L’ECUYERE LA BOURGEOISE ET ETALONS

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BALCHOI Pol

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Broché / 160 pages


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Résumé

Au cirque Svornik, ce ne sont pas les fauves, les bêtes les plus sauvages ! En l’absence de son homme, Edith, l’écuyère, s’intéresse à un autre étalon, à quatre pattes, celui-là ! Et au nain ! Et à la lanceuse de couteaux… Hélas, quand le palefrenier veut profiter de ses faveurs, lui aussi, vengeances et représailles s’enchaînent, plus vicieuses les unes que les autres, et Edith se trouve emportée dans un tourbillon de violence et de plaisirs bizarres… Pendant ce temps, Rosario, l’étalon à deux pattes, se réconcilie avec son ex, une bourgeoise nostalgique des voluptés passées. Pas toujours facile d’être un gigolo, avec toutes ces femmes libérées qui vous sautent dessus ! Il se sent victime de son charme… Un roman qui repousse très loin les limites du supportable !

Débuter la lecture

La pluie bat sur la toile de tente. Par tonnes d’eau et de vent et de ténèbres. De temps en temps un cheval renâcle, frissonne. Ils n’aiment pas les nuits de tempête, les chevaux. Même les chevaux du cirque Svornik, qui en voient pourtant d’autres sur la piste. Et peut-être ailleurs… Édith est assise sur un tabouret. Elle les regarde en essayant de ne pas penser… Juste écouter le déluge qui s’acharne sur la toile de l’écurie. Ça lui fait chaud au ventre, d’être ici, au sec, alors que dehors, tu ferais pas dix mètres sans te tremper les os. Une rafale fait trembler la tente. L’étalon noir hennit. Il est nerveux. L’odeur des chevaux a quelque chose qui… Comment dire ? Tous ces muscles sous cette peau fine qui écume après le galop, ces muscles qui tressaillent pour un rien, ces masses sur des pattes gracieuses, ce mélange de puissance virile et de profonde féminité… C’est ça, l’odeur des chevaux. Et elle l’adore.

Moi aussi, je suis nerveuse, pense-t-elle en se massant machinalement les cuisses.

Nerveuse, frustrée… Une semaine que Rosario est parti… Les flics l’ont retrouvé et il doit s’expliquer sur deux ans de retard de pension alimentaire… J’en foutrais, moi, de la pension alimentaire ! Cette pouffiasse ! C’est avec un chirurgien, non, qu’elle s’est maquée ? Et les chirurgiens, qu’est-ce que ça fait ? Ça coupe de la viande et ça gagne du fric ! Du fric à la pelle !… Seulement voilà, la pouffiasse et le chirurgien ne sont pas mariés. Alors, Rosario doit continuer à lui verser cinq mille balles tous les mois ! Rosario en a eu plein le cul et s’est engagé dans le cirque qui passait par-là..

Mercure, l’étalon, hennit.

Elle se lève et s’approche de lui. Une bête racée, fine et puissante. Elle passe la main sur ses flancs doux, frissonnants. La bête tourne la tête vers elle. L’œil brûlant, noir… Rosario. L’étalon et Rosario, pareils, comme des frères. Des bêtes faites pour la liberté, le vent, l’amour…

Rosario, où est-ce que tu es, en ce moment ? Qu’est-ce que tu fais ? Tu me manques…

Elle pose doucement les lèvres sur la peau noire et chaude du cheval. Respire lentement, longuement, son odeur. Une odeur sèche et chaude, comme le ventre de Rosario, le soir. Elle hasarde une pointe de langue sur les poils courts, de velours dans un sens, de joue pas rasée dans l’autre. Et ça goûte le ventre de Rosario, le soir, quand elle déboucle sa ceinture et qu’elle s’agenouille pour les rites de l’amour.

– Rosario, mon homme… Mon mâle !…

Elle ouvre la bouche, la colle contre la peau du cheval et l’embrasse furieusement, écrasant sa langue au rythme pulsé du sang de la bête. Ses mains glissent sous son pull, elle les pose sur ses seins lourds, libres, les caresse avec l’aisance d’une longue pratique, se pinçant les mamelons… Les petits interrupteurs envoient aussitôt une décharge au creux du ventre, tandis qu’elle suce le cuir de la bête. Dans l’espoir d’une perle de sang ? De vigueur ? Le cheval frissonne, souffle, mais ne bouge pas. Il aime ça… Rosario, Rosario… Elle enlève son pull, écrase sa poitrine contre le fin pelage de l’étalon. Rejette la tête en arrière, se caresse le ventre, appuie doucement le majeur sur son nombril, au rythme de ses battements cardiaques, descend, d’une torsion du poignet, déboucle sa ceinture, puis déboutonne lentement la braguette de son Lévis. Et, en un mouvement rapide, l’abaisse avec sa petite culotte. Sentir, d’un coup, l’air du dehors, plus froid, sur son pubis, ses fesses, entre ses cuisses… La pluie s’acharne de plus en plus fort. Une jument hennit… A-t-elle senti, subitement son odeur ? Son odeur de femelle ? L’odeur de son sexe trempé ? Se frottant les seins en un mouvement circulaire sur le flanc noir du cheval, les yeux clos, les lèvres entrouvertes, râlant doucement, elle s’insinue dans sa riche toison, s’effleure le clitoris, gémit… Continue sur les lèvres épicées, saucées, sensibles, écartant les poils avec un frisson, qui l’éclosent… Le plaisir gagne son ventre, ses cuisses, le bout de ses seins… Pas tout de suite, pas tout de suite… Encore… Rosario… Rosario ! Elle remonte à ses hanches, descend, se masse les fesses, y enfonçant les doigts jusqu’à la douleur, les écartant doucement, d’abord, de plus en plus… L’air lui rafraîchit la raie et le bourgeon froncé, qui palpite dans sa couronne de poils. Le plaisir, la douleur du plaisir enflamme son sexe, dont la liqueur s’égoutte… Maintenant… Embrassant violemment l’étalon noir, elle s’enfonce le majeur gauche dans l’anus, le droit dans le vagin. Lentement, pour bien jouir du contact, profond… En suçant les muscles de la bête. Rosario, Rosario !…

Une main lui empoigne les cheveux et l’écrase contre l’étalon.

– Attend voir, salope !

Elle entend le cliquetis d’une ceinture qu’on déboucle nerveusement. Quelqu’un lui arrache violemment le doigt de l’anus, le met en bouche, le suce furieusement, tandis qu’un gland épais, large, plus dur qu’un burin fouille les poils du trou de son cul, se colle contre la fleur violette, s’enfonce… La douleur est horrible, impossible… Elle crie, le visage écrasé contre le flanc tressaillant du cheval. Ça la déchire, lui fouaille le ventre, s’enfonce dans ses entrailles… Un burin chauffé à blanc… Un ventre se colle contre ses fesses, quelqu’un grogne… Le burin se retire lentement, presque avec paresse, s’arrête, repart vers l’arrière… L’homme, lui suçant toujours le doigt, s’arrête, continue, sort du trou enflé, s’y frotte et le repénètre… Douleur… Elle gémit.

– On dirait que t’aimes ça ! Attends, ça ne fait que commencer… dit-il lui en libérant son doigt, trempé de salive.

La barre de chair retourne au fond de ses fesses, se retire, remonte, va et vient… Sa main droite, jusque là immobile, se met à masser le clitoris, le plaisir de l’un chassera la douleur de l’autre. Elle se pince le bouton de rose, la petite sonnette à réveiller tous les plaisirs. Et le plaisir repart au creux du ventre, se communique à l’arrière, où le burin lui masse le boyau culier, lui incendie l’arrière-train. Peu à peu, elle accorde ses caresses au rythme de l’enculeur en caressant de sa main libre la hanche brûlante du cheval. La bête frémit de plus en plus… La main d’Édith descend sous le ventre de l’étalon, là où la peau est fine, sensible et douce, tâtonne, trouve la pine monstrueusement longue, monstrueusement roide de l’étalon. Elle n’ose la serrer trop fort, se contente d’effleurer la partie vive de ce mâle de plus d’une tonne. Le cheval frappe du sabot arrière et le crin sombre de sa queue bat comme pour chasser des mouches. Dehors la pluie noie la terre entière. L’homme accélère son va et vient, souffle, grogne, un jet brûlant lui purge l’intérieur du cul, tandis qu’elle frictionne, comme une enragée, le bouton rose de son clito et branle à longs gestes l’étalon du Cirque Svornik. Le plaisir monte, monte…

– Dis donc, tu serais pas en train de branler pépère ?

– Ta gueule et reboutonne-toi, connard ! halète-t-elle le poignet en folie.

– Eh là ! Un peu de respect ! Tu sais à qui tu parles ?

– Oui, Blaise, taille-toi ! couine-t-elle.

– Attends, ma salope !

Blaise s’en va.

Cette conversation l’a déconcentrée…

Elle se remet rapidement au travail. Le plaisir revient peu à peu quand elle sent des mains qui l’empoignent, lui noue le poignet libre avec une corde.

– Si tu te laisses pas faire, je lâche le morceau à Rosario.

Blaise, ce salopard ! Le plaisir est trop en elle pour qu’elle argumente, se débatte, lutte… Elle ferme les yeux, attend, le ventre, les fesses, le corps en feu.

– Lève le pied que j’enlève tout ça !

Elle s’exécute, il lui retire sa basket droite, la jambe droite du Lévis, la gauche ensuite, ses chaussettes. Elle l’entend contourner le cheval.

– Lâche la pine à pépère, tends la main.

Il la prend sous les épaules, la colle contre le ventre du cheval.

– Le bras !

Il tend la corde, lui noue le poignet, l’attache sous l’étalon.

– Maintenant, les jambes !

Il lui saisit, la cheville, l’attache, contourne la bête, lui lève l’autre jambe, tend la corde, l’attache. Le sexe considérable de l’étalon, est tout contre son ventre, frémissant.

Blaise, l’écuyer, détache Mercure et le guide hors de sa stalle.

– Et maintenant, la parade !

À chaque mouvement de la bête, Édith sent le formidable pénis lui frotter le clito. Par moments, l’image de Rosario lui vient à l’esprit. Elle a envie de crier sa rage et sa honte. Mais le plaisir est tel, ainsi, accrochée à cette tonne de muscles, les jambes ouvertes, les fesses écartées, les seins gonflés, écrasés et cette pine dure, qui lui ponce le pubis… Ainsi abandonnée, liée, sans défense… La pine de la bête grandit encore, comme si c’était possible ! Sans doute, ce corps chaud, vibrant, fixé au sien, l’émeut-il tout autant ? Le gland pointu s’insinue, à chaque pas davantage entre ses seins… Ce n’est plus à un cheval, qu’elle est attachée, ce n’est plus à Mercure, l’étalon du cirque Svornik, mais à une pine formidable, cosmique, qui l’emporte Dieu sait où.

Soudain, la pluie les fouette sauvagement dans la nuit en furie. Blaise ricane.

– Ça va, pas trop mouillée, là en dessous ?

Blaise, l’écuyer, fait de l’humour. Pas trop mouillée ? Tu parles… Ce n’est pas de la pluie qui ruisselle entre ses jambes, ni de la pisse… C’est à peine si elle ne l’éjacule pas, son jus ! Jamais son ventre n’a bouilli ainsi, ni ses cuisses tant enflammées, ses fesses embrasées… Et le plaisir, là, qui danse dans tout son corps, le plaisir qui se heurte à ses os, son cœur, ses nerfs, le plaisir qui lui broie les muscles, gonfle, se tend, se tend pire qu’un génie pris dans une lampe incendiée… À chaque pas que fait le cheval, son sexe grandit à n’en plus finir, s’insinue entre ses seins écrasés…

La pluie, la nuit entière bascule en tempête… Fuis, Mercure, fuis, emporte-moi dans la ville déserte, fuis, remonte toutes les rues et les boulevards déserts, jusqu’à l’orgasme inouï ; là, au bout du monde et des hommes…

– En avant pour la cavalcade ! ricane Blaise en les conduisant sous le chapiteau.

Silence, d’un coup. Plus une goutte, plus un souffle, mais l’odeur incomparable de la piste, tandis que la volupté la cabre, lui donne envie de hurler.

Quelque chose, tout au fond d’elle, l’en empêche, lui bloque les cordes vocales, pendant que l’incendie fait rage… Oui, la crainte que quelqu’un vienne, alerté par les cris… Que quelqu’un interrompe le plaisir sans nom qui la consume, qui augmente à chaque instant, jusqu’à des limites insensées…

– Allez ! crie Blaise, l’écuyer, en faisant claquer son fouet.

L’étalon reconnaît l’ordre et part trotter en tours de piste. Édith n’en peut plus, la jouissance est telle qu’elle ne sent pas la morsure de la corde rêche sur ses poignets, ses chevilles. Ses longs cheveux traînent sur le sable, le membre plus dur que pierre de l’animal, lui broie le pubis, écrase le sternum, pointe sous son menton en sueur. Nouveau claquement du fouet.

– Allez ! Allez, crie Blaise.

Du coin de l’œil, elle aperçoit ce salaud, queue en main, se branlant, les yeux exorbités, tandis que Mercure galope de tour de piste en tour de piste, que la tempête ébranle le chapiteau…

Et puis, l’incendie…

L’orgasme colossal, gigantesque, comme on en connaît peu dans une vie, qui vous embrase chaque atome, chaque millimètre de peau, de muqueuse… Qui vous pousserait à hurler jusqu’à la fin des temps, parce que chaque seconde est une éternité… Elle est cabrée, tendue, déchirée, par le plaisir et les cordes et ce feu inouï qui consume le cœur des planètes. Elle hurle, crie, se débat jusqu’à ce que Mercure, l’étalon du cirque Svornik, se cabre sur ses pattes arrières. Édith hurle contre lui, il hennit et lâche un long jet brûlant, lui inondant les lèvres et le menton de son amertume. Au centre de la piste, Blaise y va de ses quelques jets.

Puis, le silence et la tempête.

– Et si tu l’ouvres autrement que pour me la sucer, j’en raconte une bien bonne à Rosario. Allez, dégage ! groume-t-il en la détachant.

Elle s’enfuit en sanglotant.

Après avoir ramené l’étalon à l’écurie, il sort de son blouson, une boîte métallique, hermétiquement close, de la grosseur d’un livre et l’enfouit dans un bac de fumier.

 

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