des noces !

Elle m’a indiqué un bar dans le principal quartier cubain, Little Havana, où les exilés vivaient au rythme de leur île.

— L’ambiance est très caliente ! On verra s’ils tiennent le choc, tes amis !

Le soir, c’était la veille du mariage, j’ai retrouvé les trois hommes, habillés de blanc des pieds à la tête, avec chapeau et cigare. La quarantaine bon teint des hommes d’affaires habitués à mener leur monde à la baguette, ils n’ont pas tardé à se montrer entreprenants avec moi. En marchant dans les rues bondées, dans la nuit d’une moiteur tropicale, l’un d’eux, Bertrand, le chef du trio, m’a collée d’un peu trop près. Sa main baladeuse s’aventurait autour de ma jupe, sa hanche frôlait la mienne, alors qu’on louvoyait entre les vendeurs de brochettes qui squattaient les trottoirs. L’homme était lourd. Manquant d’expérience, je me suis contentée de sourire en guise de rebuffade, pour ne pas le froisser. En Amérique, le client était roi, mais tout de même, il n’était pas question que je me laisse tripoter par n’importe qui.

Une fois à l’entrée du bar, après le feu vert de deux videurs cubains bâtis comme des lutteurs, on a pu franchir le seuil. Les regards traînaient sur mes fesses, qui me complexaient depuis mon adolescence. Mon pétard à l’africaine, très cambré et potelé, contribuait à ma silhouette en amphore : taille fine, hanches arrondies, seins haut perchés.

Flattée par les œillades, je me suis réfugiée au bar, abandonnant mes loustics à une table au bord d’une minipiste de danse où des couples roucoulaient, les bassins soudés. Tandis qu’ils commandaient une bouteille de rhum, je me suis pris une bière. Il me fallait garder les idées claires pour le lendemain : ma journée-marathon débutait à cinq heures du matin. Il était prévu que j’assiste Gloria en lui servant de relais entre les différents prestataires, afin que la fête se déroule sans heurt. Deux cents invités à gérer, de quoi flipper !

A chaque extrémité de l’immense bar, tout en chrome et éclairé par des néons de lumière bleue, avec en arrière-plan des photos de Cuba au temps de Batista, deux splendides créatures en string et soutien-gorge riquiqui dansaient sur place. Tignasse crépue, seins tanguant à peine malgré leur lourdeur, les jeunes filles ondulaient sur place, sous l’œil des clients perchés sur les tabourets. Aucun geste déplacé, on n’était pas dans une boîte de strip-tease.

A l’autre bout du comptoir, dissimulée par la carrure d’un homme en chemise hawaïenne, j’ai remarqué la présence d’une jeune fille en train de laper le fond d’une grande coupe à cocktail. Elle avait planté les petites ombrelles en papier crépon dans ses cheveux, et s’amusait à passer sa langue au fond du verre, sous l’œil égrillard de son voisin. En me penchant davantage, attirée par cette prestation décalée, j’ai reconnu le visage de la jeune fille. Le teint pâle qui rappelait ses origines de Boston, sur la côte Est, des cheveux châtains coiffés d’un simple balayage, un corps frêle, mais doté d’une belle paire de seins, présentement en train de s’écraser sur le zinc tandis qu’elle s’acharnait à avaler la dernière goutte de son cocktail. Par l’échancrure de son polo marin blanc, ses seins menaçaient de jaillir au moindre mouvement brusque. Déjà bien éméchée, Linda, la première demoiselle d’honneur, était en train de se soûler en beauté. Quand son voisin de comptoir a fait signe au serveur de lui remettre ça, j’ai su qu’il me fallait intervenir.

J’ai d’abord songé à me lever pour l’éloigner du bar, avant de me dire que Linda ne me connaissait pas, qu’elle était en outre majeure, et que ce qu’elle faisait là ne me regardait en rien. Après une hésitation, j’ai sorti mon portable pour joindre Gloria et avoir son avis. Dans la salle, mes Français avaient invité des femmes à leur table et commandé du champagne californien à cinq cents dollars la bouteille. Je n’ai pas eu le temps de composer son numéro, car Linda, aidée par le type qui la soulevait par les aisselles, s’est retrouvée à genoux sur le comptoir. Elle a levé la main vers une cloche en bronze, fixée près d’un distributeur de cigarettes, et l’a fait tinter. Aussitôt, des clients ont pris d’assaut le bar, tapant dans leurs mains, sifflant à tue-tête, au point de couvrir la salsa ambiante. Linda s’est mise debout avec difficulté, puis a hurlé pour couvrir les cris :

— Ce soir, c’est ma tournée ! Demain, ma meilleure copine se marie, et moi, je suis encore seule !

Les hommes agglutinés à mes côtés ont tendu les bras vers elle en lui disant qu’ils étaient tous prêts à lui passer la bague au doigt.

— Thank you, guys !

Pour les remercier, Linda les a salués d’une courbette et a entrepris de les régaler de quelques pas de danse. Encouragée par les deux danseuses officielles qui s’étaient rapprochées, prêtes à la rattraper en cas de chute, Linda a commencé à se déhancher avec une lenteur sensuelle, qui devait sans doute beaucoup aux cocktails ingurgités. Même si elle ne possédait pas la langueur cubaine, la vue de ses seins libres qui ballottaient sous le polo avait quelque chose d’agréable. Le coton imbibé de sueur collait à ses mamelons, au fur et à mesure qu’elle se déchaînait sur la piste étroite et improvisée. Les garçons continuaient leur service ; blasés, les couples dansaient dans l’étuve ; j’étais donc la seule femme à observer l’exhibition de la future demoiselle d’honneur. Avec son short moulant et ses bottines blanches de cow-girl d’opérette, Linda s’est démenée jusqu’à avoir le tournis. La transpiration ruisselait sur sa figure et son polo, au point qu’on voyait nettement se dessiner les aréoles brunes par transparence, avec les tétons qui dardaient.

Serrant ma deuxième Corona entre les doigts, j’étais fascinée par ses nichons, au point que je ne voyais plus rien d’autre.

Des images de Linda en robe blanche près de l’autel me traversaient l’esprit ; je me la représentais avec son polo mouillé en train de tenir la traîne de la robe de la mariée. Le point culminant a été atteint lorsqu’elle s’est baissée pour attraper une carafe d’eau. Elle s’est ensuite redressée pour s’asperger la tête avec, l’eau cascadant sur sa figure et ses seins, jusqu’à ce que le polo soit trempé pour de bon. Il lui collait au ventre, révélant un piercing au nombril, et paraissait épouser ses mamelons comme une seconde peau. Le relief des aréoles piquées de chair de poule était visible à cause de l’eau glacée, les mamelons transperçaient maintenant le coton fin, si bien que Linda était plus nue que si elle avait dévoilé ses seins pour de bon.

Quand elle a fait mine de vouloir se dévêtir, un vigile est arrivé pour la déloger du bar et l’entraîner vers les toilettes.

Dégrisée par son intervention, j’ai ressenti une chaleur familière au ventre, signe palpable que le spectacle ne m’avait pas laissée indifférente. Pour masquer le trouble de cette révélation, je me suis éloignée du bar où les danseuses avaient repris leurs contorsions pour un coin plus discret dans la salle.

 

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