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Résumé

Délaissée par son mari, Lucienne s’’ennuie comme un rat mort à Paris. Pour se changer les idées, elle rend visite à sa cousine Catherine qui vit en province avec son fils Alexandre. Laissez-moi vous dire qu’’elle ne va plus s’’ennuyer, notre morose Lucienne. Elle qui se croyait coincée va vite se décoincer. Catherine, au chômage, a pris l’’habitude de joindre l’’utile à l’’agréable en monnayant (très discrètement) ses charmes à de pervers amateurs. Tout d’’abord elle invite sa cousine à assister en spectatrice à ses prestations. Mais comment rester de bois devant ces épisodes immoraux ? Ah, la fibre morale de Lucienne ne résiste pas longtemps, et la voici qui « entre en scène » à son tour. Vous raconterai-je tout ce qu’’on lui fait subir ? Ce serait vache ! Alors qu’’il vous suffit d’’acheter ce petit bouquin pour découvrir vous-même toutes les surprises qu’’on réserve à notre ancienne femme coincée.

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CHAPITRE PREMIER

Une fois de plus, Lucienne écrasa les restes d’une cigarette dans le cendrier posé sur la table de nuit. La coupelle de cuivre ciselé débordait de mégots. La jeune femme eut un soupir navré. Elle fumait trop mais qu’y faire ? Quand elle était contrariée, ou qu’elle s’ennuyait, elle piochait presque sans s’en rendre compte dans le paquet de Pall Mall qu’elle gardait toujours à portée de main.

Le cadran digital du réveille-matin affichait plus de vingt-deux heures et Armand n’était toujours pas là. Dieu seul savait quand il rentrerait, et surtout dans quel état. Il fêtait sa promotion au poste de directeur-adjoint avec ses collègues de l’entreprise. Personne n’avait jugé bon de l’inviter, elle.

Lucienne sentit un picotement naître au bord de ses paupières. Rageusement, elle refoula ses larmes. C’était tout de même ridicule pour une femme proche de la quarantaine de pleurer comme une gamine. Pourtant, quand elle pensait au naufrage de son mariage…

Armand ne la regardait plus. Quand il lui parlait, malgré les « chérie » dont il ponctuait toutes ses phrases, il paraissait s’adresser à une étrangère.

De toute façon, elle s’ennuyait mortellement, ils n’avaient pas d’enfants et Armand ne voulait pas qu’elle travaille. Question de standing, disait-il. D’ailleurs, il ne se privait pas de lui demander avec ironie quelle place elle comptait obtenir à son âge, avec sa maigre licence de lettres et sans expérience professionnelle.

Il gagnait assez pour leur assurer une vie plus qu’aisée à tous les deux, mais elle ne supportait pas qu’il la délaisse. Elle était très sensuelle. Elle l’avait toujours été depuis son adolescence où elle passait chaque nuit plusieurs heures à se masturber. Bien sûr, elle le faisait encore aujourd’hui, mais ce n’était qu’un pis-aller. Tout se serait sans doute arrangé si elle avait pris un amant, mais elle n’osait pas. La petite cité où elle vivait avait beau être proche de Paris, il y régnait un esprit provincial, tout le monde espionnait tout le monde, et les ragots allaient bon train.

Lucienne alluma une autre cigarette. Elle sursauta quand la porte d’entrée s’ouvrit. Entendant Armand pester contre le verrou qu’il peinait à refermer, elle sut qu’il était ivre. Elle s’y attendait.

Il jura à nouveau en pénétrant dans la chambre.

— Bon Dieu ! C’est une vraie tabagie, ici ! Tu pourrais aérer.

Il tituba jusqu’à la fenêtre, l’ouvrit en grand puis revint vers le lit. Sans un mot, il retira ses vêtements qu’il jeta en vrac sur une chaise. Lucienne l’observait à la dérobée avec une irritation croissante et, pour la première fois, un vague dégoût. Son teint rouge, ses traits empâtés, les poches sous ses yeux, son début de calvitie ne l’avantageaient pas, pas plus que son embonpoint naissant, qui prenait de l’ampleur ces derniers temps.

Sans un mot, il s’allongea près d’elle et, bientôt, un ronflement sonore indiqua qu’il s’était endormi. Lucienne eut un mouvement de colère. La prenait-il pour une potiche ou un meuble ? Elle se leva, fit quelques pas dans la pièce, mais cela ne suffit pas à la calmer. Elle était trop énervée. Elle décida de prendre un bain.

Pendant que la baignoire se remplissait, elle s’examina dans la grande glace qui occupait tout un pan de mur. Elle avait pris du poids, elle aussi, mais cela lui allait bien. Bien que plus lourds, ses seins restaient fermes. Ses fesses rebondies attiraient le regard des hommes, elle le savait par expérience.
À Paris, une fois, dans le métro, quelqu’un avait profité de la cohue pour les lui toucher.

Elle souleva sa courte chemise de nuit, découvrant ses cuisses. Comment Armand pouvait-il rester insensible à ça ? Elle remonta plus haut sa nuisette. Son ventre bombé était envahi presque jusqu’au nombril par les boucles brunes de sa toison. Pourtant, les poils ne cachaient pas les larges lèvres brun pâle de son sexe. Elles étaient entrebâillées et un liseré de mouille brillait entre elles. Lucienne accrut leur écartement. Elles se séparèrent sous ses doigts et le clitoris émergea à leur sommet. La jeune femme l’effleura et sursauta sous la violence du plaisir qui explosait dans son ventre. Depuis qu’Armand ne lui faisait plus l’amour, le plus petit énervement, la moindre émotion la plongeait dans un état d’excitation incroyable.

La baignoire était pleine. Elle se laissa glisser dans l’eau. La caresse liquide sur ses seins et son ventre la fit gémir. N’y tenant plus, elle enfonça ses doigts dans sa fente, cherchant son bouton, ses petites lèvres…

Elle se masturba avec une rage que la montée du plaisir exaspérait. Toutes les frustrations accumulées ces derniers mois ressortaient pendant qu’elle pinçait son bouton, étirait et tordait ses nymphes. En jouissant, elle dut se mordre les lèvres pour éviter que ses cris ameutent tout l’immeuble.

Cependant, malgré sa violence, cet orgasme ne l’apaisa que passagèrement. Dès qu’elle eut retrouvé son souffle, elle s’aperçut qu’elle était encore excitée. Le bout de ses seins était toujours aussi dur, son clitoris érigé. Avec désespoir, elle se demanda comment calmer cette fièvre qui lui échauffait le ventre presque tout le temps. Il lui fallait trouver une solution, autrement elle allait devenir hystérique.

Son regard accrocha un chromo suspendu au mur qui représentait la colline de Fourvières, et un déclic se produisit dans sa tête. L’image était un cadeau de sa cousine Catherine, qu’elle n’avait pas revue depuis le départ de celle-ci pour Lyon, quelques années plus tôt. Elles étaient pourtant très liées depuis l’enfance.

Lucienne quitta précipitamment la baignoire. C’était dit, elle irait rendre visite à sa cousine. Armand ne s’y opposerait sûrement pas tant il se désintéressait d’elle. Quant à elle, cela lui changerait les idées. Et puis, qui sait ? Autrefois, Catherine était de bon conseil.

 

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