LES DEGLINGUEES

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MASSEY Martin

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Broché / 160 pages


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Résumé

Elles s’appellent Françoise, Colette ou Johanna et partagent le même goût pour des pratiques érotiques qui frôlent l’intolérable. Johanna se fait déglinguer sans complexe, avec la vigueur et l’enthousiasme de sa jeunesse. Vas-y, fais-moi mal ! Et elle ne daigne même pas pleurer ou gémir… Colette profite des opportunités. Serveuse dans un relais routier, elle allume des clients au gré de sa fantaisie et se dérobe ensuite pour qu’ils la frappent. Françoise vit la déglingue de façon conjugale, méthodique, presque expérimentale. Comme la passion d’une vie. Lorsque son mari meurt, le désarroi s’installe. Pas question de céder au premier venu. Et entre filles, ce n’est pas la même chose. Seul son fils Marc pourrait prendre la succession… Mais Marc craint de ne pas être à la hauteur et ça se comprend. Car elles ne sont pas de tout repos, les déglinguées !

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Début janvier. À la périphérie d’une petite ville de province. La pluie tombe sans discontinuer depuis deux jours. Sous le ciel bas, une impression de tristesse et d’abandon baigne la cité de H.L.M, coincée entre une zone de friches industrielles et une étendue vallonnée, terrains vagues jonchés de rebuts : carcasses de voiture, de machines à laver, de cuisinières. Vieux postes de télévision, sommiers rouillés et matelas éventrés. Une haute tour, surnommée « l’Enclume ». C’est dimanche. Il est presque midi, mais il y a de la lumière à la plupart des fenêtres : il fait si sombre !

Au quatorzième étage de l’Enclume, Charles, Françoise, et Marc, leur fils, occupent un trois-pièces cuisine. Une famille que rien ne distingue des autres. Si ce n’est des rapports de bon voisinage avec l’ensemble des locataires !

 

Vautré sur son lit, les écouteurs de son casque vissés dans les oreilles, Marc écoute du rock. Un ado attardé. Blondinet et malingre. À dix-huit ans, il en paraît à peine seize ! Adoré par sa mère, supporté par son père. Il a quitté le lycée après avoir raflé de justesse un B.E.P. Puis il a fait divers petits boulots. Il vient de passer son permis de conduire dans l’espoir d’un travail de livreur, qui tarde à se présenter.

Il a fermé la porte de sa chambre au verrou. L’ampli poussé au maximum, il tire de sous son matelas un magazine pornographique spécialisé, que son ami Paul lui a donné, sort sa verge. Elle est énorme. D’une taille très au-dessus de la moyenne. Il se masturbe, les yeux rivés sur la photo d’une superbe brune dont les seins pesants sont sillonnés de coups de cravache. Le sang affleure la chair tuméfiée. Cuisses ouvertes en grand, elle exhibe sa vulve bistre et rasée, dont le clitoris est traversé d’un petit anneau d’or. Toutefois, l’image n’est que le support de scènes imaginaires où Johanna, la copine de Paul, une jeune zonarde, et Colette, une amie de ses parents, tiennent la première place. Sa verge disproportionnée frémit dans son poing. Il ralentit le rythme. Pour faire durer le plaisir !

 

Charles rejoint Françoise qui prépare le déjeuner dans la cuisine. Elle est grande, corpulente. Sous les cheveux d’un blond terne, le visage est mafflu, mal dégrossi. Les yeux, petits et bleu pâle, sont profondément enfoncés dans les paupières gonflées. Elle est encore en peignoir. Un vêtement usé, informe, de piqué à fleurs. Ses pieds nus sont enfilés dans des mules éculées de satin rose, surmontées de pompon avachis, agglutinés en mèches grisâtres. L’homme passe la main dans l’échancrure entre deux boutons, pétrit un sein avec rudesse.

— T’es en forme, ma Fanfan ? Ça va être dur la déglingue à l’électricité, cet après-midi.

— Ça ira ! Colo a pas encore appelé ?

— Non.

Colo ! Diminutif que le couple a donné à Colette, la jeune fille qui partage leurs jeux pervers chaque dimanche. Charles jette un coup d’œil à sa montre.

— La messe est pas encore finie ! J’espère qu’avant, elle aura pensé d’aller au centre commercial pour acheter ce qui manque.

Un sourire crapuleux éclaire la face de la femme.

— Du fil électrique !…

— Oui. Et des pinces crocodiles aussi. On n’en aurait pas eu assez. J’sais pas encore si j’vous brancherai en série ou en parallèle.

— Ça m’fout un peu la trouille, quand même.

— Tant mieux, non ?

— Ouais ! C’est vrai, j’aime bien avoir les jetons avant !

— Dix milliampères, vingt-cinq mille volts ! Toi et Colette, vous allez vous vider par tous les trous avec ça ! Il y a un type, au boulot, qui punit sa femme à l’électricité. C’est elle qui demande. Elle marche pas à la déglingue, mais elle préfère ça qu’une volée ! Il m’a raconté qu’elle lâche tout à chaque fois. Elle peut pas se retenir ! Elle chie, elle pisse et elle dégueule !

— Ça a l’air bien ! Mais t’es sûr de ton système ?

— Ouais ! C’est lui qui m’a expliqué pour trafiquer le rhéostat ! T’en fais pas ! je sais ce que je fais. Ouvre ton peignoir !

— C’est pas prudent ! Si Marc arrivait ?

— Penses-tu ! Il est en train d’écouter sa musique de merde ! Ouvre, je te dis !

Elle cède, déboutonne son peignoir, sépare les pans. Le corps d’une femme de trente-huit ans, aux formes empâtées par la maturité. Une cellulite abondante capitonne les cuisses, les hanches, les fesses. Les gros seins pâles, étirés, dont les tétons sont traversés d’anneaux d’acier, s’affalent sur son estomac proéminent. De gros hématomes, qui commencent à virer au vert et au jaune, les marquent. Deux sur le gauche, un sur le droit. Le ventre imposant, ponctué d’un nombril ébahi, est parcouru d’un éventail de vergetures violacées, séquelles de son unique grossesse. Il se prolonge en un bourrelet graisseux qui masque le pubis. Charles appelle cette adiposité « le troisième nichon » !

Il s’en saisit, le retrousse avec rudesse. Elle fléchit les jambes, écarte les cuisses. Les lèvres pendantes de la vulve, annelée elle aussi, apparaissent, puis le pubis glabre où est tatoué en grosses lettres capitales rouges, le mot : POUBELLE. En dessous, une flèche noire désigne le sexe. Elle est décorée ainsi depuis que Charles trouve amusant de lui remplir le vagin avec de la nourriture avariée, en décomposition. Des légumes, des fruits, des féculents, à l’exception de toutes viandes. Une substance néanmoins infecte, qu’il puise avec une petite cuillère pour l’introduire dans l’orifice maintenu ouvert par un chausse-pied.

Un tupperware où chaque jour Françoise met des restes d’aliments à pourrir, se trouve en permanence sur le rebord de la fenêtre. Au début, Marc, intrigué, a posé des questions. Son père a expliqué que c’était pour attirer les rats vers les pièges, dans les caves. Le garçon n’a pas cherché plus loin.

Il laisse retomber le repli épais, recule d’un pas.

— Choisis ! Les nichons ou le bide ?

Elle réfléchit pendant quelques secondes.

— Vaudrait peut-être mieux économiser les nichons pour tout à l’heure, non ?

— Tu as raison. Allez ! en position !

Docile, la femme s’accroupit, reins calés contre le buffet. Elle écarte les cuisses, saisit ses genoux, tire, s’ouvre au plus large pour exposer au mieux son abdomen.

— N’y va pas trop fort. Sinon, je pourrais plus rien becqueter à table. Tu sais que ça me coupe l’appétit. Ça serait con, j’ai fait un rôti !

— C’est moi qui décide.

Elle baisse la tête.

— Fais à ton idée, mon gros loup.

Le pied chaussé de Charles percute le bas-ventre. Les poumons de la femme se vident dans un râle bref. Elle pâlit. Sa bouche s’ouvre et se ferme sans qu’il en sorte un son. Le visage déformé par la souffrance, elle porte avec lenteur les mains à son abdomen, puis plus bas. Jusqu’à la vulve. Les doigts repoussent les anneaux, cherchent le clitoris. Elle se caresse. Charles s’extasie :

— Putain ! Fanfan, qu’est-ce que t’es belle quand t’as mal ! Je t’en mets un autre.

— Si… Si tu… veux. Merde ! c’est monté fort ! Remets ça tout de suite, j’vais jouir ! Putain, j’suis au bord ! Attends pas, sinon, ça viendra pas. Faut… Faut pas que ça retombe.

La voix de la femme est faible, à peine audible. À ce moment, la sonnerie du téléphone retentit dans le living. Charles éclate de rire.

— Merde ! Dommage ! Ça doit être elle.

Il se précipite pour répondre. Françoise termine sa masturbation. Un long frisson la secoue, tandis qu’une sève épaisse poisse ses doigts. Elle suce ses phalanges engluées, se relève avec peine, un peu frustrée par un plaisir moins intense que celui qu’elle escomptait. Elle referme son peignoir, reprend ses activités culinaires.

 

En effet, c’est Colette. Chaque dimanche, elle appelle dès la sortie de la messe, depuis la cabine publique, sur la place, en face de l’église. Le dialogue est à peu près toujours le même. Un rite !

— Allô ! Salut, c’est Colo.

— Salut ! Ça va, ma poule ?

— Très bien ! On se voit, cet après-midi ?

— Bien sûr ! Tu viens déjeuner avec nous ?

— Je ne voudrais pas déranger !

— Tu vas pas manger seule un dimanche ! Viens donc !

Elle cède avec un rire.

— Bon ! Je me laisse faire ! Vous êtes trop gentils avec moi tous les deux ! Je ne le mérite pas !… Je suis une très mauvaise fille !…

— Je vais arranger ça ! Au fait, tu as été acheté ce qu’il faut ?

— Oui. C’est fait. Pour les pinces crocodiles, il ne restait plus que des grosses. J’en ai pris une douzaine, ça ira ?

— T’as bien fait. Fanfan a déjà pris un acompte.

— Quel genre ?

— Un coup de pied dans le ventre.

— Hmm !

— J’allais lui en coller un autre quand le téléphone a sonné !

— Désolée ! Il faudra me faire payer ça très cher !…

— Tu peux compter là-dessus, putasse ! Je vais te saccager ! Dépêche-toi, salope ! on t’attend !

 

Colette possède une vieille 2 CV que les religieuses lui ont cédée pour un prix modique. L’église est assez éloignée, mais il ne lui faut pas plus d’un quart d’heure pour arriver.

Elle est serveuse à l’Étape, un hôtel-restaurant en bordure de la nationale. La clientèle est essentiellement constituée de routiers et de voyageurs de commerce fauchés. Avant de rencontrer le couple, la jeune fille avait l’habitude de se faire tabasser et violer par des clients. Elle les aguichait, les amenait dans la mansarde qu’elle occupe au dernier étage de l’établissement. Là, elle continuait d’exciter l’homme, puis se refusait au dernier moment. Dans la plupart des cas, elle obtenait ce qu’elle cherchait : une trempe et une pénétration forcée. Son patron est content d’elle, aussi ferme-t-il les yeux dès lors qu’elle fait ça le samedi soir, se repose le dimanche et reprend son service le lundi matin en forme !

Ranger sa petite chambre, assister à la messe, et passer le reste de la journée à partager les débauches de Charles et Françoise sont ses seules occupations dominicales. Le reste de la semaine, elle soigne les « bobos » qu’elle a récoltés en une après-midi !

Ces dépravations excessives, irrégulières, ne semblent pas la corrompre. C’est une belle jeune fille de vingt ans, naturelle et fraîche. Il émane d’elle une impression de santé, d’innocence. Autant par sa façon de s’habiller : jupes à mi-mollets, larges, fleuries, corsages blancs, sandales de cuir, que par ses manières directes, son caractère enjoué, son énergie cordiale de cheftaine. Fille de petits fermiers de la région, elle doit sa teinture d’éducation aux religieuses qui l’ont prise sous leur protection dès son plus jeune âge. Une opulente chevelure brune, implantée bas sur le front et retenue dans la nuque par un ruban, encadre un visage plein, sans maquillage, aux joues parsemées de quelques gros boutons d’acné. Ces éruptions, loin de l’enlaidir, ajoutent encore à son côté « jeune fille sérieuse ». Il y a aussi les yeux sombres au regard chaleureux, rieurs sous des sourcils épais, qui se rejoignent presque. Colette semble tout ignorer de l’usage du rasoir, autant que des crèmes et des pinces à épiler ! Ses jambes, ses bras sont veloutés d’un duvet sombre. L’été, lorsqu’elle porte des chemisiers sans manches, des touffes noires, drues, s’échappent en mèches rebelles de ses aisselles.

 

Françoise s’est habillée : chaussures à talons aiguilles, jupe noire, courte, moulante, qui épouse ses fesses opulentes, découvre ses cuisses remodelées par la cellulite, et un chemisier rouge sous lequel ses énormes seins s’écroulent en liberté. Colette aime qu’elle soit vêtue ainsi. Au coup de sonnette, elle se précipite pour ouvrir. Un enlacement amical et tendre. Les deux femmes se font la bise. Un coup d’œil pour s’assurer que Marc n’est pas là, un signe rassurant de Charles, suffisent pour que leur étreinte devienne lascive. Les mains énervées s’affairent, palpent seins et fesses à travers les vêtements. Les bouches se cherchent, se trouvent, se soudent. Grandes ouvertes, langues dardées, salives ruisselantes. Un bruit de porte les désunit avec soudaineté. Elles se composent une attitude normale. Marc paraît. Il adresse un signe de la main à la jeune fille. Elle est à peine plus âgée que lui.

— Salut, Colo !

— Salut, Marc ! Ça va ?

— Ouais !

Il va s’effondrer sur le canapé du living, devant la télé allumée.

 

À table, Charles se livre à des pitreries, contrefait les tics de quelque petit chef. Les femmes rient, leur hilarité redouble quand elles avouent avoir « pissé dans leurs culottes ».

Marc, comme toujours, se mure d’abord dans un silence hostile, avant de se laisser gagner par l’ambiance conviviale. Au dessert, Françoise et Colette s’isolent dans la salle de bains. Charles adresse alors un clin d’œil complice à son fils.

— Encore des affaires de bonnes femmes !…

Comme s’il partageait avec lui une ignorance virile des petits secrets féminins ! Marc approuve.

— Ouais ! Putain ! Les meufs, hein, c’est dingue ?

En fait, sa mère et la serveuse sont en train de se pincer et de se tordre les seins l’une l’autre, de s’uriner dans la bouche, de s’extirper le clitoris du capuchon à l’aide d’une pince à épiler ou d’une lime à ongle, de s’irriter la fente avec une brosse dure, pour que leur vulve soit hypersensible en vue des jeux de l’après-midi. Elles ressortent, les lèvres gonflées, humides, le regard brillant, les joues rosies. Ces signes n’échappent pas au garçon qui les met au compte de la bonne humeur générale, et des quelques verres de vin absorbés.

 

Comme à chaque fois, au moment du café, Marc annonce qu’il va retrouver Paul. Dès que le garçon est parti, l’ambiance change. Charles ordonne :

— Colo, tu te mets en position pour ton cul ! Toi, Fanfan, mets-lui des pinces à linge aux nichons, et sors les balais ! Grouille ! On commence la déglingue ici ! Ensuite, on ira au chalet.

Le « chalet ». En fait, une construction précaire de deux pièces, en éléments préfabriqués, édifiée sur une parcelle de terrain dont Charles a hérité à la mort de sa mère. L’endroit est situé à quelques kilomètres de la ville.

Il se lève pour aller fermer le verrou de la porte d’entrée. De retour, il trouve la jeune fille nue, prosternée, les fesses levées, ouvertes sur sa raie sombre, tapissée de poils noirs qui se concentrent en couronne autour de l’anus très brun et gonflé. Françoise, debout près d’elle, tient trois balais réunis dans sa main. Charles explique :

— Même si Marc trouvait pas son pote, il serait pas de retour avant au moins une heure. On a le temps de rigoler un peu avant de se tirer là-haut !

Les beaux seins de la jeune fille pendent sous elle, à peine étirés par leur poids. Les pinces écrasent les tétons. Il décoche, par-dessous, un coup de pied modéré dans une mamelle qui se déforme sous l’impact, reprend sa place avec des ballottements suggestifs. Un gémissement sensuel. Colette creuse les reins, tend sa croupe dans une invite obscène. Charles ricane.

— Putain ! t’es en chaleur, Colo ! Le curé doit avoir les oreilles qui saignent quand tu vas à confesse, non ?

La serveuse, dont la respiration s’est accélérée, ne dit rien. Un nouveau coup de pied cueille le même sein qui claque contre l’autre avec un bruit de gifle. Charles insiste :

— Réponds !

— Oui !… Oui !…

Charles secoue la tête.

— Dire que tu crois au bon Dieu et à toutes ces conneries et que tu es une salope ! Je comprends pas.

Elle a un petit rire, en dépit de la souffrance qui taraude son sein.

— Oui ! Je crois en Dieu, en Jésus-Christ, notre Seigneur, en sa mère la vierge Marie et à tous les saints. Shoote-moi encore ! Dans le même !

— Va te faire foutre ! Je fais ce que je veux ! T’es pas nette, Colo ! À coup sûr, t’es pas nette !

Françoise intervient :

— L’emmerde pas avec ça ! Tu sais qu’elle aime pas ! C’est à chaque fois pareil ! Tu peux pas t’en empêcher, hein ? Fous-lui la paix ! merde !

— Bordel ! Fanfan, de quoi tu te mêles ?

— De ce qui me regarde ! Ça te plairait, toi, qu’on vienne te prendre le chou avec des conneries pendant que tu t’éclates ?

L’homme hausse les épaules.

— D’accord ! D’accord !

Françoise tombe à genoux près de la jeune fille, lui parle près de l’oreille.

— C’est rien, ma puce ! T’en fais pas, il va te continuer.

L’incident est vite oublié. Charles désigne les balais.

— On va lui redresser les tripes !

Il se penche, saisit la jeune fille par les cheveux, la contraint à relever la tête.

— T’as chié, aujourd’hui ?

— Non. Tu sais bien que le dimanche je me retiens pour Fanfan !

— C’est vrai ! Tant mieux. Comme ça, tu vas en baver un peu plus ! Françoise, fous-lui les manches dans le cul. Les trois ! Jusqu’aux marques !

Des traits discrets, faits au stylo à bille rouge, à trente-cinq centimètres de l’extrémité. Elle choisit le premier. Un balai brosse au manche ciré par l’usage. Charles attire une chaise, s’assoit, sort sa verge. Il est en érection. Françoise s’interrompt pour demander s’il veut être sucé.

— Après ! Bourre d’abord cette pute !

— Je la prépare ?

— Non. Force à sec. Il faut qu’elle ait mal ! De toute façon, son cul est bien assez cassé pour que ça rentre ! Allez ! Grouille !

Elle reçoit une gifle qui lui empourpre la joue gauche. Françoise s’empresse de s’agenouiller face à la croupe épanouie. Elle pose le bout du manche sur l’anus, qui palpite à ce contact, et force. Les muqueuses adhèrent à la surface sèche, sont entraînées vers l’intérieur. La raie se creuse. Puis, la résistance cède d’un coup. Deux ou trois centimètres disparaissent avec une saccade. Par petits à-coups, la progression se poursuit dans les intestins. Un faible cri, qui exprime davantage le plaisir que la douleur, échappe à la jeune fille dont le bassin s’anime d’un mouvement de roulis.

— C’est bien, Fanfan ! C’est bien ! Pousse ! Arrête ! Ce n’est plus le bon angle. Change ! Change ! Tu vas me déchirer ! Vise comme pour ressortir par mon nombril ! C’est ça ! C’est bon !… Ça me fait bien mal dedans. Là !… Enfonce encore un peu ! Maintenant, redresse ! Redresse ! Remonte par-là !

Avec un geste convulsif, elle désigne la base de ses côtes, à gauche, au niveau de la rate. La femme suit les indications, corrige la direction. Le manche s’enfonce alors sans mal jusqu’à rencontrer une résistance. La marque est atteinte. Françoise lâche le balai qui reste en place. Elle se déplace à genoux vers Charles. Ses gros seins étirés traînent sur le sol.

— Je peux sucer avant de lui mettre les autres ?

— Vas-y. Mais rapide ! J’ai pas envie de gicler tout de suite.

Elle happe avec voracité le gland recouvert d’une pellicule gluante qui sourd du méat en grosses gouttes incolores. Le membre s’enfonce aux trois quarts dans la bouche avide. Charles pèse sur la tête de son épouse pour que sa verge soit engagée jusqu’aux testicules. Il maintient sa prise pendant d’interminables secondes. Elle étouffe. Son visage bleuit. Il la relâche. Elle tousse, s’étrangle, pleure. L’homme rit.

— Un jour, je te lâcherai pas avant que tu tombes dans les pommes ! On l’a jamais fait encore.

— Ça serait bien ! Comme Colette, quand je suis restée assise sur sa gueule ?

— Ouais ! Puisque tu en parles, termine-la. Faudrait pas arriver trop tard au chalet.

Un second manche, se glisse à côté du premier. À la même profondeur, mais avec moins de difficultés. Puis, Françoise place le troisième. Cette fois, la jeune fille a mal. Très mal. Elle crie. Charles hoche la tête avec une expression de satisfaction. Il jette un regard à sa montre.

— Laisse-la comme ça dix minutes. Ça lui apprendra à raconter ses saloperies au curé ! Il faut qu’elle trinque ! Putain ! ça m’énerve de la voir avec ces balais qui dépassent du cul.

Il dégage sa ceinture des passants de son pantalon. Frappe Colette depuis les épaules jusqu’à la taille. La lanière de cuir laisse de longs sillons rouges qui gonflent à vue d’œil. Charles a la main lourde. Des gouttes de sang se forment, là où les zébrures se croisent.

— Viens me sucer, pendant que je la dérouille !

Quelques secondes plus tard, les derniers coups tombent sur le dos de la jeune fille dont les cris de douleur se sont mués en plaintes lascives. Un suc limpide, filant, déborde l’entrée du vagin, se répand dans les poils, finit par pendre en longs filaments qui oscillent, se collent à la face interne des cuisses frémissantes. Charles éjacule dans la bouche de Françoise. Elle laisse les giclées de sperme s’accumuler, les roule longtemps sur sa langue avant de les avaler.

 

Courbé sous la pluie, le trio traverse le parking en direction d’une superbe limousine qui détonne parmi les autres véhicules plus modestes. Les deux femmes montent à l’arrière. Colette s’étonne :

— C’est la nouvelle voiture ? Elle est superbe ! Vous avez dû la payer très cher !

Charles insère la clé de contact, démarre le moteur.

— Quel temps de merde ! Oui, hein ? Non. Je l’ai eu pour des clopinettes ! Un copain garagiste qui m’a mis sur le coup ! Une vraie occase.

Françoise semble moins enthousiaste, qui hausse les épaules.

— C’est pas une bagnole pour des gens comme nous ! J’étais pas d’accord pour qu’il l’achète. Mais, tu sais comme il est !…

Colette s’emporte selon sa nature généreuse.

— Pourquoi dis-tu ça ? Vous êtes des gens très bien ! Vous avez le droit de rouler dans la voiture que vous voulez, non ?

Françoise se bute, le visage fermé.

— Peut-être, oui ! Mais on se fait remarquer, et ça me plaît pas !

Charles effectue une marche arrière impeccable, manœuvre pour prendre la direction de la sortie. C’est à peine si l’on discerne le bruit du moteur dans l’habitacle confortable. Il adresse un sourire à Françoise par-dessus son épaule.

— Râle pas, Fanfan ! C’est pour toi que je l’ai achetée, cette voiture. Elle est encore plus belle quand t’es dedans ! Tu t’y habitueras, tu verras ! Tu voudras plus jamais en avoir d’autre !

Colette renchérit.

— Charles a raison. C’est chouette, toi à l’arrière, comme la reine d’Angleterre ! Allez ! viens !

La jeune fille glisse sa main sous la jupe de la femme, cherche le sexe pour une caresse précise. Françoise sourit, oublie la voiture, écarte les cuisses pour se laisser atteindre. Les vitres fumées les protègent des regards indiscrets. Elles échangent un long baiser.

Colette a un petit rire.

— Tu as l’haleine plus forte que d’habitude, aujourd’hui. J’aime ça. Je voudrais que tu vomisses dans ma bouche, un jour.

— Pourquoi pas ? J’suis pas gouine, mais avec toi, c’est pas pareil, j’aime faire des trucs bien crades. Rien qu’lécher tes pertes, tes règles, bouffer ta merde et boire ta pisse, ça me fait venir.

— C’est vrai ?

— Ouais ! C’est peut-être parce que j’ai jamais eu de vraie copine avant toi !

— C’est possible. Tu es super, Françoise.

Un sourire malicieux joue sur les lèvres de la jeune fille.

— Tu me lécherais l’acné ?

La réponse de Françoise jaillit avec spontanéité :

— Donne ! Y en a un qui est à point. Je vais même t’le craquer. Tu veux ?

— Vrai ? Tu le ferais ?

— Oui ! Donne ! j’te dis !

La puissante voiture roule à vive allure sur la nationale. La poitrine soulevée d’un souffle soudain raccourci, Colette ferme les yeux, tend sa joue.

— Regarde, Charles ! Regarde, Fanfan va me sucer un bouton.

L’homme jette un coup d’œil par-dessus son épaule. Françoise, lèvre retroussées, pince une des plus grosses pustules entre ses dents. Elle serre. Le bourbillon sort, aussitôt récupéré par la langue. Il en oublie de regarder la route.

— Merde ! Fanfan ! Tu lui tètes la mayonnaise ! Ça c’est fort ! Oh ! Merde ! C’est plus fort que tout !

Françoise remue la bouche comme si elle suçait un bonbon. Du bout de la langue, elle recueille un goutte d’humeur rosâtre qui sourd du « clou » vidé. Charles est fasciné. Il entend les coups frénétiques d’un avertisseur, mais ne bouge pas. Colette hurle :

— Attention !

 

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