LES AMAZONES DE L’OMBRE

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BALCHOI Pol

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Broché / 160 pages


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Résumé

Depuis la chute du Mur, les espions s’ennuient. Alors, pour se distraire, ils règlent leurs comptes entre eux. Glazer, par exemple : il travaillait pour l’Est, mais il était amoureux de la belle Américaine. Et quand elle lui demande un petit service, il commence par exiger d’elle des pratiques très humiliantes. Dont elle semble très bien s’accommoder… Et Olga, se souvient-elle comment Glazer l’a livrée aux gorilles yankees ? L’un d’eux était même un authentique quadrumane ! Est-ce qu’elle s’est plainte ? Dans le nouvel ordre mondial, la vraie nouveauté, c’est l’attitude arrogante des femmes. On ne sait plus à laquelle se fier : la plus innocente nymphette peut se révéler une ennemie vicieuse. On la croit victime et elle vous inflige des épreuves répugnantes et cruelles ! Qui ont aussi leur charme… Des aventures trépidantes, insolites et perverses !

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Paris, 1997

 

Glazer se retourne. Vieille habitude…

Il sourit.

Des années qu’il n’était venu à Paris. Combien ? Depuis la chute du Rideau de Fer. Pas dur à compter.., Qu’est-ce qu’il fichait comme boulot, à l’époque ? Interprète… C’est ça, interprète ! Du moins, était-ce inscrit sur sa carte d’identité. En réalité, bien qu’il parle couramment dix langues, Félix Glazer n’est pas interprète, ni docteur en droit ni ingénieur agronome ou Dieu sait quelle profession sur Dieu sait quel passeport en sa possession. Pour parler simplement, Glazer est espion.

Enfin, était… Parce que depuis la chute du Mur…

Mais que voulez-vous, that’s life.

Il s’arrête à une vitrine du Louvre des Antiquaires, admire la maquette d’un trois-mâts hollandais du XVIIème siècle. Une réplique parfaite d’une précision minutieuse dans le détail. De la belle ouvrage… On ne pourrait pas en dire autant de l’ombre qui le suit, depuis un quart d’heure… Pas du grand professionnalisme, ni du travail d’amateur… À moins… À moins, bien sûr, qu’il ne s’agisse d’un pro qui s’amuse à se faire repérer, juste ce qu’il faut, pour faire passer un message ?

Lequel ? pense-t-il en regardant le gréement et les sabords parfaits du « Vlaamse Podferdoem ».

Glazer travaillait pour l’Est jusqu’à ce que l’Est se casse la gueule. Ce fut un sale coup. Mais Glazer est un type de ressources. Il a viré free-lance et bossé à gauche, à droite, dans tous les sens du terme, de l’industrie aux terroristes. Un professionnel de sa valeur ne reste jamais longtemps au chômage. Jamais longtemps non plus en sécurité… La preuve !

Il traverse la rue et prend le passage vers la Pyramide du Louvre, traverse la place en direction de la Seine, descend nonchalamment sur les quais et s’assied sur un banc. À le voir, on dirait n’importe quel quinquagénaire, encore vert, qui profite du soleil de juin.

Le résultat ne se fait pas attendre : une boulette de papier tombe à ses pieds. Il se penche, la ramasse, la déplie : « Tu sais que je suis là, n’est-ce pas, connard ? » écrit au feutre, en capitales.

Il hoche la tête, se recule et tapote le banc de pierre à côté de lui. Quelques instants plus tard, quelqu’un s’assied. Il ne bronche pas, les yeux fixés sur le fleuve.

— Sharon…

— Félix.

— Ça fait combien de temps ? demande-t-il sans quitter un chaland des yeux.

— On a perdu l’habitude de compter, Félix.

— On a perdu beaucoup de choses, Sharon, dit-il en se tournant vers elle. Tu n’as pas changé.

— Toi non plus, toujours aussi menteur avec les femmes…

— Il fait beau, hein, aujourd’hui…

— Comme la dernière fois que nous nous sommes vus…

— De loin.

— Oui, parce qu’on se tirait dessus…

— Tu étais à l’Ouest, moi à l’Est, c’est la vie !

Sharon s’étire en étendant les jambes. Une grande blonde, mince, la quarantaine bien conservée. Elle le considère un instant de son regard bleu foncé, presque violet.

— J’y ai souvent repensé… Je crois que nous nous sommes ratés exprès, finalement.

— Chut ! Et alors, quoi de neuf ?

— Tu as entendu parler des Amazones ?

— Tu veux dire ces indépendantes qui vendent leurs services aux plus offrants ? Je les connais. Des concurrentes impitoyables. Elle m’ont fait passer un contrat sous le nez, pas plus tard que cet hiver.

— Ah, c’était toi qui devais t’occuper de cette nouvelle molécule pharmaceutique ?

— Oui, qui devais… Comment tu le sais, Sharon ?

— Parce que c’est moi qui suis à leur tête.

— Ah.

— Si j’avais su que tu étais dans le coup…

— Arrête, Sharon, Tu deviens aussi menteuse que moi ! À propos, pour une amazone..,

— Oui, Félix ?

— Tu as une sacrément belle poitrine ! dit-il en regardant calmement le décolleté de la petite robe en coton beige.

— Pas très original !… À part ça, elle m’a souvent sauvé la vie, collègue.

— Que puis-je pour toi… collègue ?

— M’aider à retrouver quelqu’un, Glazer. Allons parler de ça ailleurs, dit-elle en se levant,

— Qu’est-ce qui te dit que je suis disposé à t’aider ?

— Eh bien, par exemple… ma poitrine !

 

En montant les marches de pierre qui conduisent au quai, Glazer examine les tendons, les mollets fermes, bronzés, le derrière musclé qui roule sous le tissu léger. Pas que ta poitrine, Sharon, pas que ta poitrine…

D’un grand geste, elle hèle un taxi, dévoilant le duvet blond de ses aisselles. Glazer apprécie. Il a horreur des femmes qui s’épilent sous les bras.

Calme-toi, mon vieux. Si les aisselles de tes anciennes ennemies t’émeuvent à ce point, c’est que tu es bon pour la retraite…

Même en robe légère et humeur volage, oublier que Sharon fut, il n’y a pas si longtemps, le fer de lance la CIA serait une erreur fatale.

— Vodka au poivre ?

— Belle mémoire. J’imagine que tu es également au courant de toutes mes autres fantaisies ?…

— Et pire encore… sourit-elle en sortant une bouteille de vodka d’un petit congélateur.

— Ça va bien pour toi… constate-t-il en parcourant le bureau d’un regard circulaire.

La pièce couvrant tout l’étage est un mélange audacieux d’aluminium vitré et de poutres en chêne d’un parfait bon goût. Une partie du plafond mansardé, en double vitrage, offre une vue unique sur Paris, tandis que le reste, laissé rustique, permet une intimité propice à la détente, à la confidence, Le mobilier est une brillante alliance d’ancien et de moderne, où d’authentiques antiquités s’associent au design de la tendance. Le cadre idéal pour signer un contrat.

— Je fais des affaires, en effet, dit-elle en lui tendant son verre. Na sdarovié !

— Sheers ! trinque-t-il en anglais. Que veux-tu de moi ? Comment savais-tu que je suis à Paris ?

— Sylvia, mon meilleur agent, pour ainsi dire mon bras droit, a disparu, il y a dix jours. J’ai pensé directement à toi, comme auteur du rapt. Mais vu que tu ne cherchais pas à entrer contact avec moi, je me suis dit que je faisais fausse route… J’ai fait faire des recherches à ton sujet, j’ai appris que tu étais sur Paris.

— Tu en as profité pour m’inviter à prendre un verre chez toi…

— Il y a de ça. Tu travailles pour tout le monde, Glazer. Pourquoi pas pour une vieille ennemie ?

— D’autant que chaque fois que nous nous sommes canardés, nous avons toujours visé à côté…

— Un bon ennemi peut vous manquer autant qu’un ami… Le terrain m’aurait semblé bien vide, sans toi.

— Tu étais encore meilleure tireuse que je croyais… Tu m’as manqué de très peu…

— Que veux-tu dire ?

— La dernière fois… La balle est passée à quelques centimètre du cœur… Elle m’ajuste perforé le poumon gauche… Merci, Sharon.

Sharon hausse les épaules en évitant son regard.

— Alors ? demande-t-elle en vidant son Martini dry.

— Tout dépend du prix que tu consens à mettre.

— Ce que tu veux Glazer. Je tiens très fort à Sylvia. Ton prix sera le mien…

— Tu es si riche que ça ?

— Et plus encore… Les affaires marchent.

— À poil.

Elle sursaute, le regarde en cillant.

— Pardon ?

— À poil.

— Tu plaisantes ou quoi ?

— En ai-je l’air ? demande-t-il avec un sourire féroce.

— Glazer ! Je parle sérieusement.

— Moi aussi. A poil.

— Tu veux dire que… Enfin, tu me demandes… Non, mais tu n’es pas bien ? Glazer !

— Sharon, je suis tout ce qu’il y a de sérieux. La première fois que le colonel Yourginov m’a montré ta photo, j’ai bandé, Sharon… C’était en 77… Il y ajuste vingt ans, Tu sortais à peine de Harvard. Tu n’as pas changé. Enfin, si : tu es plus belle aujourd’hui. Alors, à poil !

— Jamais Glazer, tu m’entends ? Jamais !

— Ne m’as-tu pas dit tout à l’heure que ta poitrine t’avait plus d’une fois sauvé la mise ?

— C’était sur le terrain.

— Tu veux m’envoyer en mission, je me trompe ? Dès lors, ici, n’est-ce pas le terrain ?

— Cesse de jouer, Glazer, dit-elle en se levant. Dis-moi ton prix.

— À poil, confirme-t-il d’une voix égale en sentant naître une formidable érection.

La voir ainsi debout, en face de lui, en colère dans sa robe légère, l’idée de son corps sous le tissu, dans cette lumière d’été… La conscience qu’il dicte les règles du marché, qu’il il en a le pouvoir… Elle, Sharon, l’impitoyable, l’ennemie jurée de toutes les ex-forces de l’Est, plus belle que jamais, à un mètre de lui, en fureur de devoir monnayer ainsi son aide,

Elle a le regard perdu sur Paris qui s’étend à leurs pieds. Sa respiration est plus rapide, elle serre les poings, contracte les mâchoires. Sans un mot, elle retourne au bar, se sert un Martini dry plus que bien tassé, s’assied sur un tabouret, replonge dans son dilemme. Glazer attend.

Glazer a le temps, là, sur le divan, en face d’elle. Il a le temps d’admirer ses jambes, des fines chevilles à la cuisse que la robe dévoile, la poitrine lourde et ferme sous les bras croisés, les poignets gracieux lourdement parés d’or, les longs doigts serrant le verre à s’en blanchir les jointures. Il a le temps, Glazer…

En buvant une gorgée de cette excellente vodka au poivre, il revoit sa silhouette dans le quatrième sous-sol de ce parking à Londres quand les balles sifflaient… Puis l’impact dans ses chairs, le goût de fumée et de cendre qui lui emplit la bouche, le sang imbibant sa chemise. Il continuait de tirer, de tirer… Et cette fois à Prague, dans ce marché aux légumes… Personne d’autre ne l’aurait reconnue, en paysanne terne et mélancolique… Il la suivit jusqu’à la Vltava et…

— C’est ton dernier mot ?

— Oui.

— T’es con ou quoi ?

— Avec l’âge, on devient sentimental.

— On ne le devient jamais… On naît sentimental ou pas… Si j’avais su, Glazer…

— Mais voilà, tu ne savais pas. Tu te trompes, Sharon. Aucun sentiment ici. Uniquement le sexe.

— En admettant que j’accepte…

— Tu feras exactement ce que je te demanderai de faire.

— Sinon ?

— Ciao !

Elle se laisse glisser du tabouret, vide son verre d’un trait.

— Si j’avais 20 ans, je comprendrais… Est-ce moi ou l’image que tu en as, que tu veux ?

— Des questions que je ne me pose pas.

— La question ne se pose sans doute pas, remarque-telle, les yeux fixés sur la braguette gonflée de l’ex-homme de l’Est.

— Alors ?

Pour toute réponse, elle ôte sa chaussure gauche du bout de son pied droit, la propulse à l’autre bout de la pièce. La droite suit immédiatement. Glazer éprouve un violent pincement à la base du ventre. Son pouls s’accélère.

Elle le regarde longuement, les mains sur les hanches, les jambes écartées, les lèvres pincées. Il perçoit bien davantage de colère que de dégoût.

— Souris !

— Ne me demande pas l’impossible, répond-elle, le foudroyant du regard, tout en ouvrant la fermeture Éclair dans son dos.

— Stop !

— Mais ?…

— J’ai dit à poil, j’ai pas précisé comment…

— Tu veux un strip-tease ? Ha ! ha ! J’ignorais que tu étais si vulgaire, Glazer… Encore que ça rime. Je te préviens que je ne suis pas bonne à ce petit jeu-là…

— B’en voyons… Retrousse ta robe… Moins vite ! Encore moins vite… Voilà…

Rouge de colère, le regard perdu sur la Ville Lumière, Sharon remonte très lentement l’ourlet de sa robe légère. Peu à peu, centimètre par centimètre, dévoile contre son gré la peau tendre et musclée de ses cuisses.

— Arrête ! Ne bouge pas…

Glazer se repaît des jambes offertes de cette impitoyable combattante de l’ombre. De cette adversaire mortelle. La peau légèrement nacrée semble d’une douceur incroyable.

— Va me chercher à boire !

Elle laisse retomber sa robe, sort la bouteille de vodka du petit congelo, s’approche, avec dans les yeux l’envie manifeste de la lui briser sur le crâne, mais elle remplit son verre en silence.

— Penche-toi.

Elle se penche, dévoilant la soie de son soutien-gorge chic et cher.

— Merci. Recommence.

Elle fait mine de retourner au bar, il l’arrête.

— Non, ici. Remonte ta robe, aussi lentement. Cette fois-ci serre-la moins fort et mets plus de souplesse dans le poignet.

— Glazer, je crois que je ne t’ai jamais détesté autant de toute ma vie….

— Fais ce que je te dis !

Les lèvres pincées, elle s’exécute.

La sentir haineuse, tendue, en proie à la colère, augmente son plaisir, tandis qu’il la regarde dévoiler, une fois encore, ses cuisses, un centimètre après l’autre. Cette panthère, cette arme vivante des services secrets américains, il la possède… Elle fera exactement ce qu’il voudra. Son sexe comprimé commence à lui faire mal.

Délicieusement mal.

De centimètres en centimètres, elle finit par dévoiler une petite culotte de coton blanc.

Une petite culotte de coton blanc ! Glazer n’en revient pas. Un cache-sexe aussi simple, aussi dénué de sophistication, de fantaisie, le stupéfie et lui fouette les sangs. Elle le sent. Elle interrompt le mouvement. Les yeux braqués, il lui ordonne de continuer. Elle dévoile, petit à petit, la bosse légère de son pubis. Glazer croit percevoir un léger arôme salé… Son érection est de plus en plus douloureuse, mais quel délice de contempler ainsi la petite culotte de celle qui le visait de son calibre et tirait. Celle qui le traquait implacablement, avec une intelligence et une efficacité rare, égale à la sienne… À quelques centimètres au-dessus du cœur, une cicatrice se met à le chatouiller. Il résiste à l’envie de se gratter, tandis que la guerrière se révèle.

Les yeux lançant des éclairs elle découvre son nombril, dans un parfum où le fauve se joint au salé. Glazer imagine la moiteur du coton blanc, entre ses cuisses légèrement écartées, écartées juste ce qu’il faut pour lui laisser deviner les lèvres et la toison. Il se voit posant les lèvres sur la bosse fauve et salée, la taquinant de petits baisers.

— Continue ! ordonne-t-il d’une voix rauque.

Les cuisses musclées, la petite culotte de coton blanc, tendue sur des hanches fermes et épanouies, le nombril prometteur de toutes les tendresses… Des années qu’il n’avait eu une telle pierre ardente au bas du ventre. Avait-il jamais bandé autant ? Une goutte de sueur dégringole le long de sa tempe, tombe sur le tissu léger de son veston. Il boit une longue et lente gorgée et mêle le feu au feu, tandis que Sharon dévoile la soie blanche de son soutien-gorge, enveloppant son visage.

— Stop.

Elle obéit immédiatement. Il se passe lentement la main sur sa braguette. De la pierre, de l’acier, un alliage de pierre et d’acier… Le tissu léger est tendu à rompre. Elle, à moins d’un mètre, exhibe son corps magnifique, le visage enfoui dans le tissu de sa robe retroussée. Après le coton blanc, la soie blanche gonflée… Il regarde, jouissant de chaque seconde, de l’idée qu’il possède ces formes superbes, qu’il en fera ce qu’il voudra, alimentant sa jouissance à l’extrême. Les aréoles pointent sous la soie. La respiration est courte, les aisselles touffues, dorées. Moites. Il a envie de les lécher.

— Continue.

Avec un soupir de soulagement, elle enlève sa robe et la lance au loin. Son regard est un rasoir violet que Glazer soutient sans ciller.

— Tourne-toi.

Elle obéit sans broncher.

Il sort un stylo d’une poche intérieure, le lui met dans le creux de la main. Elle sursaute, manque de le laisser tomber.

— Fais un chignon. Noue tes cheveux avec ça.

Elle rassemble ses lourds cheveux blonds en un chignon grossier qu’elle maintient autour du stylo, révélant une nuque exquise, donnant sa plénitude aux épaules, au dos, au bas des reins. Le coton blanc enveloppe la rondeur des fesses. Elle n’est pas de celle qui aime sentir le tissu comprimé lui frotter l’anus, ce qui étonne de plus en plus Glazer.

— Écarte tes fesses sous ta culotte.

Partant de dessus des reins, elle fait glisser ses longues mains jusqu’à sa culotte, glisse les doigts sous le tissu, écarte ses fesses.

— Penche-toi.

Elle s’exécute lentement, avec élégance. En contemplant les formes épanouies, en imaginant l’anus tendu entre les doigts, sous le coton, en se demandant s’il est serré ou entrouvert, Glazer se pince le sexe entre le pouce et l’index. Il a envie de le sortir, une envie à hurler !

— Ça va, redresse-toi, tourne-toi vers moi.

En se tournant, Sharon jette un bref coup d’œil sur sa braguette. Mais ne sourit pas, reste toujours aussi froide. Encore plus, peut-être. Du marbre fait chair.

Mais le marbre peut être brûlant… Pour peu qu’on le chauffe.

— Viens. Encore…

Elle n’est plus quelques centimètres de lui. Il approche les lèvres de son nombril, il glisse la pointe de la langue. Doux et chaud. Frémissant. Il s’enfonce jusqu’à sentir la résistance des muscles abdominaux. Sharon ne peut réprimer un gémissement. Plus ténu qu’un souffle. Il quitte le nombril, descend sur la pointe de la langue jusqu’à l’élastique, s’y attarde quelques secondes, descend, sent les premiers poils pubiens. Il pose les lèvres sur le coton pour une série de bisous serrés, allant et venant sur la lisière du pubis, qu’il finit par mordiller à travers le tissu. Sharon amorce un mouvement du bassin puis, se ressaisissant, s’arrête aussitôt. Glazer sourit discrètement, descend… La douce odeur de lavande du linge est remplacée peu à peu par l’accent à la fois fauve et marin de tout à l’heure. Bientôt, son menton frôle l’humidité affolante. Il le frotte doucement, mais fermement, à hauteur du clitoris, jouissant à la fois de la moiteur, du parfum et des petites crispations involontaires de Sharon, qui reprend le mouvement du bassin. Se laissant glisser sur les genoux, il colle sa bouche sur le tissu trempé, contre le clitoris gonflé, noyé dans ces lèvres que la culotte maintient closes. A lentes aspirations, il se met à sucer, à provoquer plus encore de liquide vaginal, a affoler Sharon qui lutte pour rester de marbre.

— Tourne-toi.

Frissonnante malgré elle, elle obéit.

— Penche-toi, écarte les fesses comme tout à l’heure.

Le coton tendu et la forme des doigts qui écartent cette zone si douillettement close le reste du temps, cette partie si intime qu’un dixième de millimètre de fibres tissées cachent… Glazer s’approche. Renifle un soupçon de poivre et d’épice au sein de la lavande. Tend la langue, la colle, l’enfonce et vainc l’élasticité de l’étoffe jusqu’à se poser sur le trou du cul que Sharon contracte aussitôt.

— Passe un doigt dessus !

Le majeur droit obéit, s’étire et glisse sous le coton jusque la langue de Glazer.

— Frotte-le bien !

Le doigt hésite un peu. Glazer donne une pression de la pointe de la langue. Sharon imprime un mouvement circulaire et masse les froncements de son anus.

— Enfonce.

Seconde hésitation, avant d’enfoncer son doigt dans les profondeurs d’entre ses fesses.

— Maintenant sors ton doigt, lâche tes fesses.

Sharon se libère aussitôt et ferme les poings le long de ses cuisses.

— Pose les mains sur tes fesses, entre par la taille, plus par les jambes.

Elle pose les mains au creux de ses reins, les fait glisser sous sa culotte.

— Enfonce deux doigts !

Il voit la forme des doigts écarter les fesses et s’introduire dans l’anus.

— Tourne-toi.

Cambrée par ses mains dans le dos, elle offre lentement son ventre aux regards de Glazer, qui fait glisser les siennes le long des cuisses, émerveillé par la douceur de la peau, jusqu’à l’élastique du slip qu’il abaisse avec indolence.

Une bouffée de sexe chauffé à blanc l’assaille, tandis qu’il descend, la débarrasse de ce linge inutile. Elle a le pubis fourni, le clitoris au sein d’une petite meule blonde et trempée, qu’il cueille du bout des lèvres. Tout mouillés qu’ils soient, les poils ont de la vigueur, il les suçote avec délectation, se repaissant de la douce amertume qu’ils génèrent. Un son rauque et très bref s’échappe de la gorge de Sharon. Glazer, hasarde la pointe de la langue entre les lèvres qui s’abandonnent enfin, libérant le flot du désir accumulé. Inconsciemment Sharon se cambre davantage. Glazer, en la buvant, se met à masser, de toute sa langue, ses petites lèvres en feu. Second cri rauque. Il se retire.

— Tourne-toi.

Le trou de cul est rose foncé, tendu, écarté par les doigts de Sharon, Un diamant qu’il n’avait pas remarqué jusqu’alors, rutile à sa main gauche. Il y pose la langue, le contourne, jouit de son incroyable dureté, avant de suivre le doigt jusqu’à l’orifice forcé. Il introduit la langue, sent les doigts sur les côtés, les muqueuses en haut en bas… Sharon amorce un va-et-vient, tandis qu’il salive de plus en plus. Sans qu’il lui demande, elle glisse un doigt dans sa bouche, caresse le côté de sa langue, le renfonce, le ressort, caresse… Il tend les mains, dégrafe d’un geste le soutien-gorge, libère la lourde poitrine, l’accueille dans ses paumes ouvertes. Lourde et ferme, d’une douceur inouïe, tandis qu’elle lui masse la langue tout au creux de ses fesses, avec le trou de son cul.

N’y tenant plus, sur le point d’exploser, il se redresse, déboucle sa ceinture et la sodomise d’un coup de reins. Sharon pousse un cri, suivi d’une série de gémissements, alors que Glazer la travaille à la barre à mine.

Il est à deux doigts de jouir, quand on lui colle quelque chose de glacé contre sa gorge, sous l’oreille.

— On se calme, lui susurre une voix féminine.

 

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