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Résumé

Nous voici dans une maison de correction de luxe, aménagée sur un îlot perdu du Pacifique Sud : Lancaster. L’’endroit est paradisiaque, mais des châtiments corporels sanctionnent le moindre gros mot, et impossible de s’’échapper, d’’autant que des dobermans patrouillent jour et nuit. En revanche une véritable frénésie sexuelle règne dans les lieux. La sous-directrice aime se faire maltraiter par le docteur, un pervers qui fait aussi office de gynécologue. Exhibitionnisme, obéissance, sodomie, masturbation… sont le lot de ce couple. La surveillante générale est attirée par les filles, ce qui ne l’’empêche pas de jouir en punissant férocement les garçons… avec une raquette ! Lancaster, paradis climatique sans doute, mais enfer sexuel sûrement…

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Chapitre premier

Rony regardait par le hublot de l’hydravion dont il était le seul passager. La réverbération du soleil sur l’océan éblouissait. L’appareil volait à cent cinquante à l’heure, mais l’adolescent avait une impression d’immobilité. Il avait beau scruter l’horizon à la recherche d’un point de repère, il ne voyait pas la moindre parcelle de terre, ni le plus petit navire, seulement le bleu uniforme de l’étendue d’eau calme.

De temps à autre, le moteur de l’hydravion avait des ratés. Chaque fois, Rony tressaillait. Il avait hâte d’arriver. Son siège était dur, les secousses de l’appareil le faisaient souffrir. À dix-sept ans, il avait déjà la colonne vertébrale abîmée d’un vieil homme. Pourquoi aimait-il tant se battre ? Et voilà que sa dernière bagarre le conduisait vers une maison de correction perdue en plein Pacifique sud, sur Lancaster, un îlot de quatre kilomètres carrés.

L’hydravion amorçait sa descente. L’adolescent sentait son cœur s’emballer. Il ne s’inquiétait pas pour l’amerrissage : il avait peur de ce qui l’attendait sur l’île. Pourquoi s’était-il battu avec ce policier ? Avec son casier judiciaire chargé, c’était la dernière chose à faire ! Il se demandait s’il avait eu raison d’accepter que son oncle intercède auprès du juge. Il avait échappé à une peine de prison ferme, mais l’année qu’il devrait effectuer à Lancaster serait peut-être pire.

Rony détacha sa ceinture, se dressa sur ses jambes ; il se sentait défaillir. Était-ce l’effet du long voyage en hydravion, ou celui de l’angoisse ? Le pilote l’aida à s’extraire de l’appareil. La première chose que vit Rony en posant le pied sur le ponton fut une longue plage de sable fin. C’était le début du printemps austral, il faisait un temps magnifique. Un adolescent attendait au bout de l’embarcadère.

Rony se dirigea vers le garçon aux cheveux châtains tout bouclés, aux yeux verts, qui lui proposa de le suivre. Ils marchaient côte à côte sur le chemin rocailleux.

— Je m’appelle Gaël.

Rony regarda dans la direction qu’indiquait son camarade. Le pensionnat se trouvait sur un plateau basaltique, au bord de la falaise. Rony regardait avec inquiétude s’accroître l’à-pic surplombant l’océan au fur et à mesure qu’ils avançaient sur le chemin. Il y avait des cultures, un enclos avec des moutons. Les adolescents longeaient un lac artificiel pour l’approvisionnement en eau douce. Entre le chemin et la rive du lac avait été aménagée une basse-cour grillagée. En bordure de mer, se trouvaient une dizaine de pavillons en enfilade : les habitations des professeurs.

Ils abordèrent une forêt, puis le chemin s’éloigna de la falaise, s’enfonça dans les bois. La montée s’accentuait. Arrivés à une clairière, ils croisèrent des manutentionnaires qui descendaient vers l’embarcadère en menant des chariots tirés par des ânes.

— Ils vont décharger l’hydravion, dit Gaël.

Ils parvinrent devant un haut mur dans lequel s’ouvrait une porte cochère. Rony découvrit un bâtiment en forme de L. La construction était massive, à l’ancienne. Dans la cour, un terrain de sport, de la verdure, des bancs, des lampadaires… Gaël entraîna Rony à l’intérieur du bâtiment. Un escalier conduisait aux étages. Dans un couloir, Gaël s’arrêta devant la chambre numéro sept.

— Voilà ton dortoir. Tu seras en face de celui de Kirsten, ma sœur. Elle est au huit.

— Elle aussi a fait une connerie ?

— On s’est fait choper ensemble à dealer de la came.

Ils entrèrent dans la chambre. Rony considérait les deux lits inoccupés du dortoir.

— Je prendrai celui-là.

Puis Gaël conduisit Rony au rez-de-chaussée où se trouvaient les bureaux de la direction. Gaël s’éloigna. Rony tenait à peine sur ses jambes. Il alla au bout du couloir, frappa à la porte. Personne ne répondit. Il entendit des pas derrière lui. Une femme de quarante-cinq ans, vêtue d’un tailleur gris, entra dans le couloir, suivie de deux dobermans noirs. C’était une blonde aux yeux marron, mince, élégante. Rony fut tout de suite sensible à son parfum. Même sur cet îlot perdu, la dame était assez coquette pour prendre soin de sa personne.

— Je suis madame Stanford, la sous-directrice.

Elle ouvrit la porte de son bureau, pénétra dans la pièce. Rony la suivit. Elle s’installa à sa table de travail ; les chiens se placèrent de part et d’autre du bureau.

— Asseyez-vous, ordonna-t-elle.

Rony prit l’unique siège, face au bureau. La sous-directrice sortit un gros document de l’un des tiroirs de son bureau, le tendit à Rony.

— Voici un exemplaire du règlement intérieur… Sachez qu’à Lancaster, les châtiments corporels sont autorisés. Cela peut aller de la simple gifle à la fessée…

Rony esquissa un sourire.

— Cela vous fait rire, jeune homme ?

— Non, madame.

— Les fessées ont de tout temps fait preuve d’une redoutable efficacité. Se retrouver le derrière à l’air à se faire fesser, ça calme, croyez-moi ! On fait moins le fier, pantalon baissé. J’ai vu pas mal de voyous s’effondrer en pleurs dans ce bureau. Je n’hésiterai pas à vous administrer une correction si vous ne filez pas droit. On se comprend bien, tous les deux ?

— Oui, madame.

— Bien. Vous pouvez disposer.

Rony fila vers la sortie. Renseigné par une pancarte, il prit l’escalier qui menait à l’étude B. Au premier étage, il s’engagea dans un long couloir. Il se retrouva devant la porte de l’étude. La surveillante de service présenta le nouveau pensionnaire à ses camarades. Rony n’avait d’yeux que pour une fille magnifique, au premier rang. Elle avait un air de famille avec Gaël ; Rony comprit que c’était Kisten, sa sœur.

 

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