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Résumé

C’est l’histoire d’une passion destructrice, entièrement vouée au sexe. Des gestes anodins de la vie courante aux situations sadomasochistes les plus extrêmes, une femme va au bout de ses fantasmes. Tiraillée entre sa culpabilité et son plaisir, au prix d’une métamorphose tant physique que psychologique, elle explore toutes les facettes de sa sensualité, même les plus sombres, les plus terrifiantes. C’est à une expérience profondément troublante qu’invite ce récit. Comme son héroïne, le Iecteur est sans cesse partagé entre raison et excitation. ll révèle en chacun des désirs insoupçonnés et dérangeants. Quelles sont les limites, quand même le mal vous fait du bien ?

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CHAPITRE PREMIER

Il est assis en face de moi. Il me sourit. Sa bouche seulement. Ses yeux traversent ma peau. Ils s’enfoncent, tournent dans ma chair comme une pelle dans du sable. Je voudrais qu’il parle, qu’il me demande si le vin est bon. Je sens une goutte couler de mon aisselle à ma taille. Le battement dans mes tempes couvre le bruit de la musique. J’ai l’impression que je vais exploser, que des morceaux de mon corps vont se coller aux murs, au plafond, souiller les gens, les assiettes, s’il ne dit rien.

Prenant une olive, il me demande de passer ma main sous la table. Il veut que je me masturbe. C’est le mot qu’il emploie. Le mot s’imprime dans ma tête, il n’y a plus que lui. Il prend toute la place. Il est là comme une enseigne criarde fichée dans mon cerveau.

Je glisse la main sous ma jupe. Je sens l’humidité de ma culotte. Je me masturbe. Je répète le mot pendant que je me frotte. Ses yeux continuent à me fixer.

Il veut que j’aille aux toilettes enlever ma culotte, que je la lui rapporte, mouillée. « Mouillée », comme mon sexe, mon slip, mes doigts, mes cuisses, mes aisselles. « Masturber », « mouiller ». Jamais ces mots ne m’ont autant troublée. J’ai envie de crier.

Je me lève. J’ai l’impression de faire un bruit formidable, que les gens du restaurant me regardent, savent ce que je vais fabriquer. J’ai les jambes qui tremblent, je sens son regard dans mon dos, accroché à mes épaules, mes reins, mon cul.

Le serveur a un drôle de sourire quand je lui demande les toilettes. Quand il me répond : « Au sous-sol », je n’ai pas la force de dire merci. Je ne le peux pas. Je respire trop fort, trop vite, pour prononcer un mot.

Je ferme le loquet, je m’assieds sur la cuvette, je fais glisser ma culotte. Elle est trempée. Son contact sur mes doigts me donne envie de pisser. Ce que je fais, puis je m’essuie avec la culotte. J’ai envie de me l’enfoncer dans le sexe. Mais je la fourre dans la poche extérieure de mon sac.

Quand je sors, le miroir au-dessus du lavabo me renvoie la vision d’une femme trop rouge, aux yeux exorbités. Je ne m’attarde pas.

Je l’aperçois au fond du restaurant. Il boit du vin, il ne me regarde pas. J’avance comme dans un rêve. Je ne sens pas le contact de mes pieds sur le sol. Je m’efforce d’oublier les gens autour. Mais je ne peux m’empêcher de penser qu’ils savent que j’ai la chatte à l’air sous ma jupe. Leurs voix deviennent un bourdonnement strident, je me fais l’effet d’un insecte pris au piège dans une fourmilière.

Je lui glisse ma culotte sous la table. Nos doigts se touchent. Je fixe son verre pour éviter son regard. Il le pose sur la table. Je ne vois pas la gifle arriver. J’ai le réflexe de me raccrocher à la table pour ne pas tomber, autant sous la violence du coup que sous l’effet de la surprise.

Une fois mon équilibre rétabli, je pose ma main sur ma joue brûlante. Le silence s’est fait dans le restaurant. Je n’ose pas regarder autour de moi. Le serveur apporte nos plats. Je lève les yeux sur Jean.

— Continue à te masturber…

Je fais rouler mon clitoris sous mon doigt. Autour de nous, le murmure reprend.

Dans la voiture, je m’assieds en relevant ma jupe, comme il me l’a demandé, de manière que ma chatte repose sur le cuir du siège. Il y a une auréole à force. Il dit qu’il s’en fout. Il s’allume une cigarette, souffle la fumée, puis démarre. Il ne parle pas. Je sais ce que je dois faire et où nous allons. Je voudrais être calme comme lui.

Nous sortons de la ville. La route devient noire, on dirait que c’est la voiture qui l’ouvre, la déchire comme un voile. Je sens les vibrations du moteur dans mon sexe. Je fais corps avec la machine. J’ai envie de me toucher, de me faire jouir à hurler. Tout ce que je peux faire, c’est rester à contempler la route qui s’ouvre devant nous comme une braguette. Je me colle au siège pour que les vibrations soient plus intenses, que je baigne dans mon jus.

Il me dit de le caresser. Je pose ma main sur son pantalon. Je le sens durcir, palpiter comme un serpent dans un sac. Je le caresse, le frotte, le presse, le malaxe, puis je le libère. Je me penche sur lui. Je le lèche comme il m’a appris. Je gobe ses testicules, les fais tourner dans ma bouche, puis je remonte le long de sa queue. Je lèche chaque côté, puis m’attarde sur le bout, donnant de petits coups de langue où c’est le plus sensible. Quand je sens qu’il n’y tient plus, je l’engloutis au fond de ma gorge, fais tourner ma langue autour. Il respire plus fort.

Je commence un va-et-vient que j’interromps de temps en temps pour le faire languir. Je le mordille, le titille. C’est le seul moment où j’ai l’impression de l’avoir à ma merci, de le dominer, mais je sais que c’est faux. Je ne suis là que pour subir. Si je le suce avec tant d’application, c’est pour mériter de me faire fourrer comme une pute, à quatre pattes sur le capot.

Il jouit sans que cela gêne sa conduite, pas le moindre écart. J’avale tout, trois longues giclées chaudes. J’ai pris l’habitude de les compter. Je le nettoie avec ma langue et le reboutonne.

Nous arrivons enfin. Il y a quelques voitures, mais pas trop. Il se gare, condamne les portières. Un groupe d’hommes s’approche. Il allume le plafonnier. Les hommes – au nombre de cinq – sont autour de la voiture. Certains ont déjà ouvert leur pantalon.

J’écarte les cuisses, relève ma jupe pour leur montrer ma chatte qui n’en finit pas de baver. Je dégrafe mon chemisier. Je porte un soutien-gorge sans bonnets qui laisse voir mes seins. Il me dit de me toucher. Je commence par me masser les seins, me pince les bouts, les tire dans tous les sens. Dehors, les types se branlent en me dévorant des yeux. Je me frotte la moule, j’agace mon clitoris, je sens le jus couler entre mes doigts.

— Sors le gode !

Je le prends dans la boîte à gants, le passe sur ma raie, le lèche, l’enfonce, le sors, le frotte sur mon anus, le lèche, l’enfonce encore. Je râle comme une bête, je sens que je vais jouir. Je le promène sur mon trou du cul qui se dilate à son contact. Je force l’entrée, pousse pour l’avaler tout entier. Je jouis en même temps qu’une giclée de sperme s’écrase sur la vitre. Je la lèche en remuant le cul sur le siège pour activer les vibrations du gode dans mon trou. Je jouis encore, pendant que la vitre se couvre de traînées blanches. Au moment où nous démarrons, un type crache sur la voiture en me traitant de salope. Je ne réponds pas.

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