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Résumé

En près de 400 pages et quatre-vingt dessins, voici l’histoire de Mia, jolie blonde de 20 ans, allergique aux dessous. Pour échapper à des gens qui la recherchent, elle quitte Paris pour Lyon. Là, elle pense avoir trouvé la « planque » idéale : bonne chez des gens riches. Mais elle est obligée de se soumettre aux caprices sexuels de ses maîtres, y compris de la cuisinière et du jardinier. La fille de la maison l’emmène avec elle faire les vendanges, puis l’oblige à se prostituer. Elle doit satisfaire des hommes grossiers et vulgaires.

Mia s’enfuit et fait du stop. Une jolie fille en minijupe et sans culotte n’a pas de problèmes pour trouver un routier… sympa ! Elle passe un moment à Nice, puis suit un jeune homme au Maroc. Hélas, à son insu, il transporte de la drogue. Ils sont arrêtés et Mia est envoyée dans un camp de rééducation très spécial…

Découvrez les incroyables aventures de Mia, initialement publiées sous formes de blog qui a connu un grand succès. Bruce Morgan, le talentueux dessinateur de la série « Instincts pervers » chez Dynamite (L’Institutrice, L’Esclave sexuelle, La Revanche, La Vicieuse), illustre ce récit de splendides dessins d’une perversité qui vous surprendra…

Partez à la découverte de Mia, vous ne le regretterez pas.

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DE PARIS À LYON

Tout a commencé par un chagrin d’amour.

Il arrive un moment où il n’y a plus moyen de recoller les morceaux. Sa dernière phrase « Tire-toi, dégage ! » a été la phrase de trop. J’ai mis tout ce que j’avais dans une petite valise, je me suis tirée et je ne l’ai plus jamais revu.

Je suis partie dans la nuit, avec ma valise dans une main et mon chagrin comme un boulet au pied. J’ai été retrouver des copains… J’ai bu, j’ai pleuré… Et puis j’ai fait des conneries, normal… À l’époque, j’étais très douée pour ça… et là, j’avais une bonne raison de m’étourdir…

Une semaine à boire, à déconner…

À dépenser le peu d’argent que j’avais… puis à faire des dettes. Pour rembourser, j’ai accepté de l’argent de gens dont il vaut mieux se méfier… Je pressentais que je devrais rendre des services dangereux, très dangereux.

Tout allait partir en couille, je le sentais… Peut-être, était-ce ce que je cherchais ?

Paris était devenu trop chaud pour moi, et ma vie ne ressemblait plus à rien. La solution, c’était de me tirer de nouveau, vite, et de changer de vie. Avec le peu d’argent que j’avais, je me suis rendue à la gare de Lyon. Au guichet, j’ai demandé un billet.

— Pour où ? m’a demandé le préposé.

— Pour… Lyon, j’ai répondu… comme ça.

C’est beau comme nom, c’est au sud, il y a un fleuve et une rivière, dans lesquels j’allais noyer mon chagrin.

J’ai loué une petite chambre dans un hôtel minable. J’ai traîné une journée, envie de rien… Et puis le lendemain après-midi, je suis allée boire un verre dans le centre-ville. Il faisait beau, je buvais une bière-pression… Un jeune guitariste est venu chanter Hôtel California, et puis un peu timidement, il a fait la manche. Ça ne marchait pas fort… quand il est arrivé à moi, je lui ai dit :

— Je suis fauchée, mais je peux te donner un coup de main pour la manche.

Je l’ai vu hésiter… genre elle est sérieuse ou elle se fout de moi ? Il m’a regardée attentivement, et ça l’a convaincu. On a été à une autre terrasse, il a refait sa chanson. Ensuite, je suis passée de table en table, en disant n’importe quoi, comme « Aidez deux jeunes mariés à partir en voyage de noces ». Les gens, ça les a fait sourire… un peu. Ils m’ont refilé des pièces. On a bourlingué de terrasse en terrasse, et au bout d’une heure, on avait récolté une belle somme. Le gars était ravi. Il m’a proposé :

— Il y a une soirée techno, ce soir… on va s’acheter des « Xtas » et faire la fête.

C’est vrai que j’avais une folle envie d’aller m’éclater avec ce garçon qui me plaisait, mais je savais que tout allait recommencer. Je lui ai dit que j’avais un rendez-vous le soir et je l’ai quitté en lui laissant l’argent.

J’avais changé de ville, j’allais changer de vie.

J’ai acheté Le Courrier de la Saône et j’ai regardé les offres d’emploi. Vendeuse… serveuse… j’avais déjà donné. Je savais que j’allais me faire draguer et retomber dans les conneries.

Dans la rubrique « Gens de maison », il y avait une annonce plus importante que les autres, entourée d’un trait gras. Ça disait ceci : « Cherchons une bonne à tout faire, jolie et stylée. Bon salaire, logée et nourrie. » Je ne vais pas vous dire que cela correspond exactement à moi, mais je plais… quant au style, on verrait…

J’avais peur aussi que les gens de Paris retrouvent ma trace.

Il me fallait un boulot qui me prenne la tête et où il y ait des règles à respecter. Je me disais que tous mes malheurs venaient de n’avoir jamais eu de règles. Alors, j’avais le choix : un ordre monastique, genre Ursulines… ou encore bonne à tout faire… ça me disciplinerait. J’étais un chat sauvage, j’allais me transformer en chatte stylée. Le beaujolais était tiré, j’allais le boire ! Il me fallait ce boulot ! J’ai téléphoné et j’ai eu un rendez-vous le lendemain à 11 heures.

Je m’imaginais dans un joli uniforme de soubrette « lutinée » par un séduisant patron…

 

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