LE SALON D’ESTHETIQUE

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NORAC Yasmine

InterditsMedia 1000


au travaillesbienprostitutionvieux et jeune


128 pages


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Résumé

Nicole, jeune esthéticienne, a besoin d’argent. Son patron est un vieux cochon. Et les clientes ont souvent d’étranges exigences ! Un jour, arrive la riche et perverse Hélène. « Si vous vous occupez d’elle comme il convient, vous ne le regretterez pas’, murmure monsieur Dumont. Cette fois, il ne ‘agissait pas seulement de petits tripotages ! La vicieuse Hélène en voulait beaucoup plus. Et voilà comment on devient une « chienne d’appartement »…

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CHAPITRE PREMIER

Les Bains d’Aphrodite, avenue des Champs-Élysées. Ce salon de beauté et d’esthétique où les grandes bourgeoises de Paris et des environs venaient régulièrement faire effacer les outrages du temps était dirigé d’une poigne de fer par M. Dumont.

Petit, assez replet et banal de physionomie, il régnait néanmoins sur une dizaine de jeunes femmes taillables et corvéables à merci suivant son humeur du moment. Il s’intéressait exclusivement aux énormes bénéfices qu’il engrangeait et à ses nouvelles recrues qu’il choisissait de préférence bien en chair et à qui il ne manquait jamais de proposer quelques divertissements vicieux tant ses besoins sexuels étaient insatiables.

Ce personnel se renouvelait assez fréquemment car malgré la renommée des Bains, les exigences extra-professionnelles du patron étaient au bout de quelque temps difficilement supportables et les choses se terminaient invariablement de la même façon ; la fille, fatiguée de résister aux avances verbales puis aux séances de pelotage, partait sans demander son reste. Si elle cédait, les quelques centaines de francs qu’elle recevait en remerciement de son dévouement lui semblaient bientôt insuffisants et elle en était, là encore, réduite à chercher son salut dans la fuite.

Il faut dire que si Dumont était un bourreau de travail pour ses employées, il ne les épuisait pas moins lorsqu’il parvenait à ses fins. Il était en effet pourvu d’une virilité impressionnante et recelait des ressources d’endurance que son apparence assez malingre n’aurait pas laissé deviner.

La dernière en date de ses candidates à la promotion accélérée avait été Viviane, petite brunette débarquant de son Var natal. Elle avait tout de suite émoustillé le patron avec son gros cul charnu qu’elle tortillait de façon aguichante et son sourire qui semblait toujours vouloir dire « baise-moi », même lorsqu’il était offert le plus innocemment du monde.

Apparemment, Viviane ne semblait pas dépourvue d’ambition et Dumont décida donc de voir jusqu’où pourrait aller son arrivisme.

Toutes ses espérances furent dépassées et il put alors à sa grande satisfaction user du gros cul de son employée chaque fois qu’il en éprouvait le désir.

Notre ambitieuse croyait que les largesses financières de son patron n’iraient qu’en s’accroissant. Elle eut en effet l’occasion de gonfler son petit pécule lorsque Dumont lui donna quelques clientes méritant, selon lui, un traitement spécial. Quelques-unes de ces dames fréquentaient en effet les Bains non seulement pour des soins purement esthétiques mais aussi pour profiter, dans la plus grande discrétion, de quelques moments d’intimité rapprochée qu’elles passaient avec des employées du salon désireuses d’améliorer l’ordinaire et pas trop regardantes sur les moyens d’y arriver.

Cependant, comme la plupart des conquêtes de Dumont, l’ingrate Viviane, fatiguée de jouer la lesbienne avec de vieilles mémères décaties ne tarda pas à aller chercher fortune ailleurs et Dumont, une fois de plus, se retrouva seul.

Depuis le départ de Viviane, il se sentait quelque peu désemparé. Il n’avait pour l’instant plus personne à proposer à ses quelques clientes choisies et lui-même en était réduit dans la journée à calmer ses ardeurs en s’enfermant dans son bureau pour s’offrir une branlette en compagnie d’un quelconque magazine porno.

Maigre compensation…

Il y avait bien Nicole, entrée depuis quelques semaines au salon, mais jusqu’à présent le grand patron s’était heurté à une vertu quasi infranchissable.

Elle était pourtant bien excitante, elle aussi, la petite Nicole, avec son joli visage de poupée encadré de cheveux blond platine, ses superbes nichons et son cul généreux qu’il rêvait de défoncer depuis qu’elle travaillait au salon, mais elle était apparemment réfractaire aux honnêtes propositions qu’il n’avait pas manqué de lui glisser à de nombreuses reprises.

Dumont ne désespérait cependant pas. Viviane, aussi experte dans l’art de recueillir les confidences que dans celui de faire des pipes, lui avait révélé avant de partir que Nicole était loin de connaître une vie toute rose. Elle partageait un minable deux-pièces dans la banlieue nord avec un pauvre type, Jean-Louis, employé sur des chantiers de construction. Nicole s’était décidée à suivre ce plouc pour échapper à ses parents mais depuis, elle n’arrêtait pas de s’en mordre les doigts. Le décor qui l’environnait et le manque d’empressement de son compagnon à s’occuper d’elle comme un véritable amant se doit de le faire ne lui laissaient pas beaucoup d’occasions de savourer la vie comme elle le désirait. De plus, comme toutes les recrues de Dumont, Nicole côtoyait pendant ses journées de travail tout un univers de luxe et d’argent, mais avec son trop maigre salaire et le chômage chronique de Jean-Louis, sa situation financière, déjà précaire, s’était franchement détériorée depuis quelque temps.

Plus de carnet de chèques, courant toujours de tous côtés après l’argent, empruntant sans cesse à l’une, à l’autre, son horizon s’assombrissait de jour en jour…

Le bon moment pour agir semblait être venu estimait Dumont, en couvant d’un regard obstiné le joli cul de son employée…

Il résolut donc un jour de passer à l’attaque et de voir si quelques centaines de francs ne pourraient pas la ramener à de meilleurs sentiments.

« De toute façon, pensait-il, qu’est-ce que je risque ? On ne me fera jamais croire qu’une aussi jolie fille n’a pas envie de prendre du bon temps. Et du fric par-dessus le marché ! »

Il profita d’une période de fin de mois où Nicole avait l’air d’être particulièrement aux abois pour tenter sa chance. Les fêtes de Noël approchaient à grands pas et nul doute que les vitrines des Champs-Élysées, débordantes de tentations en tout genre, lui faisaient regretter encore un peu plus son triste statut social.

Il s’arrangea donc pour se trouver seul avec elle dans une cabine de soins.

— Alors Nicole, ce n’est pas la grande forme en ce moment, vous êtes plutôt nerveuse… Le métier ne vous plaît plus ?

— Non, non, monsieur Dumont, au contraire. Mais j’ai mes petits ennuis comme tout le monde.

— Rien de grave, j’espère ?

— On dit que plaie d’argent n’est pas mortelle, alors, vous voyez, j’ai encore de beaux jours devant moi.

— On ne le dirait pourtant pas. Vous êtes vraiment gênée en ce moment ?

Nicole, bien malgré elle, ne put retenir ses larmes, et c’est en s’effondrant qu’elle étala toute sa détresse.

— Je suis dans la merde, monsieur Dumont, dans la merde, j’ai besoin d’argent pour m’en sortir et je n’y arriverai jamais, jamais !

Dumont prit son air le plus hypocrite.

— Allons, ce n’est pas bien grave ; je suis sûr qu’on pourrait tout arranger.

— Avec ce que je gagne ?

— Mais laisse-moi parler, bon Dieu ! Tu travailles bien, Nicole, là-dessus je n’ai rien à dire, mais si tu étais un peu plus accueillante et aimable avec tout le monde, je suis bien tranquille que tu pourrais changer pas mal de choses… Une jolie fille comme toi !

— Qu’est-ce que je dois faire ? me déculotter, faire la pute ?

— Je n’ai jamais dit ça ! Change un peu ton caractère avec les clientes et avec moi. Si tu veux t’en sortir, n’attends pas que ça te tombe tout cuit dans le bec, ma petite, mets-y du tien ! Lorsqu’on désire vraiment quelque chose, il faut parfois faire des concessions et ne pas s’embarrasser de principes. Réfléchis, Nicole, réfléchis bien !

Et il la laissa plantée là. Il avait lancé ses hameçons, il n’y avait plus qu’à attendre que ça morde…

 

*

*   *

 

Ce fut quelques jours après que Nicole rencontra pour la première fois Hélène Scheller qui, à la différence de bien d’autres clientes, aurait pu aisément se passer des services d’une esthéticienne.

La quarantaine, cette superbe métisse, originaire sans doute des Caraïbes, plus grande que beaucoup d’hommes, possédait un corps que l’on devinait à la fois massif et élancé. Sa croupe et ses seins auraient pu être taillés dans le marbre, leur opulence et leur beauté agissaient sur les yeux des hommes comme un aimant sur de la limaille de fer. Un casque de cheveux noirs comme la nuit encadrait un nez fin et droit. Ses yeux ainsi que sa bouche aux lèvres carminées lui mangeaient le visage et complétaient ce mélange de sensualité et de sauvagerie qui émanait de sa personne.

Elle débarqua donc un beau jour dans la cabine de soins où Nicole avait l’habitude d’officier, suivie de M. Dumont, le patron du salon, qui pour la circonstance avait pris son air le plus obséquieux.

— Madame Scheller, je vous assure que vous serez satisfaite des services de Nicole, personne n’a la main aussi douce… Toutes les clientes en sont folles…

— J’espère qu’elle se débrouillera un peu mieux que les autres petites gourdes que vous employez. Je dépense assez d’argent chez vous et j’aimerais être traitée avec un peu plus d’égards et d’efficacité. C’est ma dernière tentative, monsieur Dumont !

— N’ayez aucune crainte ; vous serez entièrement satisfaite, madame Scheller, je vous le promets ! Nicole, je compte sur vous !

Et le petit pot de miel qu’était devenu le grand patron s’éclipsa aussi prestement que son obésité le lui permettait, tout en distillant à Nicole un regard qui en disait long sur ce qui lui arriverait si elle échouait dans sa mission.

Il avait décidé de mettre l’esthéticienne à l’épreuve. Si son petit discours avait porté, il allait sûrement passer un bon moment. Entre son bureau et la cabine de soin se trouvait, en effet, un petit cagibi dont il était seul à avoir la clef. Grâce à un miroir sans tain, cet observatoire lui permettait d’assister à tout ce qui se passait dans la cabine… Après avoir allumé une cigarette, Dumont s’installa dans un fauteuil moelleux comme un spectateur au premier rang d’orchestre d’un théâtre porno…

Les bouches d’aération lui permettaient d’entendre tout ce qui se disait à côté aussi clairement que s’il s’y était trouvé…

— À nous deux, ma petite ! déclara Hélène Scheller d’un ton arrogant. Je désire un gommage exfoliant sur tout le corps, puis un soin complet du visage. Nous allons voir ce que vous savez faire.

— Je ferai de mon mieux, madame. Si vous voulez bien vous déshabiller…

— C’est à vous de me déshabiller, ma chère. Je ne suis pas venue ici pour me casser un ongle sur un bouton ou une fermeture Éclair ! Déshabillez-moi, et vite !

Désarçonnée par le ton cinglant qu’avait employé cette cliente peu commode, Nicole fut sur le point de lui répondre qu’elle n’était pas sa bonniche. Mais heureusement pour elle, elle reprit immédiatement le contrôle de ses nerfs et, ravalant sa colère, commença l’effeuillage.

Le tailleur mauve que portait Hélène ne sortait certainement pas d’un Prisunic et l’esthéticienne ne put s’empêcher, tout en déboutonnant la veste, de penser à tout le luxe et à l’argent dont cette superbe emmerdeuse devait s’entourer. La veste ôtée laissa apparaître un chemisier de satin gris-perle, entièrement boutonné dans le dos. Les boutons étaient si petits que Nicole fut obligée de se rapprocher encore un peu plus de sa cliente qui en profita alors pour plaquer sournoisement sa croupe contre le ventre de l’esthéticienne.

Surprise, Nicole se recula et continua à défaire le bouton comme si de rien n’était. Quand Hélène, toujours aussi calme, lui recolla son cul sur le ventre, l’acculant à sa table de travail, force lui fut de réaliser que cette cliente avait visiblement une idée derrière la tête.

Enfin, le dernier bouton sauta et Hélène ôta elle-même le chemisier tout en se retournant. Le nez quasiment enfoui entre les seins de sa cliente, Nicole put tout à loisir admirer un soutien-gorge de dentelle noire généreusement rempli.

Son visage, d’habitude assez pâlot, virait maintenant au rouge vif. Tandis qu’elle essayait vainement de se donner une contenance, Dumont, toujours perché sur son escabeau, ne perdait pas une miette de la confrontation. Il sentait sa queue gonfler lentement, tout émoustillé qu’il était par le numéro de rentre-dedans joué à la perfection par Mme Scheller.

— Je suis assez fière de mes seins. Mais vous, qu’en pensez-vous ? (Hélène saisit les mains de l’esthéticienne et les plaça sur ses seins.) N’est-ce pas qu’ils sont fermes ? Tâtez-les… Et sans aucun traitement !

Les mains de Nicole, qui était pourtant habituée à palper et à masser des visages et des corps de femmes à longueur de journée, se mirent à trembler en effleurant la dentelle satinée du soutien-gorge dont l’attache située sur le devant s’ouvrit comme par miracle, dévoilant deux nichons ambrés, lourds et fermes, aux larges aréoles mauves.

Mme Scheller, un sourire équivoque sur les lèvres, se recula enfin, laissant à Nicole, de plus en plus confuse, le temps de reprendre quelque peu ses esprits.

Sous le regard provocant de sa cliente, Nicole, les joues écarlates, s’attaqua à la jupe qu’elle fit glisser le long des deux lourdes cuisses brunes, gainées de soie noire. Obligée de se baisser pour ne pas lâcher la jupe, elle frôla de son visage une culotte de dentelle également noire qui, quelques instants plus tard, prit le même chemin et révéla alors aux yeux de Nicole et du voyeur voisin le sexe de Mme Scheller. Encadré par les fines bretelles d’un porte-jarretelles assorti au reste de la lingerie, apparut un triangle poilu à l’aspect lustré de fourrure animale. Dans le bas de ce buisson de poils, la fente brune et rose d’un large con aux lèvres entrebâillées semblait attendre la langue ou la queue qui s’enfoncerait dans son orifice humide…

Dumont, à côté, se branlait comme un malade, les yeux exorbités. Combien de fois n’avait-il pas rêvé d’enculer cette cliente somptueuse, aussi belle que vicieuse ! Mais il savait qu’elle ne s’abaisserait jamais à se commettre avec un type aussi peu séduisant. Il n’était là que pour prendre son argent et l’aider à assouvir ses caprices.

— Je ne pense pas qu’un gommage soit nécessaire, balbutia Nicole. Votre peau est parfaite.

— C’est à moi d’en décider, ma chère. C’est pourquoi vous avez l’honneur de me torturer aujourd’hui. Vous n’en profiterez pas trop, j’espère ? Je sais que la plupart de vos collègues sont des gouines redoutables…

Nicole ne savait vraiment plus où elle en était. Cette cliente, tout d’abord acariâtre, qui lui faisait maintenant du rentre-dedans de façon à peine voilée… Elle repensait à son entretien avec Dumont. Se pouvait-il… Mais non ! Ce n’était encore qu’une de ces sales bonnes femmes friquées trop heureuses d’étaler leur supériorité…

Les yeux à demi fermés, Hélène se laissait faire maintenant sans rien dire. Lorsque Nicole arriva aux seins, elle ralentit son mouvement ; se faisant encore plus douce, elle finit par arracher un petit sourire à sa cliente. Les deux nichons étaient à la fois fermes et élastiques sous les doigts de l’esthéticienne. Et leur peau était brûlante…

— Ils sont vraiment très beaux ! souffla-t-elle presque malgré elle.

— Oui, déclara d’une voix moqueuse Mme Scheller et ils ont l’air de bien vous plaire car vous vous en occupez à merveille !

Comme si elle avait été piquée par un reptile, Nicole ôta ses mains.

— Qu’est-ce qui vous prend ? s’étonna Hélène. Vous êtes certaine d’avoir assez travaillé sur mes seins ?

— Tout à fait, madame, répondit Nicole d’une voix froide. Il ne faut pas trop insister sous peine d’irriter la peau.

— M. Dumont n’avait pas exagéré… vous avez les mains si douces que j’aurais voulu que cela dure une éternité.

— Nous avons encore beaucoup à faire, madame.

— Oui, bâilla Mme Scheller en s’étirant voluptueusement… et dans des endroits également assez sensibles ! N’est-ce pas ?

Nicole travaillait maintenant les faces internes des cuisses d’Hélène qui les avait très généreusement écartées. L’esthéticienne, les joues chaudes, ne pouvait détacher ses yeux de la vulve rose aux lèvres béantes qui brillait, tout imprégnée de mouille, comme la bouche édentée d’un gros mollusque vorace…

— Vous travaillez bien, chuchota Hélène d’une voix changée. C’est la première fois que je subis un gommage aussi… agréable… Je ne manquerai pas d’en parler à votre patron… Est-il gentil avec vous au moins ?

— Oh… Comme le sont sans doute la plupart des patrons.

— Je vois. Et c’est pour cela que vous faites aussi triste mine ? Ce salaud vous persécute ? Droit de cuissage et tout ça ! Je connais sa triste réputation…

— Non, non, madame, qu’allez-vous penser… M. Dumont s’est toujours montré très correct… C’est juste des petits ennuis personnels…

— Petits ennuis d’argent, entre autres ?

— Comment avez-vous deviné ? s’étonna Nicole, stupéfaite.

— Comme si c’était difficile ! Ce rat de Dumont ne donne pas trop dans le social. Je suis au courant des salaires qu’il octroie. Avec cela, vous ne pourriez guère aller loin… sans les pourboires de vos clientes. Sont-elles généreuses, au moins ?

— Oh ! Ça ne va pas chercher loin, vous savez… La plupart sont plutôt radines…

Hélène avait réussi à amener Nicole sur le terrain des confidences. Nul doute que la petite devait se sentir un peu plus en confiance. Elle prit son air le plus scandalisé pour lui répondre.

— Comment ? s’indigna-t-elle… Mais je ne peux pas vous croire ! Cent francs de pourboire pour une séance telle que celle que vous me faites en ce moment, cela me paraît un minimum !

À l’énoncé de cette somme, Nicole avait relevé la tête.

— Vous êtes sûrement l’exception parmi notre clientèle, madame.

— Mais dites-moi, ma jolie, vos ennuis sont-ils si graves que cela ?

Bercée par le discours compatissant de la Haïtienne, Nicole, tout en lui massant les cuisses d’un mouvement automatique, se laissa aller à lui confier ses ennuis.

Jean-Louis, son avarice et son manque d’empressement, le deux pièces d’Aulnay et enfin son besoin chronique d’argent. Elle, qui avait tellement d’envies, s’enfonçait inexorablement dans un marasme apparemment sans issue.

— Vraiment, murmura Mme Scheller, ce que vous me dites là me touche beaucoup. Je vois que c’est un cas d’urgence. J’aimerais vraiment faire quelque chose pour vous. Vous êtes si jolie… et vos mains sont si douces…

Le rouge qui avait quitté les joues de Nicole réapparut mais elle était maintenant plus troublée que gênée par la soudaine sollicitude de cette femme qui l’hypnotisait par ses regards et par le ton un peu crapuleux, intime, de sa belle voix rauque.

Les mains de Nicole se rapprochèrent du haut des cuisses. C’est alors qu’Hélène passa un doigt sur sa fente toujours aussi luisante.

— Je crois qu’un peu de produit s’est glissé au mauvais endroit, gloussa-t-elle tout en enfonçant son index au plus profond de sa chatte, produisant ainsi un petit bruit de succion.

Nicole était sûre que pas une parcelle de crème n’était tombée à cet endroit. Néanmoins, après une hésitation, et au souvenir du pourboire promis :

— Attendez, madame, murmura-t-elle, les joues cramoisies… je vais arranger cela tout de suite…

Munie d’un petit tampon ouaté, elle approcha son visage du pubis velu, ôta doucement le doigt toujours enfoncé et tira sur les grandes lèvres, dévoilant ainsi le clitoris. Elle commença à le caresser tout doucement à l’aide de son tampon. L’intérieur de la chatte baignait de mouille.

Tout en farfouillant dans cette grande moule rosâtre, Nicole sentit un agréable fourmillement monter entre ses cuisses. Des souvenirs oubliés d’internat remontèrent à sa mémoire…

Les cuisses luisantes de crème et la chatte bien ouverte, Mme Scheller se cambra avec un soupir gourmand sous le contact des doigts qui « nettoyaient » son clitoris…

— C’est vrai que vous avez des mains extraordinaires, râla-t-elle, tandis que ses gros seins aux pointes raides se soulevaient à un rythme rapide. Voudriez-vous me passer mon sac ? Vous serez gentille.

Presque à regret, Nicole interrompit son nettoyage vulvaire et tendit à sa cliente un sac à main duquel Mme Scheller retira un billet de cinq cents francs.

S’étant remise en position, les cuisses bien ouvertes, elle écarta largement de ses doigts sa grosse fente velue. La mouille coulait comme de la bave entre les replis violacés…

— Ça me démange terriblement, ma petite… Faites quelque chose… Et croyez-moi, vous n’avez pas besoin de coton… Rien qu’avec les doigts…

Comme Nicole, interdite, hésitait, l’autre lui glissa le billet dans le décolleté.

— Prenez ça, mon petit… Pour vous encourager…

— Mais… Mme Scheller… c’est trop…

—  Tsss tss, ne dites rien, Nicole et continuez, je vous en prie, continuez à me la nettoyer… Ça me soulage si bien… vous avez de vrais doigts de fée… et vous méritez dix fois votre salaire et tous les pourboires du salon.

Nicole restait toujours immobile. Cette fois, les choses étaient nettes. Mme Scheller en voulait pour son fric. Une brève révolte traversa l’esthéticienne.

Mais elle ne pouvait s’empêcher de penser aux cinq cents francs.

C’est ce qu’elle gagnait en trois semaines d’esclavage. Et là, en vingt minutes… Cinq cents francs, et cette grande chatte velue au parfum de foutre, qui semblait s’offrir, si près de son visage…

Elle hésitait encore, cependant, lorsqu’elle sentit une main se plaquer sur sa nuque. Simultanément, l’index qui avait fouillé le con gluant se posa sur ses lèvres.

Nicole eut un mouvement instinctif de recul.

— Je… je dois changer le tampon… balbutia-t-elle.

De son poste d’observation, Dumont, la bite à la main, profitait toujours du spectacle. Hélène Scheller, les cuisses grandes ouvertes avait empoigné ses deux seins qu’elle caressait tandis que Nicole, le dos tourné à sa cliente, passait sa langue sur ses lèvres parfumées de liqueur vaginale tout en préparant, les mains tremblantes, un autre tampon.

Elle reprit son office, fascinée qu’elle était maintenant par l’entrecuisse béant et la voix chaude et presque suppliante de sa cliente qui l’encourageait à enfoncer encore plus avant la tige de coton. Le ventre de la grande brune tremblait sous la caresse et une de ses mains quitta bientôt le mamelon qu’elle titillait pour descendre lentement le long de son corps à la rencontre des cuisses de Nicole. Ses doigts s’insinuèrent sous la petite blouse, remontant vers les fesses potelées de l’esthéticienne sous le nylon blanc et crissant.

Nicole ne put retenir un cri lorsque la main qui la fouillait s’enfonça soudain dans la fente de ses fesses au travers de sa culotte.

Elle lâcha brusquement le vagin dégoulinant de sa cliente qu’elle n’avait pas cessé de « nettoyer ».

Devant l’air complètement désemparé de l’esthéticienne, Hélène Scheller prit le visage de Nicole entre ses mains et, sans lui laisser le temps de réagir, elle l’embrassa tout doucement au coin des lèvres.

— Excuse-moi… Tu m’as trop excitée, aussi ! Je ne sais pas ce qui m’a pris… Je te jure que c’est la première fois, je ne suis pas une gouine ! Mais je n’ai pas pu m’en empêcher.

Le visage d’Hélène respirait la sincérité, et Nicole se détendit un peu. Elle sentait le corps chaud et parfumé de sa cliente et, bien que son cerveau lui murmurât que tout ça n’était pas logique, le manque de tendresse chronique dont elle souffrait depuis trop longtemps, le billet de cinq cents et les ondes de plaisir qu’elle sentait monter le long de ses cuisses furent les plus forts… Elle ne fit rien pour se dérober lorsqu’Hélène la serra contre elle, toute maternelle maintenant, et continuant à l’étourdir de sa voix et du frôlement de ses lèvres sur son visage, se mit à lui palper les seins et les fesses.

— Tu ferais mieux d’aller voir si vraiment personne ne nous a entendues, ma chérie ; sans compter que ton patron va peut-être trouver que tu passes beaucoup de temps auprès de moi… Je ne voudrais pas qu’il te fasse des remontrances par ma faute…

Elle l’embrassa à nouveau tout en lui glissant un second billet de banque et en la repoussant doucement vers la porte de la cabine.

— Va, maintenant. Nous nous reverrons très bientôt et ne t’inquiète surtout plus ! Je suis sûre que tous tes problèmes d’argent vont s’arranger, d’une manière ou d’une autre ! Je suis là. Je suis toute disposée à t’aider… Si tu es toujours aussi gentille, bien sûr…

Rougissante, Nicole baissa la tête.

Dumont, qui avait eu énormément de mal à ne pas se précipiter sur les deux femmes, ne savait pas encore comment il procéderait mais il était sûr maintenant qu’il aurait Nicole. Malgré ses airs de petite fille sage, il venait d’avoir la preuve, grâce à Mme Scheller, que son employée était disposée à se conduire comme la plus vénale des putains si on savait l’y amener.

Il lui fallait seulement un levier, et c’est en reluquant les cuisses d’Hélène qui enfilait ses bas qu’il trouva la solution.

Si cette petite gourde de Nicole se retrouvait dans les bras de sa riche cliente, nul doute que cela allait déchaîner une nouvelle frénésie d’envies et de dépenses en tous genres et ce n’était certainement pas avec le minable salaire qu’elle recevait pour son travail qu’elle serait en mesure d’y faire face. Alors, dans ce cas, seul ce bon papa Dumont y pourrait quelque chose ; mais, de nos jours, on n’a rien sans rien ! se dit-il en caressant la splendide érection qui s’épanouissait entre ses mains…

 

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