Acheter

Disponible sous 48 heures
7€40 Acheter

Télécharger Format Epub

Téléchargement immédiat
4€49 Télécharger

Résumé

Jeune étudiante en école de commerce, Marina part à San Francisco pour suivre des cours et améliorer son anglais. Sur  le campus, après moult aventures libertines, elle tombe sous  la coupe de Kim, lubrique quadragénaire qui l’initie au  fétichisme botté. A son retour en France, métamorphosée par cette aventure, Marina va devenir elle-même le « fantasme » de nombreux fétichistes des bottes.

 

C’est au cours d’une soirée fétichiste que Frédéric Mancini (auteur de Dogging, dans la même collection) a rencontré Marina. Il s’est contenté d’écrire ce qu’elle lui a confié.

Débuter la lecture

CHAPITRE PREMIER

Depuis toute petite, un rêve hantait Marina : ouvrir un magasin de vêtements de luxe. C’est pourquoi elle s’était inscrite dans une prestigieuse école de commerce parisienne. Intelligente et bûcheuse, elle se retrouva la meilleure de sa promotion à l’examen de passage en seconde année et, avant de les libérer pour les vacances d’été, le directeur annonça que les éléments les plus brillants de leur groupe étaient invités à passer six mois aux États-Unis, dans une université, pour parfaire leurs connaissances et leur bilinguisme. L’accord entre établissements stipulait que les étudiants devaient, en échange, donner des cours de français dans une junior high school, l’équivalent d’un collège.

La nouvelle lui fit l’effet d’une douche froide. Elle n’avait jamais envisagé une carrière internationale ; une boutique lui suffisait. De plus, l’idée de devoir enseigner la paniquait. Elle gardait un assez mauvais souvenir de son expérience de monitrice de colonie de vacances. Elle avait d’autant moins envie de partir que les heureux élus ne seraient pas regroupés dans une seule région. Chacun serait donc livré à lui-même. Bien sûr, rien ne l’obligeait à participer à ce stage, cependant le directeur et les professeurs lui firent comprendre qu’étant major de sa promotion, elle pouvait difficilement s’en dispenser. Personne n’aurait compris. Elle se résigna.

C’est ainsi que, quelques mois plus tard, début novembre, elle atterrissait en fin d’après-midi à l’aéroport international de San Francisco. Pour se rendre à l’université, elle prit un taxi. Le chauffeur était un métis chaleureux avec qui elle discuta en toute décontraction ; ce fut l’occasion pour elle de se rendre compte que, contrairement à ses craintes, elle parvenait à comprendre ce qu’on lui disait, et aussi à s’exprimer parfaitement. Ce fut aussi le moment où elle regretta d’avoir mis une minijupe sur laquelle elle tirait sans parvenir à l’empêcher de remonter sur ses cuisses. Le chauffeur la reluquait, dans le rétro, avec une envie mal dissimulée. Elle songea tout le long du trajet à un film porno qu’elle avait regardé avec une copine quand elle était adolescente. On voyait des Noirs baiser des filles aux cheveux blonds. Elle se souvenait d’une femme encadrée par deux hommes qui remontaient sa jupe très haut, écartaient sa culotte et la léchaient, l’un et l’autre, avant de répartir leurs sexes épais entre son ventre et sa bouche, en alternant. Un instant, elle imagina que le chauffeur s’engageait dans une ruelle déserte, passait à l’arrière et lui faisait subir le même sort. Ces derniers temps, elle était assaillie de pensées crues qui la surprenaient. Sans doute avait-elle eu tort de vouloir à tout prix réussir ses études sans avoir le moindre soupçon de vie amoureuse, et en gardant en tête les problèmes liés à la rupture avec son ex-petit ami, un an plus tôt. La frustration se faisait sentir.

Le campus était d’une taille inimaginable en France. Elle le parcourut avec un sentiment d’émerveillement. Tout était plus somptueux ici. Elle dénicha finalement le département du commerce, une grande bâtisse blanche noyée dans la végétation. Au secrétariat du directeur, elle fut accueillie par une grande brune, fine mais dotée d’une forte poitrine qui tendait son chandail. Cette dernière lui donna toutes les indications possibles. Marina suivrait des cours normaux, dans un cursus qui démarrerait la semaine suivante. Elle enseignerait dans la junior high school le mercredi, le jeudi et le vendredi. L’école où elle serait assistante de français se trouvait à une demi-heure de San Francisco. Comme elle s’inquiétait de ne pas pouvoir s’y rendre en bus, la secrétaire la rassura. Elle pourrait se servir d’un véhicule de fonction de la fac.

Pour finir, la grande brune lui indiqua le studio qu’elle pourrait occuper, ainsi que le self où l’on pouvait manger matin, midi et soir. Elle était parée pour commencer sa vie californienne.

 

Vous avez aimé ce texte, vous aimerez sûrement ...

Donnez nous votre avis !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *