L’Anneau du vice

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CARRO Félicien

InterditsMedia 1000


adultèreau travailBDSMcandaulisme


128 pages


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Résumé

Florence, jeune Bordelaise, a épousé un homme de vingt ans son aîné. Son mari, très occupé, est souvent absent. Comme elle s’ennuie, il lui trouve une place chez Charles, un bijoutier de ses amis. Puis il prend l’avion pour Genève. Je ne voudrais pas déflorer votre plaisir, vilains lecteurs, en vous dévoilant comment cette personne d’une moralité irréprochable en viendra à se soumettre aux caprices les plus pervers de son employeur. Si on lui avait dit un jour qu’elle irait travailler sans culotte et sexe épilé, qu’elle subirait, pour la moindre peccadille, les punitions les plus humiliantes, elle vous aurait ri au nez. Elle ne rit pas du tout, maintenant. Son despote d’employeur s’amuse avec son corps aux jeux les plus scabreux. Par exemple, certaines boules japonaises. Sans oublier le fouet ; sans lui, notre plaisir serait incomplet. Vraiment, Florence, je n’aurais jamais cru ça de vous.

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CHAPITRE PREMIER – Prise au piège

Depuis une semaine, Florence remplaçait le chef du personnel de Rougemont, la grande bijouterie marseillaise. Son mari lui avait demandé de rendre ce service à Charles de Rougemont. Elle n’avait jamais rencontré le joaillier auparavant, mais elle n’ignorait pas les intérêts qui liaient les deux hommes.

Henry et Florence formaient un couple moderne. Lui, quarante-cinq ans, cheveux poivre et sel, allure sportive, yeux très bleus, une expression d’autorité naturelle dans le regard, évoluait dans le monde de la haute finance. Il fréquentait un cercle restreint d’amis d’origines diverses, mais dont le point commun était la réussite sociale. Florence n’avait que vingt-cinq ans. Après un chagrin d’amour, elle avait rencontré Henry au cours d’un voyage aux Seychelles que ses parents lui avaient offert pour la consoler. Riches et austères vignerons bordelais, ces derniers avaient élevé leur fille selon les principes de la plus stricte orthodoxie bourgeoise. A leurs yeux, la culture et la fortune de leur gendre compensaient largement la différence d’âge entre les époux.

Dans l’appartement du couple, rue Paradis, l’une des plus chic de Marseille, Henry demanda à Florence comment s’était passée sa journée de travail. Sans attendre la réponse, il lui renouvela ses recommandations :

— Charles de Rougemont est une relation importante pour moi. Je pars demain à Genève pour une semaine. Je dois signer un contrat avec des clients saoudiens. Et j’ai besoin de l’appui de Charles pour conclure cette affaire, dans laquelle j’ai investi tout mon portefeuille d’actions. Fais preuve d’efficacité et d’audace dans ton travail, montre à Charles tout ce dont tu es capable.

— Il ne regrettera pas son choix, je te le promets. Mais je me sens mal à l’aise face à lui. Il a une façon tellement insistante de me regarder que cela me gêne.

Henry rappela à son épouse que c’était elle qui, s’ennuyant à mourir à la maison, avait souhaité travailler. Elle avait l’occasion de satisfaire son désir et, d’autre part, de rendre service à Charles de Rougemont dont lui, Henry, avait absolument besoin pour ses affaires actuelles.

— Un seul mot de lui et je suis ruiné, n’oublie jamais cela !

Henry et Florence passèrent la soirée dans un des restaurants les plus connus de la capitale phocéenne. Au cours du repas, Henry insista encore sur l’importance du rôle de Rougemont dans le contrat qu’il devait signer à Genève. Le lendemain matin, Henry partit pour l’aéroport, laissant Florence se préparer pour sa journée de travail. Elle opta pour un tailleur Chanel strict, approprié au style de la grande bijouterie marseillaise.

Elle arriva à neuf heures précises ; Edouard, le fils de Rougemont, lui présenta ses hommages. Florence avait en charge la tenue des registres, et devait se tenir prête à faire entendre d’ultimes arguments aux clients hésitants. Les trois vendeuses de la bijouterie étaient jeunes et rivalisaient de séduction et de charme.

La matinée s’achevait quand Charles fit son apparition. C’était un homme d’une cinquantaine d’années, aux cheveux couleur sable lavé longs dans le cou, aux tempes et au sommet du crâne dégarnis. Il portait une moustache que la fumée de ses cigares cubains avait légèrement jaunie en son milieu. De taille moyenne, il avait des jambes courtes, et un ventre très bedonnant que la chaleur faisait transpirer. Il arriva tenant une serviette spéciale contenant des rubis et des diamants qu’il montra aux quatre jeunes femmes, après un mot de connivence à l’attention de Florence. Il semblait ravi de l’affaire qu’il venait de conclure avec un diamantaire hollandais et riait de l’émerveillement de ses employées.

A l’heure de la fermeture, comme à l’accoutumée, on enferma bagues, montres, colliers, pierres dans le grand coffre. La bijouterie vidée de ses richesses, les trois vendeuses étaient sur le point de quitter la boutique, quand Rougemont rappela Florence.

— Chère Florence, je suis très ennuyé. Il manque un rubis dans les écrins que j’ai ramenés cet après-midi. Je vous charge de demander aux vendeuses de vider leur sac à main. Vous devrez les fouiller si vous ne trouvez rien. Croyez bien que je suis navré.

— Il est vrai que la chose est très délicate. Mais je ne vois pas d’autre solution, à part la police.

— Chère Florence, je ne voudrais pas mêler la police à cette affaire. Mes vendeuses ont des familles qui pourraient être éclaboussées par un scandale.

Florence réunit les vendeuses dans le bureau de Charles. Elle leur demanda de vider leurs poches et leur sac à main sur le bureau. Pas trace du rubis. Charles demanda alors à Florence de fouiller les filles. L’une d’elles fit remarquer :

— Pourquoi Florence ne viderait-elle pas son sac, elle aussi ?

Malgré l’indignation de Rougemont, Florence s’exécuta de bonne grâce.

— C’est tout à fait normal. Les soupçons de mes collègues sont légitimes… Mon Dieu, mais c’est impossible !

Le rubis venait de glisser de son sac. Le bruit qu’il fit en roulant sur le bureau emplit tout l’espace de la pièce. Charles de Rougemont intervint :

— Mesdemoiselles, veuillez nous laisser, je vous prie. Bonne soirée et à demain.

Florence essaya de protester, mais Charles de Rougemont la coupa net :

— Je vous en prie, taisez-vous. Nous allons régler l’affaire rapidement, entre nous.

Les trois vendeuses avaient quitté le bureau.

— Asseyez-vous, Florence. Quelles explications avez-vous à me donner ?

— Je vous assure que ce n’est pas moi.

— Vous êtes prise sur le fait, vous ne pouvez nier, dit posément Rougemont.

Il décrocha le téléphone. Dans la tête de Florence, tout se bousculait. Le monde s’écroulait. Elle se souvenait des recommandations d’Henry, pensait à ses parents, à ses amis. Tout l’accusait. Ses dénégations n’avaient fait que l’enfoncer. Elle sentait bien que son attitude n’était pas celle qui convenait à la situation, mais elle était incapable d’en trouver une autre.

— Attendez.

Rougemont raccrocha le combiné.

— Ce n’est pas moi qui ai volé cette pierre. Vous l’avez récupérée, à présent. Ne peut-on trouver une solution ?

— Pour étouffer l’affaire ? Pourquoi pas. Qu’avez-vous à me proposer ?

Rougemont venait de faire reculer son grand fauteuil de cuir. Une poussée de ses jambes l’avait calé dos au mur. Les mains croisées sur le ventre, il fixait Florence. Son expression avait changé. Florence reçut un violent coup au cœur ; son sang se glaça devant la fragilité de sa situation. Elle était à la merci de son patron : soit le scandale, soit…

— Je vous écoute Florence, quelle solution ? Henry n’a cessé de me vanter votre imagination et votre faculté d’adaptation. Il est temps de les prouver.

Il la déshabillait du regard. Tout sursaut d’orgueil était inutile. Florence le comprenait ; de grosses larmes roulaient sur ses joues. Quand, devant son silence, Rougemont décrocha de nouveau le téléphone pour appeler la police, elle l’interrompit de ses sanglots.

— Mais n’êtes-vous pas l’ami d’Henry ?

— Sachez que mes pulsions perverses sont plus fortes que l’amitié que je porte à votre mari !

Un silence, qui semblait devoir durer une éternité, pesait sur Florence, qui n’osait regarder son patron. Elle attendait on ne sait quel secours. Comme dans son enfance, elle éprouvait une émotion malsaine à être accusée. En un instant, elle se souvint de situations identiques quand, petite fille, elle se faisait corriger par son père ou par ses professeurs, alors même qu’elle n’avait rien fait. Elle n’avait jamais su réagir convenablement pour se soustraire à une punition, comme si, en fait, au fond d’elle-même, elle souhaitait le châtiment.

Son bas-ventre pesait dans son slip ; la honte lui empourprait les joues. L’ordre de Rougemont la fit sursauter.

— Venez ici !

Elle fit les quelques pas qui la séparaient du bureau, comme un automate. Elle se tenait debout à la droite du bijoutier, lui faisant face, la cuisse légèrement appuyée à l’angle du bureau. Les yeux baissés, elle attendait.

— Tournez-vous !

Son mouvement fut stoppé net.

— De l’autre côté !

Elle lui tournait le dos, à présent. Ses jambes l’abandonnaient ; dans son esprit, tout se mélangeait. C’était un cauchemar, elle allait s’éveiller. Henry l’avait prévenue : un seul mot de Rougemont et c’était la ruine !

— Remontez votre jupe et ôtez votre culotte !

Son corps obéit ; son esprit, soulagé par le mouvement, sembla renaître. Elle se souvint des fessées que son père lui administrait après avoir baissé sa culotte ; la même émotion la fit frissonner.

— Courbez-vous et écartez les cuisses ! C’est dans cette position, dorénavant, que vous vous présenterez à moi. Les moindres parties de votre corps, même les plus intimes, devront être parfaitement lisses. Entendez-vous ? J’insiste. Pas un seul poil ne devra apparaître !

Il reprit un ton en dessous :

— Vous achèterez un cahier, dans lequel vous consignerez chaque soir le récit de vos journées. Tous les matins nous vérifierons ensemble si rien n’a été omis. Et, à partir d’aujourd’hui, bannissez toute forme de sous-vêtement, sauf si je vous ordonne le contraire.

Florence n’avait pas bougé, tétanisée par ce qu’elle venait d’entendre, et par l’image d’elle que lui renvoyaient les deux grands miroirs disposés en regard l’un de l’autre dans le bureau. Elle tenait sa jupe relevée au-dessus des reins, dévoilant avec impudeur ses fesses blanches, bien rebondies, entretenues chaque jour grâce une gymnastique appropriée. Son sillon très profond, partant de très bas pour remonter très haut, soulignait la rotondité de son large cul bien cambré. La voix de Charles de Rougemont la fit sortir de sa torpeur.

— Vous avez un très beau cul. J’en étais sûr. Voilà, c’est tout pour ce soir. Je ne vous retiens plus, chère Florence. A demain et soyez à l’heure.

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