Acheter

Disponible sous 48 heures
7€50 Acheter

Télécharger Format Epub

Téléchargement immédiat
4€49 Télécharger

Résumé

Une jeune fille entre un jour dans une boutique pour essayer une robe qui lui a tapé dans l’œil. Ce qu’elle ignore encore, c’est qu’elle-même a tapé dans celui de la boutiquière, une Allemande exilée, très perverse. La robe est chère, mais la jeune fille plaît beaucoup à la belle Allemande. Elles vont donc couper la poire en deux. Quelle poire ? Mon Dieu, il y a l’embarras du choix. Ayant croqué la pomme (tiens, ce n’est plus la poire), la jeune fille va bientôt goûter à d’autres fruits défendus. Je ne vous dirai pas lesquels, car son histoire est vraiment immorale. Vertueuses filles qui lirez ce vilain livre, ne suivez surtout pas l’exemple de son héroïne. Car il y a des plaisirs qu’on paie très cher !

Débuter la lecture

CHAPITRE PREMIER

La cabine d’essayage

Erika Hartman étouffa un bâillement. Seule dans sa boutique, elle observait la rue des Cordeliers déserte, de l’autre côté de la vitrine. La pluie balayait par rafales la ruelle sombre aux pavés usés. Depuis le matin, un orage tournait autour de Poitiers, chassant les rares promeneurs des vieilles rues piétonnes du centre ville.

Une brusque rafale de vent et de pluie fit trembler la vitrine, et Erika poussa un soupir résigné. Son regard se porta sur les rangées de robes d’été qui s’alignaient le long des murs du magasin. La fin du mois de mai approchait, et avec ce temps pourri, elle n’avait vu personne depuis plus de deux heures.

Erika s’ennuyait, pianotant nerveusement du bout des ongles sur son comptoir. Elle ne paraissait pas ses trente-huit ans. C’était une grande brune aux cheveux coupés court, au corps mince et musclé de sportive, moulé dans un tailleur bleu.

Sa boutique se tenait au rez-de-chaussée d’un vieil immeuble, au fond d’une ruelle encaissée. La devanture étroite, peinte en gris clair, contrastait avec l’intérieur du magasin, moderne et aménagé avec goût. Un éclairage indirect et doux mettait en valeur le tissu beige qui couvrait les murs. Un fond de musique douce achevait de créer une ambiance feutrée et agréable.

Il restait encore une heure avant de fermer. Erika repoussa le tas de factures à vérifier et se plongea dans le dernier numéro de Cosmopolitan.

Elle était tout à sa lecture lorsque le bruit de la porte qui s’ouvrait lui fit lever les yeux. Deux jeunes filles entrèrent, l’une d’elles luttant avec son parapluie qu’elle n’arrivait pas à refermer.

Erika posa son magazine et s’avança pour accueillir ses visiteuses, un sourire commercial aux lèvres. La première des filles avait un visage plutôt ingrat et portait des lunettes rondes. Ses cheveux châtains tirés en arrière lui donnaient un air austère.

— Bonsoir, puis-je vous aider ? interrogea Erika.

— Non, ce n’est pas pour moi…

La fille se retourna pour appeler sa copine qui refermait la porte.

— Patricia, tu viens ?

Erika observa la nouvelle venue, et un bref éclair d’intérêt brilla dans son regard. De longs cheveux blonds retombaient sur les épaules de la fille. Elle était très jeune. Ses yeux gris s’étiraient vers les tempes. De longs cils brun foncé contrastaient avec ses cheveux blonds. Elle avait un petit nez délicat légèrement retroussé, et une bouche aux lèvres charnues presque trop grande pour son visage fin.

— Bonsoir, madame, je cherche une robe… Est-ce que je pourrais regarder ce que vous avez, s’il vous plaît ?

Sa voix était agréable et douce. Son regard manquait d’assurance. Elle avait l’air réservée et timide.

Erika l’interrogea sur ses goûts, tout en continuant à l’examiner. L’imperméable noir qu’elle portait ne parvenait pas à masquer ses formes agréables. Sa poitrine attirait le regard comme un aimant. Ses seins fermes pointaient agressivement, faisant paraître encore plus fine sa taille, serrée par la ceinture de l’imperméable. Elle était très cambrée. Son air de petite fille sage contrastait avec sa bouche pulpeuse, la rendant encore plus sexy.

La commerçante l’invita à chercher parmi l’impressionnante quantité de vêtements suspendus le long des murs, au fond du magasin.

Au bout de quelques minutes, la jeune fille se dirigea vers Erika, une robe à la main. Celle-ci lui désigna une cabine d’essayage, dont elle écarta le rideau pour lui laisser le passage.

Erika l’abandonna, et revint échanger quelques mots avec la copine au visage ingrat, qui cherchait mollement une robe capable de la mettre en valeur. Visiblement, le choix s’avérait difficile, comme en attestaient les profonds soupirs qu’elle poussait.

Le rideau de la cabine s’écarta soudain sur le joli visage de la jeune fille.

— Madame, s’il vous plaît ? appela-t-elle.

Patricia s’effaça pour laisser entrer la commerçante dans le minuscule réduit. Cette dernière referma le rideau derrière elle d’un geste ferme, les isolant toutes les deux.

Le rideau tiré créait une ambiance très intime, presque oppressante. Une trentaine de centimètres à peine séparaient les deux femmes.

La commerçante baissa les yeux sur la jeune fille. Elle la dominait d’une bonne demi-tête.

Patricia venait de passer une robe à bretelles décorée de minuscules fleurs rouges et blanches sur fond noir. Les bretelles laissaient nues ses épaules. Le décolleté en V mettait ses seins ronds en valeur. Sa peau satinée et légèrement hâlée luisait doucement sous la lumière des spots du plafond. La ligne de la robe appuyée à la taille, soulignait sa finesse. Elle s’évasait sur de longues jambes bien galbées.

— Vous êtes superbe ! lui dit la commerçante.

Elle paraissait sincère. Gênée, Patricia baissa les yeux et rougit légèrement sous le compliment. La présence de cette femme si proche la mit brusquement mal à l’aise. Elle dut faire un effort pour la regarder à nouveau, pendant qu’elle lui parlait.

Elle remarqua le léger accent de la commerçante, probablement allemand. Son visage allongé se terminait par une mâchoire carrée. Il y avait dans ses yeux verts quelque chose d’indéfinissable, un mélange d’autorité et de sensualité.

L’intensité de ce regard gêna Patricia. Afin de dissimuler son embarras, elle pivota pour faire face à la grande glace qui couvrait toute la cloison du fond.

— Vous avez bon goût.

Derrière elle, la commerçante continuait à observer d’un œil professionnel son corps à moitié découvert par le tissu léger.

Elle s’accroupit, puis posa doucement ses mains sur la robe, prenant la jeune fille par la taille.

— Vous voyez, il y a juste une petite retouche à faire de chaque côté… comme ça.

Elle montra, déplaçant le bout de ses doigts le long des coutures.

— C’est facile à reprendre et ainsi ce serait parfait.

Patricia sentit les mains légères qui remontaient lentement le long de ses côtes, effleurant le tissu. Cet attouchement la chatouillait, et à sa surprise, elle ressentit une chaleur insidieuse envahir son bas-ventre. Ses joues se colorèrent immédiatement. Elle essaya de masquer le trouble qui montait en elle, et demeura strictement immobile.

La commerçante se releva, et ses yeux rencontrèrent ceux de Patricia dans le miroir. Avec un parfait naturel, elle se rapprocha, empauma les seins lourds de la jeune fille. Celle-ci se raidit, stupéfaite.

— Vous voyez comme elle tombe bien, on dirait que cette robe a été faite spécialement pour vous.

La commerçante parlait d’une voix douce, et ses doigts épousaient nonchalamment les globes élastiques des seins, à travers la légère étoffe. Patricia ne savait pas comment réagir. Elle avait toujours eu un peu honte de sa poitrine, qu’elle jugeait trop grosse.

— Vous sentez comme cette étoffe est douce ?

La femme caressait ses seins avec lenteur. Patricia semblait changée en statue. Elle n’osait pas bouger. Son cœur s’emballa. Une brusque chaleur envahit ses joues. Les yeux verts qui la fixaient dans le miroir semblaient la jauger, lire en elle. Elle se sentait paralysée. Elle commença bientôt à transpirer. Le fracas épouvantable de l’orage fit trembler les vitres et elle sursauta.

Subitement, la lumière s’éteignit, plongeant le magasin dans la pénombre. Dans la cabine, Patricia devinait à peine la silhouette de l’autre femme dans la glace. Dans le noir, ces effleurements sur ses seins étaient encore plus troublants. L’atmosphère se chargea d’électricité, et la jeune fille laissa échapper un faible cri. Un éclair illumina la ruelle un bref instant, et leurs yeux se croisèrent dans la glace.

— Ça n’est rien, dit la commerçante, sans lui lâcher les seins. C’est l’orage. Le courant va revenir dans quelques secondes.

Tout en parlant, elle se colla à elle, appuyant un instant les pointes dures de ses propres seins contre le dos nu de la jeune fille, découvert par le décolleté. Elle épousait parfaitement son corps.

Dans l’obscurité, Patricia sentait son cœur cogner fort dans sa poitrine. A son corps défendant, ses mamelons sensibles durcirent et se dressèrent sous le tissu, laissant parfaitement deviner l’état dans lequel elle se trouvait. Ces attouchements lui donnaient la chair de poule, et elle était brûlante. Elle baissa la tête, écoutant le roulement sourd du tonnerre.

La lumière revint tout à coup, et la commerçante s’éloigna d’elle, comme à regret.

— Vous avez des proportions parfaites. Vous pourriez être modèle.

Patricia ne répondit pas. Elle essayait de dissimuler son trouble. La tête toujours baissée, les joues rouges, elle sentait le regard de la commerçante sur ses gros seins. Elle savait que ses longues pointes durcies devaient tendre le tissu de la robe. Sa poitrine se soulevait de façon précipitée, trahissant son émotion.

— Alors qu’en pensez-vous ?

Les paroles de l’insolite commerçante la tirèrent de sa torpeur. Elle dut s’éclaircir la voix avant de pouvoir parler, tout en continuant à fixer obstinément ses chaussures.

— Heu… combien vaut-elle ?

— Huit cent trente-cinq francs. Si vous la prenez, je peux vous faire les retouches pour demain soir.

— Je ne peux pas mettre ce prix-là. C’est beaucoup trop cher pour moi.

— Combien comptiez-vous mettre ?

— Je ne sais pas, moi, dans les cinq cents francs environ.

La jeune femme lui sourit d’une façon étrange.

— Eh bien d’accord, je vous la laisse à cinq cents francs ! Je vais préparer les retouches.

Elle saisit une pelote d’épingles. Patricia la fixa dans la glace, interdite.

— Mais non, ce n’est pas possible, elle coûte…

— Puisque je vous dis que je suis d’accord. Acceptez ! J’ai envie de vous faire plaisir. Vous êtes si jolie !

Sans attendre, la commerçante se baissa, et posa une première épingle. Sans lui laisser le temps de réagir, elle ajouta :

— C’est une très belle qualité. Vous verrez, vous en serez contente.

Patricia était sidérée. Elle ne savait quoi répondre. Le silence s’installa dans la cabine d’essayage, tandis que l’autre plaçait ses épingles avec soin.

Patricia redoutait qu’elle ne recommence à la tripoter, mais rien ne se produisit. La commerçante semblait maintenant absorbée par son travail. Elle se redressa derrière la jeune fille.

— Voilà, c’est terminé. Attendez, je vais vous aider à l’enlever.

Elle saisit le zip dans le dos de la robe, et le fit descendre lentement jusqu’au bas des reins de Patricia.

— Vous avez vraiment une très jolie peau.

Elle effleura le dos découvert, et la jeune fille ne put s’empêcher de frissonner.

— Je vous laisse vous changer.

L’équivoque commerçante ressortit de la cabine d’essayage, et Patricia se retrouva seule. Elle laissa les battements de son cœur se calmer, puis quitta sa nouvelle robe, et se rhabilla à la hâte.

Quelques instants plus tard, elle tira le rideau et ressortit de la cabine. Elle retrouva la commerçante bavardant avec sa copine Anne. Toutes deux regardaient les tourbillons de vent qui faisaient voler les papiers dans la rue. Un bref éclair illumina la ruelle, suivi d’un fracas terrifiant. Patricia nerveuse, sursauta à nouveau.

Pendant qu’elle réglait son achat à la caisse, la commerçante lui précisa :

— Si vous voulez passer demain un peu avant sept heures, votre robe sera prête, mademoiselle.

Elle les raccompagna jusqu’à la porte. La pluie avait cessé, mais le vent redoublait. Elles s’éloignèrent en courant toutes les deux.

Soudain, une bourrasque plus forte souleva leurs vêtements. Patricia sentit l’air glacé sur ses fesses découvertes. Elle se retourna pour rabattre sa jupe, et aperçut la commerçante, immobile derrière la porte de son magasin, qui la regardait.

Elle en éprouva un sentiment de malaise. Elle tourna au coin de la rue, encore troublée par ce qui venait d’arriver. En même temps, elle était honteuse car elle avait ressenti un certain plaisir à ces attouchements. Que lui arrivait-il donc ?

Perdue dans ses pensées, elle répondait par monosyllabes à sa copine Anne. Tout à coup, celle-ci demanda :

— Elle est très belle, la robe que tu viens d’acheter. Mais au fait, c’était plus de huit cents francs, le prix ?

— Ben oui…

—  Elle te l’a faite à cinq cents seulement, j’ai entendu. Comment t’as fait ?

— Mais je n’ai rien fait. Je ne voulais même pas marchander.

Patricia rougit légèrement.

—  Tu ne trouves pas ça bizarre ? Il y a bien dû y avoir quelque chose ?

— Mais non, je t’assure !

— Incroyable !

C’est vrai, ça n’est pas normal, songea Patricia ; elle a raison. L’attitude de cette femme l’avait complètement prise de court ; elle n’avait rien osé dire, de peur de paraître ridicule.

Elle maudit sa timidité. Elle regrettait presque d’avoir acheté cette robe, alors qu’elle lui plaisait beaucoup. Un peu gênée, elle se souvint de la désinvolture de la commerçante. Elle lui avait caressé les seins avec insistance, comme si c’était tout naturel. Patricia décida qu’elle irait chercher sa robe le lendemain, et qu’ensuite elle ne retournerait plus dans ce magasin. Cette femme la mettait vraiment trop mal à l’aise.

Vous avez aimé ce texte, vous aimerez sûrement ...

Donnez nous votre avis !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *