Les Petites Culottes japonaises

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RITZ Carmen

Les Érotiques d'EsparbecMedia 1000


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128 pages


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Résumé

Un roman 100% inédit !

 

Alexandra s’ennuie à Paris chez SOS Pare-Brise. Son amie Michèle l’incite à venir la rejoindre à Tokyo où, pour peu qu’on soit jeune et jolie, on peut mener la grande vie. Les Japonais, le week-end, deviennent des fêtards enragés. Des fous de femmes, qui ne regardent pas à la dépense. Et rien de ce qui concerne les orifices féminins ne les rebute. Ils vont même jusqu’à acheter des culottes féminines déjà portées, emballées sous vide… Non, Alexandra ne sera pas déçue du voyage !

 

Carmen Ritz nous raconte les aventures sexuelles d’Alexandra à Tokyo avec une telle profusion de détails croustillants que l’on finit par se demander si ce n’est pas de sa propre histoire qu’il s’agit…

 

Débuter la lecture

CHAPITRE PREMIER

Portée par le flot de voyageurs qui filait vers les comptoirs de contrôle, je sentais grandir mon excitation. L’anxiété mouillait mes paumes, mais pendant que je trottais derrière un groupe de jeunes Français désinvoltes, je me congratulais inté­rieurement.

« Tu l’as fait ! » ne cessais-je de me répéter. Cette rousse posée à la cime d’un escalier roulant, c’est bien toi… toi qui souris aux humains étagés sur l’escalator voisin et à l’aéroport immense, où tu crains de perdre tes bagages et de ne pas trouver la sortie.

Tokyo. Aéroport international de Narita.

« La température au sol est de 28 degrés, avait susurré l’hôtesse quelques instants avant l’atterrissage. Il est dix-huit heures, heure locale ; il pleut légèrement. Nous espérons que vous avez fait un agréable voyage… »

S’il était dix-huit heures à Tokyo, à Paris, les diodes de la pendule de la plateforme de SOS Pare-Brise devaient afficher dix heures du matin. Une vingtaine de malheureux, yeux rivés sur un écran d’ordinateur, casque sur les oreilles, s’appliquaient à satisfaire les demandes d’automobilistes en détresse.

« SOS Pare-Brise, Nathalie à votre écoute ! »

On nous recommandait de sourire, car le client « entend » le sourire. Et le sourire est la première maille de la prestation. Michèle, la copine que je rejoins à Tokyo, profitait de la pause pour fumer. Elle ne décolérait pas, et entre deux taffes, répandait insultes et malédictions sur Big Brother, notre contrôleur Damien, et « … tous ces vieux cons d’actionnaires qui se font tanner le cuir au soleil de Miami ! ».

Penchée sur le lugubre décor du quartier de La Défense, je fumais, moi aussi, en rêvant d’une existence qui ne serait plus dévorée par le manque d’argent et un travail médiocre. Vingt-deux ans, un BTS d’assistante de direction, une licence d’anglais, de l’enthousiasme, de l’énergie, et tout ça pour quoi ? Une place de téléconseillère en pare-brise !

« Patience ! Quelque chose de mieux finira par se présenter. » Ainsi parlaient mes parents au cours du déjeuner dominical. Ils m’avaient payé des études en espérant pour moi un bon métier, mais les SDF étant toujours plus nombreux dans la banlieue où ils achevaient de payer leur pavillon, mes vieux en étaient venus à considérer mon job chez SOS Pare-Brise comme une place de choix.

Michèle avait jeté l’éponge un gris matin de décembre. Sermonnée par le manager :

— Combien de fois faudra-t-il vous répéter de ne pas plaisanter avec les clients ? Ren-ta-bi-li-té !

Elle lui avait lancé son gobelet de café brûlant à la figure.

— M’en fous ! me souffla-t-elle quelques minutes plus tard. J’ai été sélectionnée pour participer à « Je suis sexy et j’aime ça », une émission de téléréalité. Vous allez voir ce que vous allez voir !

Nous avons vu !

Michèle, nue sous un tablier de la taille d’une boîte d’allumettes, occupée à faire sauter des crêpes, puis à lécher la chantilly répandue sur le torse d’un bellâtre au brushing travaillé. Elle s’était offert le luxe d’un simulacre de baise avec une de ses concurrentes, sous l’œil avide des caméras, persuadée qu’un miniscandale lui ferait gagner des points. Hélas, au terme d’un festival de fesses et de seins, de blondeurs (authentiques) et de coups de gueule calculés, les cent mille euros mis en jeu lui étaient passés sous le nez.

En revanche, elle m’expliqua, un jour que je lui rendais visite dans son petit rez-de-chaussée du métro Goncourt, qu’elle avait gagné le mépris de sa famille et de ses voisins à cause des sacs de courrier que la production lui faisait suivre : messages d’insultes et de propositions obscènes.

Ému par sa détresse, un de ses copains lui avait trouvé un job d’hôtesse dans un club de Tokyo. Dans l’espoir de trouver au Japon de meilleures opportunités qu’au pays natal, Michèle s’était embarquée, munie d’une petite valise et d’immenses espoirs.

Pendant les mois qui ont suivi son départ, mon boulot chez SOS Pare-Brise est carrément devenu mortel. Les fous rires complices avec Michèle, les vacheries échangées entre nous sur les chefs devant la machine à café, tout cet inoffensif défouloir disparu me manquait. Grâce à Internet, cependant, je pouvais suivre au jour le jour les tribulations de ma copine. Bluffée, j’assistais à ses débuts au Moulin-Rouge (un club chic de Ginza), à sa rencontre avec Marigold, une styliste franco-anglaise, et à leur emménagement dans une maison de geishas reconvertie en logements pour étrangers.

De loin en loin, nous parlions au téléphone par Skype. Ce qui me donnait l’occasion de déplorer l’ennui de mon existence et l’ambiance morose d’un Paris miné par la crise et les attentats. À quoi ma copine rétorquait :

— Rejoins-moi ! T’es mignonne, tu parles anglais, le boulot est cool, et il y a de la place dans la maison de geishas.

Partir ! Découvrir, à la place d’un parking débordant de carrosseries, un champ de cerisiers en fleurs. Partir… Le rêve est toujours plus aisé que l’action. La réaction épouvantée de mes parents, les catastrophes prédites par leur imagination affolée ne m’aidaient guère.

Un dimanche d’avril assombri d’averses me vit assise dans le RER, roulant vers le pavillon de ma grand-mère, et songeant qu’à cette même heure, Michèle devait être occupée à parer son visage pour la soirée. Si Keiko, la patronne du Moulin-Rouge tenait à la ponctualité, il n’y avait pas de pointeuse à l’entrée du club. Les clients, hommes d’affaires de haut vol, ne laissaient pas leurs mains traîner sur les fesses des filles. La musique était de qualité, tout comme les alcools, les robes, le décor… Au Japon, les bars à hôtesses ne ressemblent pas à ceux de Pigalle ou des Champs-Élysées. Les jeunes femmes ne font qu’y offrir un bouquet de féminité – seins pigeonnants, cuisses soyeuses, parfums capiteux –, tout en veillant à ce que le saké soit à la température voulue, et le whisky… on the rocks.

Coucher ? Envisageable, mais pas obligatoire.

— C’est quoi, cette histoire de Japon ? a demandé Mamie en décapitant une religieuse d’un coup de dent.

N’y tenant plus, j’ai avoué à quel point mon petit boulot, mon petit salaire, mon petit studio, ma petite vie me donnaient la nausée.

— Ma chérie, il ne faut pas hésiter ! Pars rejoindre ta camarade.

Le samedi suivant, j’accompagnai Mamie à la Caisse d’épargne pour y retirer cinq mille euros, que je fourrai illico dans mon sac. Suivit l’acquisition d’un billet d’avion à bas prix sur le Net, et l’annonce à mon patron de mon départ de la boîte.

*

À Narita, à un carrefour vaste comme le rond-point des Champs-Élysées, des voyageurs de toutes les nationalités avaient rejoint notre groupe. La marée humaine allait buter contre les guichets, où des employés en uniforme ouvraient les passeports. Comme mes compagnons, j’avais noté que le flot de Japonais dérivé vers des guichets réservés s’écoulait plus vite. Une petite faveur consentie aux ressortissants du pays. Pas de quoi se mettre en boule, mais mes compatriotes ont tenu à faire connaître leur désapprobation.

C’était un groupe de trentenaires branchés, garçons soigneusement mal rasés, filles maigres à frange au ras des yeux – une dizaine de bobos lookés Zadig et Voltaire, bruyants et contents d’eux-mêmes. Alors que je me détournais du sourire entendu d’un couple de Britanniques âgés, j’ai pris conscience de la présence toute proche de l’homme qui, quelques heures plus tôt, m’avait sucée dans l’avion.

Oui, sucée…

Ennuyée, j’ai laissé tomber mon sac de façon que le contenu se répande sur le sol. Occupée à rattraper un tube de rouge à lèvres, je surveillais le type du coin de l’œil. Je fus soulagée de le voir aspiré par un groupe d’individus d’allure semblable à la sienne : visage impassible, costume gris, mallette de cuir.

Ce qui s’était passé dans l’avion après l’extinction des feux ne me ressemblait pas. Et pourtant… c’est toujours un moment excitant, celui où on se surprend soi-même. Tout d’abord, l’embarquement ne s’était pas déroulé comme prévu. Une histoire de billets surnuméraires, qui avait eu pour résultat :

1) de siphonner la totalité de l’air contenu dans mes poumons.

2) de me transporter comme par magie dans un fauteuil de la classe affaires.

Le confinement luxueux, le voisinage d’hommes s’abreuvant de champagne, ainsi que les prévenances d’hôtesses aussi jolies et soignées que des actrices me donnaient l’illusion de figurer au casting d’un film. Des années plus tôt, le téléviseur de ma chambre branché sur M 6, j’avais vu Emmanuelle à une heure où une môme de douze ans est censée dormir. Y repensant à présent, je jugeais le film plutôt falot, mais le mystère qui, à mes yeux, à l’époque, nimbait la sexualité m’avait irrésistiblement attirée. Pourquoi les images du film ont-elles refait surface au moment où mon voisin repliait les pages du Wall Street Journal ? Mis à part un signe de tête quand j’avais pris place à ses côtés, le Japonais d’une cinquantaine d’années ne m’avait pas accordé d’attention particulière. Ni pendant le dîner ni plus tard, quand une hôtesse avait distribué pantoufles, masques, couvertures… Il avait un visage agréable, de belles mains, mais ce n’était pas ce qu’on appelle un bel homme – ni même un mec sexy. De plus, il avait presque l’âge de mon père. Pas de quoi fantasmer sur un remake d’Emmanuelle !

Alors, pourquoi les images de la scène de l’avion revenaient-elles me hanter ? Quelques minutes après avoir éteint ma lumière, je ne fus pas trop surprise de sentir le contact d’une main se glissant sous ma couverture. De l’homme allongé près de moi, la pénombre bleue ne laissait voir qu’une masse confuse. Couverture sous le menton, il semblait dormir dans le ronron de l’air pressurisé. Une bouffée chaude m’a sauté aux joues. Colère ? Excitation ? Peur ?

J’avais quitté Paris par une journée de printemps torride, je ne portais ni bas ni collant. Une culotte, oui, mais si petite, si délicate ! J’ignore quelle volonté – ou absence de volonté – m’a contrainte. J’ai cédé. Un peu par crainte de provoquer un esclandre, beaucoup parce l’agression me procurait une conscience nouvelle, délectable, de moi-même. J’ai cédé par jeu, par curiosité, par défi – pour le plaisir…

Les muscles détendus, les yeux clos, j’affectais un profond sommeil. Un « Oui, Monsieur, je veux bien ! » n’aurait pas été plus explicite ! Les doigts poursuivaient leur progression le long de ma cuisse. Une halte – comme pour étudier mon grain de peau – puis obliquant, ils ont tiré sur l’entrejambe de ma culotte.

Mon sexe est aussi nu que celui d’une petite fille. À l’état de nature, mon système pileux est florissant, mais ayant expérimenté une fois l’épilation « ticket de métro » et le plaisir de la chair à nu, j’ai opté pour un total look imberbe. C’est plus joli que la touffe de poils châtains qui fleurissait sur mon pubis, ça m’épargne les « T’es pas une vraie rousse, alors ? »… et de plus, mes sensations s’en trouvent amplifiées.

Mon delta vierge de végétation ne laisse personne indifférent. De quelle façon mon Japonais allait-il réagir ?

Mes cuisses étaient écartées. Je les ai ouvertes plus largement pour permettre à l’homme d’effleurer les petites lèvres et le bec dressé de mon clitoris. Une bonne chaleur irradiait mon bas-ventre et mes reins. Sournoisement, je pinçais mes tétons. Les doigts qui poursuivaient leur exploration n’appartenaient pas à un débutant. J’ai accepté qu’ils pénètrent mon vagin, s’écartent comme les branches d’une paire de ciseaux pour en éprouver l’élasticité, en griffer doucement les parois. Je m’efforçais au contrôle de mon souffle, à l’immobilité, mais une coulée tiède trahissait mon émoi. La confusion m’envahissait, la honte aussi… et un plaisir piquant au moment où l’homme a étalé ma mouille sur mon anus pour y enfoncer son pouce.

Tout ça sans bouger un cil ! Peut-être n’éprouvait-il rien d’autre que le plaisir pervers de me manipuler ? En plein désarroi, j’ai ouvert les yeux, ma tête a pivoté vers le siège voisin. Mon agresseur ne s’y trouvait plus ! Au même instant, ma culotte descendait sur mes chevilles, la caresse d’une langue polymorphe enveloppait ma vulve. Tour à tour ferme et pointue, large et douce, la langue en question picorait, léchait, titillait… harcelant mon clitoris, traquant ma jouissance pour mieux la laisser en suspens… Les mains accrochées aux accoudoirs, j’étouffais mes soupirs dans la couverture, parce que jamais, oh non ! jamais, on ne m’avait sucée avec un art si consommé.

Des copains m’avaient léchée, bien sûr – les plus civilisés du moins –, mais comment comparer leurs coups de langue maladroits ou bâclés au savoir-faire diabolique du Japonais ? En se glissant entre mes jambes, il avait pris un risque, car tous les passagers n’étaient pas endormis, et l’ambiance générale n’était pas à la rigolade. De l’autre côté de l’allée, la tête nimbée du halo de sa lumière individuelle, un homme levait un journal à hauteur de ses yeux. Deux rangs devant lui, une dame âgée au visage sévère saisissait une tasse présentée par l’hôtesse.

Le souffle suspendu, j’ai vécu quelques secondes de torture délicieuse. Le plaisir que l’homme prenait à savourer ma vulve décuplait le mien. Une salive brûlante descendait le long de mes cuisses, gagnait l’anus dans lequel son doigt effectuait toujours de lents va-et-vient. Envahie, aspirée, dévorée, ma chatte était en feu. Le doigt dans mon cul – effraction honteuse – me gênait et m’excitait tout ensemble. Une ceinture brûlante enveloppait mes reins. Brutalement, j’ai frotté ma vulve aux lèvres de mon partenaire pour faire jaillir mon plaisir.

Le sentiment d’être une vilaine fille et d’aimer ça a fait décoller un orgasme concentrique qui mit longtemps à s’éteindre. Au bout d’une dizaine de minutes, je me levai pour me rendre aux toilettes, l’air de rien, intriguée cependant par une présence dans mon dos. À l’instant où je tournais la poignée métallique, un grand type collait son corps au mien. Quand je disais que tous les passagers ne roupillaient pas ! Le voyageur, les traits fondus dans la pénombre, paraissait âgé d’une trentaine d’années. Un brun, bien bâti, habillé d’un pantalon de flanelle, chemise ciel à col, poignets blancs, bretelles, cravate lâche… le genre trader de Wall Street.

Son regard éloquent a déclenché mon désir. Sans réfléchir, j’ai avancé la main vers sa braguette, trouvé un paquet de chair dure. La porte des toilettes refermée, je n’ai pas attendu pour soulever ma robe. J’ai souri quand l’homme a sifflé en découvrant mon pubis nu… ma vulve encore luisante de mouille. Son pantalon tombé sur ses chevilles mettait au jour un caleçon semé de chatons et de petits cœurs roses. Sans doute, un cadeau de sa femme ou de sa fiancée. Dans l’ouverture, un sexe massif montrait un mufle d’où suintait une perle translucide. J’ai baissé le caleçon, frémi à la vue des couilles bien attachées, déjà crispées dans leur enveloppe de peau grenue. La toison brune, abondante, dégageait une impression de vigueur.

En m’aidant des mains, je me suis assise sur le petit lavabo, cuisses ouvertes… pleinement consciente de l’obscénité de ma pose. Le visage enflammé, le type prenait un préservatif dans la poche de son pantalon, le déroulait illico sur sa verge raide.

— Mets-la-moi !

Une voix rauque, étrangère – la mienne. Sans un mot, il a frotté son gland contre ma chatte. Quelques mouvements rapides avant de glisser ses mains sous mes fesses pour me soulever, trouver en deux poussées le fond de mon vagin. Seigneur, quelle sensation ! Pas une parole ! Chacun de nous goûtait le charme d’une étreinte bestiale, regards verrouillés l’un à l’autre… Mon partenaire d’occasion me défonçait avec une bite qui semblait ne jamais devoir céder… et qui mollit enfin après avoir lâché de lourdes giclées. J’ai contracté les muscles de mon vagin pour retenir la queue, jouir à mon tour en lui faisant cracher une ultime fusée de foutre.

« Eh bien, voilà », ai-je pensé en regagnant ma place, Emmanuelle !

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