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Résumé

Ce récit autobiographique nous raconte les aventures d’un jeune homme que sa fiancée vient de larguer. Il se fait embaucher comme valet par deux sœurs aussi riches que belles. Obsédées sexuelles, incestueuses et perverses, elles n’emploient leurs hommes à tout faire que pour les consommer au gré de leurs fantasmes, tels de vulgaires jouets sexuels, et les jeter ensuite dès que leur attrait diminue… Tomberont-elles amoureuses de leur nouveau jouet, ou bien s’en lasseront-elles aussi vite qu’à leur habitude ?

Christophe Siébert est né en 1974. Il fonde en 1998 le collectif Konsstrukt, qui regroupe écrivains, plasticiens et musiciens. Très actif sur Internet sous le pseudonyme Konsstrukt, il publie en 2007 un premier roman (J’ai peur) à La Musardine et participe en 2007 et 2008 à deux publications underground : Raison basse (éditions Caméra animale) et Freak Wave (éditions Orbis Pictus Club).
Son site : http://www.konsstrukt.blogspot.com.

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Chapitre premier

La première fois que j’ai vu Mylène et Sabrina Levasseur, j’ai été frappé par leur beauté et par leur ressemblance. Elles se tenaient toutes les deux dans l’encadrement de la porte, Sabrina juste derrière Mylène, et pendant quelques secondes, je n’ai pas su quoi dire. Je me suis contenté de les admirer.

Elles avaient toutes les deux vingt ou vingt-deux ans. Elles étaient blondes, de haute taille, et athlétiques. Mylène portait un paréo coloré, noué sous les épaules, juste assez bas pour permettre de deviner la naissance de ses seins. Ses cheveux, relevés et attachés avec un pinceau, laissaient sa nuque libre. Elle était pieds nus et portait du vernis rouge aux orteils ainsi qu’aux doigts. Elle avait une fine chaîne en argent à la cheville droite. Son visage était doux. Une légère ironie allumait ses yeux bleu pâle, ce qui ajoutait à son sex-appeal naturel. Ses lèvres étaient pâles aussi, et pulpeuses. Derrière elle, Sabrina était habillée d’un débardeur à peine trop grand, et d’une simple culotte. Le débardeur tombait sur ses seins et en révélait les pointes dressées, et sa culotte de coton blanc épousait à la perfection la forme de son pubis. J’ai essayé de ne pas trop m’attarder à cet endroit, ce qui n’était pas facile… Sabrina avait des jambes longues et minces, hâlées tout comme le reste de son corps d’un délicat bronzage. Elle n’avait pas de vernis ni de chaîne au pied, mais portait un collier en or qui plongeait sous le débardeur. Ses cheveux étaient lâchés. Elle était blonde également, et avait les mêmes yeux que sa sœur, avec un éclat légèrement méprisant et joueur à la place d’un air ironique. Toutes les deux semblaient à la fois mettre au défi et aguicher celui qu’elles regardaient. Dès notre première rencontre, ce regard ambigu m’a excité. Dès ce premier contact, j’ai eu envie d’elles. Elles ne semblaient pas gênées de se montrer à moitié nues.

Passé un petit flottement, elles se sont effacées pour me laisser passer. Un léger mouvement du débardeur m’a permis de voir que Sabrina portait un piercing au nombril. En les frôlant, j’ai pu sentir pour la première fois leur parfum. Elles portaient le même, toutes les deux. Une eau de toilette légère et fruitée, quelque chose que pourrait porter une lycéenne. Je leur ai expliqué la raison de ma venue. En fait, je répondais à une petite annonce.

J’avais quelques années d’expérience dans l’hôtellerie. J’ai surtout travaillé comme maître d’hôtel, dans différents établissements prestigieux de Lyon. J’ai rencontré là-bas une femme, une cliente de passage, et nous sommes tombés amoureux. J’ai laissé tomber mon métier pour la suivre à Marseille. Je n’ai pas retrouvé de travail dans l’hôtellerie, du coup j’ai dû accepter des tas de petits boulots qui ne me plaisaient pas trop. Notre histoire a duré un an, et puis nous nous sommes séparés. Je ne savais pas trop quoi faire de ma vie, dans cette ville où je ne connaissais personne. C’est alors que j’ai vu cette petite annonce : «Dames seules cherchent majordome, bon salaire, nourri logé, se présenter à…». Ça ne pouvait pas tomber mieux. J’imaginais tomber sur deux vieilles qui sentaient l’eau de Cologne et portaient des dentelles. Quelle surprise de découvrir ces deux ravissantes créatures !

Sabrina s’est absentée, le temps de passer un jean, et Mylène s’est installée avec moi dans le salon. Elle m’a servi un jus de fruit. Sa sœur nous a rejoints et elles m’ont expliqué en quoi consisterait mon travail. Je devrais leur préparer leur petit déjeuner et le servir au lit tous les matins à huit heures. Durant la journée, elles seraient absentes et rentreraient le soir. Là, j’aurais pour tâche de cuisiner le repas, et de le servir. Elles m’ont remis une liste d’aliments à éviter, et quelques indications concernant les repas et les diverses autres tâches. J’ai bien sûr pris quelques notes de mon côté, au fil de l’entretien. Elles m’ont assuré qu’il n’y aurait pas souvent d’invités. Nous avons également discuté du salaire. La conversation a duré un petit peu plus d’une heure. Le courant passait bien entre nous trois. J’étais engagé. Elles m’ont expliqué que mon air timide et sérieux leur avait fait une très bonne impression, et que j’avais l’air d’un garçon qui comprenait vite, et qui semblait capable d’obéir à leurs requêtes. En me disant cela, leur regard s’éclairait plus que jamais de cette touche ambiguë que j’avais déjà notée…

Après cette rapide présentation du travail, elles m’ont fait visiter la maison. C’était une grande villa, qu’elles avaient reçue en héritage, entourée d’un beau jardin. De même qu’elles ne se sont pas attardées en détails concernant leurs métiers respectifs, je n’en ai pas su davantage à propos de cet héritage.

Le rez-de-chaussée se composait d’une entrée prolongée par un petit salon (c’est là que nous avions discuté). Du petit salon, un escalier menait à l’étage et une ouverture donnait sur le séjour. Le séjour était une vaste pièce ouverte sur une véranda aux dimensions impressionnantes. Deux portes ouvraient, l’une sur la cuisine et l’autre sur une salle d’eau. Le mobilier, dans toutes ces pièces, était sobre et moderne. Du bois noir laqué, de l’acier, j’ai trouvé le rez-de-chaussée fonctionnel et harmonieux. L’étage était occupé par un autre salon, les chambres des deux sœurs, ma future chambre et une autre salle d’eau. Le deuxième salon, inutilisé, faisait office de débarras. Il contenait des vieux meubles, des jouets usagés, des piles de magazines, enfin tout un bric-à-brac en provenance de l’enfance et de l’adolescence. Ma chambre était meublée dans le même style que les pièces du bas. Par contre, les chambres des deux sœurs avaient davantage de personnalité. Celle de Mylène était dans des tonalités roses et blanches. Il y avait un lit à baldaquin, des peluches, des fleurs, tout évoquait une chambre de princesse, ou d’adolescente un peu Barbie. Mylène en a profité pour me dire qu’il faudrait que je veille aux fleurs, à ce qu’elles soient fraîches, et bien arrosées. Il y avait également un secrétaire et une bibliothèque remplie à craquer. La chambre de Sabrina baignait dans une ambiance légèrement plus gothique. Des dentelles noires et blanches sur le lit, des rideaux pourpres aux fenêtres, des meubles anciens, des bougies, quelques antiquités, comme ce vieux phonographe exposé sur un guéridon. Cependant, l’atmosphère était davantage intimiste que pesante.

Nous avons passé une dernière fois en revue toutes les tâches à accomplir, et nous avons convenu de mon installation le lendemain matin. Je suis retourné à l’appartement que j’occupais encore avec mon ex et j’ai rassemblé mes affaires. Je n’avais pas grand-chose. J’ai passé la soirée dans ma chambre (ma chambre était en fait le salon, que nous avions transformé après notre séparation). Je n’ai pas beaucoup dormi. J’étais à la fois excité et anxieux, et j’espérais que mon nouveau travail se passerait bien. Je fantasmais aussi pas mal sur les deux sœurs. Elles étaient aussi bandantes l’une que l’autre. Rien, dans l’appartement ni dans la conversation, ne m’avait laissé penser qu’elles avaient un mec. Mais d’un autre côté, c’étaient de riches héritières et moi je n’étais rien d’autre qu’un employé de maison. Il valait mieux ne pas rêver.

Mon ex est rentrée tard, et accompagnée. Son copain riait fort. Ils m’ont réveillé, et je n’ai pas pu me rendormir. Je les ai écoutés baiser dans sa chambre. C’était vraiment déprimant et exaspérant de l’entendre jouir entre les bras d’un autre, de subir ses gémissements que je connaissais par cœur, et destinés à un autre type. Même si je ne l’aimais plus, c’était insupportable. J’avais envie de me lever et de les foutre dehors à coups de pied. Mais je n’ai rien fait, évidemment. Je me suis contenté de me tourner et me retourner dans mon lit, à la recherche du sommeil. Mais en plus du son, j’avais l’image. Celle de mon ex, en train de prendre son pied en se faisant limer par ce type dont je ne connaissais même pas la tête. Petit à petit, le visage des sœurs s’est substitué à celui de mon ex, tantôt l’une, tantôt l’autre, quant au mec inconnu, je l’ai facilement remplacé par moi-même. Je me suis branlé pour me calmer, en espérant que ça me détendrait assez pour que je puisse m’endormir. Je me demandais si Mylène et Sabrina jouissaient de la même manière, étant donné qu’elles avaient pratiquement la même voix. Je me demandais aussi quelles différences intimes elles pouvaient avoir. Si je pénétrais leurs deux chattes, est-ce que je les reconnaîtrais à coup sûr ? J’ai joui rapidement, mais hélas, après avoir joui, j’étais toujours aussi réveillé, et les deux autres ont mis bien plus longtemps que moi à terminer. J’ai tout de même fini par me rendormir, peu de temps avant la sonnerie du réveil.

Quand je me suis levé le lendemain matin, mon ex n’était plus là, pas plus, d’ailleurs, que le type avec qui elle avait passé la nuit. Je n’ai pas pu m’empêcher d’aller rôder dans sa chambre. J’ai reniflé son odeur. L’odeur de son parfum, mais aussi celle de son corps, mêlée à un autre corps, une autre odeur. Les draps étaient en désordre. Il y avait deux capotes nouées, par terre. Je ne savais pas ce que je faisais là. Je me faisais du mal, bien sûr, mais bon. Je n’étais plus amoureux de Céline. Alors, quel intérêt d’aller dans sa chambre, et de flairer toutes ces odeurs de sexe. Je savais qu’elle avait baisé, puisque ça m’avait empêché de dormir. Pourquoi venir ici pour confirmer ?

J’ai ensuite pris une douche, et bu un grand café. J’avais quelques difficultés à émerger. J’avais un peu le trac, aussi, par rapport à mon nouveau travail. Est-ce que j’allais me plaire ?

J’ai terminé de rassembler mes affaires dans deux sacs de voyage, des vêtements surtout, mais aussi quelques objets de toilette, et une console portable au cas où j’aurais du temps libre, et j’étais prêt à partir. Je n’ai pas laissé de mot à Céline, qu’elle se démerde. De toute façon, j’avais payé ma part du loyer, et il était convenu que je déguerpisse à la fin du mois. J’avais juste quelques jours d’avance, tant mieux pour elle.

J’avais presque une heure de voiture, avant d’arriver à leur maison. J’avais pu mesurer, la veille, à quel point elles vivaient à l’écart de la ville. Durant tout le trajet, ça tournait, dans ma tête. Ça n’est pas évident, de quitter une vie, même si c’est une vie ratée. Là, je quittais tout, d’un coup, pour aller dans l’inconnu. Je quittais ma copine (même si ça n’était plus ma copine on cohabitait encore, tout de même), je quittais ma maison, et je quittais même ma ville. Comme ça, du jour au lendemain, pour aller dans une autre maison, vivre avec deux nanas, et faire un boulot que je n’avais jamais fait avant (même si je connaissais un peu le principe, après tout c’est presque pareil que maître d’hôtel, somme toute). Ça me faisait bizarre. Un peu comme devenir moine, peut-être. Enfin, j’avais toutes sortes de pensées idiotes qui me traversaient l’esprit.

Une fois arrivé sur place, j’ai garé la voiture à proximité. La veille, elles m’avaient dit qu’elles me feraient de la place dans le garage. Elles n’avaient qu’une seule voiture, et un grand garage ; on pourrait s’arranger.

Je me suis stationné un peu à l’écart, pour pouvoir marcher. Ça me paraissait important, de m’approcher à pieds, progressivement. Comme si j’étais un acteur qui entrait sur scène. C’est toujours mieux, d’entrer lentement sur scène, en mesurant tout, la distance, l’importance du décor, en répétant une dernière fois son texte.

Leur maison était vraiment très belle. Elle n’avait rien de spécial, aucune extravagance par rapport aux autres villas du quartier, mais c’était une bâtisse qui me plaisait beaucoup, sans trop que je sache pourquoi. L’idée d’y habiter me réjouissait. Je suis arrivé au portillon, qui était déjà ouvert, et je suis entré. J’ai encore respiré une grande goulée d’air, avant de sonner. Je me sentais vraiment comme au théâtre, au moment de faire ma grande entrée.

C’est Mylène qui m’a ouvert. Elles étaient déjà habillées, dans la cuisine, en train de prendre leur café. Elles en avaient prévu pour trois. Mylène portait un tailleur et des bas noirs qui lui donnaient un aspect nettement plus sérieux que la veille. Ses cheveux étaient attachés en queue-de-cheval et elle était maquillée avec discrétion. Je l’imaginais directrice d’une banque, ou bien cadre d’une entreprise. Sabrina portait un simple chemisier blanc et un jean. Je devinais ses seins en transparence sous le chemisier. Elle a surpris mon regard. J’ai rougi, nous avons échangé un sourire. Elles portaient le même parfum pour adolescente que la veille. Je me suis dit que tous leurs collègues de boulot devaient avoir mal à la braguette du matin au soir. En partant, elles m’ont conseillé de me familiariser avec la maison, et de ne pas trop en faire pour une première journée. Elles seraient de retour vers dix-huit heures.

Une fois seul, j’ai commencé par un brin de vaisselle. J’ai ensuite vérifié l’état des stocks, dans le réfrigérateur et dans les placards. Ça n’a pas pris très longtemps. J’ai noté quelques denrées et quelques produits ménagers à acheter. Une fois cette petite tâche achevée, je me suis rendu dans ma chambre afin de déballer mes bagages. Ensuite, je me suis promené dans la maison, et un peu dans le jardin. Je me sentais fébrile, comme chaque fois que j’occupais un nouvel endroit. Je repensais à mon enfance, aux déménagements, aux difficultés à s’habituer à la nouvelle école, au nouveau quartier. Heureusement que c’était loin, tout ça. Ce jardin, peu entretenu, me rappelait celui de mes grands-parents, quand j’étais petit. C’est dans un jardin comme ça que j’ai perdu mon pucelage, avec l’amie d’une de mes cousines, plus âgée que moi. J’ai déambulé un petit moment, bercé par le vent frais et les odeurs printanières, ému par mes souvenirs. Je me suis assis au pied d’un arbre. Je suis resté à penser à mon adolescence. Je savais que j’allais me sentir bien, ici.

Vers la fin de la matinée, je suis retourné à la maison, pour me préparer à manger. Le reste de l’après-midi, j’ai fait un peu de ménage, sans m’occuper des chambres, car je savais que les gens aiment ouvrir progressivement leur intimité, puis j’ai terminé ma journée par un bon bain. Seule la salle de bains de l’étage possédait une baignoire. En ouvrant des tiroirs au hasard pour trouver du gel et du shampooing, j’ai eu la surprise de découvrir, dans un tiroir, un vibro. Il était emballé dans du papier cristal, mais impossible de ne pas reconnaître l’objet. Je l’ai déballé en me demandant laquelle des deux sœurs l’utilisait. Mon imagination démarrait au quart de tour. C’était un vibro de forme ogivale, argenté, et de taille modeste. Je l’ai mis en route. Il s’allumait en tournant la base, qui servait aussi de potentiomètre pour déterminer la puissance de vibration. J’ai éteint le gode et fouillé encore un peu dans le tiroir. Il contenait également un tube largement entamé de gel intime, et des boules de geisha. J’étais très excité. Pour tout dire, je bandais comme un âne. Pendant que je prenais mon bain, j’ai imaginé tour à tour Mylène et Sabrina en train d’utiliser ces accessoires, un spectacle privé, rien que pour mon plaisir. L’eau très chaude léchait ma bite dressée. Je me suis laissé aller à me branler encore une fois, c’était la deuxième fois en vingt-quatre heures que je me branlais en pensant à elles, elles me faisaient décidément beaucoup d’effet. Je n’ai pas mis longtemps à jouir, et ça m’a davantage détendu que la veille. J’ai ensuite profité de la douceur de mon bain.

Une fois sorti du bain, j’ai été faire des courses. Je me suis promené un peu, afin de me familiariser avec le quartier. J’étais rentré depuis peu de temps lorsque les deux sœurs sont rentrées à leur tour, ensemble. Nous avons bavardé un peu, et puis elles sont montées dans leurs chambres se changer. Quant à moi, je devais préparer le dîner.

Je ne suis pas spécialement doué en cuisine, mais mes diverses expériences en hôtellerie m’ont tout de même appris quelques trucs. Pendant que je travaillais, les deux sœurs sont redescendues. J’entendais le son de la télé se mélanger à leurs voix et à leurs rires. Leur conversation était entrecoupée de silences que je trouvais étrangement sensuels. Je n’arrivais pas à saisir de quoi elles discutaient, peut-être avais-je entendu mentionner mon nom. J’espérais qu’elles parlaient de moi.

Nous ne mangions bien sûr pas ensemble. Elles prenaient leur dîner à vingt heures, tandis que moi, je nettoyais la cuisine et m’occupais du service. Elles étaient habituées à être servies. Elles se comportaient avec naturel et autorité, mais sans rien perdre de leur gentillesse. Après le dîner, elles sont passées au salon, je leur ai servi des cafés, puis je me suis occupé de mon propre repas. Elles sont ensuite montées dans leur chambre, après m’avoir souhaité une bonne nuit. J’avais une petite télévision dans ma chambre, ce qui sous-entendait que je n’étais pas autorisé à demeurer au salon. J’ai mangé à la cuisine, et puis je suis monté à mon tour.

Je me suis allongé devant la télé, mais impossible de dormir. Je ne trouvais pas le sommeil, alors que pourtant j’étais épuisé. J’ai éteint la télé, et je me suis tourné et retourné. Et, comme hier, des gémissements sans équivoque se sont mis à filtrer des murs ! Cette fois-ci, ils étaient exclusivement féminins. Immédiatement, j’ai eu le barreau. Dans le noir, les sons prenaient une ampleur incroyable. Je me suis dressé dans mon lit, le cœur battant, et j’ai écouté. Les deux sœurs étaient en train de baiser ! Mais avec qui ? Il n’y avait pas de mec dans la maison, et je n’avais vu entrer personne. Elles ne baisaient tout de même pas entre elles ? J’étais affolé. Je n’en pouvais plus d’excitation, je repensais au gode et aux boules de geisha… Je me suis levé et j’ai enfilé un peignoir par-dessus mon pyjama. Je suis sorti de ma chambre pour aller coller mon oreille à la porte de Mylène, d’où provenaient les bruits. Je reconnaissais leurs deux voix. Elles soupiraient et gémissaient de concert. Mon imagination surchauffée voyait à travers la porte. Je n’osais pas ouvrir pour mater, et pourtant j’en mourais d’envie. Je n’osais pas non plus me toucher. Une gêne, une pudeur me retenait. Et puis, même si j’avais envie d’elles, je trouvais un peu glauque d’épier comme ça leur intimité. Je suis resté un petit moment à écouter leurs «oui, oui, oui!» et leurs «hmmmm, enfonce-le bien, ouiiii, comme ça…», et les bruits de baisers mouillés, et les bruits de langue sur la peau, et les bruits de pénétration (et là, je repensais encore au gode). Je n’en pouvais vraiment plus… j’ai décidé de descendre à la cuisine boire un verre de lait, pour me détendre. Je ne pouvais rien faire d’autre. D’un côté, je crevais d’envie d’ouvrir la porte et de les rejoindre, mais de l’autre… Il y avait quand même peu de chance que mon intervention leur fasse plaisir. Dans la cuisine, mes réflexions allaient bon train. Je sirotais mon verre de lait glacé, assis dans le noir pour ne pas me blesser les yeux, mon peignoir accroché au dossier, et je repensais à ce que je venais d’entendre… Soit il y avait un troisième larron qui était tout de même fort discret, soit je devais bien admettre que les deux sœurs couchaient ensemble. Tout de même, je n’étais pas prêt à avaler une idée pareille, sans en avoir été le témoin direct. Et cette gaule que j’avais, par-dessus le marché, qui ne diminuait pas. Si ça continuait, il faudrait que je me branle encore une fois. Trois fois aujourd’hui, et grâce aux deux sœurs ! J’étais en train de tomber amoureux, ma parole…

C’est à ce moment-là que la lumière s’est allumée et m’a explosé les yeux. Mylène a poussé un petit cri en me découvrant là. Le temps de m’habituer à la lumière, et elle était déjà assise à côté de moi. Elle était magnifique, encore plus bandante que les autres fois. Ses cheveux étaient emmêlés et ses joues étaient roses de plaisir. Ses yeux brillaient. Elle portait une simple nuisette blanche, et rien du tout dessous. Je voyais parfaitement ses seins en transparence, et les poils bruns de sa chatte. Elle a surpris mon regard et a regardé à son tour entre mes jambes. Elle a bien sûr vu mon érection qui déformait de façon spectaculaire l’avant de mon pyjama. J’ai rougi, gêné. Elle a poussé un petit rire sans méchanceté.

— Tu n’arrives pas à dormir ? elle a demandé. Tu permets qu’on se tutoie ?

— Oui, bien sûr. Bin, non, je suis un peu nerveux…

J’essayais de parler comme si de rien n’était, alors qu’en réalité, je n’avais qu’une seule envie : plonger mon nez et ma langue entre ses deux appétissants nichons.

— Oui, j’imagine que ça doit toujours être comme ça dans une nouvelle maison. En plus, là, tu dois vivre avec nous. Ça ne doit pas être facile…

— Ça va, ne t’inquiète pas.

J’ai souri.

— Tu veux boire quelque chose ? Je vais faire du thé.

Je lui ai montré mon verre de lait.

— J’ai ce qu’il faut, merci.

Elle s’est affairée en me tournant le dos, pas du tout gênée de me montrer son cul, ni embarrassée que je bande. Je ne pouvais pas détacher mes yeux de ses fesses rebondies, ni du sillon parfaitement visible. Mon érection devenait presque douloureuse.

Elle a continué à me parler tout en mettant la bouilloire à chauffer.

— Hum, c’est un peu gênant de te demander ça, mais… On ne t’a pas dérangé, tout à l’heure ?

— Comment ça ?

— On n’a pas fait trop de bruit ?

— Euh, non, je n’ai rien entendu…

Elle s’est retournée en riant.

— Menteur ! Et tu es comme tous les menteurs, quand tu mens, ton nez s’allonge !

Elle a recommencé à rire et elle est venue s’asseoir face à moi. Il y a eu un instant de silence, de tension. J’étais rouge, je ne savais pas quoi dire. Elle a ri encore.

— Ça t’a plu ? elle a demandé. Ça t’a plu, ce que tu as entendu ?

En baissant les yeux, j’ai répondu :

— Oui…

La bouilloire s’est mise à siffler. Elle s’est relevée pour aller chercher la théière, et dans le mouvement de ses jambes j’ai pu apercevoir son sexe à peine recouvert d’un duvet brun. Ses lèvres étaient ouvertes. J’ai eu le temps de voir, ou de croire voir, un reflet de mouille ou de salive. J’ai eu la bouche sèche, d’un coup. Elle a continué à me parler, comme si de rien n’était, en remplissant la boule à thé.

— Je ne savais pas que tu nous avais entendues. Mais quand je t’ai vu là, et dans quel état tu étais… Je m’en suis doutée…

Elle a éteint le néon. Mon cœur s’est mis à battre plus fort. Ça y était… Elle est revenue à table avec la théière et une tasse. J’ai posé une main sur sa cuisse. Elle a froncé les sourcils et l’a retiré avec sa main à elle, en donnant une petite claque.

— Non, non. Tu as été sage jusqu’à présent. Tiens-toi tranquille, sois un gentil petit garçon, n’oublie pas que je suis ta patronne.

Et elle a ri encore une fois, d’un rire espiègle d’adolescente, et j’ai encore rougi. Je ne savais pas sur quel pied danser…

Et puis, sans prévenir, elle s’est penchée en avant et elle a posé sa main chaude sur mon pyjama, là où mon sexe se dressait.

— Ne me touche pas. Ne me touche pas, d’accord ? elle a ordonné.

— D’accord…

J’ai dégluti. Ma bouche était terriblement sèche. Elle a commencé à frotter sa main doucement, contre le tissu. Je sentais le tissu frotter à son tour contre mon gland, que l’excitation rendait hypersensible.

— Ça te plaît ? Ça te plaît, comme ça ?

J’ai hoché la tête. Je voyais les pointes de ses seins tendre sa nuisette. Elle a glissé la main dans mon pyjama et a refermé ses doigts chauds sur mon sexe. Elle a pressé doucement, en souriant. Très lentement, elle a commencé à me branler. Elle faisait glisser sa main avec une infinie douceur, tout le long de mon membre, et avec le pouce elle caressait mon gland. Elle me regardait droit dans les yeux. De l’électricité passait entre nous. À la lisière de mon champ de vision, il y avait la nuisette, que soulevait sa respiration palpitante. Ses yeux étaient incroyables de magnétisme. J’aurais pu jouir rien qu’en la laissant me regarder… Nous ne disions plus un seul mot. Elle s’était rapprochée un peu. Nos regards étaient à moins de trente centimètres. Nos bouches aussi. Mais j’avais compris que je n’aurais pas le droit de l’embrasser… Pas ce soir… Je sentais son souffle tiède venir contre mes lèvres.

J’avais une main agrippée à la table, et l’autre cramponnée à ma cuisse. Je n’avais pas le droit de la toucher, et la frustration de cet interdit rendait ce qu’elle me donnait plus excitant encore…

Elle accélérait progressivement son va-et-vient. Je sentais le plaisir monter, monter, par vagues de plus en plus fortes. Je ne pouvais pas me retenir de gémir. Pour faire durer le plaisir, elle interrompait régulièrement la masturbation, le temps de me laisser reprendre mon souffle, et me caressait les couilles. Elle les pressait contre sa paume et les faisait rouler. Elle faisait ça avec délicatesse, c’était délicieux. Et puis elle recommençait à me branler, et je franchissais un nouveau palier vers le plaisir. Mon gland s’est mis à mouiller. Elle s’est penchée vers moi et m’a murmuré à l’oreille :

— Tu as envie de jouir ? Tu as envie de jouir, mon cochon ?

— Oui…

— Viens… Viens… Lâche tout dans ma main, viens…

Je me suis tendu, je me suis cambré, elle a accéléré le rythme, j’ai poussé un cri et ça y était. J’ai joui dans sa main, les yeux fermés, le cœur qui éclatait dans ma poitrine, des étoiles devant les yeux.

— J’ai envie de te sentir dans ma main, viens…

Elle continuait à me branler et à m’encourager à tout lâcher, à tout lui donner, ça n’en finissait plus, je n’avais jamais aussi bien pris mon pied que ce soir-là, cette fille était une experte…

Au bout d’un moment, j’avais les yeux toujours fermés, elle a retiré sa main, et s’est essuyé la paume sur mon pyjama. Elle s’est levée. Je l’ai regardée. Elle était belle. Elle avait l’air contente, comme si elle avait fait une bonne blague. J’avais encore le souffle court et le cœur qui battait la chamade.

— J’y vais. Je te laisse tout ranger ? À demain.

Elle m’a gratifié d’un sourire moqueur et puis elle a quitté la cuisine, pieds nus, sa tasse fumante à la main. Son parfum de lycéenne, mélangé à l’odeur du thé, flottait encore autour de moi. Mes mains tremblaient légèrement.

J’ai fait comme elle m’a dit : j’ai rangé. Ensuite, je suis remonté me coucher. En passant devant sa porte, j’ai entendu des rires étouffés. J’ai résisté à la tentation d’écouter. Je suis entré dans ma chambre, je me suis débarrassé du pyjama et je me suis couché. Cette fois-ci, je n’ai eu aucun mal à m’endormir.

 

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