L’HOMME QUI HENNISSAIT

12345
Loading...

DESPAIR Léon

ContraintesMedia 1000


BDSMpunitionSM


Broché / 126 pages


Papier 7€25 Ebook 4€49

Acheter

Non disponible
7€25

Télécharger Format Epub

Téléchargement immédiat
4€49 Télécharger

Résumé

Simon a deux passions : les chevaux et la jolie Netty. Il veut devenir vétérinaire. Quoi de plus logique ?
Sa bien aimée adore s’asseoir sur lui pour réviser ses cours. Les jeunes filles sont taquines aujourd’hui et se comportement étonne de moins en moins…. Pourtant, Simon est sur le point de basculer dans la folie quand il débarque sur l’île maudite des montures humaines.

Débuter la lecture

Petit week-end fétichiste

À vingt-quatre ans, je poursuivais de brillantes études et me destinais à devenir vétérinaire. Madame Rosier, mon professeur de maîtrise, éminente spécialiste des animaux sauvages à la faculté de Paris XII, me prédisait un avenir exceptionnel.

— Vous êtes le meilleur élève de votre promotion, Simon. Vous devriez poursuivre dans la recherche, aimait-elle me répéter.

Mais je souhaitais finir mon cycle au plus vite, ouvrir un cabinet et soigner les animaux. Vétérinaire de campagne, mon plus secret désir. Les yorkshires et chats de compagnie des grandes villes, très peu pour moi ! Les bêtes de ferme et, par-dessus tout, les chevaux, voilà ma vraie clientèle…

Un goût partagé par Netty.

Je l’avais tout de suite remarquée, Netty. Un coup de foudre. Une étudiante déjà très avancée dans son parcours universitaire et d’une beauté presque insolente à force de perfections. Ses cheveux bruns en cascade encadraient un visage radieux. Son regard clair et son sourire encore naïf me faisaient chavirer. Et surtout, elle partageait ma passion pour les chevaux.

Avec plus d’audace que sur les bancs des amphis, je commençai à la fréquenter dans un club hippique pour étudiants. J’observai avec quelle grâce elle montait, et la douceur des caresses qu’elle prodiguait à sa monture préférée. J’admirai ses jambes magnifiques que moulait son pantalon d’équitation, ses fesses rebondies, ses seins lourds roulant délicieusement sous sa veste quand elle se promenait. Elle finit par remarquer mon insistance à la dévorer des yeux.

Après quelques galops côte à côte et de vives discussions sur nos goûts communs, une relation amoureuse s’imposa. Étreintes brûlantes, complicité scolaire, sorties, tout s’enchaîna dans la plus grande simplicité. Je me voyais déjà installé avec elle dans une campagne reculée. Couple paisible de vétérinaires, idyllique tableau du bonheur !

Paisible ? Façon de parler… Netty était un peu fantasque et, sous ses airs simples, elle imaginait des jeux érotiques raffinés. Elle adorait dominer et pimenter notre relation d’ingrédients sadomasochistes. Plus d’une fois, elle me conduisit vers les chemins de traverse du fétichisme. Loin de m’effrayer de pratiques jusqu’alors inconnues de moi, j’acceptais tout avec enthousiasme, car j’étais fou amoureux d’elle.

Ces jeux restèrent d’abord très cérébraux, sans violence physique. Elle adorait par-dessus tout me voir prosterné devant elle, icône intouchable, léchant ses pieds nus ou le bout de ses chaussures à talons aiguilles. L’excitation me gagnait rapidement. Elle se pâmait en me voyant me masturber et elle m’obligeait ensuite à lécher mon sperme qui glissait le long de ses jambes nues.

Netty révisait souvent ses cours en s’asseyant sur mon visage, « pour mieux apprendre » affirmait-elle. Soucieuse de son confort, elle confectionna une chaise spéciale sous laquelle je me plaçais. Un orifice laissait passer ma tête qu’elle fixait avec une lanière. Elle posait alors ses fesses sur moi et commençait à relire La théorie de l’évolution, selon Darwin, tout en branlant machinalement du bout d’un pied mon sexe en érection. Son désir envahissait mes narines et ma langue s’activait avec régularité. Elle pouvait rester des heures ainsi, car elle était une élève assidue. Était-ce là le secret de sa réussite ? Le face-sitting, anglicisme qu’elle donnait à cette charmante façon d’apprendre ses cours, lui procurait un sentiment de domination évident et des orgasmes intenses.

Je ne fus pas surpris quand mon initiatrice aux plaisirs interdits me proposa un week-end amoureux et fétichiste.

— Cela se passe sur une petite île de Turquie, à l’abri des regards indiscrets. L’une de mes amies organise une partie spéciale, m’expliqua-t-elle en minaudant.

— Avec des gens bardés de cuir et de chaînes et quelques esclaves dociles ? la gourmandai-je, l’ironie aux lèvres.

— Oh, je vois que tu te documentes quand je m’absente !… Alors tu veux bien ? Tu verras, ce sera très sympa….

Sa petite moue mutine acheva de me convaincre. Elle ajouta qu’un T.D. la retenait à la fac, que je devais partir le soir même et qu’elle me rejoindrait le lendemain.

 

*

 

 

Le début du voyage me parut tout à fait romanesque : après un départ précipité, je dus prendre l’avion, puis un bus fatigué pour parcourir une route tortueuse et atteindre une crique où attendait l’embarcation qui devait m’amener à cette île mystérieuse !

Le nom peint sur la coque exprimait l’humour propre aux aficionados du monde SM : Liberty-Slave ! A part Netty, pour laquelle j’avais toutes les indulgences, les sadomasos me semblaient presque puérils. Enfin, Liberty-Slave, après tout, pourquoi pas ? Et nous serions sans doute logés à « l’Hôtel de la Douleur »…

Ultime détail pittoresque, le commandant du yacht, figé sur le pont et muet, arborait un visage balafré digne d’une incarnation de Bela Lugosi.

Le reste de l’assistance sortait plutôt des pages glacées de revues de domination féminine actuelles que des romans fétichistes de la Belle Époque. Autour de moi, l’apparente audace des tenues se pliait sans beaucoup d’imagination à l’offre des boutiques spécialisées : la coquette femme d’affaires de trente ans, épanouie dans ses cuissardes écarlates, la jeune branchée du XVIe, adepte du piercing, dépensant l’argent de papa-maman dans des tenues vinyle ultra-courtes, la professionnelle harnachée de cuir et portant des menottes en bandoulière, probablement venue pour une conférence sur les mérites du bondage dans la vie de couple… J’identifiai sans peine toutes ces femmes sévères, avides d’émotions particulières, et je craignis vite de me morfondre dans cette provocation toute de façade qui cachait mal leur conformisme obsessionnel. La présence de Netty me manquait.

La mer calme berçait mes pensées mélancoliques. Le ciel était clair. Au bout d’une heure peut-être, le quasimodo du voilier s’agita brusquement. Nous arrivions sur l’île. Plus par dépit que par politesse, je laissai descendre les quelques maîtresses endimanchées et mis pied en dernier sur le ponton de la jetée. Une nuit d’encre s’était abattue.

Mes compagnes de voyage s’éloignèrent à bord de légers équipages. Une lampe torche m’aveugla.

— Simon Brassot, je suppose ? Je suis Marielle Moreau… Maîtresse Marielle, pour les intimes, me suggéra l’inconnue, avec une suavité dans la voix.

— Bonsoir… Maîtresse Marielle, lui répondis-je sur le même ton badin.

Je suivis mon hôtesse jusqu’à la dernière voiture, un sulky à deux places, pour le moins vieillot mais très confortable.

— Les voitures sont interdites dans l’île ?

— Nous veillons à respecter l’écologie du lieu, et mes sulkys valent toutes les Rolls du monde ! fit-elle en tirant sur les rênes.

Au premier claquement de fouet, l’équipage s’ébroua.

Marielle Moreau conduisait le sulky avec brio, maniant régulièrement le fouet pour maintenir la cadence. Cette femme inspirait le respect. La quarantaine passée, un corps fait au moule, elle avait dû affoler bien des hommes sous son charme capiteux. Sous sa coupe ! Sous ses bottes… « Une dominatrice née, » m’avait expliqué Netty qui avait découvert sa vraie sexualité grâce à cette femme intelligente et expérimentée, et lui portait une admiration sans bornes.

Brillant médecin, spécialisée dans la recherche sur les hormones, Marielle Moreau avait décidé de vivre pleinement ses fantasmes après la disparition de son jeune fils de huit ans. Elle s’était retirée sur cette île, achetée à prix d’or grâce à la fortune de son mari, un milliardaire qu’elle avait épousé pour mieux l’asservir. Elle restait très discrète, et les fêtes qu’elle organisait n’étaient fréquentées que par des connaissances triées sur le volet. Netty tirait beaucoup de fierté d’avoir enfin la faveur d’assister aux frasques de Maîtresse Marielle.

— Netty m’a beaucoup parlé de vous, Simon. Je pense qu’elle vous aime très fort. Vous avez de la chance.

Le sulky peinait dans une montée. Thwack ! Thwaaack ! ! THWAACK ! ! ! Le fouet encouragea les bêtes qui redoublèrent d’efforts. Marielle poursuivit la conversation, tout en faisant virevolter son fouet de temps à autre et en lançant quelques énergiques « Allez ! Hue ! ».

— Vous vous destinez au métier de vétérinaire, je crois. Vous verrez, Simon, l’île regorge d’animaux de toutes sortes. Demain, je vous ferai faire le tour du propriétaire. Netty m’a dit que vous n’étiez pas un véritable amateur de nos petits jeux érotiques. Ne vous offusquez pas ! Entre femmes, nous n’avons pas de secrets. Si nos réjouissances fétichistes vous ennuient, vous aurez toujours la compagnie des chevaux ! Oooh ! !

THWACK ! Un dernier claquement de fouet, très violent, fit arrêter les… chevaux ! Quels chevaux ! Quatre hommes nus, harnachés dans des harnais en cuir, coiffés de têtières et le mors aux dents !

Devant la façade illuminée d’une somptueuse demeure, je découvris avec stupeur ce que la nuit noire m’avait pudiquement voilé. Pendant près de quarante minutes, caressé par un vent frais, j’avais été conduit par des hommes nus et traités par Maîtresse Marielle comme de vulgaires canassons ! A cause de la fatigue du voyage, peut-être, je n’avais rien remarqué d’anormal ; leur rythme régulier et gracieux faisait illusion.

Quant au bruit de leurs sabots, il provenait de bottines montantes qui les maintenaient sur l’extrême pointe des pieds et se finissaient par la forme d’un vrai sabot de cheval ! Clip ! Clop !

Je restai assis dans le sulky, interdit. Maîtresse Marielle rit de mon étonnement.

— Descendez, mon cher Simon ! Georgia doit les mener à l’embarcadère pour accueillir les prochains invités.

— Ils vont repartir ! Mais c’est inhumain, m’écriai-je en détaillant les marques du fouet qui zébraient leurs corps musclés. De la bave coulait en abondance à la commissure de leurs lèvres et leur donnait un air abruti par l’effort.

— Un peu d’eau fraîche à cet abreuvoir, et ils repartiront comme en 14. Ce n’est pas à vous que j’apprendrai que les chevaux ont besoin d’exercices, n’est-ce pas ?

— Mais…

— Voyons, Simon, ne me reprochez pas quelques extravagances innocentes. Cet accueil plaît toujours à mes amies !… Reposez-vous et à demain matin ! Monica vous conduira à votre chambre.

Attirée par les babillages mondains qui parvenaient du grand salon, elle s’apprêta à rejoindre ses premières invitées qui, totalement insensibles à l’épuisement de leurs cavales, s’étaient précipitées sur les petits fours de bienvenue.

— Ne faites pas trop de cauchemars, me dit-elle dans un rire avant de s’éloigner.

Monica, en soubrette latexée, les bras solidement attachés derrière le dos et la bouche démesurément ouverte par une poire d’angoisse, me sourit d’un battement de sourcils et commença à vaciller sur ses talons aiguilles de vingt-cinq centimètres. Son maintien irréprochable dénotait une habitude fascinante. Sa taille, serrée dans un corset métallique recouvert d’un minuscule tablier de dentelle blanc, projetait en avant une poitrine visiblement siliconée, digne des actrices de Russ Meyer, tandis que sa croupe pointait par l’exceptionnelle cambrure de reins que lui imposait son uniforme de contrainte. Mouvoir avec autant de naturel ce corps ainsi transformé relevait de l’exploit ! En se tournant, elle me dévoila un splendide fessier nu qu’un énorme gode distendait. Mais cette vision excitante me sembla moins insolite que les hommes-chevaux.

Devant moi, ils plongeaient leurs visages dans un immense bac rempli d’eau. À côté d’eux, le fouet en main, Dame Georgia n’avait pas daigné leur retirer les mors. Flic, floc ! Flic ! Flic ! Slurp ! Sluuurrp ! Je les entendais boire comme des bêtes.

— Allez, ça suffit ! estima leur nouvelle conductrice. En route !

Les rênes se tendirent. Le fouet claqua quatre fois. Et les sabots battirent la terre ferme. Georgia et ses montures s’enfoncèrent dans la nuit avec un vacarme de harnais et de coups de fouets. La bougresse était bien pressée !

— Mmmph !

La soubrette s’impatientait. Elle pénétra dans le long vestibule, faisant retentir à chaque pas le bruit sec de ses talons sur le sol carrelé. Médusé, je suivis son cul rendu encore plus indécent par le gode. A l’extrémité de celui-ci, tintait une clochette.

Tip, top, tip, top.

Gling, gling.

Tip, top.

Gling, gling, gling, gling.

Mais je croyais toujours entendre le bruit du sulky, comme une ritournelle lancinante qui envahissait mon cerveau !

 

*

 

 

Je dormis mal, en proie à un cauchemar. Il se passait dans le Triangle des Bermudes. On a beaucoup glosé sur cet endroit : extra-terrestres, perturbations naturelles, site maléfique d’une civilisation disparue, etc., les explications scientifiques alternent avec des hypothèses délirantes…

Les passagers de l’avion privé de la Petroleum Factory allaient bientôt connaître la vérité ! En survolant cette zone dangereuse, le pilote perdit le contrôle de son engin. Des secousses violentes semèrent la panique parmi la dizaine d’hommes d’affaires qui se rendaient à un grand congrès de la finance internationale. On les attendrait en vain, nouvelles victimes du funeste triangle. L’avion plongea dans un maelström de fureur. Il allait s’enfoncer dans la mer et couler à pic, happé par l’abîme insondable…

Un choc terrible et l’avion s’écrase au milieu de la jungle luxuriante d’une île inconnue ! De la carlingue déglinguée, les golden boys de l’économie mondiale émergent, hirsutes, hagards. Le pilote est mort sur le coup, le visage figé d’épouvante. Le copilote est indemne. L’hôtesse de l’air et la secrétaire remettent de l’ordre dans leurs tenues. La première, Femi, s’applique du rouge à lèvres, nonchalamment.

Les rescapés s’empressent d’explorer le monde qui les entoure, abandonnant leurs attachés-cases, souvenirs dérisoires d’un avenir professionnel bien compromis. L’un d’eux contemple, ahuri, son téléphone portable : pas de réseau ! Rien qu’une nature hostile, des branches griffues qui agrippent les vêtements, les déchirent. Cris d’animaux inconnus. Chaleur suffocante, transpiration intenable. Abattement, énervement, découragement…

Ils sont pris dans un piège ! Un immense filet tombe des arbres et les emprisonne au milieu d’une clairière ! Surprise…

— Aaok ! Kwo as ekk urk ! Oonkt !

Une Diane chasseresse presque nue, grande et musclée, autoritaire, commande dans cette langue gutturale une quinzaine d’autres femelles aussi peu habillées qu’elle. Des lanières de cuir leur parcourent le corps. Un long couteau, serré contre la cuisse, un carcan de flèches et un arc. Toutes portent des couvre-chef incongrus : coiffe de conquistador, bonnet de marin, casque de G.I., casquettes de généraux de toutes sortes. La chef arbore fièrement une toque d’hôtesse de l’air sur sa longue chevelure rousse.

Au milieu d’un village, les hommes d’affaires, nus et encagés, attendent leur sort. L’hôtesse et la secrétaire restent libres et tentent de communiquer avec les Amazones, plaidant pour les mâles.

La reine rousse fait une entrée de music-hall, dans un tintamarre de clochettes ! Elle se prélasse dans une carriole tapissée de peaux de bêtes et tirée par six hommes nus, bridés et attelés comme des chevaux. Leurs têtes sont fixées dans des têtières et leurs bouches déformées par des mors. Ils semblent avoir perdu tout sens de révolte, les yeux perdus dans le vide. La souveraine tire sur les rênes et fouette son attelage. D’autres amazones apparaissent, juchées sur des hommes-chevaux. Cette tribu de femmes réduit les hommes à un esclavage infamant.

— Oonk tse le hok ! Tse le hok ! ordonne la rousse en désignant du fouet le captif enfermé dans la première cage de bambou.

On le sort et son dressage commence devant ses collègues éberlués. L’un d’eux se met à hurler et sombre dans la folie.

Chaque jour voit l’initiation d’un nouvel homme-cheval. La secrétaire et l’hôtesse de l’air ont sauvé leur vie en participant elles-mêmes à cette dégradation et en s’adaptant aux coutumes des guerrières. Elles en éprouvent même un plaisir malsain. La secrétaire asservit son patron et le fait trotter dans la jungle. L’hôtesse cingle les fesses du copilote et le dresse pendant des heures à sauter des obstacles. L’homme, qui est amoureux d’elle, a enfin trouvé le moyen de l’intéresser à lui. Il en éprouve du plaisir, à en juger par la raideur de sa verge.

Le onzième jour, on extirpe le dernier homme de sa cage : Simon Brassot. Après d’innombrables coups de fouets et des heures d’entraînement, il rejoint l’écurie des bêtes humaines du Triangle des Bermudes.

Ses qualités naturelles d’homme-cheval, sa beauté et sa grâce en font le favori de la souveraine rousse. Le soir, elle aime le visiter dans sa stalle, lui caresser la croupe, masturber son sexe et lui faire lécher son sperme recueilli dans la paume de sa main. Elle plonge son regard bleu dans ses yeux consternés…

 

Vous avez aimé ce texte, vous aimerez sûrement ...

Donnez nous votre avis !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *