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Résumé

Une très jeune fille, timide et perverse, est engagée par une insolite antiquaire, Angela, pour servir de lectrice à son frère aveugle. Mais de tendres liens incestueux lient ce frère et cette soeur, et la lectrice va se voir entraînée malgré elle dans un imbroglio particulièrement pervers. L′aveugle va la contraindre à des amusements de plus en plus obscènes, auxquels sera mêlée la bonne de la maison, une rousse particulièrement dépravée. Pendant ce temps, Angela, l′antiquaire, procède au dressage de sa vendeuse. C′est un dressage de longue haleine où l′on se sert beaucoup de sa langue. Je ne vous raconte pas la suite : lisez-la. Ou faites-vous-la lire, vous aussi, par une lectrice de vos amies…

Débuter la lecture

CHAPITRE I

Le tintement aigu de la sonnette résonna longuement dans le silence de la maison. Avant d’aller ouvrir, Angela vérifia sa tenue dans le grand miroir du vestibule. Elle regarda attentivement son image, celle d’une grande femme de trente-cinq ans, à l’allure hautaine, vêtue d’un tailleur chic qui mettait en valeur sa taille étroite. Elle aimait bien son cou un peu long et ses longues mains parées de bijoux anciens tarabiscotés qui dégageaient un charme suranné. Son épaisse chevelure brune, relevée en chignon, ne lui déplaisait pas non plus, mais elle trouvait son visage trop sévère. Elle avait souvent l’air grave d’une examinatrice. Poussant un soupir, elle alla ouvrir la porte, faisant tintinnabuler les bracelets en vieil or qui entouraient son poignet. Une jeune fille blonde se tenait timidement sur le seuil. « La candidate ».

— Bonjour, je viens pour l’annonce. C’est moi qui ai téléphoné, ce matin. Je m’appelle Lucie Borges.

Angela introduisit l’arrivante et la pilota jusqu’à son bureau. Quand elle s’effaça pour la laisser passer, elle sentit le parfum de sa peau et ses narines se dilatèrent. Lucie semblait impressionnée par les vastes bibliothèques en acajou chargées d’ouvrages aux reliures en cuir qui couvraient entièrement les murs de la pièce. La maîtresse de maison s installa derrière l’imposant bureau Empire, sur lequel trônait une lampe dont le pied en bronze représentait un cheval. Elle pria la visiteuse de prendre place. Lucie Borges s’assit dans un fauteuil recouvert de cuir tabac, tout au bord pour éviter que sa courte jupe ne dévoile trop ses cuisses.

Pendant une longue minute, dans un silence bientôt pesant, Angela détailla la jeune fille qui se tenait le buste droit, les genoux serrés et les mains sur les cuisses. Elle admira son visage rond, aux lèvres épaisses et au nez fin, qu’encadraient de longs cheveux blonds. Les épaules que le chemisier d’été laissait nues étaient potelées. A travers les vêtements, on devinait les courbes harmonieuses d’un corps bien en chair.

Tout à fait ce qu’elle cherchait, une fille à l’allure de gamine, mais avec de beaux seins lourds, des cuisses charnues et une bouche sensuelle. Angela prit un stylo en nacre dont elle dévissa le capuchon. Elle nota sur un calepin les informations que la jeune fille lui donna sur son identité.

— Vous aurez à vous occuper de mon frère. Il est aveugle et votre seule tâche consistera à lui faire la lecture. Son infirmité l’a rendu un peu fantasque, mais il n’est pas méchant. Vous vous entendrez sans doute très bien avec lui.

Lucie écoutait attentivement. Angela se leva.

— Vous allez être seule dans cette maison avec un aveugle, aussi, vous comprendrez que je vous pose quelques questions indiscrètes pour mieux vous connaître.

— Bien sûr, madame.

— Mademoiselle ! Ni mon frère, ni moi ne sommes mariés.

— Excusez-moi. Mademoiselle…

— Vous pouvez m’appeler Angela.

La femme se posta derrière Lucie. En se penchant, elle pouvait voir ses seins par l’échancrure de son chemisier. Elle portait un soutien-gorge en coton tout simple. Angela contourna le fauteuil, revint se planter face à la jeune fille.

— Est-ce que vous avez un petit ami ? Un flirt ?

Lucie agita la tête de gauche à droite.

— Mais… vous avez déjà fait l’amour ?

La jeune fille rougit et répondit par la négative en se cachant sous sa frange blonde. Angela sentit un petit picotement aux creux des reins ; décidément, elle avait déniché l’oiseau rare. Jusqu’à ce jour, ces rares filles qui avaient passé avec succès « l’examen d’entrée », s’étaient révélées décevantes pour ce qu’on attendait d’elles.

Elle posa encore quelques questions d’ordre général en faisant semblant de prendre des notes dans son calepin. Puis elles réglèrent les modalités de leur accord et Angela proposa à Lucie Borges de commencer à travailler dès le lendemain après-midi.

Avant de refermer la lourde porte de la demeure derrière Lucie, elle lui dit :

— Venez à quinze heures. Sonnez trois coups et entrez. Mon frère vous attendra dans le salon de lecture. C’est la deuxième porte à droite.

*
*     *

Après le départ de la jeune fille, Angela se rendit dans le boudoir où son frère l’attendait, assis près de la cloison qui le séparait du bureau. Une miniature du XVIe siècle avait été décrochée du mur, révélant un système permettant d’écouter ce qui se disait dans la pièce d’à côté. Sébastien était aussi brun que sa sœur et avait pratiquement le même âge.

Il se tourna vers l’arrivante. Il portait des lunettes noires, Angela se plaça derrière lui, s’appuyant contre le dossier de son siège. Elle se mit à lui masser les épaules.

— Sa voix te plaît ?

— Elle semble très jeune. Comment est-elle ?

— Allons, sois patient. Tu sais bien que le plaisir vient de l’attente…

Elle le massait de plus en plus fort. Il s’alanguit, laissa aller sa tête en arrière. Elle se pencha sur lui. Il sentit son souffle sur ses lèvres, puis sa langue dans sa bouche.

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