Le Goût du péché

12345
Loading...

ESPARBEC

La MusardineLectures amoureuses


adultèrecandaulismevieux et jeune


Broché / 352 pages


Papier 11€80 Ebook 9€99

Acheter

Disponible sous 48 heures
11€80 Acheter

Télécharger Format Epub

Téléchargement immédiat
9€99 Télécharger

Résumé

Dans Le Goût du péché, Esparbec nous décrit avec sa verve habituelle les turpitudes auxquelles se livrent (chacune de son côté) une mère et sa fille, pour tuer l’’ennui d’une fin de saison estivale dans un hôtel de la côte normande. De ces deux vacancières lubriques, il serait difficile de dire qui mérite l’’Oscar de la concupiscence ! Des grooms en rut aux servantes lubriques, du maître d’’hôtel patelin au vieil amateur de fruits verts, du cynique don Juan de Riviera porté sur la fessée au notaire libidineux qui aime bien « partager » ses conquêtes avec ses amis, devant un feu de bois, tout le monde y passe, tantôt avec l’’une, tantôt avec l’’autre, et personne ne s’’en plaint… surtout pas les lecteurs !
Si François George, le Dr William Regelson, Jean-Jacques Pauvert, Virginie Despentes, Wiaz, Wolinski, et Delfeil de Ton font partie du club des fans d’’Esparbec, c’est qu’’ils ont une bonne raison pour ça. Laquelle ? A vous d’’en juger en achetant (tout le plaisir sera pour vous) le dernier « roman pornographique » de l’’inclassable auteur de La Pharmacienne, de La Foire aux cochons, des Mains baladeuses, et d’’Amour et Popotin.

Débuter la lecture

1 – QU’EST-CE QU’ON S’EMMERDE !

 

Lundi 2 septembre

Si ça continue, il n’y aura bientôt plus un chat à l’hôtel ! Je ne comprends pas pourquoi maman tient tellement à ce que nous nous incrustions dans ce trou ! Toutes mes amies sont parties, et je ne leur donne pas tort : le temps est gris, l’eau est froide, ça ne donne pas envie de se baigner (merci bien, pour avoir les lèvres bleues et claquer des dents !) ; alors je traîne sur la plage comme une âme en peine. Et je m’ennuie. Qu’est-ce que je peux m’ennuyer ! Quand je pense qu’on aurait pu aller sur la Riviera, mais non, il a fallu qu’on vienne s’enterrer en Normandie ! Et nous voici en septembre…

Dans le salon de l’hôtel, le vieil Anglais (Archibald) fait ses mots croisés.

« Hello, me dit-il, chaque fois qu’on se voit (en me montrant ses dents de cheval). How are you ? »

J’ai envie de lui tirer la langue, il m’agace.

Même ces chenapans de grooms ont fichu le camp ! C’est vous dire ! Il n’en reste plus que deux, et les moins intéressants de la bande, Poil de Carotte et Jeannot Lapin. C’est Birdie qui leur a donné leurs surnoms ; « Poil de Carotte », le Breton, vu que c’est un rouquin, et l’autre, le Normand, parce qu’il a les dents qui avancent comme un lapin, il ne serait pas vilain, sinon, avec ses joues de fille et ses yeux sournois qui n’osent jamais vous regarder en face ; le rouquin, en revanche, ne se gêne pas pour vous reluquer ! Quel type antipathique !

Vivement qu’on rentre à Paris ! Vous ne pouvez pas savoir comme il me tarde qu’on soit dans notre nouvelle maison de la rue du Square-Montsouris ! Imaginez un peu, nous aurons un grand jardin. En pleine ville, c’est un luxe, non ? Veinarde que je suis ! Je pourrai inviter mes copines à goûter. On jouera à cache-cache ! (Hum !)

Mais il faut attendre que les travaux soient terminés ; papa est retourné là-bas avant nous pour tenir les plâtriers à l’œil (les ouvriers, depuis le Front populaire, si on ne les surveille pas, ils font n’importe quoi) ; c’est pour ça qu’on moisit ici, après la saison, maman et moi.

(Et que pour tuer le temps, je ponds toutes ces tartines dans mon journal !)

Mardi 3 septembre

Est-ce parce que je n’ai rien à faire ? Depuis le départ de Birdie, je n’arrête pas de me « truquer ». Le soir, au lit, avant de m’endormir ; le matin, toujours au lit, avant que Camomille m’apporte mon petit déjeuner ; au cabinet, chaque fois que j’y vais – et j’y vais souvent ! Cette grande sale de Birdie disait que ça occupe les doigts. (Pas seulement les doigts !)

Quand elle était là, on se truquait toujours ensemble. A deux, c’est beaucoup plus cochon, qu’elle disait ! On se mettait l’une en face de l’autre… Depuis qu’elle est partie, je me mets devant le miroir et je fais comme si c’était une autre fille que j’y vois, et qu’elle se touche devant moi. Je lui parle, je lui dis les mots qu’on se disait :

« Ecarte ta culotte, tu veux ? Fais voir ton truc ! »

Et elle l’écarte, elle me montre tout ; oh, ça m’excite ; je fais sortir mon bouton et je m’imagine que c’est elle qui me montre le sien.

« Cochonne, que je lui fais, tu n’as pas honte ! Vilaine Birdie ! On te voit tout, absolument tout, ma chère… »

« Même ça ? » répond la fille du miroir.

La fausse Birdie se retourne en s’écartant les fesses pour me montrer l’œil noir.

« Tu le vois bien, que je me demande (en prenant l’accent anglais – qu’est-ce qu’il pouvait m’exciter, son accent !). Il est mignon, tu trouves pas, mon trou à crottes ? Regarde, on dirait un gros grain de cachou ! »

Je tire bien sur les deux grosses joues pâles de mon derrière (il a drôlement grossi, depuis un an !) en me penchant pour voir aussi mon abricot dans la glace. (C’est si bizarre, de le voir par-derrière ! On dirait vraiment celui d’une autre fille !)

« Branleuse, que je lui dis (à l’autre fille), sale branleuse ! Tu sais que tu n’es qu’une sale branleuse, Birdie ? »

« Oh voui, qu’elle me répond. Je suis une vilaine branleuse. Regarde comme je me truque bien. Tu vois ? Je touche mon bouton. C’est bon d’être une branleuse, branle-toi, toi aussi, Nellie ! Fais comme moi ! »

Elle me tire la langue. (Je me tire la langue !)

« Regarde, regarde bien, Nellie, que je me dis à moi-même, regarde ce que je vais faire ! »

Dans le miroir, la fille (moi) suce son doigt et se l’enfile dans le derrière. (Mon derrière !)

« Tu vois, qu’elle me nargue, je me débouche ! Je me branle le trou du cul ! C’est une zone érogène, ça aussi ! Tu veux que je te le fasse ? Retourne-toi ! Voui, comme ça, donne-le bien ! »

Je fais tourner mon doigt dans mon derrière, et j’ai vraiment l’impression que c’est le doigt d’une autre fille ! Tout de suite après, j’ai ma secousse ! C’est Birdie qui m’a appris à dire des saletés quand je me branle. Elle ne m’a pas appris que ça…

Je me souviens… Après la baignade, en fin de matinée… Pendant que sa mère et la mienne prenaient l’apéritif au bar, Birdie et moi on montait dans ma chambre ou dans la sienne, pour nous changer. On s’enfermait dans la salle de bain et on retirait nos maillots. Je lui savonnais son abricot sur le bidet, et après, elle me lavait le mien, elle retirait tout le sable que j’avais dedans, en farfouillant avec son doigt. Puis on se tripotait sur le lit jusqu’à ce que sonne l’heure du repas. On était si fatiguées, après nos séances, que maman, quand nous quittions la table, ne manquait pas de faire mille réflexions désagréables avant d’exiger que je monte faire ma sieste.

« L’air de l’océan ne te réussit pas, ma pauvre Nellie ! Regardez-moi cette mine de papier mâché ! Tu as tout de la Dame aux camélias avec tes yeux battus ! C’est à se demander ce que tu peux bien fabriquer ! Tu vas me faire le plaisir d’aller te reposer deux bonnes heures sur ton lit avant de retourner te baigner ! Tu m’entends ? Je ne veux pas te voir sur la plage avant cinq heures ! »

« Est-ce que je peux faire venir Birdie, au moins ? On fera la sieste ensemble ! Elle aussi, elle est fatiguée. »

(Et pour cause !) Dès qu’on était sur mon lit, vous pensez bien, la sieste était la dernière chose dont nous avions envie, on enlevait nos culottes et on recommençait. Birdie me montrait comment les filles s’élargissent. Elle employait un gros stylo à bout rond.

« Je me prépare pour les garçons, qu’elle gloussait, en se le vissant dans le trou de devant ; je m’exerce ! Comme ça, je ne saignerai pas la première fois qu’ils me rentreront leur truc, le travail sera fait. »

C’est marrant, quand j’y réfléchis, le mot qu’elle employait. Truquer. Au lycée, toutes les filles appellent ça « se branler ». Pas Birdie. La première fois qu’on l’a fait ensemble, toutes les deux, c’était dans la cabine de plage, on venait de se mettre toutes nues avant la douche. Je me souviens encore comme ma gorge s’est serrée quand j’ai vu comme elle était velue entre les cuisses, et comme les marques blanches de son maillot ressortaient sur son bronzage ! Et aussi, elle était beaucoup plus « formée » que moi !

« Tu veux qu’on se truque ? a demandé Birdie. Moi, quand je suis au bord de la mer, j’ai toujours envie ; c’est peut-être à cause du sel ; pas toi ? »

Je n’étais pas bien sûre de deviner de quoi elle parlait. On venait à peine de faire connaissance, elle avait son petit air snob, et cet accent impayable.

« Tu t’es jamais truquée ? Avec le doigt ? »

Elle m’a expliqué que le « trucage », c’était de se faire avec le doigt ce que les garçons nous feront avec leur outil quand on sera en âge de se fiancer.

« C’est pas pour de bon, tu comprends ? On fait semblant. Avec le doigt, ça ne compte pas. On triche, c’est du trucage, juste pour s’entraîner ! A Londres, toutes les filles le font ! C’est la grande mode ! »

Je la revois encore, assise sur la banquette, en face de moi, avec son brugnon bien ouvert. Et tous ces poils autour !

« Truque-moi mon bouton, Nellie, sois chic ! Je te truquerai le tien après… Et truque-moi aussi dans le derrière, ça me démange ! »

C’est elle qui m’a appris à me rentrer le doigt dans le cul. Voilà bien des idées d’Anglaise ! Avant, je n’y aurais jamais pensé, je ne me touchais que devant, comme mes copines de Paris. J’ignorais absolument que c’était une zone « érogène », le trou du cul !

« Et Oscar Wilde, qu’elle me lançait, il avait un vagin, Oscar Wilde ? Et André Gide, il a un vagin ? Décidément, il faut tout t’apprendre, ma pauvre ! Si celui des messieurs est si sensible, pourquoi le nôtre le serait-il moins ? Tu peux me croire sur parole : par-derrière, c’est aussi bien que devant, ma sœur Rhonda qui fait les deux dit même que c’est encore mieux, parce que c’est plus cochon ! »

Après la sieste, on était si crevées que c’est tout juste si on avait la force d’aller s’étendre sur la plage. On ne se disait plus rien. On restait vautrées sur le sable chaud, à regarder la mer, à écouter mourir les vagues. On se sentait vides, mais vides ! Des fois, même, on s’endormait…

« Tu aimes trop ça, me reprochait Birdie, c’est de ta faute si on le fait sans arrêt, tu es toujours à me provoquer ! Je t’assure, Nellie, j’ai jamais vu une fille qui aimait ça autant que toi, ce n’est pas normal ; même ma sœur Rhonda qui est un numéro n’aime pas ça autant que toi ! »

Quel toupet ! Et elle, alors ? Comme si ce n’était pas toujours elle qui commençait ! A la fin du mois d’août, avant qu’elle retourne à Londres, elle était enragée, ne pensait plus qu’à ça.

« J’ai plus envie de jouer aux cartes, qu’elle soupirait, ça me barbe ; ou : j’ai plus envie de jouer à la balle, c’est toujours pareil… J’ai plus envie de nager, l’eau est trop chaude. Tu trouves pas qu’on dirait de la pisse ? »

« De quoi as-tu envie ? »

Comme si c’était difficile à deviner !

« Je sais pas, soupirait l’hypocrite. De rien. De quoi veux-tu que j’aie envie ? Tout me barbe. »

« Tu veux qu’on aille faire un tour ? »

« Pourquoi pas ; faire ça ou peigner la girafe… »

Dès qu’on était dans un coin où plus personne ne pouvait nous voir, elle me mettait la main où vous pensez.

« Tu veux ? » (Elle ne bâillait plus, je vous jure !)

« Maintenant ? » (C’était mon tour de faire l’hypocrite.)

« Allez, viens, quoi, Nellie. La semaine prochaine, je serai partie. On va se cacher derrière le gros rocher, là-bas, on fera comme si on pissait. »

On s’accroupissait derrière le rocher en question, on écartait nos maillots, et on se le faisait. Je lui touchais son brugnon, elle me rendait la politesse, et on se regardait. (Quand on se branle entre filles, se regarder, c’est le meilleur !) Je lui faisais tout ce qu’elle me faisait. Des fois, ça la titillait tellement qu’elle pissait dans le sable en même temps qu’on se tripotait, la grande sale, alors je faisais pipi moi aussi, et on continuait à se branler en pissant. Après, on allait se rincer dans la mer, on riait comme deux idiotes en pensant aux gens, autour de nous, qui ne se doutaient de rien…

J’y pense, tout à coup : n’est-ce pas imprudent d’écrire tout ça ? Mon journal ferme à clef, c’est vrai. Mais quand même…

Si je ne m’ennuyais pas autant, je ne l’ouvrirais pas souvent, mon journal ; quand Birdie était encore à l’hôtel, je n’y écrivais quasiment rien. On avait mieux à faire ! A la fin de l’après-midi, au lieu de gribouiller, comme maintenant, j’allais la retrouver derrière la jetée « dans le coin des amoureux » (mais eux n’y vont que la nuit), et on se couchait sur le sable pour se truquer une dernière fois avant le repas du soir. A cette heure-là, l’endroit est toujours désert, on voit venir les gens de loin…

Que je vous explique comment on s’y prenait. On se le faisait à tour de rôle : il y en avait une qui restait allongée sur la serviette, comme si elle prenait un bain de soleil, et elle n’avait pas le droit de bouger. L’autre lui parlait, accoudée, en surveillant la plage, et lui faisait tout ce qu’elle avait envie de lui faire (même lui pincer les nichons ou lui tirer sur les poils), celle qui était sur le dos était obligée de se laisser faire, ça faisait partie du jeu (elle ne demandait pas mieux, remarquez ! C’est drôlement excitant de ne pas savoir ce qu’on va vous faire ! Et de ne pas avoir le droit de bouger, comme si on était attachée !)

Donc, l’autre lui écartait son maillot, entre les cuisses, et elle lui mettait tout son brugnon dehors, et après l’avoir bien ouvert, elle lui chatouillait le bouton, ou elle lui enfilait un doigt dans le derrière. On le fait aller et venir, en tournant et le trou du derrière s’ouvre de plus en plus…

« Oui, disait celle qui n’avait pas le droit de bouger, branle-moi bien, ma chérie, oui, et branle-moi aussi mon trou du cul, enfonce bien ton doigt dedans… prends-moi ma température ! J’ai de la fièvre, non ? Oh, et touche-moi le bouton… Oui, pince-moi mes petits nichons… Pince-les bien fort ! Oh oui, et pince aussi mon gros derrière… fais-moi des bleus… Oh, c’est bien, ça fait mal, c’est bon ! Je te le ferai tout à l’heure, ma chérie… Fais-le, fais-le… Et truque-moi en même temps ! Truque, truque, truque ! Tu vois, je me laisse faire tout ce que tu veux, hein ? Je suis gentille, hein ? Je me défends pas du tout ! Tu verras, tout à l’heure ce sera ton tour… Toi aussi, il faudra que tu sois bien obéissante ! »

Elle n’en avait jamais assez, cette goulue. Mais quand mon tour venait de rester immobile, laissez-moi vous dire qu’elle ne me faisait pas de cadeaux !

« Ah, tu m’as mis le doigt dans le vagin de derrière, hein ? Attends un peu ! »

Journal intime ou pas, plus j’y réfléchis, plus je trouve que c’est imprudent d’écrire ces choses. Que faire ? Je ne peux pas arracher les pages que j’ai déjà pondues ? D’autre part, cet album qu’on m’a offert pour mon anniversaire (maintenant que je suis une grande fille, a dit papa, j’ai droit à mes petits secrets) a un fermoir avec un petit cadenas, il n’y a que moi qui aie la clef, je la porte à mon cou, accrochée à une chaînette. D’ailleurs, maman m’a promis qu’elle ne lirait jamais ce que j’y écrirais. Et papa a juré comme elle…

Quand même, ce n’est pas prudent : imaginez un peu si maman apprenait ce que nous faisions derrière la jetée ! Et comment je m’amuse avec ses culottes ! Je préfère ne pas y penser ! Mais ce qui serait vraiment la tuile, alors, ce serait que certaines pages tombent sous les yeux de papa ! Celles où je parle de maman ! Où je raconte comment elle s’amuse avec ses amoureux ! Crois-moi, Nellie, tu as intérêt à ne pas oublier de fermer le cadenas, ma fille !

Bon, voilà que ça me reprend de me parler comme si j’étais une autre. C’est une manie dont je n’arrive pas à me guérir, quelque chose que je fais sans arrêt, peut-être parce que je n’aime pas être seule ; je me parle en me disant « tu », comme si j’étais une autre fille, une espèce de copine invisible, de sœur jumelle que j’emmènerais partout avec moi pour qu’elle me tienne compagnie.

« Tu as encore fait des bêtises, Nellie, que je lui lance dès que nous sommes en tête à tête. Ah, là, là, ma pauvre fille… tu es incorrigible ! »

Depuis que Birdie est retournée à Londres, dès qu’on s’ennuie, moi et ma doublure, on tient de longs conciliabules. Je lui parle vraiment, pas seulement dans ma tête, avec ma bouche, mais tout doucement, hein, parce que si on m’entendait, j’aurais l’air fine ! En fait, c’est ma meilleure copine, ma confidente, ma complice, celle à qui je ne cache rien – ce qui ne nous empêche pas d’avoir de sacrées prises de bec ! Car on n’est pas toujours d’accord, elle et moi. La seule chose qui nous réconcilie, c’est quand on se raconte nos cochonneries. Et ça finit toujours de la même façon, vu que nous partageons le même corps…

Allez vous étonner, après ça, si j’ai les yeux cernés.

Si seulement je pouvais lui attacher les mains…

Vous avez aimé ce texte, vous aimerez sûrement ...

Donnez nous votre avis !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *