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Résumé

« Il n’y a pas de mal à se faire du bien ! »

 Prenons deux jeunes couples : Gilles et Sophie d’un côté, Léa et Dany de l’autre. Ils ont trente-cinq / quarante ans, se connaissent depuis toujours, partent en vacances ensemble, aiment le sexe par-dessus tout. On a beau être mariés, « ça » finit toujours par arriver, surtout quand on est tout le temps de bonne humeur et qu’on ignore la jalousie. Il suffi t d’un « strip-rami » bien arrosé dans une caravane de camping. Et la sarabande se met en marche. Gilles et Léa, qui y pensaient depuis longtemps, vont de leur côté. Dany et Sophie, qui y pensaient très fort aussi, vont du leur. Mais les cloisons des mobile homes sont minces, et les bruits intimes des uns excitent les autres, et réciproquement. À la fin de la soirée, les couples légitimes se reconstituent, pour remettre ça dans le lit conjugal. Mais auparavant, au moment de l’interlude, les deux femmes se sont retrouvées dans la salle de bains…

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CHAPITRE PREMIER

Sophie achevait d’enfiler sa culotte transparente. Gilles la fixait, avec dans les yeux une petite lueur qu’elle connaissait bien. Elle le traita de « vieux pervers ».

— Pervers, je veux bien, répliqua-t-il. Mais pourquoi vieux ?

Moulée dans son slip qui ne cachait rien, elle le faisait bander, et elle le savait. Il se rapprocha d’elle, lui prit la main, la posa sur la bosse qui ornait la braguette de son jean.

— C’est pas le moment ! dit-elle. Dans dix minutes, il faut qu’on soit partis, et je n’ai pas fini de me préparer.

Elle pivota d’un geste gracieux, éloignant la main qu’il essayait de lui enfiler dans la culotte.

— Tu ne perds rien pour attendre, lança-t-il, ce soir, ça va être la fête à ton petit cul !

Elle lui fit remarquer que, ce soir, ils ne seraient plus seuls : Léa les aurait rejoints.

— Tant pis, fit-il, tu jouiras en silence.

Ni lui ni elle ne croyaient cela possible. Quand Sophie était très excitée, elle ne pouvait se contrôler.

Un quart d’heure après, ils arrivaient sur le port de Belle-Ile-en-mer : Le Palais. Après avoir garé la voiture sur le parking des remparts, Gilles et Sophie attendirent le bateau en provenance de Quiberon.

— Le voilà ! s’écria Sophie.

Dans le mouvement qu’elle fit pour désigner l’entrée du port, son chemisier s’ouvrit. Par l’échancrure agrandie, Gilles eut un aperçu de ses seins, libres de tout soutien-gorge.

— Tu es incorrigible, fit-elle, sentant le regard plein de désir de son époux.

Mariés depuis quatorze ans, tous deux s’entendaient toujours. Bonne mère et bonne femme d’intérieur, Sophie avait su rester l’amante du premier jour, toutes choses que peu de femmes mariées savent mener de front. Ils faisaient l’amour trois à quatre fois par semaine pendant l’année – et quasiment tous les jours, pendant les vacances. Ils possédaient, sur un terrain privé prêté par un ami, une caravane qui restait sur l’île toute l’année en gardiennage. Cela leur évitait d’avoir à « tracter », et leur permettait de laisser les affaires de vacances sur place. Les enfants, eux, dormaient dans une grande tente pour préserver l’intimité des parents, et pour faire la fête avec leurs amis.

Le navire venait d’accoster ; les premiers passagers descendaient à quai.

— C’est elle ! s’exclama Sophie.

Léa, leur amie, et ses enfants faisaient de grands gestes.

— Vous avez fait bon voyage ? demanda Sophie.

— Oui, mais fatigant. J’ai hâte de me mettre à l’aise, répondit Léa.

Gilles prit les valises ; tous se dirigèrent vers la voiture.

Une fois sur le terrain, les femmes installèrent les enfants, qui sitôt changés, partirent tous les quatre vers la plage distante de cent mètres à peine.

— Il n’y a pas de danger, s’inquiéta Léa ?

— Non, répondit Sophie, c’est surveillé, et il y a toujours du monde.

Elle ajouta que son fils Yann, à quatorze ans, était un garçon raisonnable, qui avait l’habitude de veiller sur sa sœur ; on pouvait lui faire confiance. Puis elle descendit le lit deux-places relevé dans la cloison.

— C’est là que tu vas dormir, dit-elle à son amie. Le matelas est très bon. Nous, nous avons l’autre lit.

Elle lui montra la cloison qu’on pouvait tirer pour la nuit.

— C’est pas utile, répond Léa, je déteste être enfermée.

— Comme tu veux, j’espère que nos câlins ne te dérangeront pas !

Léa répondit que, crevée comme elle l’était, il faudrait qu’un train passe dans la caravane pour la réveiller. Elle ouvrait sa valise pour sortir ses affaires, quand Gilles entra.

— Tout est prêt dans la tente pour les mômes, on va pouvoir s’occuper de nous. Au fait, quand arrive Dany ?

Léa soupira. Son mari ne pourrait les rejoindre avant deux semaines. Son patron n’avait rien voulu savoir, il ne l’avait pas lâché à cause d’un gros dossier à terminer. Tout en parlant, Léa se déshabillait pour se mettre à l’aise. Gilles s’exclama :

— Sophie, regarde, elle porte un string ! Et un noir, en plus !

La mode n’en était qu’à ses débuts, mais Gilles, dès qu’il vit apparaître les premiers modèles, eut envie d’en acheter un à sa femme.

— Je t’en prie, calme-toi, mon chéri !

Et se tournant vers Léa :

— Tu vas lui faire péter une durite, à ce pauvre garçon.

Léa semblait heureuse de l’effet qu’elle avait produit. Elle expliqua que c’était un cadeau de Dany. Elle se rappelait le festival qu’il lui avait fait quand elle l’avait essayé devant lui avant d’aller se coucher. Il avait dardé sur elle un regard fou, lui avait arraché le string, puis il l’avait prise sauvagement.

— Tu m’étonnes ! dit Gilles, dans cette tenue, tu ferais bander un mort. D’ailleurs, je préfère sortir avant de te manquer de respect.

Une fois en tête à tête avec son amie, Sophie reconnut que celle-ci était très excitante comme ça, mais que jusque-là, elle n’avait pas osé mettre un tel modèle et avait refusé que son mari lui en offre un.

— C’est vraiment très coquin.

— Il faut que tu essaies, et tu verras sur toi ce que ça donne.

Léa assura que les hommes retrouvaient une deuxième jeunesse à la vue d’un corps féminin mis en valeur par une lingerie affriolante. Ils avaient l’impression de faire l’amour à une nouvelle femme. Léa ajouta qu’elle-même avait intérêt à être à la hauteur quand son mari arriverait. Elle voulait être prête pour lui, et dans cette tenue, elle était sûre de l’allumer. Ça l’excitait d’avance. Tout en parlant, Léa fouillait dans ses effets. Elle en sortit un string qu’elle tendit à son amie. Sophie rougit.

— Tu me donnes des idées…

D’anciens souvenirs remontaient à sa mémoire…

 

 

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