L’éducation de Marie-Paule

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RHAMOV Jean-Charles

InterditsMedia 1000


initiationpremière foisvieux et jeune


128 pages


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Résumé

Décidément, Marianne ne se lasserait jamais de mettre sa protégée dans des situations les plus insolites. C’est ce que pensait Marie-Paule, alors qu’ensemble elles descendaient le boulevard. À ce train-là, toute la ville allait savoir le jeu auquel elle se livrait. Personne n’ignorerait plus que la petite enseignante de collège dévoilait chaque détail de son anatomie à qui voulait bien d’elle et personne non plus n’ignorerait la façon dont elle jouissait sous les doigts ou la langue perverse de Marianne. Sous la férule de cette dernière, elle connaîtra les supplices les plus fins et les contraintes les plus sordides. Elle apprendra à jouir dans la honte, et ses tourmenteurs ne se lasseront pas d’arracher de son ventre les orgasmes les plus fous. Longtemps exilé dans le Piémont italien, Jean-Charles Rhamov vit aujourd’hui dans le Sud-ouest. Il joue des fantasmes médicaux et de ceux du milieu enseignant pour offrir un roman aux accents indéniablement auto­biographiques où il nous fait partager son expérience de la soumission féminine.

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CHAPITRE PREMIER

La langue féminine allait et venait lentement sur la hampe virile. Des flots de salive s’étalaient désormais jusque dans la toison masculine, noyant l’entrejambe d’un liquide poisseux. La jeune femme s’activa plus violemment. Saisissant d’une main la colonne de chair, elle enserra de sa main libre les bourses gonflées à l’extrême. Elle eut du mal à joindre ses doigts tant le volume en était devenu important. Elle savait par ce geste faire souffrir l’homme. Il n’est rien de plus facile pour soumettre un homme que de le prendre par là. Marie-Paule savait tout cela et savait aussi qu’une simple pression de ses doigts autour des testicules mettait l’homme à sa merci. Elle jouait de cette prérogative avec un plaisir non feint. La langue poursuivait son manège tout au long de la verge. Elle n’appuyait pas le mouvement, l’objectif n’était pas de faire jouir le mâle, du moins pas encore, mais simplement de jouer avec lui et de maintenir l’excitation. Elle se recula un instant et admira son œuvre. La verge était définitivement raide et le gland, écarlate et apoplectique, luisait sous la salive. Satisfaite, elle reprit son travail de sape, montant et remontant sans arrêt sa langue jusqu’au frein. Plusieurs fois, à quelques mouvements imperceptibles du bassin, elle sentait l’homme prêt à se laisser aller à l’orgasme. Elle atténuait alors la pression de sa langue et accentuait la prise autour des testicules. Saisi par la violence du geste et par sa soudaineté, le plaisir de l’homme reculait subitement pour faire place à une douleur fulgurante. Quelques secondes de repos, pendant lesquelles Marie-Paule caressait délicatement le dessous des bourses comme on flatte les flancs d’un animal et elle enserrait à nouveau les glandes, montrant qu’elle n’avait pas fini de travailler la verge et qu’elle voulait poursuivre la délicieuse torture.

Cette fois-ci, elle entoura complètement le gland de l’anneau de ses lèvres et, d’un mouvement rapide de la langue, s’activa sur le frein dont elle connaissait la sensibilité. Elle comprit, à la soudaine tension des muscles masculins, qu’à nouveau, il s’approchait des rives du plaisir. Mais il était dit qu’elle ne l’autoriserait pas encore à jouir. Elle referma un peu plus l’étau de ses doigts à la base des bourses et maintint ainsi le fragile équilibre entre douleur et jouissance. Le front couvert de sueur, les cheveux en bataille, elle se donnait maintenant à fond, les lèvres écartelées par le diamètre du sexe, agitant frénétiquement sa langue sur l’extrémité du gland. Elle maîtrisait le plaisir du mâle. Jamais femme n’avait mieux dominé les pulsions masculines. Elle jouait du corps de l’homme comme on joue d’un instrument, avec l’art consommé des femmes de harem. Chaque geste, chaque caresse étaient mesurés et participaient d’un ensemble dont le seul but était d’atteindre à l’exaspération des sens.

Franck, soumis par la folie féminine, se laissa emporter avec délectation. Il n’y pouvait plus rien. S’arrêter maintenant signifiait pour lui supporter des heures encore la violente douleur de l’acte inachevé. Il fallait l’exutoire. Il devinait le jeu de sa compagne et s’il eût aimé qu’elle achève son œuvre en lui permettant de lâcher sa semence, il n’était plus à même d’imposer son désir. Il n’était plus rien, rien qu’un corps vaincu et tendu vers la pulsion ultime. Il réclamait la jouissance sans pouvoir l’atteindre. Il accompagnait maintenant d’un balancement des hanches le va-et-vient voluptueux et insupportable des lèvres féminines. Dans les rares secondes de lucidité que lui laissaient les gestes machiavéliques de Marie-Paule, il remerciait le ciel d’avoir pour femme une telle amante. C’est lui qui l’avait formée, lui qui lui avait appris l’essentiel de sa science et, chaque jour, il constatait que l’élève était douée. Elle avait tout compris, et ce qu’il ne lui avait pas dit, elle l’avait deviné. Il avait fait d’elle une experte en amour. Avant lui, elle n’était rien. Aujourd’hui, elle était La Femme, comme tout homme rêve d’en posséder une.

Vint le moment où elle ne se posa plus de question. Elle se mit à plonger et replonger ses lèvres autour de la hampe virile. L’ensemble du bas-ventre masculin n’était plus que salive et les lèvres féminines poursuivaient leur œuvre. Elle gobait le gland violacé, distendant les joues pour en accepter le volume, puis elle remontait dans un mouvement salace, ne laissant aucun instant de répit à l’homme. A force de pression, elle réussit à refermer l’anneau de ses doigts à la base des bourses et elle ne lâcha plus les glandes congestionnées. Puis, mue par son instinct de femme, comprenant que l’homme était vaincu, elle jugea le moment de parfaire son œuvre. Avec science, elle glissa l’index de sa main libre sous les testicules et, profitant de la salive qui noyait l’entrejambe, elle pénétra le fondement masculin. Dans le même temps, elle lâcha les bourses et remonta sur le sexe tendu à l’extrême pour agiter nerveusement le cercle de ses doigts autour du gland dans un mouvement rapide de va-et-vient. Il n’y eut pas à attendre. Le corps masculin se tendit comme un arc et s’abandonna au plaisir. Elle reçut le liquide crémeux sur le visage et ralentit ses gestes jusqu’à la dernière saccade. Elle s’abattit alors de tout son long contre la hanche masculine pour reprendre son souffle, gardant toujours l’index profondément enfoui au plus profond de l’homme.

— Heureux ? demanda-t-elle d’une voix douce, parodiant l’attitude habituelle des hommes.

Il ne répondit pas. L’extase avait été si forte qu’il avait du mal à recouvrer ses esprits. Ils restèrent ainsi, soudés l’un à l’autre, durant de longues minutes.

Franck avait épousé Marie-Paule dix ans auparavant et depuis, il n’avait eu de cesse de la former à l’art de l’amour. Ils s’étaient connus en fac de lettres, et la vie avait fait qu’ils étaient devenus enseignants, tous les deux. Lui en anglais, elle en français.

Marie-Paule était une brune, un rien autoritaire, à l’élégance naturelle des femmes qui ont eu l’habitude de vivre dans l’aisance. Ses parents lui avaient laissé quelques biens et elle avait su les faire fructifier. Néanmoins, elle avait eu à cœur de passer son Capes et depuis quelques années, elle exerçait dans le Gers. Pour être plus précis, dans un collège de la ville d’Auch.

Franck, de son vrai prénom François, avait suivi le même cursus et s’était retrouvé, par le hasard des affectations académiques à enseigner dans la ville de Tarbes. Brun lui aussi, il y avait chez lui comme un air d’hidalgo, quelque chose de perçant et d’intelligent dans le regard. Il était aussi cultivé que sa compagne et se targuait d’être incollable en matière de cinéma. Ce qui était probablement vrai. Mais sa passion secrète consista, dès les débuts de leur relation, à travailler Marie-Paule très méthodiquement, comme un sculpteur travaille une matière brute, pour en faire la plus parfaite des amantes. Il avait rapidement compris la sensualité de celle-ci mais avait également perçu chez elle l’absence de pratique en matière de sexe, ou peut-être simplement était-ce le lourd carcan de l’éducation bourgeoise. Il se fit fort de combler ses lacunes et se donna pour but d’en faire l’idéal féminin, la plus accomplie des maîtresses. Dix ans après, il ne pouvait que juger le résultat positif.

Néanmoins, l’éloignement de leurs établissements respectifs fit qu’ils durent vivre une moitié de la semaine en célibataire. Ils fixèrent le domicile conjugal dans la ville de Pau, et chaque dimanche soir, Marie-Paule prit l’habitude de rejoindre en voiture un simple appartement qu’elle louait à Auch, place des Carmélites – ça ne s’invente pas – quelque part entre la cathédrale et le musée des Jacobins, dans le centre historique. Il y avait peu de place, mais au fil du temps, elle s’organisa et aménagea parfaitement le petit trois-pièces. Un boudoir en guise de chambre, l’ancien salon en minuscule bibliothèque, et une pièce à vivre qui lui servait à la fois de cuisine, de salon, et, à l’occasion, de salle à manger. L’ensemble était vieillot, mais ne manquait pas de charme, sauf à prendre en compte les ronflements épisodiques d’un réfrigérateur antédiluvien et le goutte-à-goutte de la chasse d’eau.

C’est à la fin du mois d’août, ou au début septembre, que Franck décida de pousser plus loin les expériences. Jusqu’alors, il avait éduqué sa compagne à toutes les techniques possibles entre un homme et une femme, et si celle-ci s’était montrée particulièrement attentive, il savait depuis déjà longtemps que cela ne suffisait plus à sa satisfaction. Il parlait de plus en plus souvent de faire connaître l’amour au féminin à Marie-Paule, et s’il retarda longtemps le moment de prendre la décision, l’hypothèse prit forme en début d’année scolaire.

A vrai dire, l’idée n’était pas pour déplaire à la jeune femme, sa sensualité naturelle et son désir de découverte faisaient qu’elle détaillait souvent les belles femmes dans la rue, imaginant tout ce qu’il lui serait possible de leur faire subir, ou de subir elle-même sous leurs directives. Souvent, par la pensée, elle s’abandonnait aux caresses les plus intimes de la part de ces amantes imaginaires et ce type de fantasme devint rapidement un leitmotiv de sa sexualité. L’éloignement du couple, chaque semaine, fit qu’elle prit l’habitude de s’adonner à la masturbation, et les images de son corps mêlé à celui d’une autre femme, constituèrent rapidement une source d’excitation indispensable. Profondément pudique, malgré les apparences, elle n’osa avouer ce penchant à son mari, mais celui-ci, probablement depuis longtemps sur la même longueur d’ondes, sut que le moment était venu de franchir le pas. Aussi, quand il se proposa d’organiser la chose, Marie-Paule, tout en montrant une certaine réticence de façade – elle ne pouvait décemment afficher ouvertement ses désirs profonds –, fut soulagée et heureuse de n’être obligée que de subir la décision masculine.

Il éplucha plusieurs journaux d’annonces avant de porter son choix sur un couple du même département que le leur. Pourquoi son attention fut attirée par cette annonce plutôt qu’une autre, difficile à définir. Peut-être par la photo qui, sous un visage féminin flouté, dévoilait une poitrine appétissante et une chevelure tirant sur les roux profonds avec quelques reflets cuivrés. On s’attache parfois à des détails indéfinissables. Toujours est-il qu’il fit lire cette annonce à Marie-Paule et que celle-ci tomba presque immédiatement sous le charme de cette femme qu’on devinait à peine tant la photo était minuscule. Tout juste une icône, mais qui laissait entrevoir une allure et des courbes élégantes et sensuelles.

C’est la gorge nouée que Marie-Paule donna son assentiment à cette aventure.

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