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Résumé

Tendre beurette, Rachida en a sa claque de sa mère alcoolique et de son bled pourri. Après avoir entôlé sa prof de français, elle part à l’aventure, sans trop savoir ce qu’elle va faire de sa petite personne. Après une initiation au triolisme chez un copain de la ville voisine, elle décide de poursuivre son éducation avec Coralie, une petite gouine rencontrée en chemin. Sur les routes de France et de Navarre, les deux fugueuses auront de multiples occasions de satisfaire leurs libidos dévorantes… de quoi devenir deux championnes de la bagatelle ! Sous le pseudonyme de Rachida Glamour s’abrite une jeune femme ambitieuse aux talents multiples. Bien décidée à exprimer ce qui bouillonne en elle et à mordre dans la vie à belles dents. Elle a raconté une partie de sa jeunesse dans La Fugueuse et ne veut pas en rester là. Mais d’autres projets l’occupent. Et au premier chef le groupe de rap qu’elle a monté avec quelques copines.

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CHAPITRE I

Quand je suis rentrée, la télé braillait et Monette ronflait recroquevillée sur le canapé. Une clope avait brûlé toute seule dans le cendrier. La pièce empestait le Ricard et j’ai compris pourquoi quand j’ai trouvé la bouteille qu’elle serrait encore contre son ventre. Le  goulot vers le bas. Ma vieille était trempée de la taille jusqu’aux genoux et ça ne sentait pas que l’anis. Ça puait la pisse aussi.

Je l’avais déjà trouvée comme ça à plusieurs reprises. Quand elle était en forme elle arrivait à regagner son lit avant de s’écrouler mais une fois sur trois elle s’affalait sur place. De temps en temps sur la table de la cuisine et le plus souvent sur le canapé du salon. Je l’avais même trouvée une fois endormie sur la cuvette des chiottes. Elle n’avait pas eu le temps de baisser son slip.

Bref, il n’y avait rien d’inhabituel. Mais je ne sais pas pourquoi, ce jour-là, j’en ai eu marre tout à coup. Ça ne pouvait plus durer. J’ai fourré le minimum de fringues dans mon sac à dos et j’ai visité les cachettes. Celles que je connaissais du moins. Ma mère avait planqué deux billets de dix euros dans le tiroir sous ses soutifs. Avec la monnaie raflée dans son sac, le total n’atteignait pas vingt-cinq. Je ne pourrais pas aller bien loin avec ça mais j’avais ma petite idée. Il y avait longtemps que je pensais à me tirer même si je venais de prendre ma décision sur un coup de tête. Et mon idée passait par mademoiselle Lalanne.

Elle enseignait au collège et habitait à l’autre bout de Luxeuil, dans un pavillon où j’étais déjà allée trois ou quatre fois, quand ma vieille me tapait trop sur les nerfs. Je l’avais eue comme prof de français l’année précédente. Elle avait été sympa avec moi. Un peu collante et cucul, du genre à faire copain-copain avec les élèves, mais toujours prête à aider une fille qui avait des problèmes avec ses parents. Au bahut, les garçons disaient que c’était une gouine parce que c’était la seule prof jeune et jolie qu’on n’avait jamais vue avec un homme. Elle a compris dès qu’elle m’a vue sur son perron.

— Tu as des ennuis, Rachida ?

— C’est maman…

J’ai bien pris mon temps pour hésiter, l’air embarrassé.

— … elle était avec un homme quand je suis rentrée et…

Nouvelle hésitation. J’aurais bien aimé rougir mais je n’arrivais pas à le faire sur commande.

— … ils étaient pas contents quand j’ai déboulé au milieu de…

Elle ne m’a pas laissée terminer.

— C’est pas la peine de rester dehors. Viens ! On va parler de tout ça à l’intérieur…

Au début, cette histoire de ma mère avec des hommes, c’était moi qui l’avais en grande partie inventée. Pour expliquer mes devoirs jamais faits en temps voulu quand je m’étais rendu compte que la prof de français s’intéressait à mes problèmes. Je lui avais laissé entendre que ma mère ramenait des hommes à la maison.

En réalité ça n’était arrivé qu’une fois. J’avais surpris ma vieille en train de s’envoyer en l’air avec le voisin. Et tous les deux tellement bourrés qu’ils n’avaient pas remarqué ma présence. J’étais ressortie sans rien dire. En général elle se faisait sauter chez les mecs qui la draguaient parce que c’était là qu’ils planquaient leur réserve de gnôle.

Mais j’avais senti que c’était le genre de situation qui ferait tilt avec mademoiselle Lalanne. La mère alcoolique qui ramenait ses amants à la maison et faisait l’amour avec eux sans se soucier de sa fille de seize ans, c’était un truc qui ne pouvait que l’apitoyer. Je lui avais servi l’excuse deux ou trois fois l’année dernière et ça avait marché. Là, il fallait seulement que j’aille un peu plus loin. J’en ai rajouté :

— Elle était en rogne et elle m’a jetée en gueulant que je lui gâchais la vie à être toujours dans ses jambes…

On était assises dans le salon et Sophie me tenait les deux mains en me regardant avec des yeux attendris. Elle souffrait avec moi.

— Alors vous comprenez, moi je peux pas rentrer dans ces conditions et je sais pas où aller…

— Bien sûr Rachida… bien sûr… Tu n’as pas quelqu’un de ta famille qui pourrait ?…

— Non, y a personne. C’est pour ça que j’ai pensé à vous…

— Tu as bien fait. Tu vas rester ici ce soir et demain on verra ce qu’on peut faire… peut-être que l’assistante sociale…

Après le repas, Sophie m’a préparé un lit sur le canapé. Je lui ai demandé si je pouvais prendre une douche avant de me coucher et je suis ressortie de la salle de bains à poil. Elle a eu un petit gloussement de surprise en m’apercevant.

— Mais c’est vrai !… Je n’y pensais pas, tu n’as rien à te mettre pour dormir. Viens avec moi, je vais te prêter quelque chose…

On a été dans sa chambre, elle a fouillé dans son armoire et m’a tendu une nuisette à frous-frous qui s’attachait devant avec deux petits cordonnets. J’ai pris tout mon temps pour l’enfiler et je me suis plantée devant le miroir.

— Hou ! là ! là ! Ce que c’est chouette !

Sophie est venue derrière moi et m’a posé une main sur l’épaule.

— Non, c’est toi qui es ravissante.

Je n’ai rien dit mais j’ai recouvert sa main avec la mienne en me laissant aller en arrière jusqu’à ce qu’elle me serre dans ses bras. Ses lèvres frôlaient mon cou. Je sentais la chaleur de ses nichons plaqués sur mon dos. J’ai tourné la tête et nos bouches se sont rencontrées. C’était la première fois que j’embrassais une fille mais j’avais déjà beaucoup donné avec des garçons.

— Oh ! Rachida, Rachida… on devrait pas…

Elle a voulu se reculer. Je me suis blottie contre elle.

— Pourquoi ? Je vous plais pas ?

— C’est pas ça… mais…

— Parce que vous, vous me plaisez drôlement !

J’ai cru qu’elle allait me bouffer la langue. Elle la suçait en aspirant de toutes ses forces et elle me triturait les épaules comme si elle voulait les déboîter. Puis elle m’a poussée sur le lit et elle s’est affalée sur moi. J’avais du mal à respirer mais son baiser commençait à me faire de l’effet. Moi aussi, je lui ai sucé la langue et, pendant un moment, on s’est roulé des pelles comme des sauvages. Soudain, Sophie s’est reculée.

— Non ! Il faut pas… Tu me fais perdre la tête !…

Elle avait encore des scrupules. J’ai relevé son tee-shirt et sorti ses nichons du soutif. Ils n’étaient pas très gros mais bien fermes avec des mamelons larges et d’une jolie teinte rose vif. Elle a sursauté quand j’y ai posé ma bouche.

— Oh ! Mais qu’est-ce que tu me fais ?… Qu’est-ce que tu me fais ?…

C’était pas vraiment une question. Plutôt une manière de se dédouaner. Elle a plongé ses doigts dans mes cheveux et écrasé ma tête sur sa poitrine. J’en ai profité pour déboutonner son futal. Elle a levé ses hanches pour m’aider à le descendre et le slip est venu avec. Tout en la déshabillant, je suçais ses tétons l’un après l’autre et ils sont vite devenus durs comme des petites billes. Elle me tenait le visage à deux mains en protestant de plus en plus faiblement.

Sa fente était déjà mouillée. Je n’avais jamais branlé une fille mais j’ai fait comme pour moi, j’ai glissé deux doigts tout le long du sillon jusqu’à ce que j’arrive au bord du trou et je suis remontée très lentement en appuyant sur le clito. Elle s’est mise à soupirer très fort en bougeant son bassin de bas en haut. Ça n’a pas duré longtemps. Elle a donné un brusque coup de reins et crié :

— Ah ! Oui… c’est bon !… C’est bon !…

Puis elle a maintenu ma main avec la sienne en gémissant « bouge plus maintenant, ça continue… » Au bout d’une ou deux minutes de repos elle a attiré mon visage vers le sien pour me rouler un patin très doux. Comme si elle voulait me remercier. Elle me serrait de toutes ses forces.

— Tu es un petit démon, n’est-ce pas ?

Je n’étais pas très sûre de ce qu’elle voulait dire mais elle souriait. À cet instant, elle a pris conscience que j’étais pratiquement à poil dans ses bras. Elle a posé le bout d’un doigt entre mes seins et elle l’a descendu lentement sur mon ventre en suivant le trajet du regard. Je craignais de ne pas être à son goût. Je trouvais mes seins un peu trop petits et mon ventre trop large. Ses ongles ont glissé dans les poils de mon pubis.

— Tu es mince comme une lame de couteau…

— Et ça vous plaît pas ?

— Au contraire… Mais tu sais, tu peux me tutoyer maintenant…

Elle a passé ses doigts sur ma motte avant de les glisser entre mes cuisses pour que je les écarte. Les lèvres de ma founette se sont décollées avec un bruit mouillé et mon clito est apparu. Bertrand m’avait dit pendant les vacances qu’il était gros. Et là en plus, il bandait. Sophie a penché la tête.

— Tu sens bon…

Sa langue s’est insinuée dans ma fente. C’était si délicieux que je n’ai pas pu retenir un gémissement. J’ai ouvert mes cuisses un peu plus. Alors elle m’a léchée à grands coups de langue qui partaient très bas et remontaient jusqu’à mon clito. Chaque fois qu’elle le touchait, ça me faisait comme une décharge électrique dans tout le bas-ventre et je poussais un petit cri.

De temps en temps, elle s’interrompait pour me caresser avec ses doigts ou pour embrasser d’autres endroits. Elle mordillait mon ventre et l’intérieur de mes cuisses, faufilait une main entre mes fesses pour me titiller le petit trou, me suçotait les tétons en disant que j’avais des seins superbes. On aurait dit qu’elle ne voulait rien laisser de côté, m’échauffant différemment avant de retourner à mon sexe pour reprendre son léchage.

J’aurais joui tout de suite si elle s’y était tenue mais elle repartait chaque fois. Si bien que mon excitation est montée graduellement. Un peu plus vive à chaque passage de sa langue sur mon bouton. À la fin, je donnais des coups de reins de plus en plus nerveux et l’orgasme n’a pas explosé comme j’en avais l’habitude. Il m’a envahie en me laissant tout le temps de le sentir monter et de détailler mes sensations.

Mon plaisir avait été si fort que j’ai voulu la lécher à mon tour. Comme elle me trouvait trop brouillonne et trop précipitée, elle m’a montré comment je devais faire. Après, elle m’a dit que j’apprenais vite et que je serais une excellente suceuse. Ça m’a fait plaisir. On a continué à baiser une bonne partie de la nuit. Quand elle se plaignait qu’il était tard et qu’on devrait se reposer, je réussissais toujours à l’exciter à nouveau. Je voulais l’épuiser.

Il était plus de trois heures du matin quand elle s’est endormie comme une masse. J’étais fatiguée aussi mais il ne fallait pas que je me laisse aller au sommeil. Le premier train passait à six heures. Lorsque j’ai été sûre qu’elle ne se réveillerait pas, je me suis levée et j’ai fouillé son sac. Elle n’avait que cent euros dans son portefeuille et une carte bleue que je n’ai pas prise.

J’espérais récolter plus mais c’était suffisant pour aller jusqu’à Vesoul. C’était là que se trouvait Bertrand. Je ne l’avais pas vu depuis les vacances de notre rencontre. Il m’avait écrit qu’il rêvait de se tirer de son foyer pédagogique et qu’il voulait être libre. La première fois qu’un garçon m’écrivait. Il avait l’air d’y tenir. À deux, on trouverait bien une solution pour tailler la route. De toute façon, j’en avais marre de vivre avec ma vieille et le collège finissait dans un mois.

Il faisait nuit noire quand je suis sortie du pavillon. La gare n’avait pas encore ouvert ses portes mais le temps était doux pour la saison. Il ne me restait plus qu’à attendre le train de six heures.

 

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