Acheter

Disponible sous 48 heures
7€50 Acheter

Télécharger Format Epub

Téléchargement immédiat
4€49 Télécharger

Résumé

« N’ayez pas peur de les punir, chère demoiselle ! »

 Embauchée comme répétitrice privée par un couple d’aristocrates anglais, Josiane arrive dans un château du Yorkshire, afin de donner des cours de français et d’allemand au neveu et à la nièce des châtelains. Etranges châtelains. Lady Shirley n’hésite pas à user de la cravache quand Cynthia,la femme de chambre, commet une peccadille. Quant aux rapports conjugaux des maîtres de céans, ils sont si insolites que Josiane, fascinée, ne tarde pas à perdre pied. Et voilà qu’on l’incite à user des châtiments corporels avec ses deux élèves. En quelque sorte, c’est d’un stage de formation qu’il va s’agir. On va faire de Josiane une dominatrice. Mais les choses sont encore plus compliquées. Car l’ombre de Rose, la gouvernante française du châtelain, hante toujours la mémoire de ce dernier…

Débuter la lecture

CHAPITRE PREMIER

Cette année-là, j’obtins ma licence de langues. Un bonheur ne venant jamais seul, je fus embauchée comme répétitrice de français et d’allemand par lord et lady Hamps, un couple des plus aristocratiques habitant le Yorkshire. Partager leur vie me permettrait de découvrir, sur le vif, les traditions que je ne connaissais que par les livres.

Je devais aider le neveu et la nièce de lord Hamps à rattraper leur niveau en langues lors de leur séjour chez leur oncle. Détail curieux, une photo était exigée en même temps que la lettre de candidature. Plutôt mignonne, je craignais que cela fût un handicap, mais je me trompais.

Je débarquai en gare de Leeds un samedi après-midi de juillet. De là, un taxi m’amena à Tappleton hill, le domaine des Hamps, une vaste bâtisse de style Tudor entourée d’un parc.

Pendant que je réglais la course, deux femmes sortirent de la demeure. La plus jeune avait à peine vingt ans. Sa robe noire, son bandeau de dentelle et son tablier blanc, la désignaient comme une domestique. L’autre, je le compris tout de suite, était sa Seigneurie lady Shirley Hamps. Elle n’avait pas trente ans. Je la voyais beaucoup plus vieille. Grande, plutôt solidement charpentée, elle portait une chemise blanche à jabot, des pantalons et des bottes d’équitation, et elle tenait une cravache à la main. Ses cheveux roux étaient coiffés en chignon.

L’expression de son visage mince m’intrigua. Il n’était pas hautain, comme il aurait pu l’être chez une femme de la meilleure société. Le qualificatif qui convenait le mieux était sévère. Lady Shirley ne semblait pas portée à la plaisanterie. Néanmoins, elle me sourit et, du coup, parut plus jeune.

— Alors, c’est vous Josy ? Ma foi, vous êtes plus jolie au naturel qu’en photo.

Je m’attendais à un accueil plus cérémonieux. Lady Shirley, malgré son expression d’institutrice pointilleuse, n’était guère conformiste. D’aucuns auraient jugé indiscrète, voire incorrecte, la façon elle me détaillait. Tout en me contemplant, elle cinglait ses bottes avec sa cravache. Le geste était sûrement machinal. A la fin, elle dit :

— Vous êtes grande et bien bâtie pour une Française. Vous devez être sportive !

J’admis que je ne me débrouillais pas trop mal, notamment en natation. D’un air plein d’espoir, lady Shirley me demanda :

— Savez-vous monter à cheval ?

C’était le cas, mais je n’avais pas amené mes affaires. Quand je le lui dis, Shirley eut un geste désinvolte.

— Ne vous inquiétez pas, il y a tout ce qu’il faut ici !

Un homme sortit à son tour sur le perron. Shirley me le présenta comme son mari. Il avait au moins vingt ans de plus qu’elle et leur différence d’origine sociale sautait aux yeux. Qu’est-ce qui avait pu les pousser à s’unir ?

Lord Hamps me détailla avec la même minutie que sa femme avant de me serrer la main avec vigueur.

— Alors, c’est vous qui allez vous occuper de mon neveu et de ma nièce ? Je vous préviens, ce ne sera pas une partie de plaisir. Ce sont des vauriens !

Il s’agissait sans doute d’humour britannique. Pourtant, il ne me semblait pas plaisanter.

Il s’excusa de devoir aller aux écuries et Shirley répliqua d’un ton théâtral :

— Faites donc mon cher, je me charge d’installer Josy. Nous nous reverrons au dîner.

 

Vous avez aimé ce texte, vous aimerez sûrement ...

Donnez nous votre avis !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *