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Résumé

En 1960, Suzon découvre la sexualité en épiant les ébats de son oncle et de sa femme. Sa tante se touche devant elle et l’instruit sur les moyens de se donner du plaisir toute seule. En colonie de vacances, en Ardèche, elle poursuit son éducation avec sa voisine de tente, Nicole une rousse potelée, qui l’initie aux jeux saphiques. Dénoncées par des jalouses, elles sont punies. Suzon, sous la menace d’un fouet d’orties, doit se prêter aux caprices d’une monitrice sévère… et découvrir les délices de la soumission. Il est temps pour elle de s’intéresser aux garçons.

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Si je suis devenue médecin, c’est avant tout pour être libre. Je ne voulais pas dépendre d’un homme, comme ma mère qui s’était retrouvée seule, abandonnée par mon père alors que j’étais toute petite. La pauvre femme trimait pour arriver à joindre les deux bouts et je ne l’ai jamais vue heureuse.

A l’époque – les événements que je raconte ici ont eu lieu en 1960 –, il était plus difficile qu’aujourd’hui d’être une femme seule. Elles étaient la cible des ragots et si elles tentaient d’avoir une vie amoureuse épanouie, on avait vite fait de les cataloguer comme « traînées » ou « Marie-couche-toi-là ».

Cette injustice m’a frappée très tôt. Durant toute ma jeunesse, j’ai redouté cette mauvaise réputation. Tout ce qui avait trait à la sexualité devait rester secret, caché. J’en ai souffert et c’est pour cela que, plus tard, j’ai milité en faveur de la cause des femmes. Il y a encore beaucoup à faire, certes, mais aujourd’hui une jeune fille grandit dans d’autres conditions que moi à une époque où il n’y avait ni pilule ni avortement, où il fallait arriver vierge au mariage et où, si vous étiez vue en compagnie d’un garçon, on vous accusait d’être une fille facile.

Quand mon père a déserté le foyer, ma mère a dû se mettre en quête d’un emploi. Elle s’était mariée jeune, n’avait aucun diplôme, aucune formation, comme bien des femmes de sa génération. Elle s’est retrouvée ouvrière dans une usine de poupées. Je trouvais cela merveilleux quand j’étais petite – elle ramenait à la maison des modèles défectueux et leur cousait des vêtements. J’ai déchanté à l’adolescence. Pour nous, il n’était pas question de partir en vacances. L’été, j’allais parfois chez ma grand-mère en Dordogne ou en colonie.

Une année, cela s’est passé tout autrement. J’allais sur mes seize ans et ma tante Odile a proposé de m’emmener avec elle. Odile était la sœur cadette de ma mère. Elle était jeune mariée : il y avait moins de deux ans qu’elle avait épousé Paul, un solide gaillard au rire franc et naturel, géomètre de profession. Ils n’avaient pas encore d’enfants.

Ma mère a accepté à condition que je sache me rendre utile, fasse la vaisselle et les menues corvées domestiques dont j’avais tout à fait l’habitude. Paul et Odile avaient loué une maisonnette à Carnon, pas très loin de Montpellier. J’étais ravie, je ne connaissais pas la Méditerranée. Nous étions près de la plage et je passais des vacances formidables à nager, bronzer et rire avec ma tante Odile que j’aimais beaucoup.

J’étais jeune et pas au fait des choses du sexe, mais je n’étais pas sotte pour autant, et je comprenais parfaitement que si mon oncle et ma tante ne dérogeaient jamais de leur sieste de l’après-midi, ce n’était pas seulement pour bien digérer avant le bain. Je n’aimais guère ce moment de la journée. La maisonnette se transformait en véritable étuve sous le soleil brûlant. J’y étouffais malgré les persiennes et je m’y ennuyais à mourir. Je relisais en boucle les aventures du Capitaine Corcoran, seuls livres présents dans la maison.

Vers la fin du séjour, j’ai fait une grande découverte. C’était un après-midi comme les autres, étouffant. Odile avait fait la vaisselle avant d’aller se reposer, me laissant la ranger et donner un coup de balai. Je suis allée aux toilettes. Il y avait là le Jours de France de la semaine et je suis restée assise sur la cuvette à le feuilleter, trop paresseuse pour l’emmener jusqu’à ma chambre. J’ai d’abord entendu le rire aigu de ma tante puis leurs voix sourdes.

— Tu as vu, j’ai drôlement bronzé !

— Moi, je m’en fiche, c’est le blanc que je préfère.

J’ai d’abord été effrayée et j’ai retenu mon souffle, cherchant d’où venaient les sons. Ils continuaient à échanger des plaisanteries grivoises et à glousser. J’ai repéré le cafuron masqué par une grille rouillée. Il avait toujours été là. Surprise de ne pas m’en être rendu compte plus tôt, j’ai cherché quelque chose sur quoi grimper. Mon cœur battait vite. Excitée à l’idée de faire quelque chose d’interdit, j’ai remonté ma culotte et fait riper sans bruit l’imposante corbeille dans laquelle on mettait le linge sale. J’ai failli perdre l’équilibre et je me suis forcée à contrôler ma respiration avant de coller mon visage à la grille d’aération qui donnait sur leur chambre. Face au miroir de l’armoire, ma tante Odile se dandinait au pied du lit, toute nue. Elle n’avait pas encore vingt-cinq ans à cette époque-là et c’était une très belle femme, brune et potelée, avec des boucles qui lui retombaient sur le front et des yeux espiègles. Sa peau mate tranchait avec les zones protégées par le maillot. Elle me tournait le dos et sous sa taille fine, ses fesses larges, rondes, paraissaient plus indécentes comme ça, très blanches. Paul l’admirait, allongé sous le drap.

— Allez, viens, arrête de m’exciter comme ça !

— Non, d’abord dis-moi qui est la plus jolie de toute la plage !

Elle s’est retournée en prenant une pose coquette, les mains dans les cheveux pour faire saillir ses seins lourds, l’aréole sombre et pointue, elle se cambrait pour mettre en valeur sa taille bien prise et le contraste avec ses hanches arrondies, ses cuisses pleines entre lesquelles un large triangle noir s’étalait, un buisson si épais qu’il ne laissait rien voir de sa vulve.

— C’est toi, mon Odile. T’es la mieux roulée de toutes !

J’ai fermé les yeux un instant, m’accrochant aux montants de la grille. J’avais du mal à respirer et de la sueur me coulait sur le front et les tempes. Hormis le mien, je n’avais jamais vu de corps nu. Même ma mère ne se serait pas montrée sans sa combinaison. Et celui d’Odile était si ravissant, si attirant, que j’étais troublée.

Elle s’est approchée du lit en roulant des hanches faisant osciller sa poitrine lourde, un sourire aguicheur sur son visage mutin.

— C’est bien vrai, ça ? Mieux roulée que les Anglaises que tu lorgnais ce matin ?

Paul a juré ses grands dieux, la voix éraillée, et Odile est montée sur le lit, à genoux, faisant balancer ses gros seins. Elle s’approchait peu à peu avec un sourire équivoque. Paul s’est redressé pour la prendre aux épaules, mais elle s’est dérobée.

— Ce que tu peux être pressé ! Tu en as tant envie que ça ?

Elle minaudait avec une expression vulgaire que je ne lui connaissais pas. Paul s’est calé sur les oreillers et a rejeté le drap qui le couvrait d’un geste vif.

— Qu’est-ce que tu crois ? Tiens, regarde !

Je l’ai dit, je n’avais jamais vu le corps d’une femme nue, alors un homme ! J’avais déjà été troublée de découvrir celui, gracieux et rebondi, de ma tante, mais lorsque Paul a exhibé sa virilité, j’ai ressenti un choc. J’ai recommencé à transpirer et mon cœur a fait un bond en découvrant son pénis en érection. Il m’a semblé très gros, large, massif et si rigide qu’il se soulevait au-dessus de son ventre. J’ai aussitôt imaginé cette chose dure entrant dans mon ventre. Cela devait faire affreusement mal.

Ma tante semblait tout sauf effrayée. Elle a redressé le membre à l’horizontale et l’a caressé, faisant aller et venir ses doigts en un mouvement tournant qui faisait grogner Paul de plaisir. Je ne pouvais détacher les yeux de la tige épaisse surmontée d’une prune violacée qu’Odile couvrait et découvrait en rythme. Le gland continuait à gonfler, la peau devenait plus foncée et luisante. Odile le couvait du regard, ses joues s’étaient colorées.

— C’est vrai, c’est pour moi qu’elle est aussi raide ?

— Attends un peu, tu vas voir pour qui !

Flattée, elle a ri en évitant la charge de son mari qui voulait la plaquer sur le matelas.

— Pas question. Aujourd’hui, c’est moi qui commande !

Elle a repoussé Paul sur les oreillers et s’est accroupie au-dessus de lui sans lâcher sa verge. La touffe de poils noirs qu’elle avait entre les cuisses s’est divisée en deux bouquets drus, laissant voir une fente d’un rouge sombre, les nymphes qui bâillaient et son clitoris, un triangle pointu qui paraissait minuscule au centre du con velu.

— Oui, viens là, viens t’asseoir dessus, ma belle salope !

J’ai tiqué, jamais je n’aurais imaginé qu’un garçon aussi adorable que Paul puisse traiter ma tante de « salope », ni qu’elle aime ça. Elle n’a pas répondu. Elle paraissait maintenant aussi échauffée que lui, sinon plus. Ses paupières étaient lourdes et elle ne souriait plus. Elle respirait fort, la bouche entrouverte. En pliant les jambes, elle s’est laissée lentement retomber sur le pénis qu’elle maintenait dressé. Ses poils me cachaient à demi l’entrée du vagin, mais j’ai compris au soupir rauque qu’elle a poussé que la verge entrait en elle.

— Que j’aime ça, quand tu es toute trempée !

Cette nouvelle obscénité ne m’a pas choquée. Je venais de comprendre que dans leur chambre, ils devenaient des personnes différentes de celles que je connaissais.

Odile soufflait bruyamment en se laissant descendre peu à peu sur le membre. Quand il a été complètement enfoncé en elle, elle a lâché un petit cri et s’est laissée retomber sur le torse de Paul. Il l’a plaquée contre lui et, en donnant de légers coups de reins qui la faisaient geindre, il a ripé sur le matelas. C’était pour la voir dans le miroir. Je ne l’ai compris que lorsqu’il a tendu les bras pour lui maintenir les fesses écartées, et aperçu moi-même leur reflet dans la glace. Dans cette position, le fessier d’Odile paraissait vraiment gros, une large sphère pâlotte partagée en son milieu par le sillon que Paul maintenait ouvert ; il s’évasait sur l’entonnoir velu d’où émergeait le cercle rosâtre de l’anus. Plus bas, entre les babines hérissées de poils, je voyais la tige luisante coulisser de plus en plus rapidement. Ses va-et-vient s’accompagnaient d’un bruit humide entrecoupé des gémissements de ma tante. Je n’aurais pas su dire si je trouvais la scène répugnante ou excitante, mais je tremblais, de la chair de poule sur tout le corps malgré la chaleur étouffante qui régnait dans le réduit.

Paul se soulevait régulièrement pour suivre les mouvements de son membre dans le vagin d’Odile. Son anus clignait au rythme des coups de reins, se refermant en un bourgeon fripé quand le pénis était enfoncé jusqu’à la base, s’écarquillant en un trou ovale quand il se retirait. Paul continuait à l’abreuver de mots obscènes auxquels elle répondait en geignant.

J’ai sursauté quand ils se sont mis à crier tous les deux. Paul la pénétrait à coups si violents que ses cuisses claquaient contre les fesses charnues ; le lit tremblait sur ses pieds, et ma tante semblait en proie à une grande souffrance. J’étais vaguement effrayée, mais surtout fascinée. Je ne suis redescendue de ma cachette – avec d’infinies précautions – que lorsqu’ils se sont tous les deux laissés retomber à plat dos sur le lit, haletant et en sueur, comme s’ils venaient de courir un marathon. Le pénis de Paul n’était plus aussi arrogant. Il avait diminué de moitié. Flétri, rougi et gluant, il avait maintenant un aspect plutôt dégoûtant. Pourtant, j’aurais voulu me faufiler dans la chambre, m’allonger entre eux deux et prendre cette chose étrange entre mes doigts.

 

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