LA PERVERSION DE CHARLOTTE

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DELBOUIS Claude

Les Érotiques d'EsparbecMedia 1000


première fois



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Résumé

La vie est bizarre. Ainsi Charlotte se croyait définitivement frigide. Jusqu’au jour où Denise, une copine de fac, lui donne l’adresse d?une boutique tenue par une de ses tantes, Mme M. Cette dernière va faire cadeau à Charlotte d’un parfum oriental dont les effets se révèleront explosifs…

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CHAPITRE I

En cette fin d’après-midi, dans un coin de la bibliothèque de la fac, Charlotte était plongée dans la lecture d’un aride traité de droit, quand Denise surgit devant la table où elle était installée.

— Encore de train de bûcher ma pauvre vieille ? Si ça continue, il va te pousser des racines.

Charlotte ne put retenir un sourire. Sa camarade était bien la seule parmi les étudiants de sa promotion avec qui elle avait noué des liens. Il fallait avouer qu’il était difficile de résister à son exubérance et à sa perpétuelle bonne humeur. Elle s’assit elle aussi et dit :

— Tu ne vas pas rester ici jusqu’à la nuit ? Surtout un vendredi. Viens faire un tour en boîte avec moi.

Le plus gentiment qu’elle put, Charlotte déclina l’invitation. Elle ne se sentait pas d’humeur à se distraire. Cela faisait pas mal de temps qu’elle n’avait pas mis les pieds dans une discothèque et elle savait bien pourquoi. Inévitablement, elle devrait repousser les avances de ses cavaliers et certains risquaient de le prendre mal. Elle avait déjà eu ce genre de problèmes. Rembrunie, sa copine lui fit remarquer que depuis un mois qu’elles se connaissaient, elle ne l’avait jamais vue faire la fête.

— Pourtant, avec tous les garçons qui lorgnent vers toi, tu aurais de quoi t’occuper. Tu n’es tout de même pas pucelle ?

Charlotte sentit le sang lui monter au visage et, avec un sourire contraint, répondit non. Sa camarade lui demanda si elle avait un petit ami ailleurs qu’à Marseille et qu’elle ne voulait pas le tromper. Elle dut avouer que ce n’était pas le cas.

— Alors pourquoi tu ne t’amuses pas comme nous toutes ? Tu préfères peut-être les filles ? Tu sais, ici ce n’est pas un problème.

Comme pour prouver ses dires, Denise allongea la jambe sous la table pour caresser celle de son amie. Cette dernière hésita. Elle se rendait compte que la petite curieuse ne la lâcherait pas avant d’avoir obtenu une explication. Et elle avait un lourd secret qu’elle n’avait jamais osé partager avec quelqu’un. Le moment était peut-être venu, après tout.

— Si tu veux tout savoir, je ne cours pas après les garçons ni les filles parce que je ne peux pas jouir. Tout ce que j’arrive à obtenir c’est un semblant de plaisir avec les doigts.

Avec une âpre satisfaction, elle constata que sa camarade, d’après sa mine, avait tout envisagé sauf ça. Cependant la petite brune sensuelle se reprit très vite. Elle sortit un calepin, griffonna quelques mots et détacha la feuille.

— Va là-bas de ma part ! On pourra t’aider.  A demain.

Elle se leva et s’éloigna après un petit geste d’adieu. Perplexe Charlotte lut ce qu’elle avait écrit. Il y avait un nom : Mme Maurin, et une adresse dans le quartier du Panier. Ce n’était pas si loin que ça.  Elle hésita. Elle avait déjà consulté une gynécologue, en vain, et elle n’avait pas très envie de rencontrer cette femme mais qu’est-ce qu’elle avait de mieux à faire ? La bibliothèque allait fermer et il ne lui resterait plus qu’à retourner à son studio avec la perspective d’une soirée aussi ennuyeuse que solitaire. Au moins, se rendre là-bas lui ferait passer un moment. Elle ramassa ses affaires et prit la direction de la sortie.

 

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