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Résumé

« D’une main, l’homme dégrafa la robe, dévoilant la chatte épilée. Marie-Cécile se trouvait nue au beau milieu du sex-shop. Elle serrait les cuisses dans une dérisoire attitude de résistance. L’homme flatta l’un de ses seins dont la pointe se dressa ; de l’autre main, il forçait les muqueuses intimes déjà ruisselantes. Le conjoint de Marie-Cécile, en retrait, doigts crispés sur son appareil photo, mitraillait à tout-va… »

Ensuite, Marie-Cécile sera soumise aux manipulations d’un kinésithérapeute aux méthodes inhabituelles. Sous la coupe du masseur en question, elle découvrira d’étranges façons d’atteindre la jouissance… avant d’accepter d’aller infiniment loin dans la voie de la soumission la plus extrême.

Jean-Charles Rhamov s’affirme de plus en plus comme LE chantre de la soumission féminine. Il décrit la femme comme un objet de luxure, une pâte que l’on manipule, transforme selon le bon plaisir masculin. Mais les femmes, elles, oseront-elles un jour avouer le plaisir qu’elles prennent à être ainsi (mal)traitées ?

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CHAPITRE PREMIER

D’une main habile, l’homme dégrafa la robe. Geste précis, presque professionnel. La robe s’ouvrit, se détacha du corps féminin comme la peau d’un fruit. Il contourna la jeune femme pour retirer le vêtement, le déposer avec précaution au dossier de la chaise. Ensuite, il la débarrassa adroitement du soutien-gorge, fit glisser le string de dentelle noire.

Marie-Cécile se trouvait nue dans le sex-shop. Perchée sur ses talons, elle maintenait ses jambes jointes dans une attitude de résistance dérisoire. L’homme se campa devant elle, et de la main, flatta un sein dont la pointe se dressa. Tout en poursuivant sa caresse, il se tourna vers le mari qui se tenait en retrait, adossé à l’une des imposantes étagères qui croulaient sous des monceaux de DVD pornographiques.

— Voyez comme elle bande !

Et il tritura à nouveau les tétons pour les faire saillir des aréoles brunes. Marie-Cécile n’était plus en état de masquer son trouble. Par des gestes précis, son tourmenteur agaçait délicieusement les mamelons. Le mari approcha ses doigts pour s’assurer lui-même de la tension et de la résistance des extrémités érectiles. Satisfait, et même excité, il testa leur élasticité en étirant les chairs. Marie-Cécile rougissait, tentait sans succès de cacher son plaisir aux deux hommes. En dépit ou peut-être à cause de la honte qui la submergeait, elle réagissait aux stimuli exercés contre sa volonté sur son corps dénudé.

Puis son mari s’effaça, laissant de nouveau agir le patron du sex-shop. À la demande de ce dernier, il lui tendit un harnais de cuir noir. L’homme le déploya sous les yeux de la jeune femme, fit briller les chromes des multiples anneaux qui maintenaient les sangles entre elles.

Marc, le mari, appréciait la complexité de l’objet ; il se délectait de l’effarement qu’il lisait dans les yeux de sa femme.

 

*

*   *

 

Ce qui lui avait plu d’emblée chez Marie-Cécile, c’est ce regard à la fois tendre et profond qu’elle semblait porter sur les êtres et les choses ; le sourire non feint qui éclairait son visage, et sa coupe de cheveux à la Louise Brooks. À vingt-trois ans, elle avait un je-ne-sais-quoi de femme mûre et de femme-objet, dont il percevait confusément le charme. Sa taille fine, le galbe de ses seins, sa façon de mouiller à la moindre caresse, tout en elle l’incita à l’épouser et à prendre en main son éducation sexuelle.

Amoureuse, elle se plia à ses désirs, changea de garde-robe. Les collants disparurent pour faire place aux bas ; les jupes raccourcirent de plusieurs centimètres. Toutefois, et bien qu’elle s’offrît de bonne grâce à ses assauts, Marc se trouva vite plongé dans un abîme de perplexité. Malgré tous ses efforts, il ne parvenait pas à la faire jouir. Certes, elle mouillait au moindre attouchement, à la moindre caresse, mais elle ne manifestait jamais les signes caractéristiques du plaisir féminin. Jamais son corps n’était animé des convulsions de l’orgasme.

Marc ne s’inquiétait pas vraiment – sa jeune femme n’était pas de nature démonstrative – il attribuait le phénomène à des restes de timidité adolescente. Il s’en ouvrit néanmoins à un ami sexologue, qui lui parla de complexité féminine, puis suggéra patience et tendresse. Il ajouta qu’un zeste d’originalité serait susceptible de libérer le corps de Marie-Cécile, de lui faire éprouver des sensations nouvelles propres à ouvrir les vannes du plaisir. Marc, qui n’était pas homme à se laisser abattre par un premier échec, prit ces conseils à la lettre, remercia son ami, puis il se lança dans une quête qui, il en était sûr, allait mener son épouse sur les chemins de la volupté.

Hélas, la tendresse et les heures passées à user de toute sa science n’aboutirent à rien. Émouvoir ce corps jusqu’à l’extase lui fit vite l’effet d’une tâche impossible. Il tentait les plus douces caresses, s’acharnait des soirées entières sur les tendres replis féminins et sur le bourgeon qu’elle offrait à sa langue. Il devinait, à la tension du clitoris, à la façon dont Marie-Cécile lui offrait son ventre, que le plaisir suprême était proche, mais jamais il ne parvint à le lui faire éprouver. Elle ne connut pas la fièvre qui fait qu’une femme devient femelle.

Il repensa alors aux conseils de son ami et, en l’absence d’une autre alternative, il s’obligea à proposer plusieurs variantes, tant sur la forme que sur le fond. Il y eut d’abord les dentelles les plus délicatement ajourées et les plus sensuelles. Marie-Cécile porta la soie plutôt que le coton. Puis ce furent les nuits d’été sur les plages ; ils s’adonnèrent en amoureux à des bains de minuit torrides, livrèrent leurs corps nus à la caresse du sable. À l’occasion, Marc s’arrêtait dans des chemins forestiers pour la coucher, nue sur la mousse, et il la besognait par des mouvements amples, retenant son plaisir jusqu’à n’en plus pouvoir. Parfois, il l’amenait, au sortir de la ville, au bord du canal du midi, sous les platanes ; là, il la mettait nue sur l’herbe du talus, et il la pénétrait, tantôt avec rudesse, tantôt avec tendresse.

Rien n’y faisait. Elle était heureuse avec lui. Elle aimait ce qu’il lui faisait vivre. La mouille coulait abondamment de son ventre, et ses bouts de sein bandaient à la moindre caresse. Mais jamais, elle ne parvint à l’orgasme.

Après quelques mois de ce traitement, alors que, la rage au ventre, il s’apprêtait à jeter l’éponge, Marc repensa aux conseils prodigués par son ami sexologue. Celui-ci avait parlé d’originalité, de sensations nouvelles, d’autres choses encore. La mort dans l’âme, mais un soupçon d’espoir au cœur, Marc décida de changer son fusil d’épaule : il pensa à une tierce personne. Il ne savait pas qui ni comment, mais l’idée fit si bien son chemin, qu’il finit par la faire accepter à sa compagne. Elle affirma n’en pas comprendre le but, ni ce qu’il attendait de pareille audace, mais elle voulait bien se prêter au jeu dans l’intention bien affirmée de lui être agréable.

Demander à quelqu’un de leur entourage de servir leurs desseins leur paraissait impossible, et la perspective de devoir se livrer au hasard des petites annonces les effrayait sans doute. Marie-Cécile posa des conditions que Marc accepta sans discuter. Elle refusait notamment d’être prise par un autre que lui ; Marc se rangea donc à l’idée d’une simple présence extérieure ; il orienta ses recherches vers les professions aptes à proposer de telles situations.

Toulouse présentait diverses possibilités. Marc songeait à des essayages de lingerie fine, mais ne savait comment présenter la chose aux vendeuses qu’il tentait d’aborder. Il y avait aussi toutes les professions médicales, sources éternelles de fantasmes, mais il ne se voyait pas demander à son généraliste ou encore à la gynécologue de Marie-Cécile d’entrer dans le jeu. Ce n’est qu’en désespoir de cause qu’il proposa le sex-shop de la rue de la Gare.

L’idée n’avait rien de saugrenu, bien au contraire. Ce type de commerce devait se prêter à pareille démarche, aussi lui paraissait-il assez facile de convaincre un gérant de sex-shop.

La jeune femme n’ayant émis aucune objection, Marc prit sur lui de prendre contact avec ce commerçant. Il s’y arrêta deux ou trois soirs d’affilée avant d’oser engager la conversation. Il s’agissait d’un jeune homme brun, sympathique, au visage jovial. Il affichait une certaine retenue par l’emploi d’un langage correct qui détonnait avec les titres des DVD qui constituaient son fonds de commerce. Il se faisait appeler Bernard, mais Marc ne fut pas dupe, c’était un prénom d’emprunt. L’homme accepta d’emblée la proposition, et lui suggéra de venir avec sa compagne pour une première visite, dans le simple but de faire connaissance. Marie-Cécile se laissa aisément convaincre. Comme elle avait d’avance accepté le principe, elle se prêta au jeu de bonne grâce, c’est ainsi qu’un soir de mai, ils se trouvèrent à trois dans la boutique.

Dès le premier contact, Bernard sut mettre la jeune femme en confiance, trouvant les mots propres à la rassurer tant au niveau de la sécurité qu’à celui de la discrétion. Il expliqua qu’il était prêt à les recevoir, après l’heure de fermeture, aussi souvent qu’ils le désiraient. Elle pourrait s’adonner à tous les essayages qu’elle souhaitait, et satisfaire ainsi le désir de Marc. Lui, Bernard, disposait d’un stock de lingerie qu’il mettrait à la disposition de sa cliente.

Ainsi fut dit, ainsi fut fait. Rendez-vous fut pris pour fin juin, après dix-neuf heures, c’est-à-dire après le départ du dernier client, et c’est sans réticence aucune que Marie-Cécile franchit la porte du sex-shop.

 

*

*   *

 

Nue dans la boutique, Marie-Cécile regardait le harnais avec effroi.

— Je ne vais pas porter ce machin ! murmura-t-elle en direction de Marc.

Il lui sourit, mais ne releva pas. Bernard se glissa dans son dos et entoura le buste de ses bras pour coller le harnais sur la poitrine de sa cliente. Il cercla chaque sein par les plus gros anneaux et, comme par magie, l’ensemble des sangles parut se mettre en place automatiquement. Il fixa une première boucle sur la nuque, vérifia le centrage des seins dans leur prison chromée et attacha la seconde sur les reins. Il ne lui restait plus qu’à se baisser, à passer la main entre les cuisses de sa cliente, et à saisir la dernière sangle qui pendait à l’avant. Il la fit venir vers lui pour la remonter entre les globes fessiers jusqu’à la boucle fixée sur l’anneau dorsal. La sangle se plaça alors d’elle-même dans l’axe du sexe, et le cuir, écartant les chairs féminines, creusa un sillon sombre entre les grandes lèvres. Marie-Cécile grimaça, mais ne dit mot. L’homme abandonna un instant sa victime. Il s’escrima sur le panneau de bois qui marquait l’extrémité de l’allée, le déplaça et le fit pivoter pour faire apparaître un grand miroir vertical ; la jeune femme put ainsi détailler son corps harnaché de cuir. Une émotion intense s’empara d’elle. Jamais elle ne s’était imaginée ainsi, statue de chair aux formes soulignées par les multiples sangles qui donnaient à ses courbes une sensualité inégalée. Jamais non plus son sexe n’avait été autant mis en valeur qu’en cette occasion. La sangle verticale, qui écartait ses chairs intimes, accentuait la forme des lèvres et comprimait la zone clitoridienne, de sorte que l’ensemble de la vulve semblait avoir doublé de volume tant elle était congestionnée.

La jeune femme demeura interdite devant l’image que lui renvoyait le miroir ; elle dut faire un effort pour détacher les yeux de son bas-ventre.

Bernard se plaça face à elle pour juger de la vision d’ensemble. Saisissant la poitrine à pleine main, il ajusta le centrage des anneaux. Puis s’agenouillant, il s’attacha à étirer les chairs comprimées. Marie-Cécile chercha inutilement secours dans le regard de son mari et, faute de réponse, écarta les jambes afin de faciliter l’action masculine. L’homme continua jusqu’à ce qu’il eut dégagé les lèvres sexuelles de part et d’autre du cuir qui n’écrasait désormais que le clitoris et la peau tendre du pubis. Il se recula ensuite, se tourna vers Marc :

— Ça mérite quelques photos !

Marc plongea la main dans sa poche, sortit un petit appareil numérique. Commença alors la plus excitante séance de pose que Marie-Cécile ait jamais vécue. Elle avait bien posé pour quelques amoureux, mais jamais elle ne s’était trouvée aux prises avec deux hommes, dont un inconnu. Dans la nudité, ce qui crée l’émotion, c’est le regard de l’autre. Elle se plia, non sans délectation, à leurs directives, penchant le torse, cambrant les reins, écartant ses fesses à deux mains pour que soit mieux devinée la sangle qui cisaillait son sexe.

Bernard, en assistant fidèle, aida la jeune femme à relever la tête ou à pivoter le cou pour qu’elle montre son visage à l’objectif. Il lui fit prendre aussi plusieurs poses auxquelles Marc, de lui-même, n’aurait peut-être pas songé. Puis, excité par la situation, encouragé par la bonne volonté du modèle, Bernard entreprit des caresses plus précises.

Le patron du sex-shop savait à cet instant qu’il n’avait plus, face à lui, la timide bourgeoise qu’il avait accueillie une heure auparavant. Un changement s’était opéré chez Marie-Cécile. Le regard des deux hommes y était sans doute pour beaucoup.

Marc, qui lui aussi avait perçu le phénomène, poursuivait son mitraillage. Jamais son épouse n’avait montré pareille fièvre. À un moment, il posa l’appareil et s’approcha d’elle. D’un mouvement rapide, il défit la sangle ventrale pour libérer le sexe emprisonné. Dès lors, il n’eut aucune peine à introduire deux doigts dans le fourreau intime. S’ensuivit alors un puissant va-et-vient dans les muqueuses lubrifiées. Il travailla longtemps le sexe offert, certain de parvenir à ses fins. À chaque mouvement, il retroussait le capuchon du clitoris pour replonger violemment sa main jusqu’en butée de pouce. Marie-Cécile avait fermé les yeux et, perchée sur ses talons, toute honte abandonnée, elle tentait d’accompagner les gestes puissants de son mari. Puis elle cessa soudain de mouiller ; le va-et-vient se fit plus douloureux. Elle se vit contrainte de demander grâce. Un peu déçu, mais satisfait quand même du comportement de la jeune femme, Marc cessa de la martyriser et l’embrassa tendrement.

Il lui fit encore quelques caresses sur les seins, mais rien ne ranima l’excitation. Il fallait se rendre à l’évidence, la magie de l’action avait disparu.

Il demanda à son complice de la laisser ainsi sanglée, et de l’aider à remettre la robe, ce que Bernard fit avec un plaisir évident. Marc ramassa le string et le soutien-gorge désormais inutiles, et il régla son achat sans attendre.

Quelques jours plus tard, alors qu’ils se délectaient des photos prises dans l’officine, Marie-Cécile lui confia combien elle s’était surprise à aimer le jeu. Elle ne se rappelait pas avoir jamais vécu pareille excitation, et si elle avait eu, un instant, le sentiment de se prostituer, elle remercia son mari d’une phrase qui se voulut humoristique :

— Si tu comptes me jeter nue dans les bras de tout le monde, qui te dit que je n’y prendrai pas goût ?

Elle éclata de rire, comme pour désamorcer ce que sa question contenait de dangereux, et Marc la prit dans ses bras pour lui faire l’amour.

 

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