Julia et sa fille bafouées

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MERODACK Robert

Media 1000Simples murmures


BDSM


128 pages


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Résumé

Retrouvez chaque mois la réédition d’un volume de la collection Simples Murmures, dirigée à l’époque par le célèbre Robert Mérodack. Des textes licencieux, sadomasochistes, où tous les tabous sont mis aux oubliettes, ainsi que les victimes de maîtres aux mille perversions… Totalement introuvable ailleurs qu’en format numérique, aux éditions Média 1000 !

Julia et sa fille bafouées, un roman incestueux et sadomasochiste signé Robert Mérodack !

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Julia conduisait d’une main ferme et sûre la Land-Rover noire confiée par son mari afin qu’elle puisse descendre sur la Côte d’Azur avec sa fille Clémentine pour quelques jours de vacances au soleil.

Julia était une jolie femme brune à la quarantaine rayonnante. Ses cheveux mi-courts entouraient en cascade de bouclettes un fin visage à la bouche mince mais sensuelle, où dominait le regard d’un vert émeraude, pétillant d’une intelligence subtile.

La nature avait doté la jeune femme d’un corps oublié par les années, les formes parfaites aux courbures attirantes n’enviaient rien à celles de sa fille, de vingt ans sa cadette.

Julia était une femme comblée par la vie. Mariée très jeune à un ambitieux industriel, son amour sincère pour cet homme n’avait jamais subi de doutes ou de lassitude. Après vingt ans d’union, Julia était amoureuse comme au premier jour. Se sachant séparé pendant ces quelques jours de vacances, le couple avait eu, la nuit précédant le départ, une formidable complicité charnelle et coquine qui laissait à la belle brune d’agréables picotements au creux des reins à ce souvenir.

Tout comme sa mère envers son père, Clémentine adorait son mari, collaborateur dans l’industrie paternelle. Sa nuit avait été aussi ardente que celle de ses parents et son imagination juvénile lui faisait ressentir encore les glissements du sexe congestionné de son mari dans les orifices secrets de son corps. Elle savait déjà que son tempérament de feu la pousserait à user de son doigt câlin pour les futures et éphémères nuits où elle serait seule. La soif de jouissance se trouvait trop ancrée en Clémentine pour qu’elle sache être patiente.

Autant sa mère était brune, autant Clémentine était blonde. Ses longs cheveux tombaient sur ses épaules, lui donnant un air de madone que ne démentait pas le vert de ses yeux naïfs et tendres. Une poupée au corps parfait qui ne se dévoilait qu’à son mari amoureux, pour des joutes sensuelles effrénées.

La mère et la fille, réunies dans une tendre et maternelle complicité, étaient parties le matin même de Paris vers les routes des vacances ensoleillées. Julia avait décidé de quitter l’autoroute à Lyon pour respirer le bon air de la France dite profonde. Les deux jeunes femmes roulaient maintenant dans la région de Digne. Après un solide repas dans une auberge sur la route, elles comptaient atteindre la région de Nice au petit matin et y trouver un hôtel assurant le gîte et le couvert pour profiter au maximum du bien-être qu’offrait la Côte d’Azur.

Le regard des hommes qu’elles croisaient sur la route et pendant leurs haltes les amusaient plus qu’autre chose. Julia était vêtue d’un short mauve assez sage, bien qu’il mît sa croupe parfaite en évidence. Clémentine portait un short en jean qui la moulait davantage et lui serrait les fesses, et même le sexe, à la limite de l’indécence, et qui rendait Julia fière de sa progéniture. Les longues jambes des deux femmes pouvaient être coupables de quelques infarctus distillés sur leur passage.

Pourtant, leur insouciance frivole allait brutalement cesser.

Sur une grande ligne droite, la Land-Rover noire se mit soudain à toussoter et, après quelques sursauts d’une dernière énergie, le moteur s’arrêta. Alors le silence de la nuit éclairée par une lune argentée distilla l’angoisse auprès de Julia et de sa fille.

La conductrice avait réussi à garer son lourd véhicule sur une aire de repos. Mais la route ne laissait apparaître aucun phare. Perdues dans cette nature si belle au grand jour, mais si inquiétante dans la solitude de la nuit, les deux bourgeoises commençaient à éprouver une sérieuse panique. Julia maudit ses goûts bucoliques pour les petites routes tranquilles et dépourvues de tout trafic.

Après une heure d’attente vaine, les deux femmes décidèrent d’aller à la rencontre d’une habitation quelconque où elles pourraient trouver une solution à leur naufrage automobile.

Pas trop réchauffées dans leurs petits shorts, elles se mirent à marcher au long de la route, vers le sud.

Au bout d’un quart d’heure aussi long qu’un siècle, Julia et Clémentine furent en vue d’un mas provençal immense enfoncé au milieu des terres. Un chemin étroit menait à un grand portail de bois qui paraissait le dernier rempart à l’indiscrétion du monde d’où venaient les deux jeunes femmes.

Arrivées devant la boiserie majestueuse à deux battants de bonne hauteur encadrés par des murs de pierre épais, elles sonnèrent, après avoir hésité un petit moment. Il faut dire que minuit n’était pas loin et ce n’est pas une heure convenable pour déranger des gens qui devaient dormir paisiblement. Tout le monde n’était pas en vacances comme elles. L’écho de la sonnette résonna, agaçante, dans la nuit de silence.

Il y avait un parlophone fiché dans le mur proche du portail. Clémentine le fixa avec une attention inquiète.

Deux minutes s’écoulèrent mais ce temps leur sembla interminable et Julia poussa un murmure de soulagement quand, finalement, une voix d’homme, nasillarde, répondit.

Julia expliqua du mieux qu’elle put la situation. Alors, l’homme consentit à ouvrir le portail automatique en invitant les deux jeunes femmes à venir jusqu’au mas.

Julia et Clémentine n’étaient pas très rassurées en marchant jusqu’à la demeure imposante. Un homme, sûrement celui qui leur avait répondu, se tenait en haut des marches conduisant à l’entrée de l’habitation. Les deux femmes éprouvèrent un sentiment indéfinissable de malaise. Surtout Julia que la beauté de l’homme fascina immédiatement.

Il devait avoir une trentaine d’années, pas plus. Grand, mince avec un corps musclé qu’habillait à peine un minuscule slip noir. Il se tenait les jambes un peu écartées, ce qui avait pour effet de mettre sa virilité en évidence, les bras croisés sur la poitrine. Il faisait partie de ces hommes propres à émouvoir n’importe quelle femme en bonne santé. Et Julia l’était. Mais l’attirance quelle ressentait la mettait vraiment mal à l’aise, elle si aimante de son mari.

À ce moment, comme dans un film d’épouvante, un grondement de tonnerre se fit entendre, roulant au loin. Aussi inattendu que dérangeant. Et la pluie se mit à tomber en généreuses ondées.

L’homme, impassible, ne disait rien. Julia et sa fille demeuraient interdites et n’osaient bouger malgré les rafales d’eau. Cela semblait même amuser leur hôte. Il aurait voulu attendre qu’elles soient trempées qu’il n’aurait pas agi autrement.

Clémentine, agacée, lui demanda d’une voix où perçait une pointe de colère, si elles pouvaient s’abriter. L’homme leur fit un geste large de la main pour les inviter à pénétrer dans la demeure. Sans dire un mot.

En passant devant lui, presque nu, Julia ressentit une bouffée de chaleur des plus agréables. Elle se demanda ce qui lui arrivait.

La demeure présentait un luxe inouï. Un grand salon avec plusieurs canapés de cuir, une cheminée monumentale en pierre blanche, des tapis épais un peu partout sur un parterre de dalles brunes. Le tout respirait la richesse et le bon goût. Une certaine quiétude aussi. Les deux femmes s’en trouvaient émerveillées.

Clémentine, qui trouvait l’air de sa mère bizarre, sans en deviner la cause, raconta leurs déboires. L’homme, toujours parfaitement à l’aise malgré sa presque nudité, l’écouta avec une attention prévenante et souriante. Dehors la pluie redoubla d’intensité. Le tonnerre aussi.

Après que Clémentine eut exposé leur désir d’avoir de l’aide, l’homme, enfin, parla. D’une voix douce à faire chavirer encore plus Julia, il dit aux deux jeunes femmes qu’il serait inopportun d’essayer de les dépanner sous la pluie battante et, puisqu’elles se trouvaient en vacances, on pouvait attendre le lendemain.

Il les invita donc à dormir au mas : « Restez ce soir, mesdames. Ma femme et moi serons heureux de vous offrir l’hospitalité. La voici justement. Iris, ma femme… »

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