LA FEMME A L’ENVERS

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CAREL Adrien

Les Érotiques d'EsparbecMedia 1000


domination H/F



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Résumé

Dans le combat amoureux, Tiphanie refuse la défaite. Ses nombreux amants (et amantes) ne sont entre ses mains que des moyens de parvenir au plaisir dont elle entend rester la maîtresse. L’aspect soumis et bestial de la sodomie la rebute.  Jusqu’au jour où elle rencontre Vincent. Celui-ci, sans se soucier de ses réticences ni de ses tentatives de rébellion, la conduira sur des chemins qu’elle ne souhaitait pas parcourir. Jusqu’à réclamer d’elle-même ce qui lui semblait si humiliant : se prosterner devant un homme pour lui offrir son cul.

 

Parallèlement à ses travaux d’ethnologue, Adrien Carel publie des romans érotiques (Safari sexuel et Perversions discrètes). Ses deux domaines de prédilection se conjuguent dans ce récit d’une jeune femme qui découvre, grâce à la sodomie, une forme de jouissance qui lui permet de se réaliser pleinement.

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Chapitre premier

À seize ans j’avais tout d’une pouliche ; longues cuisses, fesses rondes, cheveux acajou toujours ébouriffés et grands yeux noisette. On me trouvait « prometteuse ». Mon frère Mathias qui terminait ses études de droit disait que si je n’avais pas été sa frangine il se serait bien envoyé ma petite personne. Maman le traitait d’idiot. Papa ne disait rien. Mes parents s’étaient séparés et il ne vivait plus avec nous.

Son départ ne m’avait pas fait grand-chose. Ma grande préoccupation à l’époque c’était mon pucelage. Il m’encombrait. Brice, le mec de première avec qui je sortais, essayait de me convaincre que les parties de touche-pipi n’étaient plus de notre âge et qu’on devrait passer à quelque chose de plus sérieux. Il me plaisait bien mais j’hésitais.

J’ai pris la décision de sauter le pas lorsque Chloé m’a invitée à sa soirée d’anniversaire. Une méga teuf rien qu’entre ados. Le temps d’un week-end, elle avait éjecté ses parents de la grande villa qu’ils habitaient en bordure de la forêt de Saint-Germain et organisé une fiesta à tout casser. Le mot d’ordre était de s’éclater. Bonne occasion pour me débarrasser de mon pucelage.

Quand je suis arrivée, une foule de jolies filles se pressait autour de la piscine où un faux cadavre, un couteau planté dans le dos, flottait entre deux eaux dans une lumière glauque. Mise en scène. Chloé était une fan de gothique et de films gore. Par petits groupes, les garçons s’agglutinaient autour de TH Rider et Potatœ Rat, les DJ préposés aux platines.

Deux heures plus tard, la sono poussée à bloc, ça commençait à chauffer un max. L’odeur douceâtre de l’herbe flottait dans l’air. Vodka-orange et Passoa circulaient à la vitesse grand V. J’en avais bu deux verres pour me donner du courage. Sur les slows, Brice frottait comme un malade. Ses yeux se sont mis à briller quand je lui ai dit à l’oreille qu’on trouverait sans doute un coin tranquille à l’intérieur de la villa.

D’autres avaient eu la même idée. Dans la pénombre du salon, deux couples se tripotaient et se roulaient des pelles sur les divans. Au premier étage, par l’entrebâillement d’une porte, j’ai aperçu une fille de dos qui suçait goulûment un mec, la minijupe relevée jusqu’à mi-fesses.

On a cherché un coin discret. À part de la curiosité et une pointe d’appréhension, je n’éprouvais pas grand-chose.

En fait, j’avais tellement entendu dire que la première fois était rarement une réussite que je souhaitais surtout ne pas avoir mal. Juste que ça se passe sans accroc. Pour savoir enfin ce que c’était. La première chambre vide a fait l’affaire. J’ai donné un tour de clé et on s’est jetés sur le lit sans allumer la lumière.

Je me disais que j’étais en train d’accomplir quelque chose d’important mais je n’arrivais pas à m’en persuader. Après quelques caresses et un patin interminable, Brice a mis une capote. J’ai ressenti comme un choc dans le vagin à l’instant où il m’a pénétrée. Mais la souffrance s’est rapidement estompée, remplacée par une sensation de gêne. Son sexe bougeait dans moi.

Voilà. C’était fait. Je n’étais plus pucelle. Son visage au-dessus du mien s’est crispé. Il a haleté :

— Oh ! C’est bon… c’est bon…

Deux ou trois coups plus forts m’ont ébranlée. Le dernier suivi d’un choc sur l’os du pubis qui m’a fait vraiment mal. Puis un arrêt soudain. Il me broyait les épaules en haletant. On est restés quelques minutes sans bouger. Son torse pesant sur ma poitrine et sa respiration brûlante contre mon oreille m’incommodaient. C’est alors qu’une nausée m’a levé le cœur. Une envie de vomir que j’ai difficilement retenue.

— Qu’est-ce qu’il y a ? Ça va pas ?

— Je… je crois…

Un nouveau spasme m’a secouée.

— J’ai mal au cœur.

Il s’est reculé si précipitamment que sa verge en sortant m’a causé comme une déchirure.

— Aïe ! T’es louf ou quoi ?

— Je veux pas que tu me gerbes dessus !

Finalement la nausée s’est calmée. Mais quand j’ai tenté de me redresser, ma tête s’est mise à tourner et je me suis rallongée. Je n’aurais pas dû boire deux Passoa à la suite. Le goût d’orange m’avait trompée. J’étais malade. Brice s’impatientait en bataillant avec la fermeture de sa braguette.

— Allez, rhabille-toi, quelqu’un peut venir.

— Non. Laisse-moi, je me sens pas bien…

— Tu veux que je reste avec toi ?

— Non, descends, je te rejoindrai plus tard.

Il est parti et je n’ai pas pris la peine de fermer à clé. Après quelques minutes de repos, je me suis lavée dans la salle de bains. Il n’y avait presque pas de sang. J’ai glissé un doigt dans mon vagin. Ça n’était pas douloureux. Puis je me suis passé de l’eau sur le visage mais l’effet n’a pas été celui que j’espérais. Au lieu de se calmer, mon ivresse a empiré au point que j’ai regagné le lit les genoux flageolants et les yeux à côté des trous. La techno cognait direct à l’intérieur de mon crâne. À moitié dans les vapes, j’ai fermé les yeux.

Le contact d’une main qui palpait mon sexe m’a tirée de ma léthargie. J’avais laissé mon pantalon et mon string dans la salle de bains et je m’étais étendue vêtue de mon seul débardeur. Il ne m’arrivait pas au nombril. D’abord, j’ai cru que Brice était revenu parce qu’il s’inquiétait pour moi. Au prix d’un effort laborieux, j’ai entrouvert les yeux.

Trois silhouettes sombres entouraient le lit. Trois garçons. Les éclairs des spots trouaient la nuit et illuminaient par intermittences la blancheur de mon ventre et de mes cuisses. J’étais pratiquement nue. Tout en cherchant à repousser celui qui me pelotait et malgré l’étau qui écrabouillait mes tempes, j’ai bafouillé :

— Je suis malade.

Mon faible filet de voix s’est noyé dans les pulsations des basses. On n’a rien entendu d’autre qu’un bredouillement. J’ai tiré sur la couette pour m’en couvrir mais mon geste s’est arrêté à mi-course. Les doigts qui me tripotaient ont pincé mon clito. Un sursaut de douleur m’a cabrée.

— Hé les gars ! Elle est chaude !

— Tu crois qu’elle nous attendait ? a demandé un autre en ricanant.

— Elle nous attendait peut-être pas, a rigolé le troisième, mais elle espérait de la bite, ça c’est sûr !

Rassemblant toutes mes forces, j’ai réussi à articuler assez fort :

— Non, je ne veux pas, je…

— Allez, a repris le premier, tu vas pas faire d’histoire… si tu voulais pas baiser, tu serais pas cul nu sur le plumard !

J’ai essayé de rouler de côté. Sans succès. D’autres mains ont bloqué mes jambes et mes bras. On a relevé mon débardeur au-dessus de ma poitrine.

— Putain ! Ces nichons ! Des obus !…

Si j’avais fait un effort, j’aurais pu leur échapper. Suffisait que je pousse une gueulante. Il y avait trop de monde à proximité pour qu’ils insistent. Mais je me sentais engourdie, à moitié saoule, sans aucun ressort. Une verge dénudée s’est matérialisée à quelques centimètres de mon visage. Droite et raide. La peur m’a prise et je n’ai rien trouvé d’autre à dire que :

— Non ! Mettez un préservatif au moins !

La réponse a claqué :

— Bien sûr, tu nous prends pour des tarés ?

Le type a enfilé une capote. Ma léthargie a repris le dessus. Mon corps pesait des tonnes. Refusait de m’obéir. Demeurait mou et sans forces. Un mal de tête effroyable me pressurait le cerveau. Une verge m’a pénétrée sans que je réagisse. Toute résistance m’avait désertée.

Le garçon m’a limée tandis que ses copains me tenaient les bras et les jambes. C’était inutile, je ne me débattais même pas. Puis il s’est relevé et un autre a pris sa place. Son pénis tapait plus loin au fond de moi, glissait mieux. Je me suis aperçue que mon mal de crâne s’apaisait. On a lâché mes chevilles mais je n’ai pas profité de cette liberté pour tenter de me dérober. J’étais trop nase.

Le nouveau venu prenait appui sur ses bras tendus et me baisait sur un rythme soutenu, sans une seconde d’arrêt. Il soufflait comme un phoque, les yeux fixés sur sa bite. Les frottements répétés de celle-ci ont commencé à me démanger à l’intérieur. J’ai reconnu les sensations que j’éprouvais, quand je me branlais, juste avant l’orgasme. Incrédule, j’ai pris conscience que s’il continuait, j’allais en avoir un.

Je ne voulais surtout pas qu’ils s’en rendent compte.

Mais le petit salaud semblait avoir deviné, il poursuivait son manège. Maintenant, c’était cinq ou six coups à toute vitesse et les suivants au ralenti. Des ondes de plaisir se sont mises à rayonner dans mon bas-ventre, gagnant peu à peu mes reins, ma poitrine. Ma tension montait d’un cran chaque fois qu’il changeait de cadence. J’ai tenté de freiner mais rien n’y a fait et j’ai eu un orgasme. En serrant les mâchoires pour ne pas faire de bruit et en essayant de ne pas bouger. Un flot de liquide a coulé de mon con.

— Hé ! Elle mouille ! Je patauge dans son jus…

Ça les a définitivement libérés. Ils ont ri. Persuadés qu’ils étaient tombés sur une salope intégrale. Une nympho. C’était pour ça qu’ils m’avaient trouvée cul nu dans la chambre. J’étais là parce que j’attendais de me faire sauter par le premier qui passerait. Ils n’en doutaient pas. J’avais beau protester, ils ne m’écoutaient pas.

— Bien sûr… bien sûr… tu ne voulais pas baiser mais tu avais le cul à l’air… tu croyais que c’était la coutume de la maison…

J’avais récupéré suffisamment de lucidité pour réaliser mon impuissance. Les apparences jouaient contre moi. Quoi que ce soit que je dise, ils ne me croiraient pas. Et d’ailleurs personne ne me croirait, même si je réussissais à alerter quelqu’un. Mes vêtements étaient encore dans la salle de bains. Ils m’avaient trouvée à poil dans une chambre ouverte.

Puisqu’il en était ainsi, j’en ai pris mon parti.

Mon ivresse avait complètement disparu. Lorsque le troisième m’a pénétrée, j’ai joui tout de suite. En silence mais en accompagnant malgré moi ses mouvements de quelques coups de reins. C’était mon corps qui réagissait, pas moi. Chialer ne servirait à rien.

Ensuite, j’ai cru qu’ils allaient me laisser. Je les -entendais chuchoter à voix basse. Le premier bandait à nouveau. Il m’a disposée à quatre pattes et il a coincé son sexe entre mes fesses pour se branler dans la raie. Puis il en a appuyé le bout sur mon petit trou. Là, je me suis débattue.

— Non ! Pas par là ! Je veux pas !

— Empêchez-la de remuer, elle nous joue encore sa comédie…

La lutte a été brève. À trois pour me maintenir, je n’avais aucune chance. Une douleur affreuse m’a transpercé l’anus. Une déchirure insupportable. Ce salaud m’enculait ! J’ai crié mais une main m’a bâillonnée. La verge s’enfonçait inexorablement. C’était une barre de feu qui me perforait. Provoquait des spasmes nerveux à l’intérieur de mon ventre. Des larmes me sont montées aux yeux.

J’ai dandiné mon derrière de droite à gauche avec pour seul résultat que le sexe m’a pénétrée davantage. Une sueur froide me glaçait le dos et les reins. Les garçons ricanaient, poussaient des exclamations d’encouragement. Malgré mes contractions désespérées pour la rejeter, l’épine qui me transperçait continuait son chemin. La souffrance me faisait trembler de la tête aux pieds.

Le garçon a grogné qu’il déchargeait.

Mon supplice a encore augmenté quand la verge, pour se retirer, a effectué le mouvement inverse. Il me semblait qu’une main avait empoigné mes boyaux et cherchait à les retourner comme un gant. Enfin elle s’est extraite, accompagnée d’un gargouillis chuintant. Une épouvantable odeur d’excréments s’est répandue dans la chambre. Celui qui me tenait aux épaules a dit d’un ton dégoûté :

— Ben mon vieux, elle t’a chié dessus…

Ils ont ricané tous les trois puis le même a ajouté :

— Barrons-nous. Elle est dégueulasse…

Ils sont partis. Il n’y avait plus personne pour m’empêcher de bouger mais je suis restée immobile dans la même position. À quatre pattes, les fesses en l’air et le visage écrasé sur l’oreiller. Je sanglotais. Un courant d’air frais jouait sur les muqueuses de mon anus, me donnant l’impression que son ouverture béante ne se refermerait jamais. Je me sentais -humiliée, salie, répugnante.

Un gros sac de merde.

 

*

*    *

 

Je n’ai rien raconté à Brice. Ni à personne d’autre d’ailleurs. Qu’aurais-je pu dire ? Qu’on m’avait -violée ? C’était à la fois vrai et faux. Les garçons m’avaient contrainte à baiser mais je m’étais conduite comme une idiote. Ils m’avaient trouvée à poil sur un lit, à moitié dans les vapes et je ne leur avais même pas résisté sérieusement.

Si je me plaignais, pas la peine de se creuser pour deviner ce que tout le monde penserait. Ça n’était pas la première fête de ce genre à laquelle je participais et je savais comment les choses se déroulaient généralement. Il y avait presque toujours des embrouilles à cause d’histoires de cul avec des allumeuses qui refusaient d’aller jusqu’au bout et que des types forçaient plus ou moins.

Je m’en voulais surtout de mon manque de -réaction. De ma passivité. On aurait dit une pauvre bécasse terrorisée parce que trois mecs l’avaient surprise toute nue. Et subjuguée parce que l’un d’eux avait sorti sa bite. Ensuite, j’avais tout accepté. Comme si la vue du sexe me paralysait. J’avais capitulé sans combattre. Une attitude de débile. De victime. Mon malaise physique ne suffisait pas à l’expliquer. En y repensant, la rage et le dégoût me submergeaient. C’était tellement éloigné de moi.

Je me suis juré que ça ne m’arriverait plus. À partir de maintenant, plus question qu’on me piège. Qu’on m’impose de subir quoi que ce soit. Pour faire l’amour ou pour autre chose. J’étais une fille indépendante et volontaire. Pas une victime ni une débile. Dorénavant, c’est moi qui agirais.

J’avais laissé mon dépucelage s’effectuer comme si j’en attendais monts et merveilles. M’en remettant à Brice pour effectuer les opérations qui convenaient. Lui faisant confiance. Ne tenant pas compte de l’endroit où je me trouvais : une fête alcoolisée. Croyant qu’il me protégerait tel un chevalier servant.

Dans la plus pure tradition de la jeune fille éblouie qui voit le loup pour la première fois et que cette découverte déboussole. Un cliché que je vomissais mais auquel je m’étais connement conformée. Un peu pour faire comme tout le monde, un peu par timidité et beaucoup parce que j’avais trop bu.

Résultat, ma légèreté stupide s’était soldée par cet épisode lamentable et humiliant. Les trois garçons m’avaient forcée comme n’importe quelle poufiasse qui ne demande qu’à se faire sauter. Sans parler de mon cul endolori et de la honte qui avait suivi.

Cette situation ne se reproduirait pas. À l’avenir, je prendrais les choses en main.

 

 

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