LA FEMME DU NOTAIRE

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BAZIN Michel

InterditsMedia 1000


à plusieursadultèrelesbienvieux et jeune


128 pages


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Résumé

Lucie vient d’avoir trente-cinq ans. Epouse d’un vieux notaire qui la délaisse sexuellement, elle se morfond au fond de sa province. Pour se consoler, elle court les magasins d’antiquités. C’est ainsi qu’elle rencontre le pervers Guillaume, qui, sous prétexte de l’initier à la peinture, va lui faire découvrir bien des plaisirs illicites. Il n’est pire débauchée qu’une femme qui a attendu longtemps avant de sortir du droit chemin. Dessillée, Lucie va découvrir les mystères de l’étude de son mari ; le notaire, en effet, mène une vie sexuelle assez tordue avec la complicité de Valentin, son factotum, et de la soumise Bianca, leur jeune bonne. Lucie aura tôt fait de jouer elle aussi avec Bianca. Et voilà qu’elle retrouve une amie lesbienne, Rachel, qui, elle, a depuis longtemps parcouru tous les sentiers de la débauche… De jeux de dames en séances de triolisme, la femme du notaire va vite rattraper le temps perdu. Il suffit pour ça, comme le lui dit Rachel, de mettre les bouchées doubles. Comprendra qui veut.

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CHAPITRE PREMIER

Laurence et son mari déjeunaient, chacun à un bout de table, dans la vaste salle à manger lambrissée de leur demeure xviiie siècle.

Malgré l’austérité du mobilier, le décor laissait pressentir une large aisance financière. Tout était réuni pour que le tête-à-tête entre les époux soit agréable : les domestiques avaient préparé un repas de poissons de rivière, arrosé d’un grand bordeaux blanc, et la porte vitrée, ouverte sur le parc, laissait pénétrer l’air d’un printemps précoce.

Pierre-Louis Norey, quinquagénaire petit et bedonnant, était l’unique notaire de la bourgade d’Aix-en-Othe, située dans une région verdoyante et vallonnée, aux confins de l’Aube et de l’Yonne, qu’on surnommait « la petite Normandie ».

Le notaire était issu d’une dynastie de notables. Son arrière-arrière-grand-père avait peut-être été honnête, mais depuis ce temps, les Norey avaient profité de leur position pour se livrer à de juteuses malversations immobilières. Le statut héréditaire du notariat avait favorisé les tripatouillages, et permis d’édifier une solide fortune.

Pierre-Louis avait quinze ans de plus que sa femme. Il s’était marié sur le tard, afin de rassurer son père, qui tenait à perpétuer sa lignée.

Laurence, elle, venait d’un milieu modeste. Ses parents, obscurs instituteurs de campagne et fervents catholiques, l’avaient fait élever dans un pensionnat religieux, à l’abri des  « mauvaises fréquentations ». Quand le notaire avait fait sa demande en mariage, le père de la jeune fille avait répondu à sa place, et elle avait obéi.

Laurence, sans conteste, était une des beautés de la région. Pierre-Louis avait cru voir en elle la reproductrice idéale. Mais ses espoirs avaient été déçus : sa femme s’était avérée incapable de donner le moindre rejeton à la tribu Norey. Depuis, Pierre-Louis la méprisait et lui reprochait son inutilité.

Laurence sortait peu, lisait beaucoup et profitait de son oisiveté dorée pour entretenir son apparence physique dans des instituts spécialisés de Troyes, la seule ville proche de son lieu de résidence.

Le déjeuner s’achevait sans qu’un seul mot ait été échangé entre les époux. Sans quitter la table, le notaire, tout rouge d’avoir trop bu, se plongea dans les pages économiques de son journal.

Quand Valentin, l’un des domestiques, vint servir le dessert, Laurence fit une tentative de conversation :

— Guillaume Lucci m’a téléphoné ce matin, pour me proposer une superbe reproduction du Bain du matin de Degas. Il en veut dix mille francs. Je crois que c’est une bonne affaire, je dois lui donner une réponse cet après-midi.

Le notaire répondit d’un ton sarcastique :

— Cet escroc essaie de te rouler. Ça ne vaut pas un clou. La perspective de plus-value est nulle. Ma pauvre Laurence…

Celle-ci sentit la colère l’envahir.

— Guillaume Lucci ne nous a jamais escroqués. Tu m’as dit que tu appréciais ses compétences et qu’il t’avait mis sur des coups intéressants.

Dans l’esprit de Laurence, il n’y avait pas de doute : comme d’habitude quand il avait eu des faiblesses pour le bon vin, Pierre-Louis se montrait de mauvaise foi et ne résistait pas au plaisir de la contredire.

Mariés depuis dix-sept ans, le couple Norey ne s’était jamais entendu. Seul l’argent intéressait le notaire et, même au début de leur union, le sexe ne les avait jamais réunis. Laurence, qui n’avait pas eu d’amoureux avant le mariage, s’était résignée à son sort et n’avait jamais trompé son époux. L’éducation stricte qu’elle avait reçue la portait vers les beaux-arts plutôt que vers les plaisirs du sexe.

C’est d’ailleurs au cours d’un vernissage mondain qu’elle avait rencontré Guillaume Lucci, le marchand de tableaux. Elle l’avait présenté à son mari, et les deux hommes avaient réalisé des affaires ensemble.

Lucci, un beau brun aux yeux verts, avait fait comprendre à Laurence qu’elle ne lui était pas indifférente, mais la jeune femme s’était révélée imperméable à la tentation de l’adultère.

Le sexe, au moins dans le cadre conjugal, la dégoûtait depuis le soir de ses noces. Pierre-Louis, pris de boisson, l’avait obligée à le branler pour le faire bander.

Quand son érection avait été suffisante, il s’était allongé sur elle et l’avait dépucelée sans préliminaires. En outre, tout en la baisant, insensible à sa douleur, il lui avait enfoncé le doigt dans l’anus.

Et même, au grand scandale de la jeune mariée, il avait exigé qu’elle lui rende la pareille. Comme elle rechignait à lui donner satisfaction, il s’était fâché et l’avait insultée.

Depuis quelques années, les rapports sexuels entre les époux, qui n’avaient jamais été très fréquents, s’étaient encore raréfiés. Ils se déroulaient toujours de la même façon, brève et sale. Le notaire y tenait. Comme chez tous les pervers, l’anus tenait une grande place dans l’économie de son désir. Il aurait bien voulu sodomiser sa femme, mais elle n’avait jamais pu se résoudre à accepter une chose pareille.

Pour le reste, elle se laissait faire. Et quand, tout en s’agitant sur elle, son mari la tripotait entre les fesses et lui murmurait des insanités, elle fermait les yeux et tâchait de penser à autre chose. Après l’éjaculation, la queue du notaire ramollissait rapidement et il s’endormait en ronflant.

Seule oasis dans la vie affective de l’épouse malheureuse : la nostalgie de ses années de pensionnat. Laurence regrettait vivement les « jeux » de dortoir avec ses camarades. Dans le désert de sa vie, comme il est naturel, seuls ses souvenirs heureux refaisaient surface.

Pendant ses longs moments de solitude, elle s’enfermait à double tour dans la chambre conjugale, éteignait les lumières, se glissait tout habillée dans les draps et enfonçait une main dans sa culotte. Elle recréait l’ambiance du dortoir.

Elle se rappelait comment elle avait été initiée par Valérie, une grande de seize ans, alors qu’elle-même en avait quatorze. Plus tard, à son tour, elle avait montré à une petite nouvelle comment se faire plaisir entre filles, dans le noir et en silence.

Laurence, toujours en colère, ne voulait pas en rester là de sa conversation avec son mari.

— Tu as un tiroir-caisse à la place du cœur ! L’art n’est pas qu’une question de fric ! Et le plaisir, qu’est-ce que tu en fais ?

Le notaire la considéra avec mépris.

— Le grand mot est lâché ! Lucci veut ton plaisir ? Il t’en donnerait bien un autre que celui des yeux ! Ça se voit tout de suite.

Pierre-Louis avait parlé très haut. Laurence savait qu’il faisait ça pour l’impressionner et, sans doute aussi, pour que les domestiques entendent. Elle était ulcérée.

— Cette fois, tu vas trop loin ! Tu me le paieras !

Hors d’elle, elle jeta sa serviette sur la table et, saisissant son sac à main, sortit de la maison. Le notaire et les serviteurs entendirent claquer une portière de voiture, et un moteur démarrer dans l’allée.

Bientôt, les roues du cabriolet de Laurence projetaient des gravillons contre la porte vitrée de la salle à manger. Le notaire se servait une fine champagne. Installé dans un profond fauteuil anglais, chauffant son verre dans sa paume, il savourait l’alcool.

Laurence roulait à vive allure en direction de Troyes.

 

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