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Résumé

Gilles et Charlotte, qui viennent de se marier, forment un drôle de couple. Charlotte espérait que le mariage calmerait ses ardeurs mais il n’’en est rien. Elle a tout le temps envie d’’autres hommes ; elle finit par s’’en ouvrir à son mari, qui prend bien la chose à condition que sa femme le laisse tout organiser. C’’est lui qui choisira, parmi ses propres amis, les amants de Charlotte, et en prime, assistera aux ébats des couples. Ça tombe bien, Gilles a de nombreux amis, qui tous trouvent Charlotte à leur goût. Quant à Charlotte, du moment qu’’elle a son content, tout va bien…

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Cela faisait deux mois que nous vivions ensemble.

Un samedi soir, pendant que nous prenions l’apéritif, Charlotte m’a confié, l’air ennuyé :

— J’ai à te dire quelque chose qui… ne va pas te plaire.

J’ai aussitôt pensé qu’elle avait rencontré un autre homme, mais ce n’était pas ça ; ou plutôt, pas tout à fait ça.

­— Voilà, poursuivit-elle. Je ne t’ai jamais caché que j’ai connu pas mal de mecs avant de te rencontrer.

— Rien d’étonnant à ça. Tu es si séduisante !

— J’ai toujours eu plusieurs hommes en même temps.

Loin de me rendre jaloux, cette révélation m’a excité. Charlotte, avant de poursuivre, a bu une gorgée de champagne, allumé une cigarette.

— Je les ai quittés après t’avoir rencontré. Mais…

Sentant qu’elle hésitait, je lui ai dit, pour la mettre à l’aise :

— Allez, dis-moi tout.

— J’ai du plaisir avec toi, beaucoup même, mais j’ai encore besoin de faire des rencontres.

Quand, après un silence, j’ai émis l’avis que nous n’aurions pas dû nous marier, elle a répliqué que, mariés ou non, ça ne changerait rien. Je lui ai alors posé la question qui me brûlait les lèvres :

— Est-ce que tu m’as trompé, Charlotte ?

— Non. C’est pour ça que je t’en parle. Je ne veux rien faire en cachette.

Je lui ai dit qu’elle avait bien fait de se confier, et qu’on en reparlerait tranquillement ensemble. « Tranquillement » ! C’était là une façon de parler, car je me trouvais face à une découverte brutale : Charlotte avait besoin d’amants ! Et il me fallait accuser le coup.

Après avoir pris l’apéro, nous avons fait l’amour, dans le salon, de la manière qui nous plaisait toujours.

Elle a retiré sa robe, sous laquelle elle était nue, à l’exception de bas à jarretières noirs, sa couleur préférée. Elle s’est assise dans un fauteuil bas et a ouvert ses cuisses qu’elle a posées sur les larges accoudoirs.

Agenouillé devant elle, j’ai ouvert ma braguette pour sortir mon sexe, et lui caressant les seins, j’ai pénétré son vagin moelleux. Je suis resté presque immobile en elle, pour savourer ses contractions intimes. En même temps, je songeais à ce qu’elle m’avait confié. Et les mots sont sortis de ma bouche avant que j’en ai pesé la teneur :

— Pourquoi tu ne ferais pas l’amour avec des amis à moi ?

— Pourquoi pas… Certains d’entre eux me plaisent bien.

— Tu penses à qui ?

Charlotte se mit à réfléchir, puis elle nomma Stéphane, Vincent, Patrick.

— Oui, Patrick, reprit-elle, pour une première fois, ce serait très bien.

Patrick, le témoin de notre mariage, un séducteur, qui ne m’avait jamais caché son attirance pour Charlotte ! Lisant dans mes pensées, ma femme me fit observer que je risquais d’être jaloux.

— Peut-être, dis-je, mais je préfère, quitte à ce que tu aies des amants, que tu les choisisses parmi des hommes que je connais, et que j’estime.

Charlotte m’approuva d’un mouvement de tête, et me chargea de la réalisation de ce projet.

— Patrick te trouve désirable, tu sais, dis-je. Tu penses à lui, maintenant ?

— Oui, et ça m’excite ! Je suis sûre qu’il baise bien.

Enfiévré par ses paroles, j’ai fait aller et venir mon sexe dans le sien à un rythme de plus en plus vif. J’ai bientôt éjaculé au fond de son vagin.

Au dîner, nous avons parlé de choses et d’autres, puis à la fin du repas, Charlotte m’a avoué que, tout compte fait, tous mes amis lui plaisaient ! Cela voulait dire, en évoquant les plus proches, que je pouvais offrir ma femme à plus d’une dizaine d’amateurs éclairés ! Il fut convenu que j’appellerais Patrick dès le lendemain.

— S’il est d’accord, demanda-t-elle, tu voudras participer ?

— D’accord, il le sera, tu peux en être sûre. Quant à moi… je me contenterai, pour cette fois, de vous regarder.

Charlotte eut un léger sourire.

— Tu serais un peu voyeur…

C’était vrai, et elle le savait : je lui avais confié un jour que j’avais depuis longtemps envie de regarder un couple en train de faire l’amour. Sauf que là, il ne s’agissait pas de n’importe quel couple. Charlotte parut inquiète : est-ce que je ne lui en voudrais pas après ? Je l’assurai que non, et que si c’était le cas, je le lui dirais. Ce serait à elle, alors, de décider si elle voulait ou non poursuivre l’expérience.

— Même avec des inconnus ?

— Oui.

— Oh !

Son excitation se communiquait à moi avec violence. Je l’ai de nouveau pénétrée, pour jouir très vite en elle, dépité de mon éjaculation précipitée. Profondément troublé, j’ai laissé ma femme regarder une émission à la télévision, et j’ai rejoint notre chambre.

Que s’était-il passé en moi pour qu’en réponse à son désir, je lui fasse une proposition aussi indécente ? A présent, j’étais au pied du mur. Si je n’appelais pas Patrick, Charlotte me prendrait pour un faible velléitaire, et me mépriserait. Elle ne se gênerait pas, alors, pour rencontrer des hommes à mon insu. A la fois excité et tourmenté j’ai eu du mal à m’endormir cette nuit-là.

Le dimanche matin, peu après notre réveil, nous avons fait l’amour « à la missionnaire », position ordinaire qui a ses charmes. Puis Charlotte m’a demandé si je n’avais pas changé d’avis depuis la veille. Je lui ai dit que non.

En fin de matinée, j’ai téléphoné à Patrick pour l’inviter à prendre un verre, sans lui donner de motif.

— Volontiers, mais pas avant cinq heures : je passe chez une amie.

Quel salaud ! ai-je pensé. Non seulement, il trompe sa femme à tire-larigot, mais bientôt, il va baiser avec la mienne ! Et pourtant, c’était l’un de mes meilleurs amis… Enfin, jusqu’à présent.

Je l’ai retrouvé dans une brasserie proche de chez moi. Terriblement embarrassé, je lui ai relaté la conversation que j’avais eue avec Charlotte.

— Maintenant, dis-je pour finir, c’est à toi de décider. Si ça te gêne, on en reste là, et on n’en parle plus.

J’ai commandé une seconde bière pression. Patrick a réagi comme je m’y attendais. Non, ça ne le gênait pas du tout de faire l’amour avec Charlotte, au contraire.

— Mais, ajouta-t-il, si ensuite, tu m’en voulais, je serais bien embêté.

— Puisque je te dis que je suis d’accord… à condition que ça n’entraîne pas une liaison amoureuse.

Patrick me dit d’être sans inquiétude là-dessus. Il n’avait pas la moindre envie de s’attacher à une femme, fût-ce Charlotte ! Juste se donner un peu de plaisir pour pimenter l’existence, ça n’irait pas plus loin.

En dépit de ces paroles rassurantes, je demeurais préoccupé. Le vent, je le savais, pouvait vite tourner. Si Charlotte, un jour, s’accrochait à Patrick, je n’aurais que mes yeux pour pleurer.

Certes, il y avait sa femme, mais la tromper ne le dérangeait pas. Sans doute, n’y attachait-elle pas d’importance. D’ailleurs, ils faisaient peut-être des parties à trois.

Et puis, en contrepartie, j’aurais pu espérer jouir avec elle… Hélas, elle n’avait jamais manifesté le moindre signe de désir pour moi. Elle s’était même montrée assez distante, les quelques fois où je l’avais rencontrée.

Je venais d’offrir ma femme à l’un de mes meilleurs amis. « Offrir », le terme était impropre, car Charlotte pouvait coucher avec qui elle voulait. Autant dire que j’étais déjà cocu sur toute la ligne !

 

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