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Résumé

Dés qu’on descend sous l’équateur, beaucoup de choses se libèrent : les corps bien sûr, mais également les désirs, et concernant Jacques surtout les désirs interdits. Ce qui est important, c’est que tout le monde y trouve son compte : la femme de son ami, pharmacienne perverse, les jeunes brésiliennes qui n’ont pas honte de leurs pulsions… Mais finalement c’est son épouse qui y sera la plus heureuse : on peut jouir dans la soumission ! C’est une mission effectuée en Amérique du sud qui a inspiré Sylvain Parker, cadre de la fonction publique, pour nous offrir cette histoire. Il a vécu quelques unes des situations de ce récit, et en a imaginé d’autres (mais parfois le fantasme crée des objets de plaisir aussi réels que la vraie vie…)

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Chapitre premier

Lorsque l’avion amorça sa descente au-dessus de la mer, Jacques eut la même image que lors de sa première venue en Guyane, l’année précédente. Le vert de la forêt formait un tapis épais, à perte de vue, s’arrêtant comme à regret devant les vagues grises de l’océan. Et c’était seulement en vue de l’aéroport que l’ocre de la terre apparaissait, une saignée dans la végétation qui concédait un maigre espace à la piste et au tarmac.

A la descente de l’avion, la chaleur d’étuve les enroba. Jacques se tourna vers sa femme, l’air goguenard :

— Alors, ça change d’ambiance, non ? Tu vas voir, on s’y habitue très vite…

On était au mois de janvier et une couche de verglas sur la piste d’Orly avait failli faire annuler leur vol. Valérie ne répondit rien. Les huit heures de vol l’avaient assommée, et de toute façon elle n’aimait pas la chaleur. Elle ne jurait que par la Bretagne, mais là on était loin de la côte d’Opale. Son mari avait dû déployer des trésors de persuasion pour lui faire accepter l’idée de venir s’installer à huit mille kilomètres de la métropole. Mais l’occasion était trop belle. Un contrat de deux ans pour travailler sur le site spatial de Kourou, ce n’était pas tous les jours qu’on proposait ça à un obscur ingénieur électronicien. Un article que Jacques avait rédigé dans une revue d’équipement d’aéronautique avait suffi à le faire remarquer. Il était venu une première fois passer trois semaines et avait vite sympathisé avec ses collègues du centre spatial. De retour à Paris, il avait fait des envieux. Participer aux tirs d’Ariane, ce n’était pas rien ! Le pays lui avait plu. Cette impression d’être en permanence dans un bain de vapeur tant la chaleur était humide, lui, ça lui plaisait. Et puis il y avait eu les virées dans le quartier derrière le marché à Cayenne, qu’on appelait « le petit Chicago » car il ne faisait pas bon s’y promener la nuit tout seul. Mais il fallait connaître les bons endroits, les Brésiliennes étaient superbes. Les petites Brésiliennes, pensa Jacques, mais il chassa les images de cette soirée de son esprit. A leur simple évocation, une érection sournoise faisait gonfler le devant de son pantalon. Mais pour l’heure il fallait récupérer les valises. Et ce n’était pas son fils Grégoire qui allait avoir le réflexe de guetter les bagages sur le tapis roulant. Il se retourna pour voir si ce dernier suivait. Greg, comme ses copains l’appelaient, traînait à dix mètres derrière avec ses lunettes rondes, sa tignasse en désordre et son air d’être sur Mars… A quinze ans, il le dépassait déjà, mais son corps était maigre et gracile. Jacques était persuadé que son fils n’avait même encore jamais embrassé de fille alors que lui à son âge… Bref, il avait le don de l’énerver. Il le houspilla pour l’obliger à se poster devant le tapis roulant pour au moins ramasser ses bagages personnels.

Quand ils passèrent le contrôle de police, il reconnut dans le hall son collègue Roger avec qui il s’était lié d’amitié lors de son précédent séjour. C’était un grand brun à la peau très bronzée et doté d’une magnifique moustache qu’il entretenait soigneusement. Jacques avait pu constater qu’il était très connu chez les serveuses des petits bouis-bouis qui servaient le plat brésilien traditionnel à base de haricots rouges et de poulet. Il paraissait chez lui, surtout qu’il n’était pas bien difficile de finir la soirée au premier étage… Qu’en pensait sa femme, s’était demandé Jacques. Se doutait-elle de quelque chose ? Le contraire aurait été étonnant. Il ne l’avait pas vue, elle tenait la plus grande pharmacie de la ville, ce qui l’occupait la majeure partie de la journée.

Roger prit Jacques dans ses bras pour lui taper dans le dos. Puis il s’empara de la main de Valérie avec enthousiasme.

— Votre mari ne mentait pas, vous êtes superbe !

Valérie sentit ses joues s’empourprer, elle n’aimait pas les compliments. Ca avait toujours été le cas, depuis son enfance. Très vite, à l’adolescence, ses formes étaient devenues plus que généreuses ; à quatorze ans, elle avait déjà la poitrine d’une femme accomplie et des hanches amples qui faisaient se retourner les hommes sur son passage. Elle savait maintenant qu’elle était belle, rousse à la peau laiteuse et aux yeux d’un vert opalin, comme la mer chez eux, lui avait dit Jacques quand il lui faisait la cour. Et un corps onctueux, une chair douce, de la crème, lui avait-il confié le soir où elle avait accepté qu’il lui fasse l’amour. Mais c’était ça qui lui faisait honte au plus haut point, le désir qu’elle avait éveillé très tôt chez les hommes, la lueur sale qui s’allumait dans leurs yeux quand ils dévoraient son corps du regard…

Ils s’entassèrent dans le Nissan, tout le monde ou presque avait un 4×4 leur avait dit Roger. Il n’arrêta pas de parler durant tout le trajet vers la ville. Jacques voyait que sa femme s’enfonçait dans un mutisme hostile. Il essaya de la dérider en lui montrant les oiseaux colorés qui nichaient dans la cime des arbres, tout au long de la route. Mais rien n’y faisait. Quand ils arrivèrent au centre-ville, Valérie laissa échapper le cri du cœur.

— C’n’est pas possible, c’est la ville principale ? Mais c’est plus petit que Vannes !

C’était vrai. Cayenne avait la taille d’une minuscule sous-préfecture de la métropole. Jacques n’avait pas fini d’en entendre.

 

*

*    *

 

Ils avaient dîné au Novotel de la ville, des assiettes de salade hors de prix mais, pour l’hébergement, Jacques avait opté pour un hôtel moins cher dans le centre-ville. Il devait démarrer son nouveau travail dans deux semaines à Kourou et comptait sur ce délai pour que sa femme s’acclimate au pays. Tout le monde était crevé à cause du décalage horaire et la nuit était tombée à 19h30, comme tous les jours de l’année, on était à l’équateur. Valérie était allongée sur le lit en nuisette, se laissant bercer par le ronronnement de la climatisation. Jacques s’allongea à son côté. Doucement, il lui caressa l’intérieur des cuisses, fasciné comme au premier jour par la pâleur de sa peau. Valérie était une vraie rousse, au teint parfaitement clair, elle ne bronzait jamais, brûlant dès qu’elle se mettait au soleil. C’était ça qui avait provoqué un désir fou chez Jacques dès qu’il l’avait rencontrée. Elle évoquait la douceur de la neige avec le feu rouge de la toison abondante qui couvrait son pubis, presque anormale tant elle était poilue. Il aurait voulu qu’elle ne se rase pas les aisselles, pouvoir plonger son nez dans la fourrure rousse et odorante, enfoncer tout son corps dans cette chair légère et profonde. Mais depuis des années, elle le battait froid, entretenant sa frustration. Elle s’en excusait parfois. Ce n’était pas de sa faute, disait-elle, elle l’aimait pourtant, mais c’était comme ça depuis son adolescence. Le désir des hommes la dégoûtait, c’était vulgaire, et même avec son mari elle ne pouvait s’affranchir de cette répulsion. Jacques s’y était habitué, la forçant presque parfois, et de toute façon allant se soulager ailleurs. Mais il revenait toujours vers elle. L’instinct du propriétaire, après tout elle lui appartenait, c’est lui qui la faisait vivre, il avait le droit d’en jouir à sa guise. Il caressa les plis des fesses et ses doigts atteignirent la toison. Il joua avec la frisure des poils, les entortillant dans ses doigts. Il y avait quelque chose de passif dans l’attitude de Valérie. Par veulerie, elle acceptait parfois de se laisser faire, surtout quand elle se sentait vulnérable, dépendante de lui. C’était le cas, perdue à huit mille kilomètres de Paris, assommée par une chaleur qu’elle n’avait jamais supportée. Jacques défit le cordon de la nuisette et les seins de sa femme s’étalèrent. Elle avait de larges aréoles de couleur rose thé, larges pastilles qui mangeaient presque le tiers des globes. De la paume, il effleura les bouts, les mamelons étaient presque de la taille d’une petite prune. Il vit son regard contrarié mais elle ferma les yeux, elle avait décidé de lui accorder son dû. Il n’avait pas pris de douche, la sueur poissait sa peau malgré la clim, « un animal répugnant », devait-elle penser. Ca l’excita, son corps à elle était frais, une odeur de fougère en émanait. Et bien puisqu’elle avait décidé de subir…

Jacques lui pressa les tempes pour l’obliger à basculer la tête. Il prit tout son temps pour lui fouiller la bouche avec sa langue. Valérie avait les lèvres entrouvertes, elle l’acceptait à peine. L’excitation de Jacques monta encore, il avait l’impression de la violer. Il imagina que c’était une cliente seule de l’hôtel, qu’il s’était introduit dans sa chambre. Il prit plaisir à bouger les masses lourdes de sa poitrine, leur chair molle et douce. Il pensa aux sculptures de César, ces expansions organiques de mousse de plastique. Il murmura à son oreille :

— Tu vas voir, ça va être bon, tu vas aimer ça…

Avec le tranchant des doigts, il sépara le fouillis des poils du pubis pour chercher l’humidité des chairs. Les grandes lèvres se séparèrent timidement. Il éprouva l’élasticité des muqueuses, trop peu humides à son goût. Il cracha dans sa main et enduisit tout l’intérieur de la vulve avec sa salive. Les grandes lèvres bâillèrent et Jacques enfonça tous ses doigts réunis. Valérie se cabra, émit un gémissement de protestation, puis elle se relâcha. Elle adoptait l’attitude passive de celle qui accepte son rôle de victime, elle savait que ça rendait son mari fou d’excitation. Il s’assit à califourchon sur son torse et lui ramena la tête vers son pubis. Il frotta la joue de sa femme contre sa queue douloureuse tant elle était dure. Elle refusait la plupart du temps ce qu’il attendait mais il savait que ce soir elle serait soumise. Il saisit son membre à la base pour frotter le gland contre les lèvres closes. En le faisant osciller, il s’amusa à écarter la pulpe des lèvres. Son gland vint buter contre les dents de sa femme.

— Allons ma chérie, tu ne vas pas nous jouer les oies blanches, tu sais bien ce que je veux. Tu sais bien ce qu’une bonne épouse doit faire dans ces cas-là. Alors tu vas ouvrir la bouche, et je vais y enfoncer ma queue. Je sais que ça te choque, tu n’aimes pas quand je parle comme ça. Mais il va falloir que tu t’y habitues, tu vas avaler ma bite mon amour, ma douce, tu vas me bouffer les couilles par la même occasion…

Valérie grimaça, elle avait horreur de ça, mais elle relâcha la tension de sa mâchoire. Sans avertissement, il s’enfonça au fond de sa gorge. Valérie hoqueta mais elle ne se défendit pas. Jacques savait qu’elle ne le sucerait pas, mais il s’en foutait. Il allait lui baiser la bouche, s’en servir comme d’un vagin. Il lui attrapa ses longs cheveux, cette cascade d’or roux dont elle était si fière. Il guida les mouvements de sa tête, d’abord avec une extrême lenteur, puis il accéléra le rythme. Il savait que sa femme ne faisait que le subir, mais ça lui plaisait. Par moments, il sortait presque de sa bouche puis, d’un mouvement sec du bassin, il s’enfonçait jusqu’à la garde. Elle avait alors un haut-le-cœur, elle avait peur qu’il vienne buter contre sa glotte. Mais elle était docile. Le clignotement de l’enseigne d’un hôtel de l’autre côté de la rue pulsait des éclats de lumière rouge et orange dans la chambre. Jacques admirait sans vergogne le spectacle de sa bite qui distendait la bouche de sa femme. Par moments, son gland butait contre le renflement de sa joue et il se disait : c’est ma queue, c’est ma queue qui lui déforme la joue. Il était près d’exploser, sa bite était de plus en plus dure. Il se retira, un filet de salive coulait le long du frein. Valérie gardait les yeux clos. Innocente comme l’agneau, acceptant la souillure de son mari par devoir conjugal ? L’énervement se mêlait à l’excitation chez Jacques. Il avait toujours pensé que chacun, homme ou femme, avait sa manière à lui de prendre du plaisir même si c’était caché au plus profond. Pour sa femme, il trouverait.

Le corps de Valérie était brûlant maintenant, la climatisation était insuffisante et la chambre prenait des allures de fournaise. Il s’allongea sur elle, sa queue était agitée de soubresauts, et il la pénétra d’un coup. Valérie se mordit la bouche pour ne pas crier. Il pénétra jusqu’au fond, avec la sensation qu’il la violait. Ses chairs étaient tendues, ajustées comme un fourreau de caoutchouc autour de sa verge, du caoutchouc chaud et huilé. C’était toujours comme ça qu’il l’avait baisée, comme une poupée gonflable. Il donna des coups violents avec les hanches pour la pénétrer jusqu’au fond, elle l’accueillait maintenant, et il la saisit aux fesses pour l’obliger à accompagner ses mouvements. Il ne pouvait pas se retenir plus longtemps, mais il avait envie de la profaner, l’épouse modèle. Il sortit d’un coup et se dressa. Son sperme gicla en longues salves sur les seins de sa femme. Il s’abattit en soufflant contre son corps inerte. Elle ne s’était pas départie de son air de martyre. Des filets épais de sperme, on aurait dit du blanc d’œuf transparent, maculaient ses seins. Ses jambes ouvertes laissaient voir les muqueuses mauves et luisantes dans le flamboiement d’automne de la toison. Il se mit de nouveau à bander. Mais Valérie se leva pour prendre une douche et il savait qu’il n’y en avait maintenant rien à attendre. Il ouvrit le petit frigidaire et décapsula un flacon de vodka qu’il avala d’un coup. Il était crevé, l’alcool l’assomma et il s’endormit, alors que Valérie n’était pas encore sortie de la salle de bains.

 

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