La Boulangère lubrique

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DEBRISAC Gil

InterditsMedia 1000


BDSMexhibition et voyeurismefétichisme


128 pages


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Résumé

À Charleroi, en Belgique, Florian, un employé d’assu­rances rangé, âgé de 45 ans, s’intéresse à la vendeuse en boulangerie de son quartier : une beauté de 28 ans nommée Cindy. Cindy, sous le nom de guerre de Gwendoline, fait un numéro de strip-tease osé au Parisiana, le cabaret hard de la ville. Florian vient en spectateur. Cindy-Gwendoline lui manifeste sa complicité sur scène. Ils s’excitent, puis se retrouvent pour se déchaîner dans l’intimité… S’étant découverts pervers, les deux complices veulent aller toujours plus loin. C’est ainsi que Florian pousse Cindy aux pratiques barbares du piercing. Elle se soumet. A-t-elle tort ou raison ? À vous de le dire.

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CHAPITRE PREMIER – Récit de Florian

Je vivais seul depuis trois ans quand je suis tombé sous le charme de Cindy. Elle servait les clients dans une boulangerie-pâtisserie, non loin de chez moi, dans une commune voisine de Charleroi. Comme je venais de déménager, j’avais changé de lieu d’approvisionnement en baguettes et croissants. Je m’y rendais plutôt deux fois qu’une pour croiser son regard, avoir droit à son sourire. Je constatai qu’elle ne servait les clients que les mardi, mercredi, jeudi et vendredi matin.

Cindy éblouissait les clients avec sa silhouette de top-model. Quand elle se retournait pour prendre une baguette, je reluquais ses fesses rebondies, mises en valeur par un jean ou une jupe serrés. Je regrettais qu’elle ne porte pas de minijupe ; j’appris par la suite que la femme du boulanger, sa patronne, n’y tenait pas.

Quand la jeune vendeuse était de face ou de profil, on ne pouvait manquer de constater qu’elle avait une poitrine opulente. Pas surdimensionnée, mais plus développée que chez les autres femmes de sa taille (un mètre soixante-dix, comme moi).

Ce qui m’attirait le plus chez elle, c’était son maquillage des yeux : cils allongés au mascara, ligne de khôl, ligne plus fine sous l’œil, fard à paupières mauve ou vert.

Quant à ses lèvres, leur couleur était toujours en accord avec le vêtement qu’elle portait. Son visage me rappelait celui d’une actrice des années cinquante-soixante, dont j’étais fou amoureux, à l’époque.

Mais on ne lui voyait jamais aucun décolleté (ordre de la patronne !). Elle était vraiment attirante. Ses cheveux auburn étaient tirés en queue de cheval, mais elle laissait des mèches à mi-hauteur du front. Toujours un sourire pour chacun, brodant inlassablement sur le sujet favori de la clientèle : le temps qu’il faisait. Elle devait avoir vingt-huit-trente ans, pas plus.

Le soir, seul dans mon lit, je pensais à elle et je bandais. Cela faisait plus d’un mois qu’elle me servait une baguette et deux croissants, et j’essayais d’accrocher son regard plus longtemps que le reste de la clientèle. Je voulais cette faveur et je finis par l’obtenir en m’arrangeant pour que, chaque fois, elle me rende de la monnaie. Nos regards se rencontraient ; son œillade s’accompagnait d’un sourire sur lequel je rêvais de poser mes lèvres.

Après ça, non seulement je bandais le soir en pensant à elle, mais je me masturbais. Et je ne connaissais même pas son prénom. Ça ne pouvait plus durer, il fallait que je l’approche, même si j’étais bien plus âgé qu’elle. J’avais envie de savoir avec qui elle vivait, pourquoi on ne la voyait pas du vendredi au mardi.

Grâce à la sortie de mon bouquin sur les anciennes voies vicinales, une occasion me fut donnée. Il fallait que je l’invite à la séance de dédicaces, dans une librairie du centre-ville.

Un matin, j’ai téléphoné au bureau pour prévenir que je serais en retard. J’ai prétexté une panne de voiture, moi, le fonctionnaire modèle. En vingt ans de carrière, j’avais été sans reproche, je pouvais me permettre un écart. Je me suis garé devant la boulangerie, un jeudi, et j’ai attendu qu’il n’y ait plus de client.

Je suis entré, expliquant mon empressement par mon retard. Il fallait que je parle avant l’arrivée d’un client. J’étais fébrile ; elle l’a remarqué. En deux ou trois phrases, je lui ai expliqué que je venais de publier un bouquin et que je serais heureux de la voir le samedi après-midi, à ma séance de dédicaces. Elle a eu l’air étonné et m’a dit qu’elle ferait son possible.

Je l’ai remerciée en lui disant que je lui offrirais le bouquin, et je suis parti à mon boulot, impatient de voir les jours s’écouler jusqu’au samedi. Le lendemain matin, je n’ai pas réussi à être seul avec elle dans la boulangerie, mais j’ai quand même murmuré pendant qu’elle me rendait la monnaie :

— Vous n’oubliez pas ?

Elle m’a demandé les heures de la séance de dédicaces.

— De quatorze à dix-sept heures. Venez plutôt vers la fin.

Cet après-midi-là, j’ai dédicacé machinalement, me souciant peu des gens venus acheter le livre, qui, pourtant, posaient des questions intéressantes. Je n’attendais qu’une chose : l’arrivée de la boulangère. Je regardais ma montre sans arrêt. A partir de seize heures trente, j’ai pu ralentir mon travail de signature : les acheteurs se faisaient moins nombreux.

En même temps, je m’impatientais et mon cœur battait. Je me demandais comment elle serait habillée. D’où j’étais, dans le fond de la librairie, j’avais vue sur la porte d’entrée. Seize heures cinquante. Ma gorge se nouait ; j’ai avalé ma salive en la voyant entrer.

Ce n’était plus la même femme, il m’a fallu du temps pour être sûr qu’il s’agissait bien de ma boulangère. Plus de queue de cheval, mais de longs cheveux tombant sur le dos et les épaules. Une minijupe de cuir découvrait des cuisses galbées dans un collant noir ; un t-shirt rouge décolleté attirait les regards sur le dessus des seins bombés. Elle portait un long manteau de fourrure en loup gris, qu’elle a ouvert dès son entrée dans la librairie.

Quant à son maquillage, il était le même que d’habitude, sauf que ses lèvres carminées brillaient, entourées d’un trait gras. Elle en jetait, pour une vendeuse en boulangerie…

Les hommes présents avaient levé la tête de leur livre. Mes tempes battaient ; j’ai piqué un fard quand elle s’est approchée de la petite table où j’étais installé, seul, avec une dizaine de bouquins. Elle s’est plantée en face de moi, m’obligeant à renverser la tête en arrière.

— Excusez-moi, j’espère que je n’arrive pas trop tard. J’ai traîné dans les magasins.

J’avais le nez à hauteur de son ventre, je pouvais admirer ses cuisses, que j’aurais aimé caresser. Elle portait des bottes en cuir noir. J’ai retrouvé l’usage de la parole et me suis levé pour la remercier d’être venue. J’ai gardé sa main dans la mienne.

Elle avait de longs ongles vernis, de la même teinte que ses lèvres. Je n’y avais pas fait attention, avant. Une créature de rêve. Elle était là, devant moi, à ma demande. Comme j’en avais terminé, je l’ai invitée à prendre un verre dans un établissement chic, juste en face de la librairie.

J’ai ajouté que je trouverais là-bas une meilleure inspiration pour lui dédicacer le bouquin. Elle accepta.

Cinq minutes plus tard, nous étions attablés dans un coin tranquille du Grand Café de la Bourse, où il n’y avait ni billard, ni flipper. Une musique feutrée noyait les conversations des habitués d’âge mûr. La clientèle sélecte fut interloquée par notre entrée, ou plutôt par celle de la femme qui m’accompagnait, dont la tenue ne pouvait laisser croire à une simple employée de boulangerie. Je l’ai aidée à se débarrasser de sa pelisse ; pour la première fois, je me tenais presque contre elle.

Comme elle me tournait le dos, j’ai jeté un regard par-dessus son épaule pour plonger dans son décolleté ravageur, jusqu’aux bonnets d’un soutien-gorge rouge. Je humais le parfum qui se dégageait de sa nuque ; ma boulangère avait des goûts subtils.

La banquette sur laquelle je l’avais attirée était en arc de cercle, couverte de velours, séparée des autres banquettes par de hauts dossiers isolants. Les cafés une fois commandés, je pris un de mes bouquins dans mon attaché-case et lui demandai son prénom.

— Cindy. Maintenant, vous savez comment je m’appelle, monsieur Florian Grimaud.

Je la regardai, étonné qu’elle connaisse mon nom. Elle me montra la page de garde sur laquelle je m’apprêtais à lui écrire quelques mots. Elle me remercia pour le livre et la dédicace. J’ai engagé la conversation, à pas feutrés afin de ne pas la brusquer. Je commençai par lui parler de ma situation afin de l’inciter à me confier sa vie privée. Elle fut étonnée d’apprendre que j’avais quarante-cinq ans, elle m’en donnait à peine trente-huit ou trente-neuf.

Elle aussi vivait seule dans un appartement en ville. Elle avait vingt-huit ans. Elle avait eu un compagnon, mais l’avait quitté car il était d’une jalousie maladive, n’admettant pas qu’elle arbore des tenues sexy et se maquille de même. J’ai pensé : « Quel con ! » Elle me demanda si j’étais jaloux. Evidemment non !

— Je serais fier au contraire de voir que… ma femme, ou ma compagne, attire les regards.

Elle inclina la tête en pinçant les lèvres.

— Faut voir !

Elle regarda sa montre, elle devait absolument partir. Je ne pouvais pas la laisser filer. Je l’ai invitée à dîner le soir même, mais, à ma déception, elle refusa, m’expliquant que, ce soir-là, elle travaillait. Afin de ne pas l’importuner dès la première rencontre, je ne lui demandai pas de quel job il s’agissait, mais insistai pour qu’elle accepte mon invitation la semaine suivante. Je fus content qu’elle accepte, mais très surpris quand elle me précisa que ce ne pourrait être que mardi, mercredi ou jeudi. Je choisis le mardi, ne tenant pas à attendre trop longtemps le rendez-vous.

Elle se leva. Je l’aidai à enfiler son manteau de fourrure et nous sortîmes de l’établissement, attirant de nouveau les regards des bien-pensants. Nous nous dirigeâmes vers la place de la Ville-Basse où étaient garées nos voitures. Je l’accompagnai à son coupé Renault Mégane jaune, qui seyait à son teint. La mort dans l’âme, je lui souhaitai une bonne soirée.

— Puis-je vous embrasser, Cindy ? Dès mardi, nous serons de nouveau séparés par un comptoir à pâtisseries.

Elle rit, et je l’embrassai sur la joue.

— Bonne soirée, Florian. Merci pour le livre. Et pour l’invitation. A mardi, pour vos croissants !

De retour chez moi, dans la petite maison que je louais depuis mon divorce, je me servis une bière et passai une tenue confortable. Bien entendu, je trouvai difficilement le sommeil. Des tas de questions se pressaient dans ma tête quant à la personnalité de Cindy et au travail qu’elle faisait. Je me disais que ce n’était sûrement pas avec son salaire d’employée de boulangerie à mi-temps qu’elle avait pu se payer une telle voiture. Moi, depuis neuf ans, je roulais en Toyota Carina.

« Bon Dieu ! Et si j’étais tombé sur une boulangère qui arrondit ses fins de mois en faisant la pute plusieurs soirs par semaine ? » Elle avait accepté mon invitation pour la semaine suivante. Je n’allais quand même pas me rétracter. De toute façon, cette fille m’excitait. Le dîner serait sûrement l’occasion d’obtenir des réponses à mes questions. Et puis, je lui avais affirmé que je n’étais pas jaloux.

Ce soir-là, j’ai fantasmé longtemps sur le corps de Cindy, m’imaginant avec elle dans une relation sexuelle frénétique. Je me suis masturbé une fois de plus, essayant de faire durer mon plaisir plus longtemps qu’à l’accoutumée.

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