La Garce champêtre

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PIBRAC Jonathan

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polar



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Résumé

La détonation lui parut produire un terrible fracas. Elle était plus forte que toutes celles qui l’avaient précédée. Un fracas qui se répercuta dans son épaule, roula comme un écho dans son côté, gronda à l’intérieur de son corps. Le bruit de l’explosion lui vrillait les oreilles, et la balle déchirait ses chairs, le transperçait, broyait ses muscles, lacérait ses nerfs.

Il se vit tomber au ralenti, avec une lenteur extraordinaire, et en même temps effroyable, parce qu’il attendait le prochain coup de tonnerre, le second éclair qui allait l’atteindre, la deuxième balle. Il sentit à peine le sol, et n’eut pas le temps de se réjouir du silence. Il sombra dans un trou noir.

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À l’entrée de l’immeuble, les plaques de cuivre recensaient une infirmière, un dentiste, un avocat et une société de courtage. La plaque de l’agence était reléguée de l’autre côté du hall dallé, près de la porte de la cour. Elle était de belle taille, et joliment fendue en son milieu. « Détect Services-Enquêtes-Efficacité-Discrétion. Escalier cour, deuxième étage. »

Il était dix heures, ce vendredi matin, et Antoine comme à l’habitude était en retard. Il se posta au milieu du hall, se racla la gorge et, à trois mètres, légèrement en biais, atteignit le centre de la plaque d’un joyeux crachat. Puis il traversa la cour.

Comme à l’habitude, sa bonne humeur fondit dans l’escalier. Chaque fois qu’il foulait le vieux tapis élimé, il lui semblait que le rouge pisseux s’ornait de davantage de taches sombres, qu’il ne manquait d’attribuer à la liquéfaction de ses bonnes dispositions. La chaleur aidant, il arriva essoufflé au second palier. L’unique porte à double battant annonçait l’agence et conseillait d’entrer sans frapper. Antoine tendit l’oreille mais n’entendit rien. Il entra enfin avec un soupir, prêt à encourir les foudres de Faure. Son patron était assez attardé pour prétendre encore que la ponctualité est la première qualité d’un employé, et assez vachard pour faire du moindre retard l’occasion d’un discours. Avec un peu de chance, Antoine pouvait cependant gagner son bureau sans se faire remarquer.

L’étroit couloir n’avait pas été repeint depuis dix ans au moins. La maigre ampoule qui l’éclairait suffisait tout juste à mettre en valeur les traces d’humidité du plafond et l’avachissement du papier qui ondulait sur les murs. À droite s’ouvrait le petit bureau de Madeleine, pompeusement baptisé « Réception ». Par la porte entrebâillée, Antoine vit qu’il était désert. La gueuse devait une fois de plus monopoliser les toilettes et retoucher son maquillage…

Antoine franchit le seuil de son bureau, en face du premier, et enleva son blouson de toile. Il le suspendait quand il entendit un rire perlé, aussitôt suivi de petits cris étouffés. Veillant à ne pas faire craquer les lames disjointes du parquet, il traversa la pièce en direction de la porte qui donnait sur le bureau du patron. Le rire reprit, se mua en un roucoulement. Une bouffée de chaleur monta au visage glabre d’Antoine. Un timbre mâle domina les roucoulements.

– Mado… Ne bouge pas comme ça, bon sang…

La voix de Faure parut à Antoine plus désagréable que jamais. Le gros porc passait ses journées à espionner ses employés. De son bureau, la seule pièce accueillante de l’agence, il pouvait en tendant ses grandes oreilles ne rien perdre des conversations tenues dans la salle voisine. Par un juste retour des choses, Antoine pouvait écouter à travers la mince cloison ce qui se passait dans le bureau directorial. Son collègue, Berret, avait même, un jour qu’ils étaient seuls et désœuvrés, ménagé dans le mur un trou discret dont ils se servaient à l’occasion pour surprendre Faure et ses clients. Antoine se colla au mur et écarta un carré de tapisserie. De l’autre côté, de nouvelles exclamations retentirent.

Le tissu qui recouvrait le mur du bureau de Faure n’avait pas été percé, mais sa trame fine, et le soleil qui éclairait la pièce, permettaient de voir à travers. Le cœur battant et les paumes moites, Antoine écarquilla son œil.

Faure était assis dans son grand fauteuil de cuir, la lèvre pendante et le teint congestionné. Madeleine était posée en face de lui, au bord du bureau en chêne. C’était d’ailleurs le seul de l’agence qui fût en bois. Le personnel se meurtrissait les coudes sur de méchants bureaux métalliques. Au moins Mado ne s’éraflait-elle pas les fesses. Elle les avait commodément découvertes, et tenait haut troussée sa robe d’été. Ses jambes nues s’ouvraient grand devant la face épaisse de Faure ; il les pétrissait à pleines mains.

Antoine déglutit avec peine quand la jeune femme replia ses jambes et prit appui sur les accoudoirs du fauteuil. Les mains larges et grasses de Faure disparurent dans le sillon qu’elle exhibait sous son nez. Madeleine rejeta la tête en arrière et gloussa.

– Oh !… Henri, Henri…

« La chienne, pensa Antoine ; se faire peloter par ce salaud… » Berret avait raison, qui lui avait assuré que Faure s’envoyait la secrétaire. Et lui, Antoine, la pauvre pomme, qui lui faisait les yeux doux et soupirait encore après un premier rendez-vous… Elle pouvait bien serrer les jambes et rougir comme une pucelle, l’infâme hypocrite !… Voilà qu’elle tenait contre son ventre nu le groin hideux de Faure ; et se tortillait avec des cris de perruche effarouchée. Les grosses paluches couraient sur ses hanches, et la trogne suiffeuse allait et venait dans la fourche de ses cuisses dodues.

Antoine était tellement suffoqué que la vision enfin révélée du joli corps de Madeleine le bouleversait moins que la rage de la voir s’offrir si impudemment à Faure. Une vague de dégoût noua son estomac, mais il resta plaqué au mur, l’œil douloureusement exorbité contre l’étroit orifice. Sa vue se brouillait, mais il percevait distinctement le bruit de succion et les reniflements de Faure, les soupirs rauques de la femme. Elle avait relevé sa robe au-dessus de ses seins et extirpait ses mamelons du soutien-gorge tendu à craquer. Faure les couvrit aussitôt de ses mains. Les reins creusés, la croupe ondulante au bord du bureau, Madeleine se mit à haleter.

– Viens, viens… Mets-la-moi, maintenant…

Grognant et suant, Faure fourrageait d’une main entre ses jambes. Il se redressa, exhibant un membre courtaud. Madeleine le prit aussitôt et le dirigea vers la fente. Son ventre s’accola à la proéminente bedaine de son patron, ses cuisses enserrèrent la taille épaisse, et le frottement de la peau délicate sur la chemise de nylon fit grincer les dents d’Antoine.

Faure se mit en mouvement avec un « han » de bûcheron et une grâce éléphantesque. Madeleine poussa une exclamation d’impatience et se cabra sous l’avancée du vit en elle…

Antoine s’épongea les tempes et se rendit compte de la douloureuse contraction de son ventre. Il respirait bruyamment. Le couple était heureusement trop occupé pour épier les bruits. Faure soufflait comme un phoque et Madeleine, à chaque coup de reins, laissait échapper un cri sourd.

Antoine colla à nouveau son œil à la cloison et vit les deux corps étroitement soudés qui oscillaient. Faure avait passé ses deux mains sous les fesses de la secrétaire et la soulevait en cadence. À chaque pénétration, il heurtait violemment le plateau de chêne de ses cuisses. Puis, soudain, il s’affala en avant, écrasant la femme sous lui. Les exclamations de Madeleine furent étouffées par cette masse qui pesait sur elle. Elle battit des bras et finit par le repousser, hors d’haleine. Faure se redressa, le sexe flasque et les cheveux en désordre. Sa chemise pendait hors de son pantalon. Il se rajusta en quelques gestes, eut un rire gras et assena une claque sonore sur la croupe de la jeune femme, dès qu’elle fut debout. Antoine se détourna. Une insistante érection boursouflait son pantalon.

Il alla à son bureau et alluma nerveusement une cigarette. Une légère toux le fit sursauter et il découvrit sur le seuil une haute et élégante silhouette. Il ne put s’empêcher de rougir jusqu’à la racine des cheveux.

L’homme s’avança. Il ne semblait nullement gêné, lui. Antoine guettait le moindre bruit suspect du côté du bureau de Faure, et se demandait où il avait déjà vu le visiteur. Il comprit avec un temps de retard la question de celui-ci.

– M. Faure est-il là ? Je voudrais le voir, s’il vous plaît.

L’homme pouvait être planté là depuis un moment et avoir surpris le manège d’Antoine, mais rien dans son expression ne le laissait deviner. Antoine recouvrit enfin l’usage de la parole.

– Euh… Je crois qu’il est occupé, mais si vous voulez bien patienter, monsieur…

– Vanier, Louis Vanier. Faure me connaît, mais nous ne nous sommes jamais rencontrés, je crois. Vous êtes son adjoint ?

– Eh bien, pas vraiment, mais… Antoine, Antoine Losère… Prenez un siège, je vous en prie. Si je puis vous être utile…

– Je suis assez pressé. Mes obligations professionnelles, vous comprenez…

Antoine ne comprenait pas grand-chose. Vanier… Il connaissait ce nom-là… L’homme approcha une mauvaise chaise et s’assit. Antoine écrasa longuement son mégot dans un cendrier ébréché. Sous l’abri du bureau en fer, il sentait toujours l’obsédante tension de son sexe. Il plaça machinalement devant lui un bloc et un feutre qui traînaient sur son bureau. Le visiteur rompit le silence.

– J’aurais besoin des services de votre agence, mais il s’agit d’une affaire assez délicate… Et qui réclame la plus grande discrétion… Une affaire d’ordre privé…

Le claquement d’une porte ponctua la fin de ce préambule. Antoine faillit répondre qu’efficacité et discrétion étaient justement la devise de la maison. Le souvenir de la scène qu’il avait surprise le fit en même temps sourire. Vanier dut se méprendre car il insista, d’un ton un peu sec :

Les fonctions que j’occupe justifient ces précautions, croyez-moi. Ne pourriez-vous prévenir Faure de ma visite ?

Vanier avait décidé de ne pas lui faire confiance. Antoine se demanda quelle tête il ferait s’il lui balançait : « Je vais voir si le directeur a fini de troncher la secrétaire… » Mais la porte de communication s’ouvrit et la voix de Faure aboya :

– Enfin arrivé, Losère ! Pas trop tôt… Oh ! monsieur Vanier, excusez-moi, je vous prie…

Un large sourire fendait sa face tandis qu’il s’avançait vers l’homme, non sans lancer un regard furibond à Antoine. Il reprit d’un ton doucereux, la bouche pleine de confiture :

– Vous étiez là, et on ne m’en avait pas prévenu… Quel plaisir, mon cher… Venez donc dans mon bureau, je suis toujours disponible pour vous, le reste peut attendre…

Antoine croisa le regard de Faure. Sûr de lui, parfaitement à l’aise, le patron… « Vieux cochon », pensa Antoine, mais ce fut lui qui rougit derechef…

– Et qu’on ne nous dérange pas, Antoine !… Il reste à classer la moitié du fichier, attelez-vous-y (et il ajouta à l’adresse de Vanier) : ces périodes de congés, quelle plaie… Nous sommes débordés.

Vanier hocha la tête et passa dans le bureau directorial. Malgré ses allures de quinquagénaire arrivé, et ses manières distinguées, il supportait sans tiquer la grossière familiarité de Faure. Antoine s’étonna une fois de plus. Depuis deux ans qu’il bossait dans l’agence, l’attitude uniformément gênée des clients le surprenait toujours. Ils venaient là pour payer un renseignement, commander une enquête, mais la nature même de leur démarche les mettait mal à l’aise. Demander l’aide d’un détective privé, c’était toujours, pour un particulier, avouer une faiblesse, se résoudre à livrer une part de son intimité. « Affaire privée », avait dit Vanier. Il pouvait bien être un notable de la ville, dans le bureau de Faure, il quémandait un service, trahissait une quelconque impuissance. Et payait sans sourciller le cuistre qui jouissait de sa position de supériorité. Seuls les chefs d’entreprise, les directeurs de personnel échappaient à cette règle. Eux demandaient des enquêtes sur leur personnel, des rapports sur les candidats à l’embauche. Ils traitaient avec Faure à égalité. D’ailleurs, ils se déplaçaient rarement. Ils utilisaient le téléphone, réglaient les factures par courrier. Seules les « affaires privées » pouvaient motiver les visites personnelles. Mais elles ne constituaient qu’une fraction mineure de l’activité de l’agence. Et Antoine n’était même pas sûr de les préférer aux autres, qui pourtant le débectaient franchement.

Aussi passait-il le plus clair de son temps à d’ennuyeuses besognes de bureau. Classer, mettre à jour, et reclasser la multitude de fiches qui occupaient les casiers rangés derrière lui. Une population entière soigneusement répertoriée. Et il existait en ville trois ou quatre agences plus importantes que « Detect services »… Avec des fichiers sans doute plus importants encore, des équipes de limiers et une nuée de secrétaires…

Antoine bâilla au-dessus des rectangles de cartons disposés devant lui. Il était onze heures et demie, il n’avait strictement rien fait et l’ennui qui l’accablait était si pesant que son envie de claquer la porte y succombait. Ses velléités maintes fois ravivées d’envoyer paître Faure et de changer d’air s’étaient estompées avec l’arrivée de Madeleine à l’agence. Sa présence le tenait un peu en haleine. Mais ses espoirs ce matin-là en avaient pris un sacré coup. Berret était en congés, et il n’y avait personne d’autre à qui parler. Même la visite de Vanier n’avait pas attisé sa curiosité. Il se contentait d’attendre la fin de la matinée. Et la fin du mois de juillet, pour partir à son tour en vacances…

Il se promit en fixant le calendrier, où une blonde plantureuse étalait ses charmes, de ne pas revenir à l’agence en septembre. Comme d’habitude, il dut s’avouer aussitôt qu’il n’avait aucune perspective propre à le décider à partir. À moins que la fortune, d’ici là, ne lui sourit… Il fit une grimace en pensant à Madeleine. Ils ne s’étaient même pas vus de la matinée… « Qu’elle aille se faire foutre !… » Il s’apprêtait à aller déjeuner seul quand Faure fit irruption dans son bureau. Vanier était parti depuis un bon quart d’heure. Le patron arborait une mine sensiblement plus avenante qu’à l’ordinaire. Antoine le connaissait assez pour en deviner les causes. Il pouvait les lire du côté du cœur, sous le renflement du veston. Elles tenaient à quelques billets craquants…

– J’ai du boulot pour toi, fils… Du nanan. Viens un peu à côté, je vais t’affranchir…

Antoine ne fit rien pour dissimuler sa contrariété, mais Faure ne parut pas la remarquer. Il l’entraînait déjà d’un geste paternel.

– Tu dois en avoir plein le dos de ces fiches, hein ? Tu auras l’occasion de prendre l’air, dès cet après-midi… Un truc qui va te plaire, j’en suis sûr… Comme Berret n’est pas là, il faut bien que tu t’y mettes, non ? Mais je veux du sérieux, hein ? des rapports précis, minutieux, et surtout que tu passes inaperçu… Pour toi, c’est quand même plus facile que pour moi, hein ?… Assieds-toi… Ce type, Vanier, tu sais qui c’est, quand même… L’usine de construction mécanique, la SEPAC, c’est lui ; le P-DG ; tu vois, maintenant ? C’est dans nos fiches, mon garçon, tu devrais être au courant. Il nous a déjà confié des boulots, rapport à son personnel, mais là, c’est différent. Du privé, ah ! ah !… Ce type a cinquante berges, figure-toi, presque autant que moi… Mais lui, il a une femme… Jeune en plus, et pas mal roulée, faut croire, parce que ça lui cause des soucis. Il a peur quelle batifole, tu comprends. Alors, il veut qu’on lui file le train, et qu’on lui raconte un peu à quoi elle passe son temps, la donzelle… Elle bosse pas, évidemment, et elle manque pas de blé, tu t’en doutes… Peut-être même qu’elle s’ennuie, et l’ennui, tu le sais bien, toi qu’es pas bête, ça laisse trotter la cervelle… Remarque, ce que j’en pense, moi, c’est autre chose… Si elle s’envoie en l’air avec des jeunots, ou même des vieux, je m’en tape, moi, au contraire, je suis plutôt pour… Mais enfin, lui, Vanier, il voit ça d’un mauvais œil ; faut comprendre… Et il paye, cash ; du nanan, j’te dis… Alors je compte sur toi, hein ?… Tu te mets en chasse dès cet après-midi, tu la files, tu notes les heures, les endroits, tout, quoi… Et compte pas tes heures, c’est du spécial, ce coup-ci ; tu toucheras comme Berret, plus tes frais… Mais justifiés, hein ? pas de fantaisies… J’suis pas gâteux. Bon, j’t’ai résumé tout ça là-dessus, et il y a une photo de la greluche ; pas très bonne, mais ça donne quand même une idée assez bandante ; tu trouves pas ?… Sûr qu’elle doit pas s’embêter, celle-là. Alors faut savoir où, quand, comment, et avec qui, bien sûr. Bon, j’te fais confiance. Prends la bagnole de Berret ; et n’oublie pas d’être discret, faut absolument pas qu’elle se doute de quelque chose. Sinon, Vanier, tu penses bien, il nous volerait dans les plumes ; on a une réputation à tenir, et puis les affaires marchent pas si bien, et c’est un client qui mégotte pas sur cinq cents balles, lui. Donc, tu te démerdes au mieux, et lundi, tu me fais un premier rapport, ok ? De toute façon, je serai pas là de tout le week-end, mais je rentrerai lundi matin. Alors, t’as carte blanche… Tu te débrouilles comme un grand, et surtout pas de conneries… Efficacité et discrétion, pense toujours à ça… Surtout la discrétion, parce que pour le reste, si cette nana a un amant, ou plusieurs, qui sait ? On sera pas long à le dénicher… Alors, qu’est-ce que t’en dis, hein ?

– Euh… Pour les premiers frais…

– T’as raison, te gêne pas, on est entre amis, non ? Tiens, voilà cinq cents balles d’avance, ça devrait bien couvrir la première semaine, je crois. D’après Vanier, sa garce quitte guère la ville, ça fera pas trop de frais… Enfin, gaffe quand même, elle va de temps en temps à Paris… Bon, faut que j’y aille, je suis déjà en retard. À lundi, hein ?… T’as de la veine, finalement. Tu ne te rends p’t’-être pas compte… Elle s’appelle Charlotte… Pas mal, non ? Allez, salut ; je compte sur toi…

 

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