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Résumé

En près de 400 pages et plus de 100 dessins de l’incontournable Bruce Morgan, voici le quatrième volet des aventures de Mia, la fille qui se sentait plus libre sans rien dessous. Âgée d’une vingtaine d’années, Mia est une fille toute simple qui voyage seule, avec un physique agréable pour tout passeport. Cependant, Mia ne se sent pas sûre d’elle : elle trouve ses seins trop petits à son goût. Alors que la nature l’a gâtée : à défaut de lui conférer un buste en paire d’obus, elle lui a moulé un fessier qui fait l’effet d’une bombe !

Seule, elle ne le reste jamais longtemps : elle est si attirante que, tout de suite, quelqu’un vient lui tenir compagnie. Des hommes, bien sûr, de tous âges et de toutes conditions, des femmes aussi, auxquelles elle sait rendre les plus précis et appréciés services, et même, il faut bien le dire, des bêtes, qu’elle trouve plus gentilles que les hommes.

Mais, décidément, en ce quatrième tome, ça se gâte pour la douce Mia. Sous la dure houlette du beau Malik, elle est tenue, nouvelle Shéhérazade des Mille et Une Nuits, de fournir sans arrêt des histoires romanesques propres à distraire son maître (on s’ennuie à mourir au Sahara…). Et Mia, qui se déplaçait à plaisir dans l’espace, voyage désormais aussi dans le temps grâce à sa fertile imagination d’auteure. Avec elle, on passe à l’aise de gratinés récits de cul du xviie siècle à d’épicées histoires de cul situées au xxie

Que les fouets qui sifflent sur les fesses de Mia et de ses compagnes fassent « claaccc ! » « ssswwwiiitchch », « fffwwwiii » ou encore « wwhhaaack ! »… une chose est sûre : « Ça fait mâââl ! » comme elle aime à dire et répéter…

Mia Michael est un pseudonyme, bien sûr. C’est Bruce Morgan qui nous a recommandé de lire ce blog qu’il illustre toutes les semaines. Nous avons été amusés par cette écriture si vivante, même si certains passages sont particulièrement… culottés ! Beaucoup de ces histoires sont en partie vraies… D’autres sont imaginaires, heureusement pour elle !

Débuter la lecture

CHAPITRE I – COMMEDIA DELL’ARTE

République de Salé, an 1667

Juan me présente le groupe bizarre dans lequel je suis tombée :

— On est des comédiens ambulants. On fait des spectacles de ville en ville. On reste une ou deux semaines… davantage si on a beaucoup de spectateurs. On va te donner un rôle dans le spectacle. Le père Sylvain écrit les saynètes. Astar te dira ce que tu dois faire dans le camp. Ça lui permettra de s’entraîner…

J’apprends à les connaître… D’abord, il y a les hommes : Juan, le chef, qui joue aussi de la guitare. Ensuite, le gros moine, le père Sylvain… Un moine défroqué, qui a eu quelques problèmes en Europe, et pourtant, les moines, ils font ce qu’ils veulent dans leur monastère. C’est le plus cultivé, c’est lui, donc, qui écrit les pièces qu’on va jouer… Ensuite, Carl, un jeune Suédois qui a tué son père parce qu’il en avait marre de se faire taper dessus.

Quant aux femmes, il y a d’abord Šensa, une danseuse très belle, à la longue chevelure brune – mais pas commode ! Šensa porte une robe très colorée avec des volants. Elle est foncée de peau : c’est une Zingara, une Tsigane. Je sais que celles qui se font prendre en France à dire la bonne aventure sont envoyées aux galères… Enfin, au bas de l’échelle à part que c’est moi maintenant… voici Astar, une jolie Iranienne recherchée par la police du Shah, personne ne sait pourquoi exactement.

Inutile de dire que moi, je ne fais vraiment pas le poids. Leurs histoires sont pleines de violences, de vols, de meurtres. Ici, il faut savoir se défendre, ou alors on fait les corvées, comme moi. Quand j’en ai vraiment marre d’obéir à tout le monde, et que j’appréhende trop l’avenir, je vais rendre visite aux chevaux. Eux sont gentils. Je dirais même : eux sont humains ! Alors que les humains sont des loups !

Juan aime beaucoup ses chevaux, et je me fais bien voir de lui en les cajolant… Et puis, c’est sincère. Ils sont beaux et grands. Ils ont le poil luisant. Ils me réconfortent… Je leur murmure à l’oreille :

— Un jour, on s’enfuira…

— Et on ira où ? me demandent-ils… enfin, dans leur langue, mais je comprends…

— Dans une forêt où il y aura des pouliches à la croupe affriolante et des hommes beaux ET gentils ! Et puis, on ira au bord de la mer, sur une plage et…

J’entends crier :

— Mais où elle est passée, cette conne ?

— Ici, Maîtresse, je nourris les chevaux.

C’est Šensa ! Je cours vers elle, je prends une bonne claque sur la joue gauche.

— Aaaaïïïeeee !

Je frotte ma joue :

— Pardon, Maîtresse !

De quoi ? Je l’ignore ! M’en fous, j’ai des amis, les chevaux. Astar me montre ce que j’ai à faire dans le camp, c’est-à-dire tout ! Il n’y a pour moi qu’un moyen de ne plus être la servante, ou plus exactement, l’esclave de tous : jouer la comédie. Šensa me donne les textes que je dois apprendre par cœur. Le père Sylvain les écrit sur des morceaux d’ardoise avec une craie… Au début, ça va, je retiens facilement et je joue la comédie pas trop mal.

J’ai intérêt, parce que Šensa a la main leste. Et puis, ce matin, j’ai une série de textes à apprendre. Et là, je fais une grosse erreur : je me dis que je n’y arriverai pas. C’est ma façon habituelle de scier la branche sur laquelle je suis assise !

Et, bien sûr, je n’y arrive pas !

Šensa m’a déjà giflée à plusieurs reprises et puis, à bout… d’arguments, elle me prend par le poignet, me fait coucher sur ses cuisses. Elle relève ma chemise, prend la grosse cuiller en bois qui sert à touiller la nourriture dans la marmite… et elle l’abat sur mes fesses !

— Aïïïeee !

Je crie, je supplie, je promets :

— J’apprendrai… aaaaïïïïeeee ! tout… aaaaaïïïeee !… par cœur… je le… aaaaaïïïeee !… jure… aaaaaïïïeee !

Une vingtaine de fois, la partie plate de la cuiller s’abat sur mes fesses avec le bruit que fait un coup de pistolet. Le père Sylvain, Carl et Astar viennent assister au spectacle. Ils encouragent Šensa en se marrant.

Astar constate :

— Eh ! Ça fait des belles marques rondes… c’est joli !

Quand elle s’arrête, elle me maintient un moment sur ses genoux. Les autres viennent me tâter les fesses :

— Elles sont brûlantes !

Quand elle me lâche, je reste un moment à pleurnicher en frottant mes fesses… puis je prends les morceaux d’ardoise et je vais me réfugier chez les chevaux.

Juan, qui n’a pas assisté à la fessée, vient chercher un cheval :

— Qu’est-ce que tu as à pleurnicher ?

— Šensa s’est fâchée parce que je ne connaissais pas bien mon texte.

Je me retourne, relève ma chemise, lui montre mes fesses parsemées de grosses marques rouges. Lui aussi s’extasie :

— Ça fait de jolies marques !

Pour la compassion, je ne suis pas à la bonne adresse ! D’ailleurs, il repart déjà, mes fesses ne l’intéressent pas. Ma grande intelligence, non plus, d’ailleurs !

Mes fesses n’intéressent pas Juan, hélas ! Il est beau, et c’est le chef… L’homme idéal, quoi. Il préfère Šensa. Par contre, le père Sylvain et Carl, je les intéresse. Cela se fait sans fioritures ! Ils pourraient me dire :

« Belle princesse, voici une rose, puis-je cueillir la vôtre ? »

Ou bien :

« Allons voir la feuille à l’envers… »

Ou, à la limite :

« Je rêve d’embrasser vos grandes lèvres… »

Ce n’est pas le genre. Ici, pas de compassion, pas de galanterie. Carl ne se donne même pas la peine de parler, il fait « Pppssstt », et soit il me montre sa bite qu’il a sortie de ses chausses, soit il me montre le sol, pour que je m’y mette à quatre pattes.

Aujourd’hui, c’est à quatre pattes. J’ai appris à m’offrir vite et complètement. Il s’enfonce en moi jusqu’aux couilles, en me donnant une bonne claque sur les fesses.

Ouch ! Même détendue, c’est dur à… avaler. Si ça durait, j’aurais sans doute des sensations agréables, mais il ne pense qu’à lui, et il jouit rapidos.

Il se retire, me donne une nouvelle claque sur les fesses :

— Maintenant, dégage !

Le père Sylvain est venu regarder. C’est le genre qui aime manger ce qui reste dans l’assiette des autres… enfin, c’est une image !

En geignant, à cause de son gros ventre, il se couche sur le dos ; je m’accroupis sur son visage. Sa bouche vient se coller à l’endroit que Carl vient de quitter. Enfin, un peu de douceur… je ne voudrais pas être à sa place, mais se faire lécher le cul, ça me change. Je pousse… quand on peut faire plaisir à peu de frais !

Quand Carl me prend par-devant, le père Sylvain me lèche ou me pénètre. Il n’a aucune difficulté à entrer en moi. Je suis devenue très accueillante, et son sexe barbotte dans le sperme de Carl. Comme il est monté assez fin, j’ai l’impression d’être baisée par un fennec ! Enfin, en ce qui concerne la dimension.

Šensa arrive :

— Tu ferais mieux d’étudier au lieu de t’amuser !

Je réponds d’une voix saccadée à cause des coups de reins du moine :

— Mais… je ne peux pas refuser, Maîtresse !

— Tu vas voir ce que tu vas prendre si tu ne connais pas ton texte !

Quelle garce ! Elle sait bien que je suis forcée d’obéir. Je ne sais pas tout faire ! Apprendre mon texte et servir de jouet à tout le monde, car en plus des deux hommes, il y a Astar. Elle est jolie, même si elle est moins spectaculaire que Šensa. C’est une brune aux longs cheveux. Elle a des yeux très noirs et persans (oui, une Iranienne !). Bon, il faut parfois dédramatiser les situations inconfortables et les yeux persans, ça m’amuse ! Elle a appris l’acrobatie avec Carl. Comme elle est très souple, elle réussit très bien. Ils font ça, nus tous les deux, et les spectateurs aiment beaucoup leur spectacle.

Ici, en république de Salé, les lois ne sont pas les mêmes qu’ailleurs. Le meurtre est puni de la peine de mort, sauf si on a une bonne raison ou de quoi payer les gens d’armes du caïd, le chef de l’État. Le vol est puni du fouet, surtout s’il s’agit d’une voleuse. Pour le reste, on fait ce qu’on veut. Inutile de dire que les acrobaties et les petites pièces qu’on joue sont tout sauf convenables et ça ne pose de problème à personne.

Astar me traite comme Carl le fait. Quand elle a envie, elle tend le doigt vers moi, le replie, et je viens me mettre à genoux entre ses cuisses. Le soir, la journée, en public, quand ça lui prend ! Cette incroyable désinvolture, c’est… excitant ! Je deviens de plus en plus habile à ces jeux de langue.

Ce matin, comme tous les jours, je donne à boire et à manger aux chevaux. Je parle avec eux, et ils me comprennent… Je leur explique tout ce qu’on m’a fait. Et que, même si je ne me suis pas bien conduite dans le passé, j’ai assez payé… Ils sont d’accord ! Je leur dis aussi :

— Je voudrais rencontrer un homme ou une femme et m’enfuir d’ici.

Ils rêvent, eux aussi, de trouver une charmante pouliche avec un cul aussi beau que le mien ! Vous voyez, comme ils sont gentils… On pourrait s’enfuir ensemble… On joue de nouveau à la forêt magique. Tout à coup, leurs narines hument l’air et leurs oreilles se dressent. Ils me disent :

— Attention !

Ils ont perçu une odeur ou un bruit. Quelqu’un approche. Je me retourne, apeurée, j’ai sûrement fait quelque chose qu’il ne fallait pas. Au loin, je vois Juan venir vers nous. Je lui annonce :

— J’ai rien fait, Maître…

Je mettrais bien mon avant-bras devant mon visage, pour parer les gifles. Il me répond :

— Tu parles aux chevaux ?

— … euh… non… enfin… oui, un peu… pardon, Maître.

J’ai tout le temps peur d’être prise en faute et punie… Juan soupire.

— Je vais te faire répéter ton texte, au lieu de faire l’idiote avec les canassons !

Juan m’apprend… à apprendre… Il m’explique comment faire pour mémoriser… En quelques jours, je connais plusieurs textes par cœur. Voici ce que je suis capable de jouer :

Le Voyage de la marquise.

Le Mari, sa Femme et l’Amant.

La Puce indiscrète…

Le Clystère.

Ce sont des petites pièces, des farces ou saynètes drolatiques. Bon, ce n’est pas du Molière, ce jeune auteur français qui fait de si belles pièces. Je vous les détaillerai au fur et à mesure…

Ce soir, c’est la première. On a installé la roulotte et l’estrade sur la place de Salé-le-Jeune. Juan sait qui il faut payer pour pouvoir s’installer.

Il y a beaucoup de monde pour voir le spectacle : pirates occidentaux et arabes, marchands hindous et même quelques Chinois. Il n’y a que des femmes non voilées, les autres ne peuvent pas voir un spectacle de comédiens… En Occident, les comédiens ambulants ont été excommuniés par le pape.

Le décor est sommaire : une estrade et quelques accessoires. Pour attirer les spectateurs, on envoie une de nous, nue, vêtue d’un loup noir sur la scène. Et devinez, qui est de corvée : moi, bien sûr !

Juan déguisé, joue de la guitare.

Les gens sont attirés par la musique et par la belle fille ( !) nue. Quand ils sont assez nombreux, Juan joue un air espagnol beaucoup plus rapide. C’est le moment où je disparais derrière le rideau et où Šensa arrive sur la scène. Elle a une robe à volants de couleur vive et de grandes boucles d’oreilles en or. Elle se met à danser, en tapant des pieds sur le sol en bois. Elle ondule lascivement en rythme. Quand elle lève les bras, on voit les buissons noirs et luisants des poils de ses aisselles.

Un spectateur lui crie :

— La porta, chica !

Je comprends que ça veut dire le con, car elle soulève sa robe et montre sa chatte recouverte de la même toison noire que celle de ses aisselles. Elle se retourne, elle danse en montrant ses fesses ! Elle continue à danser en baissant et en relevant régulièrement sa robe. Chaque fois, il y a des cris de joie des spectateurs. Elle termine en saluant sous des applaudissements nourris. Elle est essoufflée. Juan la félicite, moi aussi. Je lui fais :

— Vous êtes le plus joli animal de la Création !

C’est spontané ! Cela m’est venu comme ça !

Elle répond :

— Comment ça, un animal ?

— À cause des poils, Maîtresse.

Elle lève les bras… je plonge le nez dans les poils de son aisselle, en lui assurant :

— Vous sentez aussi bon que vous dansez bien, Maîtresse.

Elle rit parce que je la chatouille. Ça va peut-être changer nos rapports, elle me regarde avec plus d’intérêt. Le spectacle continue. Carl et Astar arrivent sur scène. Ils sont nus, tous les deux…

Ils commencent par jongler… Ils font ça bien, et puis c’est amusant de voir les seins d’Astar tressauter. Les couilles de Carl, aussi ! Puis ils font un numéro de main à main. Elle est debout sur ses épaules, et il la fait descendre contre lui… Il bande… c’est beau… Ils poursuivent avec des figures de plus en plus érotiques… Ils se caressent, s’embrassent, partout ! La température monte !

Enfin, le clou de leur spectacle arrive : elle se met à genoux à un mètre de lui. Il se caresse la pine et il éjacule. Son sperme décrit un arc de cercle et vient tomber pile dans la bouche d’Astar ! C’est du grand art ! Les giclées suivantes sont moins puissantes, mais elle se déplace vite vers lui et elle se fait arroser le visage, les seins…

À ce spectacle, un petit animal palpite : ma chatte ! Franchement, c’est un numéro extraordinaire. Ils saluent sous les applaudissements des spectateurs ravis. Puis disparaissent derrière la toile.

Maintenant, c’est à moi ! J’ai une belle robe et je suis propre… ça fait du bien. J’ai une haute perruque bouclée. Ma robe est très décolletée, au point que mes nichons passent le bout de leur nez. Juan va sur scène nous présenter :

— La farce que vous allez voir a été écrite par un célèbre écrivain français du nom de Sylvain Père. C’est la première représentation de La Marquise en voyage.

Il est gonflé, Juan, en fait d’écrivain, le père Sylvain a juste écrit quatre ou cinq répliques !

Sur la scène, Astar qui est rhabillée installe quelques accessoires. J’apparais dans ma belle robe… Je vais m’asseoir sur un banc, de profil par rapport au public…

Carl s’assied sur un banc plus petit à un mètre cinquante de moi. Il est habillé en cocher et fait semblant de tenir des rênes. On mime les cahots de la route. Mais qu’a-t-elle, la belle marquise ? Elle se tortille sur son siège. Tout à coup, n’y tenant plus, elle s’adresse au cocher :

— Dites voir, mon bon Blaise.

Il tourne la tête :

— Si fait, Madame la marquise ?

— Arrête-toi, je dois pisser.

C’est d’autant plus vrai que ça fait des heures qu’on m’interdit de le faire !

— Ça tombe bien, Madame la marquise, moi aussi.

Blaise tire violemment sur les rênes, les chevaux freinent des quatre fers et la diligence s’arrête. Sans attendre l’aide de mon cocher, je me précipite dans les buissons. En fait de buissons, ce sont deux plantes sur le sable. Je relève ma jupe et mes chemises… je me cambre pour qu’il ne puisse plus y avoir de doutes : je suis une fille ! Je pisse comme une fille qui a dû se retenir pendant des heures. Le jet est abondant et dru… Des gouttes éclaboussent même les spectateurs du premier rang.

L’un d’eux s’exclame :

— Elle pisse comme une chamelle, la marquise !

C’est pas faux ! Blaise pisse à quelques pas de moi. Toujours accroupie, la marquise regarde son membre. Elle le trouve très appétissant et lui lance :

— À ta santé, Blaise !

— À la vôtre, Madame la marquise.

Elle lui fait un grand sourire :

— On trinque ?

— Avec plaisir, Madame la marquise.

Ça plaît aux spectateurs, qui interpellent le cocher :

— Ouais, nique son gros cul !

Là, je sens que c’est dans l’anus qu’elle va l’avoir, la marquise, on ne me l’avait pas précisé ! Je me place à quatre pattes, le front sur les mains, le cul bien en l’air tourné de trois quarts vers les spectateurs. Blaise secoue son membre pour disperser les dernières gouttes de pisse, ben oui, il faut un minimum d’hygiène ! Puis il se met à genoux derrière moi et pose son gland humide contre mon petit trou. Qu’est-ce qu’elle dit encore ?… Ah oui :

— Fais doucement, Blaise… tu en as une tellement plus grosse que celle du marquis !

Il me répond :

— Ne vous inquiétez pas, j’irai doucement…

Puis il regarde les spectateurs en faisant « non » de la tête.

Rires ! Ils aiment… Il faut dire, qu’est-ce qu’on joue bien, Carl et moi !

Alors, d’un coup de reins, il m’encule jusqu’aux couilles !

Je pousse un cri aigu :

— Iiiiiiiiiiiiii !

Et ce n’est pas de la comédie ! Pfff ! Il m’empale littéralement, le sale rat !

Il me donne une bonne claque sur les fesses en m’ordonnant :

— Allez, remuez vot’ cul, Madame la marquise. À vot’ tour de travailler un peu !

Si on était chez moi, au château, je le ferais fouetter, cet insolent de Blaise !

Mais, hélas, ce temps-là est passé, c’est moi qu’on fouette et qu’on encule.« Sic transit gloria mundi. », ainsi passe la gloire du monde. Je suis une esclave qui a étudié le latin.

Oui, oui, mon texte ! Voilà :

— Ah oui ! Ah oui ! Aaaahhh, tu me tues, Blaise !

En même temps, je glisse ma main entre mes cuisses et je caresse ma chatte du bout des doigts ! Comme il vient d’éjaculer dans la bouche d’Astar au cours de leur numéro, il fait semblant de jouir en moi, en poussant des cris. Moi je jouis, pour de vrai… pour une fois ! Voilà, il sort de mon cul… Ça fait « Plop ! »

Il s’adresse alors aux spectateurs :

— Vous ne pensez pas qu’elle devrait nettoyer ce qu’elle a sali, la marquise de mes fesses ?

Ils gueulent :

— Ouuuuiiiii !

J’ai expliqué au père Sylvain à quel point c’était peu vraisemblable. Il était d’accord pour supprimer ça, et il ne l’a pas fait, évidemment ! Je regarde son sexe tout… sale et j’hésite ! C’est trop dégoûtant. Là, j’entends :

— Pppssst !

C’est Šensa qui me montre une baguette de bambou. Message reçu !

La marquise se met à genoux devant son cocher, elle est nez à nez avec un sexe qui a changé de couleur. Avec une mine très dégoûtée, et ce n’est pas de la comédie, je sors la langue et lèche le chibre. Pouuuuuaaaaaaahhhh ! C’est amer, abject, j’ai des haut-le-cœur ! Le public est ravi de voir une marquise lécher sa… merde ! Quel vilain mot ! Quand je l’ai bien sucé, il la montre à tout le monde… Applaudissements… cris… rires… On salue… mon plaisir d’être applaudie est terni par le sale goût que j’ai en bouche. On disparaît derrière le rideau.

Le père qui m’a fait ce sale coup se précipite et m’embrasse sur la bouche ! Oh, putain ! Quel chacal, celui-là ! Dès qu’il a fini de m’embrasser, Juan me donne un loukoum pour faire passer le goût. Il est gentil, lui. Lui et ses chevaux… Šensa m’ordonne :

— Enlève ta robe et va faire la quête !

Ça non plus, on ne me l’avait pas dit !

Elle me met un vieux chapeau dans la main, m’encourage :

— Gare à toi si tu ne rapportes pas assez ! Tu auras du bambou sur tes grosses fesses à la place de repas.

Elle a toujours les mots qu’il faut !

Mendier au milieu d’une foule d’hommes excités et de femmes méprisantes quand on est nue… Peut-on imaginer une situation où on se sent plus… comment dire… vulnérable ! Je tends mon chapeau :

— Donnez-moi un peu d’argent, Maître, sinon je vais me faire punir !

Ça les fait rigoler, un homme me fait :

— C’est amusant que tu sois punie !

N’empêche, il me donne une grosse pièce… C’est vraiment beaucoup… je prends sa main, l’embrasse. J’entends :

— Elle sait y faire !

Un autre me donne une pièce, m’embrasse sur la bouche… Ils ne sont pas dégoûtés, ici, vu ce que je viens juste de lécher. Lui sent l’alcool… J’aimerais en boire aussi. Les hommes me caressent les seins, les fesses… et surtout mettent des pièces dans le chapeau… Des femmes me donnent de l’argent aussi. Quand j’ai eu fini de demander à tout le monde, et que des dizaines de mains m’ont caressée… Je reviens avec mon butin. Juan me félicite :

— C’est bien, Princesse !

Mes « grosses fesses » sont sauves, pour ce soir ! Sur la scène, Juan reprend la parole :

— Merci à tous, pour les artistes. Demain, ici même, nous vous présenterons de nouvelles saynètes.

La foule se disperse… satisfaite.

L’homme qui m’a donné la grosse pièce s’approche de Juan et lui parle en me montrant. Juan me fait signe de venir. Il me jette :

— Tu passes la nuit avec lui !

Aaaah ? Bon ! Je rejoins l’homme. Il a de hautes bottes, une veste brodée, une épée à la ceinture. Il pourrait passer pour un noble, mais il porte un anneau à l’oreille gauche, ce qui indique sa profession : marin… enfin, plus certainement pirate…

Je ne peux pas remettre la belle robe. Šensa me tend une courte chemise, propre, heureusement… Je vais auprès de l’homme qui m’a… louée à mon maître. Je mets mes bras autour de son cou… c’est familier, mais, après tout, hein, s’il m’a louée, c’est pas pour faire la conversation… Il m’embrasse sur la bouche. Comme beaucoup d’hommes ici, il sent l’alcool. Je préfère ça… L’homme doit avoir une réputation, car les gens s’écartent sur notre passage. On va à la taverne où il a une chambre… On mange, on boit, on parle… On passe la nuit ensemble… Je dors dans un lit, c’est pas mal, la vie de comédienne.

Le lendemain, il me reconduit au camp. Il a un voyage à faire, mais il reviendra me voir. Je vais saluer tout le monde. Je le trouve minable, notre campement, après la belle chambre dans la taverne. Juan est très satisfait de notre performance à tous. Hier la recette a été particulièrement bonne. Tout le monde répète son numéro ou son rôle.

L’après-midi, on va s’installer sur la place. Les spectateurs arrivent, nombreux. Il y en a plus que la veille. Le spectacle commence… Šensa danse. Elle lève les bras et le bas de sa robe découvre… sa fourrure noire.

Ensuite, Astar et Carl font les singes… Non, ils font ça très bien ! Ils ont tous les trois beaucoup de succès. Même s’ils sont très bons, ils font pratiquement la même chose que la veille. Tandis que, lorsque c’est mon tour, c’est une pièce, enfin une saynète, jouée pour la première fois. Juan nous présente, voici nos comédiens dans deux créations, Le Cocu assoupi et L’Épouse indisposée.

Applaudissements.

On écarte les draps qui nous servent de rideaux. Sur la scène, il y a un gros bonhomme dans un fauteuil. C’est le père Sylvain. Il est en chemise de nuit et il a un bonnet de nuit ridicule sur le sommet de son crâne chauve. Sa jambe est surélevée et posée sur un petit banc. Elle est entourée d’une épaisse couverture. Tout le monde comprend qu’il a une grosse crise de goutte ! Il est devant ce qui est censé être une cheminée. Ce sont quelques bûches par terre. Il gémit. Arrive sa jeune et jolie épouse (moi !). Elle est vêtue d’une belle robe et tient un livre à la main.

L’épouse :

— Oh, monsieur mon mari, comme je vous plains !

Le mari :

— Je souffre le martyre.

L’épouse lève les yeux au ciel en faisant la grimace.

— Voulez-vous que je vous fasse la lecture ?

Le mari grogne. Ça veut dire oui.

L’épouse se place derrière le fauteuil. Elle ouvre le livre et déclame :

CHIMÈNE :

« Elvire, m’as-tu fait un rapport bien sincère ?

Ne déguises-tu rien de ce qu’a dit mon père ? »

À ce moment-là, un valet entre en scène (Carl). Il apporte une tasse sur un plateau et s’incline :

« Pardon de vous importuner, Monsieur, voici la tisane calmante que Madame m’a demandé de préparer. »

L’époux :

« Merci, j’en ai bien besoin. »

Il prend la tasse, boit à petites gorgées. L’épouse et le valet, toujours derrière le fauteuil du vieillard, s’embrassent à pleine bouche.

Le mari, qui a fini de boire :

« Eh bien, continuez votre lecture, Madame. »

Elle reprend le livre.

ELVIRE :

« Tous mes sens à moi-même en sont encore charmés,

Il estime Rodrigue autant que vous l’aimez,

Et si je ne m’abuse à… »

— Ooooh…

Le jeune homme a relevé la robe de sa maîtresse jusqu’à la taille, découvrant de belles fesses blanches qu’il couvre de baisers passionnés ! L’épouse se trémousse, se penche en avant pour voir si son mari s’est rendu compte de quelque chose. Celui-ci est à moitié assoupi. Elle continue de lire, à mi-voix, de la même façon qu’elle déclamait, tout à l’heure :

— Lucien, comment osez-vous embrasser mon derrière ?

Si mon mari s’éveille, il va faire une colère.

« Et maintenant, je sens votre langue titiller mon bouton.

Vous allumez le feu dans mon corps et mon con…

Mais ce n’est plus votre langue que je sens dans mon cul !

Oh oui, allez-y, faites mon mari cocu ! »

Le valet l’empoigne par les hanches et la baise avec la vigueur de la jeunesse.

L’épouse se tient solidement au fauteuil. Le mari endormi dodeline au rythme des coups de reins du valet enfilant son épouse !

Quand celle-ci jouit, elle pousse un grand cri.

Le mari s’éveillant en sursaut :

— Quoi ! Quoi ! Que se passe-t-il ?

L’épouse reprenant ses esprits :

— Ce n’est rien, mon mari, juste un élancement dans le bas de mon dos.

Rideau !

On revient, on salue. Applaudissements nourris, c’est grisant…

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