L’entrée de service

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BRUGES Jackie

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à plusieursau travailbisexualité


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Résumé

Dans un hôtel, l’entrée de service, c’est ce qu’on appelle « l’entrée des artistes » dans un théâtre. Il s’agit d’une entrée un peu cachée, par-derrière, officieuse, discrète, clandestine. Cette entrée des « artistes », les adeptes des plaisirs de Sodome la connaissent bien ! Comme va le découvrir à son corps défendant la jeune Catherine qui, après avoir été virée du pensionnat pour cause de jeux de mains entre filles, vient de se faire engager comme bonne à tout faire (c’est le cas de le dire) dans un hôtel… très particulier. Nous vous laissons le plaisir de découvrir comment les pensionnaires et le personnel de cet hôtel insolite vont accueillir une jeune personne qui ne demande qu’à s’instruire… et à être « formée ».

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CHAPITRE PREMIER

L’oisiveté de Catherine et la dégradation de leurs rapports incitèrent la mère et la fille à avoir une explication.

Après avoir renoncé à son indépendance d’infirmière libérale, Mme Larcher exerçait son métier dans un centre de rééducation fonctionnelle. Elle avait tant de fois répété à sa fille qu’une place l’attendait, d’abord comme aide-soignante, puis comme infirmière, que Catherine avait pris en grippe cet avenir tout tracé.

– De toute façon, à ton âge, tu ne peux pas rester sans rien faire.

Sans avoir une idée précise de son avenir, Catherine désirait par-dessus tout ficher le camp de ce bled paumé du Tarn et Garonne où il ne se passait jamais rien.

– J’ai peut-être une idée. Le travail t’évitera de faire des bêtises.

Grâce à ses nombreuses connaissances dans l’hôtellerie, Mme Larcher était disposée à l’aider, si toutefois Catherine lui promettait de se « tenir à carreau ».

C’est ainsi que les deux femmes se retrouvèrent, quelques semaines plus tard, dans le bureau de M. Duverneuil, gérant d’un hôtel, non loin de la gare Matabiau, à Toulouse. A en juger par sa taille et sa corpulence, l’homme avait dû être rugbyman. Malgré son âge avancé et ses cheveux gris, il était impressionnant.

Ne nourrissant aucune ambition pour une carrière de domestique, Catherine espérait, d’ici quelques mois, forte d’une première expérience dans le monde du travail, monter à Paris afin d’y exercer un job plus gratifiant.

En cette période de coupe du monde de football, la rotation incessante des TGV déversant des cohortes de touristes dans la ville rose provoquait, dans le quartier, une pagaille monstre. M. Duverneuil, agacé par le tintamarre des klaxons et les cornes de brume actionnées par les supporters, ferma la porte-fenêtre donnant sur la rue.

L’entretien se résuma à un échange de courtoisie entre un homme pressé et une coquette mère de famille désireuse de lui être agréable. Le sexagénaire s’étant porté garant de la formation de Catherine, l’affaire avait été pliée en dix minutes.

Situé à proximité de la gare, sur une avenue commerçante, le vieil hôtel, malgré sa façade peu engageante, affichait complet en permanence. Face à une situation exceptionnelle qui, avoua-t-il, le dépassait un peu, M. Duverneuil avait dû recruter du personnel dans l’urgence. Des extras peu qualifiés et instables qui ne lui causaient que des déboires.

Pendant la visite de l’hôtel haut de trois étages, afin de ménager l’aveuglement de sa mère envers le « mécène », Catherine s’efforça d’être enthousiaste, multipliant les sourires de fille bien élevée, comme on lui avait appris à le faire au pensionnat. Pour se rendre dans les chambres de bonne, situées sous les toits, ils empruntèrent l’escalier de service, obligatoire pour le personnel. Ils débouchèrent dans un long couloir sombre au plancher vermoulu qui craquait sous leurs pieds.

Sur les six chambres disponibles, trois étaient occupées par un commis de cuisine, une lingère et une bonne. Les autres attendaient preneurs. La plupart des membres du personnel habitaient la ville et rentraient chez eux après leur journée de travail. Le mobilier de la chambre ne nécessitait pas un inventaire approfondi : un lit, une penderie, un lavabo. M. Duverneuil ne s’y attarda pas. Catherine déposa sa valise et referma la porte à clé.

Quelques jours plus tard, M. Duverneuil lui fit faire un costume de soubrette. Quand celui-ci fut prêt, il la fit appeler, tenant lui-même à superviser l’essayage avec le tailleur.

L’immense bureau était partagé en deux parties. L’une, à l’atmosphère feutrée, décorée avec goût, pour la partie administrative, l’autre, sobre, fonctionnelle, séparée par un paravent faisant office d’infirmerie. Un médecin du quartier y donnait des consultations deux fois par mois. La pièce était composée d’un petit bureau, d’une table d’examen et d’une balance ancienne au plateau instable. Une règle en bois graduée, ainsi qu’une petite armoire à pharmacie étaient fixées au mur.

Catherine se changea derrière les panneaux d’acajou garnis de miroirs et disposés en accordéon. Face à eux, après avoir mis un collant noir, elle enfila, en se déhanchant, une robe de même couleur. En dépit de la surprenante élasticité du velours, le vêtement de service collant à sa peau révélait l’indécence de ses formes. Si le traditionnel tablier blanc bordé de dentelle parvenait à dissimuler son ventre rond et le galbe de ses cuisses, l’opulence de ses seins, et surtout l’arrogante cambrure de son fessier, la laissaient perplexe.

– Magnifique ! s’exclama le directeur en la voyant sortir du paravent.

Affreusement gênée, d’une démarche un peu gauche, Catherine s’avança vers les deux hommes pour se soumettre à leur examen. Le tailleur était satisfait de son travail. Aucune retouche ne lui paraissait nécessaire. Prenant M. Duverneuil à témoin, il insista même sur la mise en valeur de ce que la jeune fille avait de plus suggestif.

Une fois le vieil homme parti, M. Duverneuil la fit asseoir sur un fauteuil pour arranger la coiffe sur ses cheveux. Une lueur de jubilation passa dans le regard du directeur. Il n’y avait pas que la coiffe qui semblait l’intéresser. Catherine se rendit compte qu’il reluquait ses cuisses, que la jupe, en remontant, dévoilait. La sonnerie du téléphone mit fin à sa confusion. Avant qu’il ne se saisisse du combiné, elle dut lui promettre de lui rendre visite chaque semaine pour lui faire part de son adaptation.

Plus tard, Catherine fit la connaissance de Marco, l’intendant à qui, désormais, elle devrait obéir. Agé d’une trentaine d’années, l’homme ne souriait jamais. Maigre, il était assez laid, avec un nez de boxeur et des lèvres minces, soulignées d’une fine moustache qui accentuait son air mauvais.

Il fallut quelques jours à Catherine pour le cerner. Il se comportait comme un petit chef, toujours à aboyer vers les filles de cuisine et les femmes de ménage, à les menacer de licenciement. Le pouvoir abusif qu’il exerçait sur les employées ne pouvait que le rendre détestable. Catherine remarqua qu’il maintenait ses distances avec elle. Sans doute avait-il reçu des ordres. Ce qui ne l’empêchait pas de l’observer sournoisement dès qu’il en avait l’occasion.

Malgré sa froideur, Marco ne la rebutait pas. Au contraire, sans trop savoir pourquoi, il lui avait plu dès le début, bien avant qu’elle le surprenne avec une cliente de l’hôtel, une brune aux cheveux longs d’une quarantaine d’années.

Il était arrivé à Catherine de croiser cette femme en faisant les chambres, et elle s’était demandé ce qu’elle faisait dans les couloirs à l’heure où les autres clients désertaient l’hôtel pour visiter la ville.

Si, indéniablement, les traits de son visage étaient plus fins que les siens, elle fut frappée par leur ressemblance. Elle était très brune et le duvet de son avant-bras, (Catherine était bien placée pour le savoir) augurait d’une pilosité pubienne abondante. Celui qui ornait ses lèvres était plus clair grâce à la crème décolorante. Son corps aux formes plantureuses, qui avait dû être aussi ferme que le sien vingt ans plus tôt, s’était enveloppé au fil des années.

La femme avait toujours l’air de chercher son chemin. Sans être belle, elle était aguichante. Il y avait quelque chose d’excitant dans son regard égaré et dans sa démarche heurtée qui faisait trembler ses seins volumineux.

C’est ainsi que ce jour-là, occupée dans la salle à manger à astiquer l’argenterie, Catherine put l’observer alors qu’elle se rendait aux toilettes. Son mari jouait au billard dans le salon, à l’autre bout de l’hôtel. Elle était vêtue d’une jupe en jersey qui, comme tous les vêtements qu’elle portait, moulait ses seins et ses fesses de façon provocante.

Marco rôdait dans les parages. En sortant des toilettes, la brune ne parut pas surprise par la présence de l’intendant dans le couloir. Elle se colla à lui pour l’embrasser.

Sentant la chaleur monter à ses joues, Catherine astiquait la cuillère en argent qu’elle tenait dans la main. Entre les jambes de Marco, par-dessus le pantalon noir, une main tâtonna puis se recroquevilla. Marco grimaçait. La femme se cambra ; elle jubilait d’avoir trouvé ce qu’elle cherchait. Ses doigts se dépliaient autour de la verge. Ils se déplaçaient lentement, descendaient, remontaient le long de la queue. Marco leva la tête pour scruter alentour.

Catherine fit un pas de côté. Ils s’étaient mis de profil ; la femme relevait le devant de sa jupe pour se frotter contre lui. Elle portait des bas couleur chair, retenus par des jarretelles longeant ses cuisses. Au-dessus du renfort plus sombre des bas, la peau était nacrée. Elle eut un frisson entre les cuisses en pensant que la femme n’avait pas de slip.

La brune semblait excitée. Marco, lui, la laissait faire, le regard indifférent comme s’il n’était pas concerné. Il se contentait de retenir la jupe au-dessus des hanches tandis qu’elle, suspendue à lui, se déhanchait de façon obscène, hissée sur la pointe des pieds. Puis le corps de la femme tressauta comme s’il recevait des décharges électriques. En la voyant renverser la tête en arrière, Catherine comprit qu’elle jouissait.

Quand tout fut fini, Marco tenta de la repousser. Elle s’accrochait à lui.

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