L’Aptitude aux outrages

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RIFFAUD François

Media 1000Simples murmures


BDSM


128 pages


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Résumé

Retrouvez chaque mois la réédition d’un volume de la collection Simples Murmures, dirigée à l’époque par le célèbre Robert Mérodack. Des textes licencieux, sadomasochistes, où tous les tabous sont mis aux oubliettes, ainsi que les victimes de maîtres aux mille perversions… Totalement introuvable ailleurs qu’en format numérique, aux éditions Média 1000 !

L’Aptitude aux outrages, un roman de soumission féminine signé François Riffaud !

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Au décès de son mari, Albertine était une très belle femme de trente-sept ans, aux formes pleines et au charme certain, au goût sûr et à l’allure parfaitement respectable. Par de savantes manœuvres financières, Victor, l’associé du défunt, un homme dur et cruel, avait réussi à s’approprier toute la fortune du couple. Tout de suite après l’enterrement, il attira Albertine à quelque distance et lui expliqua cyniquement la situation.

— Eh, oui, ma chère Albertine, c’est ainsi! Non seulement, il y a déjà plusieurs années que tous vos biens m’appartiennent, mais en plus, à ce jour, vous me devez encore plusieurs centaines de milliers d’euros…

— Je ne peux pas le croire! s’écria la jeune veuve avec un aplomb déjà ébranlé.

Victor lui adressa un sourire condescendant.

— Allons, allons… pas de ça entre nous, ma chère… Lucien n’était peut-être même pas tout à fait mort que vous aviez déjà ouvert son coffre-fort, n’est-ce pas?

Albertine se sentit rougir irrésistiblement. Heureusement que sa voilette masquait sa réaction… Et puis, après tout, n’était-elle pas censée pleurer?

— Mais si je n’ai plus rien, souffla-t-elle d’un ton glacial, comment pourrais-je donc les payer? Et comment pourrais-je vivre?

— Hélas, ma chère Albertine, je crains de ne pas pouvoir faire grand-chose pour vous… À moins que vous ne sachiez taper à la machine. Et encore, nous n’embauchons plus maintenant que des jeunes filles ayant des notions suffisantes en informatique…

— Mais j’étais une très bonne dactylo, lorsque j’ai rencontré Lucien!

Albertine se mordit la lèvre. Était-ce bien le moment d’évoquer les circonstances dans lesquelles elle avait connu son mari? Pourtant, Victor parut ignorer l’allusion et força un sourire.

— Évidemment, en souvenir de votre mari, je pourrais peut-être faire une exception et vous engager, avec le salaire d’une débutante, bien sûr… Cela pourrait vous permettre de me rembourser petit à petit et de mener une vie modeste mais décente… Mais je ne veux pas vous bousculer, surtout en des instants aussi tragiques! Réfléchissez tranquillement à mon offre et, si vous l’acceptez, soyez dans mon bureau à onze heures précises demain. Quant à cette maison, je ne vous demande pas de la libérer sur-le-champ: nous sommes mercredi, disons que j’y emménagerai samedi, cela vous laissera le temps de vous retourner… De toute façon, vous aurez peu de soucis pour la quitter, puisque les meubles, la vaisselle et même certains de vos bijoux sont déjà répertoriés comme m’appartenant de plein droit… Maintenant, veuillez m’excuser, je vous prie, j’ai à faire…

Hébétée, les jambes flageolantes, Albertine monta dans sa chambre, s’écroula sur son lit et fondit en larmes.

Elle finit par s’endormir, épuisée par la tension nerveuse accumulée depuis la mort de son époux, et que les révélations de Victor venaient de pousser à son paroxysme. Des cauchemars agitèrent sa nuit. Des souvenirs qu’elle croyait à jamais bannis de sa mémoire ressurgirent avec une précision affolante. Elle revécut ses ambitions de petite employée bien décidée à gravir au plus vite les échelons, parvenir à une situation respectable et enviée.

Curieusement, Albertine avait réussi encore plus rapidement que prévu. Quelques semaines après son arrivée dans l’entreprise, Lucien lui demandait si elle voulait bien l’épouser. Sûre de son charme, elle ne s’étonna pas de cette bonne fortune. La rumeur – entretenue en grande partie par les sous-entendus d’autres employées peu farouches qu’Albertine considérait alors comme des rivales – attribuait à Lucien des performances et des exigences sexuelles hors du commun.

Au cours d’une bizarre nuit de noces, Albertine découvrit que Lucien était presque impuissant! Son premier éclat de rire avait duré une dizaine de minutes, et il avait été suivi d’une bonne dizaine d’autres éclats. La motivation la plus profonde de Lucien consistait à sauver la face: derrière le personnage de célibataire endurci et de coureur impénitent qu’il s’était forgé, se cachait un presque puceau!

Cette nuit-là, Lucien lui avoua n’avoir fait l’amour qu’à deux autres femmes, en l’occurrence beaucoup plus âgées que lui. Et, quelques semaines après leur mariage, Albertine apprit que l’une de ces deux femmes était une prostituée qui se contentait de lui agiter le petit oiseau d’une main rapide… Lorsqu’elle fit cette découverte, Albertine comprit qu’elle avait enfin réussi. Elle pouvait cesser de travailler et traiter ses amies et ses anciennes collègues avec un mépris souverain, consacrant tout son temps et toute son énergie à bâtir, puis à tenir ce rôle de grande dame que Lucien attendait d’elle.

Leur mariage dura presque quinze ans, durant lesquels Albertine se montra une maîtresse de maison et une hôtesse exemplaire. Lucien ne l’importunait que fort peu avec le devoir conjugal et lui offrait régulièrement des bijoux de prix, ce qu’elle considérait comme la juste récompense de cette corvée. Évidemment, au cours des premières années de leur union, elle préleva sur les frais domestiques des sommes d’argent aussi élevées que possible, qu’elle versa sur un compte personnel, à l’insu de Lucien. Le contrat de mariage lui octroyait pourtant de nombreuses garanties, quoi qu’il pût arriver, mais elle tenait à se montrer prudente et à suivre les préceptes que sa mère lui avait inculqués.

Après quelques années de mariage, Albertine, repue d’avoir nargué ses rivales supposées, en vint à conclure qu’elle vivait une union indéniablement harmonieuse et que les conseils de sa mère étaient bien inappropriés.

Lucien éprouvait une fierté manifeste à présenter une femme si jolie et si distinguée, et qui savait recevoir avec cette distance hautaine qui sied aux maîtresses de maison de la bonne société. Jamais plus, il n’avait laissé se répandre la rumeur d’une liaison extraconjugale, et Albertine savait désormais qu’il aurait été incapable de la tromper… Il lui donnait tout l’argent qu’elle lui demandait, sans jamais poser de questions; il lui offrait des fourrures précieuses et des joyaux en échange d’étreintes aussi tristes qu’occasionnelles…

Albertine s’installa peu à peu dans cette douillette sécurité et en vint à mettre en doute les leçons que sa mère lui avait enseignées à coups de gifles parfois… Comment il fallait toujours être coquette, aguicher les hommes sans relâche, faire semblant de croire à tout ce qu’ils disent et les flatter jusqu’à ce qu’ils accordent ce que vous désirez, et cela en ne leur donnant jamais sincèrement ce qu’ils veulent…

Qu’avait donc obtenu sa mère de l’application de tels principes? Elle avait été plaquée par deux maris successifs avant de dépenser les quelques économies subrepticement – et péniblement – amassées avec le premier gigolo venu…

Albertine n’avait pas eu beaucoup d’efforts à faire pour épouser Lucien. Et celui-ci était aussi inoffensif que généreux. Après quelques années de mariage, non seulement Albertine cessa d’alimenter son compte secret, mais elle y puisa de temps à autre pour s’offrir quelques bagatelles. Qu’avait-elle donc à redouter? Sa situation n’était-elle pas assurée?

La mort de Lucien ne lui semblait qu’un risque insignifiant. D’une certaine manière, ce serait même une stimulation nouvelle: devenue associée d’une entreprise florissante, elle pourrait se distraire en dirigeant tous ces larbins en costume trois-pièces qui venaient pérorer chez elle lorsque Lucien lui demandait d’organiser une soirée…

Et le larbin qu’Albertine aurait, indéniablement, le plus de plaisir à commander, c’était bien cet odieux Victor, toujours si sûr de lui, toujours si actif, toujours tellement préoccupé par autre chose…

Comment tout cela avait-il pu basculer d’un coup?

Albertine avait abandonné toute méfiance, toute prévoyance. Lucien venait de mourir d’une crise cardiaque, lui qui ne commettait jamais d’excès d’aucune sorte, et Victor avait mis la main sur tout ce que Lucien possédait, lentement, sournoisement, selon un plan mis en œuvre depuis très longtemps…

— Madame ne s’est pas déshabillée?

La voix étonnée de la femme de chambre sortit Albertine de sa cauchemardesque torpeur.

— Madame ferait mieux de se dévêtir et de se coucher dans le lit… Je vais refermer les rideaux… Pauvre Madame…

— Que vous êtes…

Albertine retint l’injure qui perçait à ses lèvres. Oui, elle était conne, cette bonne espagnole qui la plaignait ainsi. Il y a seulement trois jours, elle l’aurait renvoyée, sans l’insulter, et sans explication non plus. Mais ce matin-là, elle se sentit émue par la commisération spontanée et naïve de cette domestique. Il y a bien peu de temps, les «Madame» que lui octroyait respectueusement Conchita lui faisaient oublier ses propres origines…

— Non, non, laissez, ma fille… Faites-moi plutôt couler un bain.

— Bien, Madame.

En s’enfonçant dans l’eau brûlante et parfumée, Albertine eut l’impression d’avoir une vue plus perspicace de sa nouvelle situation.

Elle ignorait le détail des malversations qui avait permis à Victor de la déposséder ainsi, mais elle décida qu’elle ne pouvait pas se permettre de laisser passer l’offre dédaigneuse qu’il lui avait faite. Les préceptes de sa mère constituaient la seule stratégie qu’elle connût. Être coquette, aguicher sans relâche, faire semblant de croire à tout ce que les hommes disent et les flatter jusqu’à ce qu’ils cèdent à votre volonté sans jamais leur accorder vraiment ce dont ils rêvent…

En fait, elle supposait que l’associé de son mari avait toujours été secrètement amoureux d’elle, et elle imagina que la cruelle détermination dont il avait fait preuve en lui expliquant la situation cachait son désir de la posséder. Après tout, n’avait-il pas mis la main sur tout ce qui appartenait à Lucien? Le tragique décès de celui-ci lui permettait soudain de s’offrir la dernière chose qu’il n’avait pas encore volée à son associé: sa jolie femme.

Si elle manœuvrait avec quelque habileté, Albertine pourrait peut-être retourner la situation en sa faveur. Victor était marié à une femme qui possédait quelques biens et, cupide comme il était, il ne divorcerait sûrement pas. Mais l’emploi modeste qu’il offrait à Albertine comme une suprême faveur n’était-il pas une approche visant à faire d’elle sa maîtresse dans un avenir plus ou moins proche?

À l’heure précise, Albertine frappa à la porte du bureau de Victor.

— Entrez et asseyez-vous, lui dit-il sans relever la tête du dossier qu’il était en train d’annoter.

Il la fit attendre ainsi plusieurs minutes, puis il la regarda enfin.

— Ah! ma chère Albertine, j’ai une bien mauvaise nouvelle pour vous… Figurez-vous que j’ai examiné attentivement votre cas, ce matin, et je me suis aperçu que votre embauche ne me permet de bénéficier d’aucun avantage fiscal. Vous n’êtes pas chômeuse de longue durée, ce n’est même pas votre premier emploi, vous êtes trop âgée pour que je puisse obtenir la prime de formation… Pour ne pas perdre d’argent, il faudrait donc que vous me remboursiez les lourdes charges sociales que votre embauche ferait peser sur ma compagnie… Ces charges, s’ajoutant aux saisies sur salaire, destinées à rembourser l’argent que me devait votre mari, vous n’auriez presque plus de quoi vivre…

Albertine avala péniblement sa salive. Lorsqu’elle avait décidé de souscrire à ses exigences de la veille, elle ne doutait pas qu’il allait l’employer; l’octroi de ce poste n’était-il pas une sorte de préliminaire logique à sa conquête? Ce revirement inattendu de Victor la privait non seulement d’une maigre solution d’attente, mais surtout de toute chance de séduire cet homme implacable et ainsi, d’obtenir un revirement de situation.

— Mais, Victor, n’y aurait-il pas une autre solution?

— Non, je ne crois pas, ma pauvre Albertine.

Elle ne pouvait pas se permettre d’être éconduite ainsi, sans avoir eu la moindre chance de le manipuler. Décontenancée, elle décida alors de jouer son va-tout. Relevant sa voilette noire d’un geste coquettement maladroit, elle se moucha comme si elle épongeait des pleurs.

— Je… je, je suis prête à tout pour que vous m’embauchiez… Puisqu’il faut bien que je gagne de quoi vivre, désormais…

Apparemment soupçonneux, Victor l’observa quelques instants avec attention par-dessus ses lunettes.

— Vous êtes prête à tout… Qu’est-ce que vous voulez dire, exactement?

— Eh bien… à tout, quoi… Je… je… Vraiment à tout, oui…

— Vous vous rendez compte de ce que vous me dites?

— Oui, Victor… J’y ai même réfléchi toute la nuit!

— Et vous croyez que cela va me faire changer d’avis?

— En effet, Victor, je l’espère…

Il se cala dans le fond de son fauteuil pour la toiser d’un air méditatif durant de longs instants.

— Je vois… dit-il enfin, d’une voix lourde de sous-entendus. Mais, en fait, ma chère Albertine, vous ne me connaissez pas. Vous ne savez rien de ma vie privée, ni de mes goûts en matière de femmes, ni de ce que j’aime chez les femmes… Êtes-vous prête à tout, vraiment à tout?

— Oui, Victor, à tout.

IL s’accouda alors sur son bureau, la regarda droit dans les yeux, eut un petit rire satisfait et grinçant.

— Je l’ai toujours su… Sous tes airs respectables, ma chère Albertine, tu n’es qu’une salope!

Le mot cru et le ton de triomphe de l’associé de feu son mari firent monter les larmes aux yeux d’Albertine. Mais, avant qu’elle ait réussi à trouver une réplique ou, au moins, à adopter une contenance, l’ordre claqua.

— Lève-toi! Et recule!

Songeant qu’elle n’avait plus le choix, en raison de la situation vulnérable dans laquelle elle venait elle-même de se placer, Albertine se leva comme une somnambule et alla se mettre à l’endroit que Victor lui désignait d’un geste autoritaire.

— C’est vrai que tu es encore bien foutue… commenta-t-il avec la morgue d’un marchand de bestiaux. Les jambes sont longues, les chevilles fines… Tourne-toi! Oui, le cul est bien rond, un peu gras, mais copieux! Les nichons ont encore l’air fermes… S’ils tiennent sans soutien, ce sera parfait…

Albertine se mit à pleurer silencieusement, sans savoir si c’était dû au fait de s’entendre décrire comme un animal de foire, ou bien de comprendre que la situation était en train de lui échapper complètement.

— Toujours prête à tout?

— Oui, Victor…

— Oui, Monsieur Victor. Tu tâcheras de ne pas l’oublier.

— Oui, Monsieur Victor.

— Ouvre ton corsage.

Avec des gestes mécaniques, Albertine dégrafa les pressions et son soutien-gorge apparut.

— Tu es venue, prête à te faire mettre sur mon bureau, et cependant tu as mis un soutien-gorge! Tu vois bien que tu ignores tout de mes goûts… Je parie que tu portes un slip? Réponds!

— Oui, Monsieur Victor.

— Fais des phrases, quand tu me parles!

— Oui, Monsieur Victor, je porte un slip…

— Eh, alors?

— Il faut que je l’enlève?

— Évidemment! Mais relève d’abord ta jupe. Doucement…

Maintenant aveuglée par ses larmes, Albertine remonta sa jupe le long de ses cuisses, découvrant le collant noir qui gainait ses longues jambes galbées.

— Allons bon! Un collant en plus! De mieux en mieux! Enlève-moi tout de suite cette horreur!

Albertine ôta sa jupe, fit glisser son collant, puis s’apprêta à en faire autant avec son slip.

— Tu n’es pas chez le docteur. Tu es là pour me plaire et me séduire… Enlève tout, lentement, avec toute la grâce dont tu es capable, et remets tes chaussures.

Les émotions qu’Albertine éprouvait en cet instant précis la submergèrent totalement. Elle ne comprenait plus rien, ni aux circonstances ni à ses propres réactions, mais elle s’exécuta et se retrouva nue au milieu du bureau. La honte rendait ses joues écarlates; elle pleurait, mais elle obéissait.

— Joli spectacle, effectivement! Je me doutais que tu avais de beaux nichons, et une touffe bien fournie. Tourne-toi doucement, pour voir…

Albertine tourna sur elle-même quand le téléphone résonna brutalement.

— Oui, très bien, je le prends… Au fait, Solange, qu’on ne me dérange plus… Allô, oui, bonjour cher ami… Non, je m’occupe d’un cas délicat. Je vous tiendrai au courant… Oui, c’est cela, je vous fais confiance. Non, ce n’est pas la peine… Merci. À bientôt.

Monsieur Victor reposa le combiné d’un air satisfait. Il resta songeur durant quelques instants, pesant d’un regard lourd sur la femme nue debout au centre de la pièce.

— Te rends-tu compte, ma chère Albertine, que la porte de mon bureau n’est même pas fermée? Que penserait Solange si elle te découvrait ainsi?

Il explosa d’un rire gras à cette hypothèse.

— Écoute-moi bien, pétasse! Malgré la docilité dont tu fais preuve, je ne suis pas certain que tu saches vraiment à quoi tu t’engages. Alors, je vais te laisser une dernière chance de renoncer à tes projets. Il est midi, tu vas te rhabiller sans remettre ton slip ni ton collant ni ton soutien. À quatorze heures, si tu es toujours prête à tout, comme tu me l’as si bien dit, présente-toi ici, mais pas dans cette tenue! Va acheter une guêpière, des bas et des chaussures à talon haut. Inutile de remettre un slip. Tu as bien compris?

— Oui, Monsieur Victor, j’ai compris… Mais je n’ai pas le temps d’aller chez moi…

Cette remarque fit rire l’homme aux éclats.

— Chez toi? Chez moi, veux-tu dire… Mais ça ne fait rien, je te pardonne pour cette fois… Je t’écris l’adresse: va à cette boutique et dis que je passerai ce soir…

— Bien, Monsieur Victor. J’irai.

— Ah! Au fait, dis-moi… Est-ce que tu mouilles?

Albertine déglutit avec peine. Les yeux remplis de larmes, elle mit un certain temps à répondre.

— Oui, Monsieur Victor. Je mouille…

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