Acheter

Non disponible
7€50

Télécharger Format Epub

Téléchargement immédiat
4€49 Télécharger

Résumé

Un jeune homme habitué aux faciles aventures des bals populaires rencontre par hasard une bourgeoise… qui va l’entraîner peu à peu sur les chemins de traverse d’une sensualité cérébrale et perverse. Solange est en effet une dominatrice de femmes. Elle aime livrer à ses amants de rencontre les femmes qui tombent en son pouvoir. D’un cynisme total, elle ne recule devant rien. Nous déconseillons donc ce livre aux âmes sensibles. (S’il en reste.)

Débuter la lecture

CHAPITRE PREMIER

La maison des Duverneuil était une vieille bâtisse construite à l’écart de la ville, avec un parc où le député trouvait chic d’élever deux ou trois biches en liberté. Claude avait fini par me convaincre d’accepter l’invitation… d’après lui, une bonne occasion pour décrocher quelques contrats. Je crois que ce qui m’a décidé, c’est la perspective de devoir passer la soirée seul dans cette petite ville de province. Dès que je quittais Paris, j’avais une sensation paradoxale d’étouffement, insensible à l’exotisme de l’air pur et des bistrots fermés à neuf heures, le soir. Diriger une petite entreprise de transports nécessite pourtant quelques concessions, et faire bonne figure chez le politicien local en fait partie…

En entrant dans le salon, j’ai su tout de suite que j’allais m’ennuyer à mourir. Ça sentait le mauvais champagne et tout le monde se donnait des tapes sur l’épaule avec des sourires hypocrites. J’ai suivi Claude qui se frayait un chemin dans le bloc compact des invités. Duverneuil pérorait au milieu d’un petit groupe qui buvait ses paroles. Il était célèbre pour sa pruderie acharnée, et je savais que son cheval de bataille du moment était la lutte contre ce qu’il appelait le « déferlement pornographique » sur les murs des villes. Le moindre bout de nichon sur une affiche contribuait pour lui à la déchéance de la jeunesse. Moi, du moment qu’il m’aidait à décrocher quelques affaires…

Claude nous a présentés, et j’ai eu droit à une poignée de main chaleureuse, dans laquelle j’ai reconnu l’habitude de celui qui pouvait en serrer des centaines par jour. Il a fait mine de s’intéresser à mon baratin, m’a proposé une prochaine invitation, et puis il a voulu nous présenter sa femme. C’était une petite blonde gracile, vêtue d’une sage robe blanche, qui participait à une conversation animée en nous tournant le dos. Elle défendait les idées de son mari et l’importance de son combat moral. Duverneuil lui a touché l’épaule et elle s’est retournée.

Je l’ai reconnue aussitôt. Le temps n’avait fait qu’accentuer son aspect de femme-enfant. Elle a pâli, et a dû faire un effort considérable pour se contenir. Le verre qu’elle tenait à la main a tremblé de façon imperceptible mais elle a réussi à donner le change. Elle m’a dit « enchantée, monsieur », avant d’aller à la rencontre de nouveaux arrivants.

C’était trop drôle. Elle était donc devenue la femme du plus vertueux de nos politicards. Un sentiment de jubilation intense m’a envahi. J’ai repéré une très bonne marque de bourbon sur la table du buffet, et j’ai abandonné Claude pour aller me servir copieusement. En arpentant les lieux, j’ai cherché à accrocher le regard de la femme de Duverneuil, mais chaque fois, elle détournait la tête en jouant l’indifférence. Elle avait tiré un trait sur le passé.

La terrasse était déserte et je suis allé m’affaler sur une banquette de jardin en emportant mon verre. Des images lointaines se sont bousculées dans ma tête : la fine toison blonde de son pubis, ses fesses rondes et presque trop dures. J’ai revu le visage de Solange, celle qui m’avait appris à quel point certaines femmes ont le goût de la docilité, et qui m’avait offert la fille dont je ne connaissais alors que le prénom. Agnès, la petite… Presque vingt années en arrière.

*
*     *

C’était une moite après-midi de juin. L’orage ne se décidait pas à noyer la capitale. L’aube m’a trouvé ratissé, après une partie de poker minable. Il n’y avait presque personne dans le minuscule bistrot de la rue du Faubourg-Montmartre et la journée s’étirait dans une tonalité de bon vieux blues.

Je filais un drôle de coton. C’est certainement l’époque qui marque pour moi le creux de la vague : un petit boulot de chauffeur-livreur, plus quelques combines pas très nettes de transport nocturne, pour assurer les fins de mois.

Au comptoir, mon copain Pierre, le barman, trompait son ennui en disputant une partie de dés contre lui-même. Quant à moi, boucanier en détresse, j’essayais de lutter contre le manque de sommeil avec des breuvages pas vraiment diététiques. Nous n’étions plus que tous les deux dans la salle, à échanger des propos fatigués sur les chances de Miss Barbès dans la septième course à Vincennes. Lorsqu’elle a franchi la porte d’entrée, Pierre a cligné de l’œil en me poussant du coude.

J’ai levé la tête pour voir l’objet de son émotion : une brune élancée en tailleur bon chic bon genre d’une couleur crème qui mettait son bronzage en valeur. Le sac de cuir précieux, l’assurance nonchalante de la démarche indiquaient la jeune bourgeoise égarée dans ce boui-boui sordide. Des achats ou un rendez-vous manqué l’avaient fait se perdre ici. Elle a commandé un café d’une voix ferme et Pierre l’a servie avec empressement. Ensuite il s’est affairé à essuyer des verres, probablement pour se donner une contenance.

Moi, je n’ai pu m’empêcher de la détailler de manière insistante en espérant la troubler. De longues jambes et des hanches aux courbes insolentes, un chemisier bien rempli qui laissait deviner l’absence de soutien-gorge. Certainement le genre à faire cinq minutes de jogging par jour pour ensuite passer trois heures dans un salon de beauté. Le style Neuilly-Auteuil-Passy n’a jamais été ma tasse de thé. Je préférais plutôt ratisser la sortie des boîtes de rock à la République, à la pêche de minettes banlieusardes peu farouches.

Quelques bières nocturnes et ça finissait derrière un platane, toujours de la même façon : je plaçais la fille presque de force face à l’arbre, avec quelques coups sur les fesses si elle semblait rechigner. Après l’avoir troussée ou baissé jean et culotte, je la limais avec sauvagerie, pour me satisfaire en quelques minutes. En général, je ne gardais pas beaucoup de copines…

Je ne sais si elle avait pressenti la teneur de mes réflexions, mais j’ai perçu dans le regard de la fille accoudée au bar une lueur d’ironie. C’est moi qui, l’air furieux, ai détourné la tête. Je suis allé me planter rageusement devant le billard électrique pour y enfourner la monnaie rendue par Pierre. J’ai toujours détesté en trimballer dans les poches. Avant que la boule n’aille claquer sur les plots de lumière, j’ai senti son parfum, une légère odeur de musc.

— Je peux vous demander un service ?

Les pieds dans les nuages, je cherchais une repartie quelconque, mais décidément il faisait trop chaud. Sa bouche me fascinait, un fruit rouge où la chaleur avait fait naître une traînée humide aux commissures.

— Je suis en panne de voiture. Elle est juste dans la rue voisine. Impossible de démarrer… Finalement, j’ai décidé de rester ici.

— Pourquoi pas, ma belle ? De toute façon, vous devez avoir l’habitude d’être servie.

Je l’ai suivie. Pierre devait ricaner intérieurement, mais il n’a fait aucune remarque. Elle s’est dirigée vers une Austin bleu nuit dont elle m’a ouvert la porte. Lorsque j’ai tourné la clé de contact, le démarreur est parti tout de suite. Elle semblait s’amuser de la situation.

— Je peux vous déposer quelque part pour la peine ?

J’ai changé de place et elle s’est installée sur le siège du conducteur, la jupe relevée à mi-cuisses. La couleur cannelle de la peau était une invitation et pour lever les doutes éventuels, j’ai caressé ses jambes satinées. Les deux mains sur le volant, elle s’est détendue et, l’air naturel, a enclenché une vitesse. Drôle de journée ! Pour une fois que j’étais décidé à cuver mon spleen tout seul…

On a roulé avec lenteur, pris dans la masse des embouteillages à la sortie des bureaux. J’ai rendu ma caresse plus précise en frôlant doucement l’intérieur des cuisses. Elle continuait à fixer le pare-brise comme si de rien n’était, le regard absorbé par la circulation. Tout à mon exploration, je suis remonté au pli de l’aine pour passer deux doigts sous l’élastique d’une culotte impalpable, et j’ai pu jouer avec une toison drue, cherchant le renflement de son sexe.

Imperceptiblement, elle a avancé le bassin pour faciliter ma percée, mon index a pénétré entre les lèvres à peine disjointes et a fini par trouver l’humidité enfouie. Un deuxième doigt a suivi et j’ai commencé un mouvement régulier qui a eu pour effet de tremper mes phalanges à la source. Mes doigts glissaient dans une huile presque scandaleuse par son abondance.

J’ai cherché le bouton du clitoris – épais, bien dégagé, indiquant un tempérament pour le moins intéressant.

La chaleur oppressante de l’après-midi s’alliait avec le ton plombé du ciel et le cou de ma conductrice se marbrait de gouttes de sueur. Elle continuait de nous piloter dans le flot des voitures, s’essayant à coordonner les gestes de la conduite et la montée de son plaisir.

Pour l’heure, je la branlais franchement et ses nymphes ouvertes clapotaient sous mes doigts. Par instants, je parvenais à pincer le capuchon du pistil raidi. Il était vraiment de belle taille. Mais le plaisir que je provoquais faillit nous faire emboutir un kiosque à journaux. Je pensais à ces mondes culturels absurdes où l’on enlève à la femme cet organe si joliment érectile. La respiration haletante de ma compagne me parut une protestation scandalisée contre ces pratiques.

Comme distraitement, sa main a quitté le levier de vitesses pour ouvrir la braguette de mon jean. J’ai dû l’aider en faisant sauter le bouton du haut, tant j’étais raide, et ma queue est venue lui claquer la main. Elle a encerclé ma hampe qui a frémi et elle a tiré sur la peau luisante du gland pour le dégager. Elle a entrepris de me masturber avec une régularité efficace. De temps à autre elle agaçait de ses ongles peints l’ouverture du méat. Elle n’en oubliait pas pour autant de passer les vitesses, avant de reprendre tranquillement son mouvement de va-et-vient. Elle savait conduire…

Nous avons ainsi remonté l’enfilade des Grands Boulevards. La vue des pulsations de mon propre sexe me mettait les nerfs à vif. Spectacle gratuit pour nos voisins immobilisés dans leur cercueil de tôle, et je croisais leurs regards furibonds ou, au contraire, rigolards.

Je me souviens d’un petite blonde pleine de taches de rousseur qui, tétanisée, contemplait les apparitions de mon gland bouffi en se passant la langue sur les lèvres. Le trouble dans ses yeux et sa bouche humide m’ont affolé : j’ai senti la sève monter, et j’ai serré les dents. Ç’aurait été trop bête d’éjaculer déjà.

Ma partenaire n’était pas en reste et sa chatte s’est contractée pour serrer mes doigts. En voyant son visage, j’ai su qu’elle était au bord de l’orgasme. Au dernier moment, alors que je pensais exploser là, elle a libéré ma verge.

Nous n’avions toujours pas échangé une parole et le jeu arrivait à sa fin. Amusement avant l’heure du thé pour une bourgeoise qui s’ennuie ? Pourtant le scénario ne semblait pas prévu pour conclure aussi vite. Je me suis détendu au fond du siège, et péniblement, j’ai rangé mon membre qui continuait à palpiter.

On roulait maintenant plus vite dans de petites ruelles du côté de La Fourche, la bien nommée. L’orage se précisait et un éclair a zébré le ciel. Elle s’est garée dans une rue paisible bordée d’arbres et elle a baissé le dossier de son siège. Presque au même instant, des trombes d’eau ont commencé à s’écraser sur le toit de la voiture. Je me suis penché et je l’ai retroussée jusqu’au ventre. J’avais envie de l’humilier, et j’ai agrandi l’ouverture des cuisses pour que le tissu du slip accuse encore plus le sillon de sa chatte. Les rideaux de pluie nous mettaient à l’abri des regards des rares passants, et je l’ai forcée à poser les talons sur le tableau de bord.

Elle avait fermé les yeux mais se laissait faire, les jambes largement écartées. Le contraste entre la robe coûteuse remontée jusqu’au nombril et son sexe entrouvert sous la dentelle me comblait d’aise. Une jeune dinde des quartiers chics écartelée comme un vulgaire modèle de peep-show.

J’ai passé la main sous le nylon noir et introduit mon pouce jusqu’à la garde, tandis qu’un autre doigt cherchait l’ouverture de ses fesses. Puis j’ai serré ma prise de telle sorte que mes doigts se rejoignent presque. Elle a tressauté, les yeux hagards, en murmurant :

— Oui, vas-y, va plus loin… jusqu’au fond…

Il fallait que je réalise un rêve de longue date : saisir l’élastique entre les dents et arracher d’un coup sec la culotte parfumée. Pour le fun, comme disent les Québécois, je n’ai pu m’empêcher d’en accrocher les lambeaux au rétroviseur.

Son odeur me soûlait et elle était tellement ouverte que j’ai eu la sensation d’enfouir mon visage entier dans son vagin brûlant. J’ai fait frétiller ma langue au plus profond pour ensuite la lécher de haut en bas, avec une belle conviction. Ma surprise s’est confirmée à la vue du clitoris qui pointait entre les nymphes. Il devait bien mesurer trois à quatre centimètres et je n’en avais jamais vu d’aussi arrogant. J’ai réussi à repousser le minuscule capuchon qui en ourlait l’extrémité et l’ai aspiré avec douceur.

Deux boutons arrachés avaient suffi pour libérer des seins lourds et crémeux qui se balançaient au-dessus de ma tête. Je les ai empoignés tout enmordillant le bourgeon fiévreux. Mon initiative semblait appréciée car la bougresse s’est mise à haleter sans vergogne.

Oubliés, le code du savoir-vivre et les bonnes manières ! Les jambes tendues, elle ondulait du bassin à l’approche de la jouissance en balbutiant des paroles égarées :

— Bouffe-moi, suce-moi toute… bois ma mouille…

J’ai enfoncé mon index le plus loin que j’ai pu dans son sphincter et des spasmes ont agité tout son corps. Tandis que ma bouche s’inondait de sa jouissance, elle a émis une plainte inarticulée, puis elle s’est détendue. Je me sentais groggy ; la pluie tambourinait toujours plus fort au-dessus de nous.

Elle a essayé de se dégager en m’invitant d’une voix douce :

— Attends, on sera mieux là-haut.

Mais je l’ai immobilisée aux hanches afin de jouir du spectacle, contempler son sexe qui ruisselait de ma salive et de ses sécrétions. Je l’ai fixée à ce moment dans les yeux et elle a rougi.

Cette fois, c’est moi qui ai libéré mon membre et ma main a appuyé sur le sommet de son crâne pour l’obliger à se pencher. J’ai présenté le gland sur ses lèvres et elle a ouvert la bouche avec soumission, de telle sorte que j’ai enfoncé ma verge d’un coup presque jusqu’à la garde.

Lorsque mon mandrin est venu cogner au fond de sa gorge, elle a failli s’étouffer. Voulant reprendre son souffle, elle a fait mine de me repousser. Je l’ai saisie alors aux tempes et j’ai commencé à aller et venir sans précaution, désireux de me servir de sa bouche comme d’un vagin. Elle s’est appliquée immédiatement à m’aspirer doucement en creusant les joues. Je me suis senti gonfler encore et j’ai accentué mes coups de reins. Par instants, son nez délicat venait se perdre dans ma toison et elle se dégageait alors avant que je ne m’enfonce à nouveau. J’ai ralenti mon rythme pour lui laisser l’initiative.

Elle a joué aussi bien de la langue que des lèvres, allant jusqu’à mordiller toute la longueur du membre luisant de salive. On aurait dit qu’elle exécutait un polissage raffiné, comme si ma pine avait été un ivoire précieux. J’ai écarté ses cheveux pour la voir à l’œuvre. Elle a dû sentir ma jouissance monter car sa bouche m’a encerclé de nouveau pour me pomper avec vigueur.

Sous la chaude aspiration, je n’ai pu tenir longtemps. J’ai lâché une première salve contre son palais. Elle a eu un mouvement de recul mais j’ai maintenu sa tête, pour continuer à gicler en longues saccades au fond de sa bouche. Elle a massé mes testicules, sans cesser de me téter avec application, me purgeant de ma dernière goutte de sperme.

Enfin, sa joue a glissé sur le coussin du siège et, l’air repu, elle s’est affalée, en déglutissant ce que je lui avais offert. Etait-ce à cause de son air béat, mais je me sentais plus à cran que détendu. Et puis sidéré encore, lorsque, avec un naturel désarmant, elle a pris un kleenex dans son sac pour s’essuyer la bouche, Elle semblait prendre plaisir à jouer la pute habituée à ce type de situation. Quelque chose m’intriguait chez elle, que je ne comprenais pas, un univers trouble sous le masque de femme cynique.

Sans vraiment réfléchir, je me suis retrouvé à la suivre sous la pluie chaude de l’orage, vers l’entrée d’un immeuble de standing. Alors que j’avais plutôt l’habitude de pénétrer dans ce type de résidence par l’arrière, côté livraisons…

On avait été pour le moins avares de paroles et j’ai presque sursauté en entendant sa voix :

— Tu as aimé ?

Je n’ai pas réussi à trouver de réponse adéquate et elle a continué :

— Moi, j’ai aimé te sucer, j’adore ça de toute façon. Maintenant, ce dont j’ai envie, c’est que tu me baises, sentir ta queue au fond de ma chatte…

Son style continuait à me surprendre mais après tout je ne pouvais prétendre détester ça. Dans l’entrée j’ai plaqué ma main sur ses fesses et j’ai répliqué :

— Tu peux vérifier si tu veux, mais je me sens déjà en forme.

Le hall avait beau être décoré de plaques de marbre, l’ascenseur n’en était pas moins en panne, et on a pris l’escalier de service. Sa robe collée par la pluie moulait tous les détails de sa croupe mais ce n’était pas assez pour moi, et j’ai enroulé le tissu mouillé autour de sa taille. Elle a commencé à gravir les marches en accentuant le roulis de ses hanches. Je n’avais jamais rien vu d’aussi excitant et je me suis régalé du spectacle fabuleux de son cul. Elle avait un fessier large et épanoui qui devait bénéficier d’un bronzage intégral. Ses mouvements de balancement accentués par les talons hauts me donnaient le vertige, et quand elle levait la jambe, on voyait la fente rosée et profonde de son sexe.

J’ai d’abord éprouvé la fermeté des courbes d’une main brutale, puis j’ai introduit deux doigts dans la vulve humide. Avec un air de dignité comique, elle a continué à grimper, en disant :

— Tu ne souhaites pas y mettre autre chose ?

La vulgarité des paroles et du tableau m’excitaient prodigieusement. J’ai enfoncé mon pouce dans son anus. On risquait de nous surprendre à tout moment mais ce n’est que devant sa porte que j’ai retiré ma main. Avec une lueur étrange dans les yeux, elle s’en est emparée pour lécher longuement ce qu’elle avait laissé sur mes doigts.

Je ne tenais plus et à peine dans l’appartement, je l’ai plaquée contre le mur, prêt à la baiser debout. Mais elle m’a repoussé en murmurant :

— Attends, j’ai quelque chose à te montrer… tu verras, tu ne le regretteras pas.

Elle m’a pris par le bras et entraîné dans une pièce presque sans meubles. Un grand tapis occupait tout le sol. Elle a poussé mes épaules avec douceur, je me suis allongé, et elle a abaissé mon pantalon. Ma verge est venue palpiter à l’air libre, à la quête de son dû. Elle a disparu quelques minutes pour reparaître avec l’air de m’offrir une surprise.

C’en était une, en effet ! Presque une apparition. Elle avait revêtu une sorte de collant de cuir qui laissait apparents ses fesses et le triangle touffu de sa chatte. De longs gants noirs montaient au-dessus de ses coudes et des bottes vernies complétaient l’ensemble. Son visage m’a surpris : ses yeux paraissaient encore plus étirés et ses lèvres étaient peintes d’un rouge violent. Elle semblait fière de son effet, et lorsque j’ai tendu le bras pour caresser le pelage obscur de son minou, elle l’a écarté en souriant :

— Si tu veux, c’est moi qui vais te faire jouir… tu n’auras rien à faire, même pas à me toucher.

En me tournant le dos, elle s’est accroupie au-dessus de moi, a saisi la base de ma pine, et avec lenteur est descendue pour s’empaler dessus. J’ai croisé les mains derrière ma tête en soupirant.

Elle a d’abord contracté ses parois intimes tout en caressant mes bourses pleines, donnant ainsi plus de vigueur au membre qui la sondait. Elle devait avoir une grande expérience de la chose car elle s’est mise à me pomper avec délicatesse, complètement immobile. Le plaisir m’a gagné à la vue de sa posture : les reins cambrés, ses cuisses gainées de cuir fléchies sur les haut talons, son cul royal qui débordait du collant obscène.

Par légers à-coups, elle a commencé à faire coulisser le pieu rigide dans sa chatte, puis à monter jusqu’à la limite du gland, pour redescendre avec une extrême lenteur. De temps à autre, elle sortait mon membre et le frottait sur le pruneau de son clitoris.

Ça a duré un long moment. Elle me pelotait les couilles tout en caressant le haut de sa fente. Sous la montée du spasme, sa croupe a rebondi et elle s’est mise à monter et descendre à toute vitesse. Elle semblait se parler à elle-même.

— C’est bon, hein, salaud ? Je te sens jusqu’au fond, tu sais… Une belle chatte toute chaude pour toi… Tu sens comme je suis trempée ? Je ne vais pas tarder à venir… Toi aussi… Allez, viens… Remplis-moi…

J’ai compris à ses coups de reins qu’elle jouissait à perdre haleine. Puis elle s’est retirée et a collé le groin de ma bite entre ses fesses. D’une main, elle en a écarté l’entrée, tandis que de l’autre, elle faisait pénétrer l’extrémité du membre humide.

Une fois le gland logé dans la chaude corolle, elle s’est abaissée avec un râle. J’ai senti les parois qui cédaient tout au long de ma verge. La sensation de chaleur était ineffable. Tout le délire de l’après-midi a pris corps dans ma tête, la vue de son cul cerclé de cuir, mes pulsations dans son intestin…

Lorsqu’elle a crispé durement les fesses, je n’ai plus résisté. J’ai saisi sa taille pour la coucher sur moi et, empoignant ses seins gonflés, j’ai craché ma semence brûlante dans son sphincter. Ce fut délicieux…

J’ai dû rester étendu un long moment, les yeux fermés. Quand je me suis levé, une lumière basse perçait les stores, marquant la fin de la pluie.

Au bruit de l’eau, j’ai su que ma surprenante partenaire était dans la salle de bains, et j’ai fait un tour dans l’appartement. Une chambre attenante contenait un lit immense et un ensemble hi-fi en bois précieux. Sur une fourrure, à même le sol, des escarpins à talons démesurément hauts et une paire de bas sombres semblaient être là pour servir de seule décoration. Presque un emblème. L’endroit frappait par son absence de couleur. Il n’était pas difficile de comprendre qu’il servait simplement de refuge à des rencontres épisodiques, un lieu dépouillé pour mettre en scène un cérémonial précis.

Une minuscule cuisine, avec une table bistrot et deux chaises assorties, complétait l’ensemble. En fouillant, j’ai réussi à dénicher une bouteille de Jack Daniels et des verres, et je suis allé à la découverte de la discothèque. J’y ai trouvé un vieux Ray Charles avec grand orchestre, dont les cuivres ardents se sont bien mariés avec le bourbon.

Je ne l’ai pas entendue venir et quand j’ai levé la tête elle était appuyée contre l’encadrement de la porte. J’ignore si elle cherchait à tout prix à surprendre, mais ça continuait à déménager pas mal. Elle avait troqué sa tenue obscène pour un tailleur du meilleur ton. Un collier de perles ras-du-cou, des chaussures plates et un chignon tout neuf lui conféraient une élégance classique, presque froide. Elle avait changé la couleur de ses lèvres pour un rose pâle, et arborait de nouveau un petit sourire ironique :

— Alors, tu as aimé ton après-midi ?

J’ai voulu lui caresser la bouche du bout des doigts, mais elle a écarté ma main. Elle a bu une gorgée dans mon verre, l’air distant et allumeur, comme une hôtesse de bar de nuit.

— Tu m’excuses mais il faut que j’aille travailler. On se reverra peut-être bientôt…

— Je suis en bonne position sur la liste ?

— En principe, j’aime mieux quand c’est moi qui décide.

J’ai toujours pensé qu’il faut goûter le charme des situations bizarres quand il s’offre, mais qu’il ne faut rien forcer. J’ai fini mon verre d’un trait, puis j’ai inscrit le numéro de téléphone du troquet de Pierre sur un vieux bon de livraison qui traînait dans ma poche.

— Le jour et presque toute la nuit… Tu peux laisser un message.

Elle s’est écartée et m’a suivi jusqu’au seuil de l’appartement. Au moment de sortir, j’ai relevé le tissu rêche de sa jupe pour lui claquer la croupe. Elle n’a pas fait un geste et j’ai pu voir encore son sourire de glace, juste avant de me retrouver dehors.

Vous avez aimé ce texte, vous aimerez sûrement ...

Donnez nous votre avis !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *