LE PALAIS AUX MILLE ORGASMES

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NERYST Greg

InterditsMedia 1000


à plusieursbourgeoise



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Résumé

Gérald et Myriam forment un couple plutôt boiteux. Lui ne pense qu’à tirer un bon coup, et elle, serait plutôt du genre cul pincé. Entre eux, ça finit donc par craquer. Les deux époux se séparent, Myriam se réfugie chez sa soeur, Roselaine, et Gérald se branche sur une messagerie du Net pour remplacer sa femme au plus vite en assouvissant enfin ses fantasmes. Pendant qu’’il va de découverte en découverte, Myriam, de son côté, est « prise en main » par sa soeur. Roselaine, elle, n’’a rien d’’une cul pincé. Elle serait plutôt du style « je me couche quand on m’’invite à m’’asseoir ». Désolée de voir Myriam aussi coincée, elle décide de lui faire découvrir que ce qu’’elle a dans la culotte ne sert pas seulement à faire pipi ou à pondre des moutards.

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Chapitre premier

Myriam s’était blottie tout au fond du lit. Sa tête ébouriffée émergeait à peine de sous la couette. Elle regardait son époux, entièrement nu, le sexe dressé. C’est la première fois qu’elle voyait Gérald dans toute sa nudité en cinq ans de mariage. Leurs brefs et peu réjouissants rapports s’étaient jusque-là déroulés à la sauvette, dans l’obscurité la plus complète. Myriam n’appréciait pas les relations sexuelles mais elle désirait un enfant. Elle avait subi sans broncher les ahanements convulsifs de son mari avec le flegme et la résignation muette qu’elle s’imaginait être le lot de toute femme. Les années passant et la grossesse désirée se faisant attendre, elle avait eu recours au conseil d’un spécialiste. Elle était stérile. Voilà qui, dans sa petite tête de linotte, mit définitivement fin à ces rapprochements obscènes.

Le problème, c’est que Gérald, son mari, ne voyait pas les choses sous le même angle. Contrairement à elle, il avait de gros besoins et il se servait de Myriam comme d’une poupée gonflable. Cela tenait purement du viol conjugal et Myriam n’entendait pas se laisser faire. Elle avait fermement mis les choses au clair.

Gérald, las de discuter, se montra relativement conciliant. La frigidité triomphante de sa femme eut le dessus. Du moins jusqu’à ce fameux soir.

Il était rentré à la maison un peu plus tard que d’habitude. Myriam ne s’était pas inquiétée outre mesure. Elle savait qu’une petite fête avait lieu dans la société de son mari, mais elle n’avait pas prévu qu’il rentrerait passablement éméché et plein de mauvaises idées en tête.

Il se laissa tomber sur le sofa, dénoua sa cravate et réclama un apéritif. Il faisait de grands gestes désordonnés. Il avait du mal à articuler et son teint écarlate ne laissait aucun doute sur son état. Myriam ne remarqua pas la bosse qui déformait son pantalon.

— Un apéritif ? Est-ce bien raisonnable ? demanda-
t-elle. Il me semble que tu as déjà bien assez bu pour aujourd’hui. Tu ferais mieux de te mettre au lit !

— Au lit ? Pour quoi faire ? Sers-moi un verre, je te dis !

Sourd aux remarques de sa femme, Gérald insistait grossièrement. Voyant que Myriam n’obtempérait pas, il se leva en titubant et se servit lui-même un grand verre de whisky. Myriam renonça à le contrarier. Elle l’avait très rarement vu saoul, mais elle savait qu’il était inutile de discuter avec un homme lorsqu’il était dans cet état. Elle prit donc le parti de le laisser se débrouiller tout seul et alla se coucher.

Elle feuilletait une revue, lorsque de la cuisine parvint un effroyable vacarme. Cette fois, c’en était trop.

Quand elle pénétra dans la cuisine, elle se rendit compte que les dégâts n’étaient pas aussi importants que ce qu’elle craignait. Son mari n’avait renversé qu’une casserole et des verres ordinaires, mais elle était en pétard.

— Tu ne peux pas faire attention ? dit-elle sèchement. Tu crois que je n’ai que ça à faire, ramasser derrière toi ?

Il la regardait comme s’il la voyait pour la première fois. Une lueur sardonique brillait dans son regard.

— Eh ! Bien sûr que tu n’as que ça à faire. A part le ménage, dis-moi donc ce que tu es capable de foutre.

Gérald avait volontairement adopté une expression outrée.

— Tu as déjà entendu parler de ce qu’on pouvait faire dans un lit ? reprit-il. Non ! T’es bonne à rien.

— Ce n’est pas ma faute. Je n’aime pas ça.

Gérald haussa les épaules.

— « Je n’aime pas ça ! » Tu n’as que ces mots à la bouche. Tu m’emmerdes à la fin. Moi, c’est autre chose que je te mettrais dans la bouche. Tiens ! Je vais te dire comme j’aimerais que tu sois. Comme mademoiselle Volères. Notre secrétaire de direction. Ça, c’est une femme. Et figure-toi qu’elle m’a fait des avances tout à l’heure. Oui, ma petite dame.

Sur ces mots, il empoigna la bouteille de vin posée sur le buffet et but à la régalade. Le liquide lui dégoulina le long des joues.

— Tu veux que je te dise ce qu’elle m’a proposé… Elle m’a proposé la botte ! Comme ça, tout de go. Ça, c’est une femme, renchérit-il.

Puis, il se fourra le goulot dans la bouche et se mit à le sucer d’une manière dégoûtante, explicite même pour Myriam.

Celle-ci rougit violemment. Elle savait bien qu’il existait des femmes délurées, mais elle n’avait jamais envisagé d’être comparée à l’une de ces… Elle ne trouvait pas le mot. Elle, ce n’était pas pareil. Ces choses-là l’effrayaient parce qu’il y avait autre chose. Une chose qu’elle ne voulait pas dévoiler. Un secret.

Elle ne crut pas devoir répondre. Elle rajusta le col de sa chemise de nuit et affecta un air dédaigneux.

Gérald se jeta alors sur elle, l’empoigna et lui proposa de baiser « comme des bêtes », selon son expression.

Myriam recula.

Il voulait la prendre en levrette sur la table…

Myriam se rebiffa. L’alcool égarait son mari. Elle lui conseilla de prendre une douche froide, que cela lui remettrait les idées en place.

Sur ce, elle retourna se coucher, raide comme un piquet.

Gérald se mit à brailler.

— Ah non ! Ça ne va pas recommencer ! C’est que je suis un homme moi, pas un saint. J’ai des besoins… Et c’est comme ça d’abord que tu me remercies de ma fidélité ? Après tout, j’aurais pu passer la nuit avec Sylvie…

La volte-face de Myriam sur le seuil de la chambre à coucher le contraint à se reprendre.

— Enfin… Avec… mademoiselle Volères quoi. Oh ! Et puis après… Oui ! Elle s’appelle Sylvie et elle suce comme une reine ! Elle a une bouche… Tu devrais en prendre de la graine.

— Arrête de me parler sur ce ton. Tu as perdu l’esprit, ma parole !

— Et bien sûr que j’ai perdu l’esprit. C’est mon trop plein de foutre qui m’encombre la cervelle…

Myriam, complètement affolée par ces propos incohérents, se réfugia dans la chambre où elle s’enferma à double tour.

Elle n’aurait jamais dû faire ça. Son mari, ivre de fureur et de frustration, défonça la porte, surgissant dans la chambre conjugale comme un forcené. Il était dans le plus simple appareil ; en pleine lumière, la queue dressée. Une intense lueur de lubricité éclairait son regard trouble. Myriam fixait des yeux indignés sur la bite de Gérald.

Il se jeta sur elle et lui arracha sa chemise de nuit. Elle avait la moule sèche comme du papier, mais il était trop excité pour s’attarder à ce détail. Il manqua s’arracher le prépuce, mais il lui força la chatte quand même.

Il prit son plaisir en proférant un chapelet d’obscénités. Myriam sentit une brûlante sensation lui déchirer violemment le bas-ventre. Elle retint ses larmes en luttant contre l’intrusion d’un plaisir dont elle ne voulait pas. Cela lui faisait mal et lui rappelait de mauvais souvenirs…

Une fois la chose faite, Gérald s’endormit sur le côté. Myriam, écœurée, se leva doucement pour ne pas le réveiller. Elle entassa à la hâte quelques affaires dans un sac de voyage et s’en alla sans un mot chez sa sœur Roselaine qui, heureusement, n’habitait pas très loin.

Le lendemain, elle téléphona à Gérald de ne pas tenter de la revoir. Désormais il n’avait qu’à vivre sa vie comme il l’entendait.

 

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