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Résumé

Confiée par son mari à un couple pratiquant l’éducation anglaise, Marie-Lise accepte de subir la juste punition d’un écart de conduite. Ce qui n’aurait dû être qu’un jeu occasionnel tournera vite au cauchemar. Guidée et asservie par ses nouveaux maîtres, Marie-Lise se surprendra à aimer être traitée de la sorte. Dès lors, la fièvre au corps, elle ne pourra plus échapper à son destin…

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CHAPITRE PREMIER

— Rare est le gibier qui ne mérite pas la cartouche !

C’est ce que pensait le bellâtre en pénétrant en cadence entre les reins de Marie-Lise. Il n’avait eu aucun mal à la draguer. Elle avait accepté de le suivre à l’étage avec une facilité déconcertante. Elle était ivre, ou presque, mais ça n’expliquait pas tout. Ensuite il l’avait poussée dans la première chambre venue et n’avait pas pris le temps de la déshabiller. Il l’avait placée contre le mur, les mains plaquées sur le papier peint jauni, avait relevé la robe et, d’un geste décidé, avait écarté le mince tissu du string pour s’enfoncer en elle d’un simple coup de rein. Depuis, il prenait appui sur ses hanches et la besognait consciencieusement.

Marie-Lise ne se dérobait pas à la pénétration. Elle tendait ses reins au mâle et accompagnait le mouvement. Jamais de sa vie on ne l’avait traitée de la sorte et elle y trouvait satisfaction. Le membre, qui dilatait ses muqueuses, tirait de son ventre d’étranges sensations et tout son corps brûlait dans cet accouplement sauvage. La position qu’il lui avait imposée, cette façon de la plaquer contre le mur, de lui écarter les cuisses, de lui faire tendre les fesses, pour s’introduire en elle, cette position d’offrande sordide avaient mis le feu à ses sens. Jamais elle n’avait atteint pareille tension et elle s’ouvrait à l’homme avec délice. La dure colonne de chair se frayait un chemin dans le fourreau humide, arrachant à son ventre des spasmes voluptueux.

Au rez-de-chaussée la fête battait son plein. La salle du restaurant vibrait de chansons paillardes et on apportait les plateaux de fromages.

 

Florent se sentait fatigué et songeait à filer à l’anglaise. Il n’aimait pas ces repas de famille qui s’éternisaient. Il n’avait jamais aimé, ça remontait à l’enfance. Aujourd’hui on fêtait les soixante ans de l’oncle Gustave. Toute la famille avait trouvé refuge dans un restaurant des bords de la Garonne. Il y avait là l’oncle Gustave, bien entendu, avec sa nouvelle compagne, une blonde peroxydée dont tout le monde se gaussait, mais que chacun jalousait. Il y avait la branche maternelle avec la grand-mère, méchante et acide comme souvent les vieilles gens, et l’arrière-grand-mère, qui jugeait les autres derrière ses lunettes à verre épais. Il y avait aussi les voisins. A la campagne on invite souvent les voisins dans les fêtes de famille.

 

Florent avait passé la trentaine et vivait dans un magnifique quatre pièces de la rue Saint-Jacques. Il sortait d’études universitaires plus ou moins incomplètes et avait eu la chance d’entrer dans l’administration régionale en tant que bibliothécaire.

Marie-Lise, sa femme, avait été longtemps une amie d’enfance. Ils avaient partagé les mêmes bancs, de la communale jusqu’au lycée. C’était aujourd’hui une jeune femme, pas très grande, mais très belle, brune, les jambes fines et la taille bien prise. Sa longue chevelure aux reflets de jais tombait en vagues épaisses sur ses épaules et lui donnait une allure italienne. Sa famille avait des biens et elle n’avait eu aucun mal à installer un commerce en centre-ville. Elle tenait une boutique de mode et semblait n’avoir jamais été faite que pour ce métier.

Ils vivaient heureux et leur vie s’engageait sous les meilleurs auspices. Pourquoi avait-elle trop bu ce soir-là ? Elle n’en savait rien. Elle avait abusé des apéritifs et, la chaleur aidant – on était fin juin – elle s’était jetée sur le rosé dès les hors-d’œuvre. Quand les deux musiciens avaient attaqué la soirée, juste avant le dessert, elle était ivre, ou quasiment.

C’était la première fois qu’elle se trouvait dans un état pareil. Tout tournait autour d’elle, et elle riait sans raison aux moindres histoires de ses voisins de table. Florent lui avait conseillé d’aller à la voiture et de dormir un peu, mais elle avait fait front, certaine de recouvrer toute sa lucidité rapidement. Elle avait tenté l’eau froide, sans effet, et avait commandé un café sans plus de résultat.

Quand un bellâtre vêtu de blanc vint l’inviter à danser, elle pensa qu’un peu d’exercice lui ferait du bien, aussi le suivit-elle sans résistance. Florent, son mari, n’avait jamais aimé la danse, il n’en aurait pas ombrage.

Le bellâtre n’était qu’un vague cousin, au visage marqué et au regard froid. Il sembla à Marie-Lise qu’il était commercial dans une concession automobile de Castelnaudary ou de Revel, elle ne se rappelait plus. Il avait le physique de l’emploi. La moustache fine et l’air aussi franc qu’un arracheur de dents. Mais il avait fière allure dans son costume de lin froissé, et il dansait bien. Quand il s’enhardit à poser ses mains sur les fesses de la jeune femme, elle le laissa faire. Ce n’était qu’un cousin, et elle se sentait gaie.

Personne ne s’occupait d’eux. Un groupe d’enfants formait la sarabande et concentrait les regards des convives. L’oncle Gustave faisait danser sa compagne dans un paso-doble endiablé et Florent partageait le champagne avec ses beaux-parents. Personne ne remarqua la disparition de Marie-Lise, ni celle du cousin.

 

Il n’avait pas quitté sa veste de lin. Il avait juste défait son pantalon, lequel gisait maintenant aux chevilles, et pilonnait le sexe de la jeune femme à grands coups de rein. Elle était trempée et avait du mal à assurer son équilibre. Les mains toujours plaquées sur le papier peint, elle semblait se délecter de cette saillie bestiale. Très vite elle se mit à gémir. Elle tentait de rassembler les bribes de volupté qui commençaient à enflammer son ventre. Au début ce ne fut que quelques explosions fugaces, qui troublèrent un instant ses entrailles, puis, très vite, les sensations se firent plus concrètes. Dès lors elle accompagna la pénétration, imposant son rythme pour ne plus perdre le fil de son plaisir.

La bouche ouverte, la chevelure secouée de mouvements désordonnés, elle s’abandonnait désormais à la saillie, heureuse d’être traitée de la sorte, heureuse de sentir monter en elle les vagues du bonheur. Enfin, usée d’être pilonnée au plus profond de son fourreau, elle encouragea le cousin :

— Plus vite ! Plus vite !

Puis elle reprit, la voix brisée par l’émotion :

— Plus vite ! Oui, plus fort !

L’homme, électrisé par ces suppliques, piqua des quatre fers et s’enfonça jusqu’à la garde, faisant battre en cadence ses testicules tendus contre la vulve en feu. Ce n’était plus qu’un accouplement bestial, d’où émanaient des bruits de flaque d’eau ponctués par les ahanements rauques du mâle au bord de l’extase.

En quelques coups de reins rageurs, il déversa sa semence dans les entrailles de la jeune femme, et trouva la force de s’activer encore jusqu’au plaisir de sa compagne. Dès lors il se retira pour souffler, la laissant tremblante de bonheur, un liquide blanchâtre coulant le long des cuisses.

 

Florent s’inquiétait. Il ne voyait plus Marie-Lise. Il l’avait cherchée sur le parking, sous les platanes, puis il avait demandé à l’oncle Gustave avant de s’aventurer vers les toilettes. Mais là non plus il n’y avait personne. Il revint à la table et attendit encore quelques minutes avant de s’inquiéter à nouveau. Il était épuisé et il lui tardait de rentrer se coucher. Dans le fond de la salle l’accordéoniste tentait de secouer les couples et le batteur s’acharnait sur ses baguettes pour assurer le rythme. Minuit était passé et il n’y avait plus que quelques femmes qui dansaient entre elles. Le personnel avait débarrassé les fromages et, en attendant les desserts, on faisait sauter les bouchons de champagne.

Plus que jamais décidé à quitter la fête, Florent reprit sa quête. Il s’enquit auprès des serveuses d’une jeune femme brune, demanda aux gamins qui continuaient à imiter les adultes sur la piste de danse, et allait se diriger à nouveau vers les toilettes, bien décidé à ouvrir chaque porte et à frapper à celles qu’il trouverait fermées quand il croisa un serveur encombré d’un lourd plateau. Il l’arrêta, s’excusa, et décrivit pour la énième fois sa femme. L’homme, excédé d’avoir été stoppé dans sa partie d’équilibriste, voulut passer en force, n’y parvint pas, et se trouva obligé de répondre à Florent. Il l’informa n’avoir rien vu mais précisa au jeune homme qu’il y avait des chambres à l’étage, et que souvent, des clients fatigués, ou simplement un peu alcoolisés, allaient se refaire une santé avant de redescendre finir le repas.

 

En homme mal élevé, le cousin s’essuya rapidement aux rideaux et regarda sa conquête en faire autant. Puis il la plaça à genou sur le lit, se percha, face à elle, en équilibre instable sur les ressorts du matelas, et présenta son gland à ses lèvres. Elle tenta de rechigner pour la forme, mais ne refusa pas la caresse qu’il lui demandait. Elle enfourna le membre à demi flasque, pour s’activer et lui redonna rapidement forme. La sarabande reprit de plus belle. Sans quitter son occupation, elle assura sa position entre les cuisses de l’homme, cercla la base du sexe à deux doigts et enserra les bourses de l’autre main, pour assurer sa prise. Elle se conformait ainsi à ce qu’il attendait d’elle. Ensuite elle s’activa, d’abord du bout des lèvres, comme aimait à lui voir faire Florent. L’image de son mari lui traversa l’esprit une seconde. Il devait probablement supporter les délires de l’oncle Gustave, à la table en dessous, mais, étourdie par les vapeurs d’alcool, et par le plaisir qu’elle venait de vivre, elle poursuivit son œuvre avec conscience.

Maintenant sa langue s’agitait à tout va sur le gland écarlate. Sa longue chevelure brune couvrait le bas-ventre de l’homme. Elle fixait le méat entrouvert, certaine d’en tirer la liqueur que Florent aimait lui faire boire. Encore une fois l’image fugace de son mari apparut puis s’évanouit dans les brumes de l’ivresse. Encore une fois elle plongea sur le membre dressé pour le gober de toute sa longueur, ou presque, laissant au passage des flots de salive épaisse, qui noyait la toison masculine et souillait les cuisses pour s’étaler sur le dessus-de-lit en une large tache.

L’homme accompagnait maintenant les gestes féminins, balançant les reins pour aller au-devant des lèvres, forçant le passage pour afficher sa volonté de jouir. La chaleur de la bouche de Marie-Lise avait un effet aphrodisiaque. Il s’enfonçait en elle avec un plaisir intense et se demandait comment cette cousine, qu’il n’avait vue qu’au hasard des fêtes familiales, cette cousine qui paraissait d’ordinaire si commune, si pleine de la retenue bourgeoise indispensable à une jeune femme de province, il se demandait comment cette cousine avait pu monter avec lui. Fort de sa maxime favorite – rare est le gibier qui ne mérite pas la cartouche – il avait tenté sa chance comme il le faisait avec toutes les femmes, ou presque. Sans vraiment y croire, mais en martelant chaque phrase et en avançant chaque geste dans l’espoir d’une réponse. Maintenant il était là, debout sur un lit défoncé, à se faire sucer par cette fille et il se félicitait de sa bonne fortune.

 

Florent monta l’escalier avec difficulté. Il respirait à grand-peine et la fatigue l’obligeait à mesurer ses pas. Il était harassé et ne rêvait que de dormir. Sur le palier il eut le choix entre deux couloirs, s’engagea dans le plus proche et s’approcha d’une première porte. Elle était fermée. Il n’insista pas et passa à la seconde. Celle-ci fit moins de résistance et s’ouvrit sur une femme échevelée, à moitié ivre, le string à mi-cuisses, et les joues gonflées par l’énorme gland qui achevait de se vider en saccades dans sa gorge. Il ne lui fallut pas plus d’une fraction de seconde pour comprendre. Son sang ne fit qu’un tour. Il se précipita sur le couple, arracha la jeune femme à son occupation, la retourna d’un mouvement de bras et fit claquer deux gifles sonores sur ses joues. Puis il lança quelques invectives au cousin qui se rhabillait maladroitement. Il rebroussa chemin, traînant derrière lui une Marie-Lise hébétée.

Ils dévalèrent les escaliers sans trop savoir comment. Florent était fou furieux. Ca ne se passerait pas comme ça. Il allait faire payer cher cette incartade à sa moitié. Il s’engouffra dans le corridor qui menait au restaurant et stoppa brutalement. Il distinguait maintenant des filets blanchâtres qui coulaient sur les lèvres de la jeune femme épouvantée. Il se fendit d’une autre gifle, avant d’ouvrir une porte attenante. Il avait vu juste. Elle donnait sur les cuisines. Il devait y avoir matière à quitter le restaurant d’une autre façon qu’en traversant la salle principale. Il n’était pas question de s’afficher aux yeux de toute la famille. Tirant toujours, sans ménagement, Marie-Lise par le bras, il s’engagea dans la pièce, bouscula au passage une serveuse qui fumait sur le seuil, et déboucha sur le parking.

Il faisait nuit noire. Juste le temps pour lui de jeter sa femme dans la voiture, le temps aussi de retourner sur ses pas pour récupérer sa veste et le sac de madame, et il quittait le restaurant alors que l’oncle entonnait pour la troisième fois La Digue du cul et que les gamins faisaient désormais semblant de dormir dans un angle de la salle tout en se délectant de paroles qu’ils ne comprenaient pas vraiment.

 

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