Le Couvent des servitudes

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MERODACK Robert

Media 1000Simples murmures


BDSMSM


128 pages


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Résumé

Retrouvez chaque mois la réédition d’un volume de la collection Simples Murmures, dirigée à l’époque par le célèbre Robert Mérodack. Des textes licencieux, sadomasochistes, où tous les tabous sont mis aux oubliettes, ainsi que les victimes de maîtres aux mille perversions… Totalement introuvable ailleurs qu’en format numérique, aux éditions Média 1000 !

Le Couvent des servitudes, un roman de soumission féminine signé Robert Mérodack !

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1

La fille qui est assise devant mon bureau – un joli petit format qui me paraît avoir dans les vingt et un ans, vingt-trois au maximum, – et qui me raconte sa petite histoire, est tout mon contraire. Aussi blonde que je suis brune, elle a les cheveux courts, alors que je les porte longs. Elle est aussi petite et menue que je suis grande et forte. Mais, question d’être jolie, elle est vraiment très jolie, ce qu’une fille comme moi, qui se sait belle elle-même, ne reconnaît pas volontiers d’une autre.

Elle s’est présentée sous le nom de Ghislaine V*** et elle n’a pas l’air vraiment fauchée ! Rien que son ensemble en cuir blanc, très souple, qui la moule et lui dégage les épaules et le haut de la poitrine, et ses bottines en daim noir à boutons, lacées sur le devant à la mode de la Belle Époque, doivent valoir une petite fortune. Ses boucles d’oreilles à petits rubis, sa bague sommée d’un brillant de taille honnête et sa broche en forme de feuille, sont manifestement en or. Je flaire la bonne affaire.

Mais elle est sûrement une bonne affaire d’un autre genre encore ! Dans le fauteuil bas qu’elle occupe, sa position fait remonter ses genoux. Elle les tient écartés sans pudeur et sans gêne et mes regards se coulent à l’aise entre ses cuisses. J’ai fait mettre exprès des fauteuils bas devant mon bureau. Premièrement, les clients sentent que je les domine et c’est avantageux, en affaires. Et deuxièmement, quand il s’agit d’une jolie fille en jupe pas trop longue, je peux me régaler les yeux car, entre autres qualités, j’ai celle d’être très voyeuse.

Oh, ses cuisses ! Elles sont parfaites de ligne, larges vers le haut, fuselées vers le genou, dures et plutôt rondes quand même : juste comme je les aime ! Je les imagine un peu duveteuses, là-haut, juste au-dessus de la lisière des bas couleur chair, dont la large couronne est à peine plus foncée que le doré-bronzé de la peau. La fille porte un court jupon, blanc comme son cuir, mais avec un fin liséré de dentelle noire. Il mousse autour de ses jambes. Je lui vote mentalement des félicitations pour son bon goût esthético-érotique : on n’a rien inventé de mieux qu’un petit bout de jupon pour attirer l’attention sur ces belles choses qu’une jolie femme fait mine de cacher.

Quand les hanches bougent, j’aperçois fugitivement, au bout des longues jarretelles dont les boucles brillent dans la pénombre de la jupe, l’insolence noire du triangle de la petite culotte. Bien gonflée, me semble-t-il, sur une motte gentiment dodue. Ça m’a même l’air transparent. Humm.

Tout en écoutant la jolie fille, je me dis qu’on serait bien, toutes les deux, sur un lit moelleux. Je nous vois déjà, les seins dressés, les reins cambrés, la croupe en arrière. Nos cuisses sont imbriquées en ciseaux. Ma chatte noire et bien poilue se frotte contre sa foufoune dorée à la toison sans doute clairsemée, comme souvent chez les vraies blondes. Nos muqueuses intimes se caressent, nos jus se mêlent. Je titille délicatement, du gras du médius, la petite tige durcie, bien décapuchonnée, tandis que la nana s’occupe activement de mon gentil clito à moi. En même temps, nous nous branlons mutuellement les tétons. Calme-toi, Gwendoline !

Me calmer ? Facile à dire. Sur le cuir de mon confortable siège directorial à haut dossier, je sens déjà, à la fourche de mes cuisses, s’humidifier ma culotte – comme toujours un peu trop juste, un peu enfoncée dans les lèvres et réduite en ficelle entre les fesses. J’ai terriblement envie de jouir. Besoin, même ! Eh oui, je suis gouine aussi ! Si ce qui se cache dans le pantalon d’un bel homme m’intéresse toujours (sauf s’il s’agit d’une pauvre virgule flapie au fond du caleçon), je bande aussi pour ce que cette jolie fille me montre si généreusement sous sa jupe évasée.

Je dis : « Excusez-moi, mademoiselle, il faut que j’appelle mon secrétaire pour qu’il prenne des notes. » Par l’interphone, je sonne Gontran. Il s’empresse d’accourir.

Gontran ne s’appelle pas du tout Gontran, mais ça m’amuse de l’appeler comme ça ! Je trouve que Gwendoline (c’est mon vrai prénom !), va bien avec Gontran. J’ai même failli appeler mon agence : Double G, en pensant au fameux point du vagin qui porte le même nom et qui donne tant de joies à celles qui savent s’en servir !

Je ne vous ai pas encore dit que je dirige une agence de détectives privés, enquêtes et filatures ! On ne doit pas être nombreuses, en France, à faire ce boulot. Gwendo-Détectives, elle s’appelle, mon agence. J’ai mis un s à détectives pour faire croire qu’on est plusieurs. En fait, on n’est que deux : moi, la patronne, et Gontran. C’est évidemment Gontran qui se tape le gros du travail. Moi, je ne passe que quelques heures par jour au bureau, pour jeter un œil sur les dossiers, recevoir les clients importants, signer la correspondance et les contrats préparés par mon factotum, et donner mes instructions pour la journée.

Magasins, cinéma, farniente, balades, plaisirs divers – et naturellement l’amour, chaque fois que j’en ai envie et qu’un mâle baisable me tombe sous les griffes (quand ce n’est pas plusieurs !), – suffisent à occuper agréablement le reste de mon temps. Pour Gontran, la vie n’est pas du tout du même bouillon ! Il est pour moi tout ce qu’il y a de pratique et je me demande ce que serait ma vie sans lui. En plus de son travail régulier, tout ce qui est fastidieux, fatigant, salissant, pénible ou dangereux, c’est pour lui. Moi, j’ouvre mon sac à main et les gros billets tombent dedans. Que Gontran y glisse respectueusement. À la maison, il est mon valet-homme de ménage (et femme de chambre plus souvent qu’à son tour), mon cuisinier, mon chauffeur, mon secrétaire, mon jardinier et un tas d’autres choses, selon le besoin.

Quand je le veux, il peut même devenir un excellent instrument de jouissance. Je me sers de lui à ma guise pour avoir du plaisir sans que lui en ait forcément. Certains papiers officiels (et Gontran lui-même, quand il s’oublie) prétendent qu’il est mon mari, mais ça, c’est pour la façade. Gontran est mon esclave. Voilà la vérité.

La preuve : la première fois qu’il me voit dans la journée, il me salue en se prosternant et en me baisant les souliers. J’avoue que j’aime bien lui poser sur la nuque un talon triomphant ou une semelle impérieuse et le tenir comme ça un instant, prostré à mes pieds : ça m’aide à entamer la journée. Par la suite, quand j’entre dans une pièce où il est en train de travailler (car il n’est pas question qu’il s’y trouve à ne rien faire !), j’aime aussi qu’il me prouve son respect pour moi, en s’agenouillant humblement.

Au début, c’est Gontran qui a pris l’initiative de ce genre de simagrées. Il cherchait à m’exciter, sans doute, et à s’exciter lui-même. Il avait besoin de me dire qu’il m’appartenait et de me le montrer. Il aurait passé sa vie prosterné à la pointe de mes souliers. Il n’avait pas de meilleur régal que de me lécher les semelles ou de sucer mes hauts talons, tout en me lorgnant le cul sous ma jupe ou ma robe. Après une période d’agacement, je me suis rendu compte que je m’excitais pour de bon à le voir se faire tout petit devant moi. Alors, j’ai fait une règle de ce qui n’était qu’un jeu. Et je m’en trouve très bien.

Évidemment, dans la vie, devant des étrangers, il ne peut pas se conduire comme un esclave et il m’arrive souvent de le regretter. Mais il doit se tenir debout, un peu incliné, prêt à me servir, et ne s’asseoir en ma présence que sur mon ordre. Il me vouvoie, naturellement, alors qu’en privé ou en public, je ne m’adresse à lui qu’à la deuxième personne, ce qui en étonne plus d’un, étant donné qu’il est plus âgé que moi et que ça se voit. Il a trente-neuf ans, alors que je n’en ai que vingt-cinq. Comme c’est un type très quelconque, très moyen, et que son plus grand mérite est d’être à moi, je n’ai plus du tout envie de vous parler de lui !

Moi, j’ai les yeux verts et, sans fausse modestie, je me trouve vraiment belle, malgré mon grand format. Mon visage autoritaire me plaît beaucoup. Je suis bien faite, avec ce qu’il faut là où il faut, et je n’ai jamais eu aucun mal à me procurer des hommes. Je croise les jambes en les narguant ou en faisant semblant de les ignorer, je fais rouler mes fesses en marchant devant eux, je les regarde un peu durement, avant de soupeser leur braguette de l’œil, avec un petit air de doute, et ils sont à moi. Je sais que je les impressionne (surtout que j’adore les choisir plus petits !), mais je ne m’en plains pas : un homme impressionné, on en fait ce qu’on veut, une fois au lit. Et s’il ne s’y montre pas bon, on peut toujours l’utiliser autrement : il y a pas mal de choses qu’un homme peut faire pour plaire à une femme. La servir, notamment, ou lui faire des langues là où elle veut, quand elle veut !

Gontran met le petit magnétophone en route et commence à prendre des notes sur son bloc. Ghislaine ne s’adresse qu’à moi. Quand Gontran est entré, c’est à peine si elle lui a lancé un regard. Elle n’a même pas daigné répondre aux salutations polies de mon esclave, prononcées de cet air humble qui lui va si bien. Je suis certaine qu’elle n’aurait été ni surprise ni choquée de le voir s’abîmer à mes pieds pour me les baiser. Et je suis sûre qu’elle n’aurait pas retiré les siens s’il avait rampé vers elle, à plat ventre sur la moquette, pour lui rendre le même hommage. Finalement, je regrette qu’il ne l’ait pas fait. J’imagine ma belle visiteuse, penchée vers cette sorte d’homme répandu devant elle, et acceptant tranquillement sa soumission comme quelque chose de totalement naturel. Elle ne l’aurait même pas regardé et aurait continué de me parler et de me sourire, tout en soulevant ostensiblement semelle ou talon pour se les faire sucer, lécher, nettoyer. Me voilà partie à rêver.

La fille s’est rendu compte qu’elle me fait de l’effet. Si elle réagit comme moi, elle doit avoir chaud à la vulve, à force de la sentir regardée. En tout cas, exactement comme je le ferais en pareille circonstance, elle entre dans mon jeu. Non seulement elle ouvre un peu plus les jambes, mais elle les serre et desserre, et je ne connais rien de plus excitant que ce merveilleux compas de chair précieuse qui s’ouvre et se ferme doucement, se livrant, se refusant, se livrant encore.

Avec une lenteur calculée, elle lève une jambe pour la passer par-dessus l’autre, et j’ai largement le temps de voir le dessous de sa cuisse (là où la couronne du bas dessine une ligne incurvée et tendre qui rend la chair encore plus belle). Je vois aussi la naissance émouvante de ses fesses, double et mol arrondi où, nous autres femmes, aimons tant à serrer un visage. Ou autre chose. Décidément, elle me plaît, cette fille somptueuse, et je suis sûre que d’ici pas trop longtemps…

Je suis plus troublée que je n’accepterais de l’avouer. J’incline le dossier de mon fauteuil et je me renverse, le dos bien appuyé. C’est ainsi que je m’installe pour passer mes communications téléphoniques. Alors, Gontran vient. Il se glisse à genoux sous mon bureau et me suce comme une reine. J’adore ! Il est capable, maintenant, de si bien doser la lente montée de ma jouissance que l’orgasme ne me submerge qu’à la fin de mes conversations. Et si j’ai des intimes au bout du fil, je ne me gêne pas pour leur expliquer ce qui se passe et pour leur faire entendre ma jouissance. (C’est pour cela que, par dérision, ils appellent souvent mon mari Gontran-Minette !). Quel dommage que le visiophone n’existe pas encore : je le braquerais sous ma table, entre mes jambes, et à l’autre bout ça craquerait sûrement !

Le coude droit appuyé au bureau, je laisse pendre ma main jusqu’à mon entrecuisse. Sans rien perdre de ce que raconte ma jeune beauté, je me frotte la chatte à travers le tissu de ma petite jupe dont j’ai subrepticement remonté l’ourlet au-dessus du revers de mes bas. J’adore ça, me toucher en douce. Dans des situations un peu délicates où je ne peux me branler ouvertement, il m’arrive souvent de me faire jouir ainsi. Quand une réunion m’ennuie, par exemple, c’est plus fort que moi ! Au volant, dès que je suis dans un embouteillage, je me le fais aussi, ce qui ne semble pas déplaire aux conducteurs de camions ou de cars, ni aux passagers des bus.

Pour l’instant, j’en suis à imaginer les senteurs que je pourrais renifler, la tête entre les cuisses de ma jolie visiteuse : effluves de chatte amoureuse et parfum de luxe. Des idées pareilles, l’attitude joliment lascive de Ghislaine et mes propres papouilles sur ma chatte ont raison de mes nerfs. Je n’en peux plus. Alors, comme toujours, je risque mon va-tout. Alors que Ghislaine continue à raconter son histoire, de sa voix chaude et grave, je l’interromps et lui dis : « Excusez-moi, Ghislaine, mais vous m’excitez prodigieusement. – Je sais ! Ça fait même un bon moment que vous avez commencé à vous toucher sous votre bureau ! » Son aplomb me sidère, mais je me reprends : « Dans ce cas, chère mademoiselle, vous ne verrez sans doute pas d’inconvénient à ce que j’utilise Gontran, ici présent, pour aller plus vite à mon plaisir ? » Elle assure que non, bien entendu. Et elle commente : « Vos relations avec cette espèce de type me fascinent. Elles me font même envie car j’ai souvent eu le désir d’en réaliser de semblables. » Je me dis : « Il ne tient qu’à toi, ma belle. Fabriquée comme te voilà, tu pourrais les avoir tous à tes pieds, adorable salope que tu es ! »

Je souris quand Ghislaine me demande avec une naïveté feinte : « Qu’est-il au juste pour vous ? Votre… secrétaire ? » D’un doigt impérieux, je fais le signe que mon mari connaît si bien et qui signifie : « Passe sous le meuble. » Il ergote : « Oui, mais les notes ? – T’occupe ! Tu te débrouilleras après, avec la bande enregistrée. » Et, à destination de Ghislaine : « Ai-je répondu à votre question ? Vous voyez, il est bel et bien mon secrétaire, mais mieux encore : mon esclave. » Elle soupire, en écartant ses cuisses : « Je m’en doutais. »

Je recule mon fauteuil à roulettes. Gontran se glisse à quatre pattes sous mon bureau. Sa tête avance sous ma jupe. Ses joues crissent légèrement sur mes bas puis caressent mes cuisses. Sa bouche atteint ma minette et commence à m’en faire une bonne. Je me renverse un peu plus sur mon siège, pour mieux m’offrir à la langue qui entreprend de me fouiller délicieusement. Gontran glisse ses mains sous mes fesses comme je l’ai dressé à le faire, et je commence à tortiller lentement du cul sur ses paumes. Je plonge mon regard dans celui de Ghislaine. Ses beaux grands yeux aux paupières bleu tendre, sont bordés de cils noirs, immenses. Elle me sourit. Je dis : « Mais je vous en prie, Ghislaine, continuez. »

Elle reprend son récit, mais en même temps, sans que son regard lâche le mien, elle passe une main entre ses cuisses et remonte lentement la jupe de cuir blanc. Ses doigts rampent sur le nylon des bas puis sur la chair nue et dorée. Ils écartent délicatement la lisière de l’infime petite culotte, dégagent la touffe blonde, s’insinuent dans les longs poils frisés, ouvrent les lèvres douces et bien ourlées de la chatte dodue et largement fendue, et commencent, de façon experte et tendre, une lente branlette. J’adore cette insolente obscénité.

C’est merveilleux ! Un homme à genoux me suce savamment ; ses mains me caressent le cul et son menton s’englue de mes liqueurs amoureuses, pendant que, les jambes insolemment ouvertes devant moi, une magnifique fille se masturbe. Et nous parlons, toutes les deux, comme si de rien n’était. Décidément, Ghislaine et moi, nous sommes faites pour nous entendre. Sucée comme je le suis, j’ai quand même du mal à suivre ce qu’elle raconte.

Ça paraît être une histoire de rapt suivi de séquestration abusive. Le seul parent qui lui reste est un oncle maternel. Si je comprends bien, elle était plus que gentille avec lui ! Je comprends aussi qu’elle lorgnait son substantiel héritage. Le tonton-gâteau est un gros betteravier de l’Aisne. Un rien cardiaque, il ne semblait pas appelé à faire de vieux os. Or, il a mystérieusement disparu de son domicile, depuis plus d’une quinzaine de jours déjà et sa belle nièce commence à s’en inquiéter sérieusement.

Pourquoi n’est-elle pas allée tout raconter à la famille Poulaga ? C’est évidemment la question que je pose. Réponse : parce qu’avec les flics, on peut toujours être sûr de tout voir s’étaler sur la place publique et que, ça, elle n’y tient pas, mais alors, pas du tout. Je ne dis rien mais me demande à part moi, si c’est le coup de reins du tonton ou son coup de langue que la belle regrette le plus… ou si c’est le renflement de sa poche intérieure, à gauche, sous le veston. Naturellement, je garde ma réflexion pour moi. Ça ne me regarde pas, au fond : la seule chose qu’on me demande, c’est de retrouver le riche betteravier. Comme c’est mon job et qu’on me paie bien… pour que Gontran le fasse, je n’ai pas à me montrer trop curieuse.

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